Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
92 ch – 165 km/h
1 000 kg
L’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti prolonge l’expérience de la berline familiale sportive avec un talent bien réel. Moins radicale que la Giulietta, elle offre performances, aspects pratiques, caractère et douceur de fonctionnement. Une belle polyvalence qui sacrifie un peu trop l’efficacité de la tenue de route…
En passant de 1,3 à 1,6 litres de cylindrée, le double arbres à cames développe désormais 92 ch pour une berline compacte et menue. Une offre unique sur le marché !
Sous le capot ajouré, le quatre cylindres est déjà une vieille connaissance puisqu’étant une évolution du moteur 1 290 cm3 de la Giulietta (750/101). Une véritable pièce d’orfèvrerie mécanique avec ses quatre cylindres dont la cylindrée a pris du volume : l’alésage passe de 74 mm à 78 mm et la course de 75 mm à 82 mm. Disposant ainsi d’une cylindrée accrue à 1 570 cm3, il dispose de sacrés raffinements techniques comme l’emploi de soupapes refroidies au sodium ou encore d’une distribution à double arbres à cames en tête. Les 8 soupapes sont en tête et entraînées par chaîne de distribution duplex. L’alimentation est sous les bons offices d’un carburateur Solex double corps A noter que l’ouverture du second corps est commandé par dépression. Pour améliorer l’évacuation des gaz d’échappement, le collecteur desdits gaz brûlés est inédit. Enfin, dans les derniers détails apportés à cette brillante mécanique, le carte d’huile est en alliage léger tandis que le ventilateur à six pales est réalisé en plastique. La berline Giulia 1600 Ti développe 92 ch à 6 000 tr/mn et un couple de 145 Nm à 4 000 tr/mn. Sonorité et onctuosité sont sa principale marque de fabrique, tandis qu’Alfa Romeo met les petits plats dans les grands avec une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports (5e surmultipliée). Dans l’excellent, soulignons la précision et douceur de la commande de boîte, mais on déplore que cette dernière soit au volant. Les performances sont d’un excellent niveau avec 165 km/h en vitesse maxi (merci la 5e surmultipliée et l’aérodynamique au Cx de 0,34) et une borne kilométrique franchie en 35’’4. La structure est de type moderne, à savoir une coque autoporteuse en acier, sur laquelle sont fixées les trains roulants. Un train avant à roues indépendantes constitué de triangles superposés avec combinés ressorts/amortisseurs télescopiques complétés d’une barre antiroulis. Le train arrière est plus conservateur avec un pont rigide qui est positionné par des jambes de poussées. Un élément trapézoïdal en tubes s’articulant au châssis concourt au guidage du pont. Histoire d’amener plus de souplesse et de confort de fonctionnement (en limitant les vibrations et les bruits dans la structure), l’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti dispose de tampon en caoutchouc et une sangle textile pour limiter le débattement vertical du pont rigide. Les jantes sont en acier ajouré d’un diamètre de 15 pouces montées en pneus de 155 x 15. Le freinage est à la charge de quatre tambours pleins avec ailettes longitudinales et deux mâchoires est repris de la Giulietta. L’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti est assez lourde avec sa tonne sur la bascule. Au volant, la Giulia 1600 Ti affiche un beau dynamisme de comportement mais avec une once de confort et civilité supérieure par rapport à sa devancière. Moins radicale, mais pas moins efficace. Avec son quatre cylindres pointu et sa transmission à l’étagement imparfait, il faut cravacher cette berline sportive pour en tirer la quintessence. Aux allures usuelles, la Giulia est un régal de douceur et de polyvalence, mais une fois que le rythme s’accélère, l’amortissement de l’essieu arrière montre quelques signes de trépidation et dégrade la précision de conduite. Enfin, le freinage à tambours, s’il reste endurant, n’est plus réellement adapté avec une instabilité sur les freinages très appuyés occasionnant un train arrière baladeur. L’habitacle est lumineux mais pas très vaste, notamment l’espace arrière pour
L’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105 offre un sacré compromis confort/efficacité et est en ce sens plus polyvalente et conciliante que la Giulietta.
peu que le conducteur soit de grande taille. La position de conduite est de belle facture, seuls les sièges manquant de maintien latéral. L’instrumentation est complète et la planche de bord agréable à l’œil. Quelques détails de finition sont en retrait avec une sellerie peu qualitative et des moulures plastiques faisant bon marché. L’équipement de série est correct, avec quelques équipements qui mériteraient d’être mieux calibrés comme les essuie-glaces par exemple. Un bon point en revanche pour la qualité et la puissance de l’éclairage.
Autres versions :
Alfa Romeo Giulia Mk1
Les Rivales :
Berline Sport 1960, 1962
Avant d’acheter
Avec 572 646 exemplaires produits de 1962 à 1977, il faut néanmoins faire le tri dans les différentes versions de Giulia berlines. Pour l’Alfa Romeo 1600 Ti, la production s’est étalée de 1962 à 1967. Attention à ne pas confondre avec les versions 1300 cm3 antérieures. Difficiles à trouver dans les petites annonces, les Alfa Romeo Giulia 1600 Ti ont disparu du radar en raison avant tout d’un entretien exigeant mais surtout d’une propension à rouiller allègrement jusqu’à ruiner totalement l’auto. Alors avant d’acquérir une Alfa Romeo Giulia 1600 Ti il faut scruter impérativement toutes les zones « rouges » classiques : ailes avant et arrière, baie de pare-brise, bas de caisse, fond de coffre et de roue de secours et entourage lunette arrière. Côté entretien, il faut vidanger le moteur double arbres tous les 5 000 km. Tous les 20 000 km les pastilles de soupapes sont à régler tandis que la chaîne de distribution doit être retendue en même temps que les arbres à cames doivent être recalés. Tous les 100 000 km il convient de remplacer préventivement le joint de culasse et les guides de soupapes. Attention également à n’utiliser que des bougies d’allumage Lodge à quatre électrodes particulièrement adaptées au quatre cylindres milanais en répartissant l’explosion sur toute la surface des pistons. Acheter une Alfa Romeo Giulia 1600 Ti est un acte passionné et de connaisseur qui impose des attentions soutenues pour avoir la garantie de rouler sereinement au volant de cette sacrée machine à sