Matra Bagheera

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Matra Bagheera
1973 – 4 cyl. en ligne 8V
84 ch – 185 km/h
885 kg

En juin 1973, Matra remporte une victoire éclatante aux 24 Heures du Mans (1er Pescarolo/Larrousse et 3e Jaussaud/Jabouille). Une aubaine pour le lancement quelques mois plus tôt de la Matra Bagheera destinée à remplacer la Matra 530. Suite à l’accord de partenariat avec Simca en 1969, la Matra 530 et son moteur V4 Ford était par conséquent condamnée. Matra reste toutefois fidèle à une offre de coupés sportif accessible mais revoit très sérieusement sa copie, à commencer par le groupe motopropulseur Simca et les trois places de fronts. Une disposition inédite et astucieuse contournant ainsi l’écueil d’une diffusion trop restreinte liée à une sportive deux places. Une disposition qui dicte aussi une esthétique et des proportions particulières avec une largeur de 1,73 mètres, une hauteur de 1,17 mètres seulement et une longueur de 3,97 mètres. Une gageure sur le papier dont le designer Antoine Volanis va se sortir avec les honneurs tant la ligne de la Matra Bagheera est une réussite. Ligne tendue avec tous les gimmicks des Grand Tourisme avec les phares escamotables, une ligne fastback, un hayon vitré… On notera l’arrière tronqué qui garantit une certaine finesse et pureté dans le dessin avec les petits feux et le fin parechoc, tandis que le capot avant est doté d’une grille Lire la suite

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Aston-Martin DB6 Vantage

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Aston-Martin DB6 Vantage
1967 – 6 en ligne 12V
325 ch – 240 km/h
1 600 kg

Voilà une belle surprise lors de ce London Motor Show de 1965 avec la présentation de la nouvelle Aston-Martin DB6. Dur de succéder à la mythique DB5 ? Finalement, après avoir écarté des propositions du carrossier Touring, David Brown a souhaité que l’équipe interne se charge de faire évoluer le dessin qui fait le succès de la firme depuis les DB4. Et puisque nous sommes face à un nouveau modèle, c’est l’occasion de corriger certaines critiques et élargir le cercle des fans et des initiés. Les designers maison ont donc dû composer pour apporter non seulement plus d’appui aérodynamique à haute vitesse, mais également un surcroit d’habitabilité pour céder à la tentation du concept 2+2. L’empattement est ainsi allongé de 9,5 cm permettant une meilleur stabilité. Pour le reste, on retrouve de face un sacré air de famille avec la large calandre maison, les phares sous globe et la prise d’air sur le capot pour apporter de l’air frais à la mécanique. La poupe est inédite avec un concept de pan coupé et intègre un becquet. De profil, les nouvelles proportions semblent plus évidentes, Lire la suite

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Lotus Esprit S2

Lotus Esprit S2
1978 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
899 kg

Depuis 1976, Colin Chapman a pris la balle au bond en lançant la Lotus Esprit. D’abord présentée comme une étude de style par Giorgetto Giugiaro, le succès d’estime auprès du public a incité Colin Chapman à pousser plus loin le concept. Si pour la Lotus Esprit, le dessin originel a été émoussé, il n’en demeure pas moins que l’Esprit conserve une ligne en coin à couper le souffle. Imaginez un peu, une GT plate (1,111 mètre), anguleuse et très large (1,86 mètre !), avec les incontournables phares escamotables qui s’offre tout de même un parebrise incliné de 23° qui semble être dans le prolongement du parebrise. Et puis, depuis la Lotus Esprit S1, la GT conçue par Colin Chapman est devenue la voiture de James Bond dans L’Espion qui m’aimait. Ce n’est pas rien… Les amateurs les plus avertis et fans de la première heure de la GT anglaise auront remarqué que la Lotus Esprit S2 reçoit quelques détails inédits : blocs optiques arrière striées plus gros d’origine Rover, des jantes Speedline 14 pouces dessinées par Lotus, bas de caisse arrière moins enveloppant, nouveau spoiler avant plus Lire la suite

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Jaguar Type E V12 Série 3

Jaguar Type E V12 Série 3
1971 – 12 cyl. en V 24V
272 ch – 235 km/h
1 450 kg

Depuis 1961, la Jaguar Type E dessinée par Malcom Sayer, promène son allure féline, élégante et sportive sur les routes. Pour cette année 71, c’est le grand chambardement dans la gamme Type E avec la série 3 : V12, carrosserie 2+2 pour le coupé, et dimensions revues. Scandale ?! Un peu oui, car ce qui saute d’emblée aux yeux est le look revu d’une ligne au départ exceptionnellement équilibrée et qui devient dénaturé par trop de changements. A commencer par l’empattement allongé qui repousse un habitacle qui dans le même temps est devenu proéminent et plus haut. Les chromes se font plus voyants (qui a dit vulgaires ?…), les optiques conservent le principe des normes US, la bouche s’est élargie et tandis que la prise d’air pour le radiateur a pris de l’ampleur. Les plus fins observateurs auront remarqué au passage des arches de roues au dessin inédit. La poupe est équipée de quatre sorties d’échappement (factices) qui indique ainsi à tout amateur qu’il est en Lire la suite

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Lamborghini Jarama 400 GT

Lamborghini Jarama 400 GT
1970 – V12 24V
350 ch – 246 km/h
1 540 kg

La Carrosserie Touring avait fermé ses portes prenant Lamborghini au dépourvu. Bertone avait ainsi dessiné l’Islero qui avait pour vocation de perpétuer le châssis 400 GT et se voyait ainsi comme un modèle de transition. Le temps est venu pour 1970 de la remplacer et c’est toujours Bertone qui s’y colle, confirmant ainsi sa vocation de designer attitré de Lamborghini à l’instar de Pininfarina avec Ferrari. Ferruccio lamborghini rend coup pour coup à son rival de Maranello, Enzo Ferrari ! Déjà auteur des lignes de la sculpturale Lamborghini Miura, Marcello Gandini, jeune designer vedette de la Carrozzeria Bertone est aux crayons pour la nouvelle Lamborghini Jarama 400 GT. La plateforme du coupé Espada est reprise mais l’empattement a été raccourci (de 2,65 à 2,35 mètres). Cela impose à Gandini de tracer des lignes tendues et de composer avec une empreinte au sol très large : 1,82 mètres ! Force est de constater que l’ensemble composer est assez lourd de ligne et mal équilibré en raison d’une très faible hauteur de toit (1,19 mètres seulement), qui alliée avec la largeur extrême de l’auto semble l’écraser. Les lignes sont très tendues tandis que les porte-à-faux sont exagérés et déséquilibrent le profil. Enfin les grosses roues (15 pouces avec pneus de 70) et les larges arches de roues débordantes semblent s’approprier tout le flanc de la Lamborghini Jarama 400 GT. Dans les petites subtilités Lire la suite

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Citroën SM Injection

Citroën SM Injection
1972 – 6 cyl. en V
178 ch – 228 km/h
1 450 kg

Depuis deux ans la Citroën SM apporte sa « touch of class » dans le monde très fermé des Grand Tourisme de prestige. Une entrée remarquée par sa ligne à nulle autre pareille et une technique très évoluée reprise à la Citroën DS mais avec un cran au-dessus en matière de raffinement et de performances. La Citroën SM glisse dans un confort étonnant sa longue silhouette (4,89 mètres de long !) et son esthétique qui hésite entre le moderne (6 phares Cibie à iode sous verre, roues arrière semi-carénées, surfaces vitrées généreuses, hayon…) et le baroque avec ses chromes imposants, notamment sur la poupe jugée trop classique comparée au reste de ce dessin tracé avec maestria par Robert Opron et son équipe du style Citroën. Sous le capot, le trident de Modène vient matérialiser les accords passés en 1968 entre Citroën et Maserati. Seulement avec sa batterie de carbus double corps et son attitude rugueuse et bruyante, ce V6 d’exception déçoit quelque peu, surtout par rapport aux étonnantes qualités dynamiques de la Citroën SM. Alors pour le 17 juillet 1972, Citroën dote son V6 d’une Lire la suite

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Citroën SM Automatique 3L0

Citroën Automatique 3L0
1972 – 6 cyl. en V
180 ch – 205 km/h
1 450 kg

Depuis octobre 71, Citroën a monté une boîte automatique Borg Warner dans sa SM. Avec ses trois rapports, cette boîte déjà vue sous le capot des DS, conserve les mêmes caractéristiques. Performances en baisse, consommation en hausse et un V6 de 2,7 litres qui semble manquer de souffle pour digérer ce type de transmission sans trop y perdre. Un an après, Citroën a revu sa copie en gonflant son V6 à 3 litres pour faire meilleure figure sur le marché américain. Un marché qui défigure totalement la belle Citroën SM puisque sa proue toute vitrée est interdite et doit laisser en lieu et place des 6 phares Cibie carrés, deux doubles optiques rondes « à l’air libre ». C’est sûr, la Citroën SM est ainsi balafrée… Et qui dit USA, dit également des catadioptres de signalisation spécifiques à la législation américaine. Pour le reste, la ligne tracée par le centre de style Citroën sous le trait final de Robert Opron est inchangé et c’est tant mieux ! La Citroën SM Automatique 3L0 Lire la suite

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Maserati Indy 4200

Maserati Biturbo 2500 Coupé
1969 – 8 cyl. en V 16V
260 ch – 247 km/h
1 584 kg

Initialement dévoilée sous la forme d’un prototype sur le stand Vignale au salon de Turin, c’est finalement en mars 1969 à Genève que Maserati confirme la Maserati Indy. Tracée par Virginio Vairo et Delio Meinardi, la Maserati Indy doit son nom aux succès de la firme au Trident dans la mythique course américaine en 1939 et 1940. La Maserati Indy affiche une élégance folle par un classicisme de bon aloi. Sa silhouette, elle la doit plus à des mensurations peu communes pour une GT : 4,74 mètres de long pour 1,74 mètres de large et 1,15 mètres de haut ! Plate, large et effilée, la Maserati Indy soigne sa pénétration dans l’air avec son fin museau qui abrite des phares escamotables. Autre point remarquable, une lumière qui pénètre largement le vaste habitacle par des surfaces vitrées copieuses et leurs fins montants. La garde au sol très basse (attention à ne pas racler en-dessous) pose la Lire la suite

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Citroën SM Carbu

Citroën SM Carbu
1970 – 6 cyl. en V
170 ch – 220 km/h
1 450 kg

Chez Citroën, lorsque l’on aborde un sujet, c’est avant tout avec un regard neuf. D’autant plus nouveau que l’esprit du Grand Tourisme de prestige tricolore n’est plus qu’un lointain souvenir depuis la disparition de Facel-Vega en 1964. Profitant d’accord de coopération avec Maserati depuis 1968, la firme du quai de Javel va pouvoir laisser exprimer tout son talent et magnifier le concept de la berline DS. Plus loin, plus haut, plus fort, la Citroën SM se veut la GT de tous les superlatifs. Son esthétique pose d’emblée les jalons de son originalité et de son élégance teintée de modernité. Due au travail du bureau de style interne, c’est Robert Opron qui porte la responsabilité finale de l’ensemble. Un long museau aérodynamique avec sa face entière aux optiques carrées sous globe, dont certaines suivent la direction et éclairent dans les virages. Base et large, elle voit ses proportions se resserrer au niveau de son postérieur pour privilégier la pénétration Lire la suite

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Alpine A110 1300 S

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Alpine A110 1300 S
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
106 ch – 205 km/h
685 kg

Trop modeste la mécanique de l’Alpine A110 1100 ? Après avoir étrenné le moteur de la Renault Dauphine à ses débuts, puis celui de la Renault 8 Gordini, Jean Rédélé a missionné Marc Mignotet pour concevoir un 1300 cm3 en partant du 1100 Gordini. Pas de doute, avec ce millésime 1966 dopé par le quatre cylindres sur mesure qui développe 106 ch, la légère et déjà terriblement agile Alpine Berlinette va faire des étincelles. Extérieurement, il est difficile de faire la différence avec ses sœurs plus « placides » (encore que… !). Le dessin originel n’est pas retouché depuis la grande modification du passage au moteur de R8 qui avait nécessité une poupe allongée, terminant finalement avec beaucoup plus de netteté et d’élégance le profil de la Berlinette Alpine. Feux arrière de R8 dans la partie concave, tandis que le masque avant accueille deux optiques sous globe, avec des petites prises d’air en dessous. Une paire d’antibrouillard peut être ajoutée en option et virilise quelque peu une proue (très) fine. Ne changez rien, car l’Alpine A110 1300 S rien qu’à l’arrêt fait déjà Lire la suite

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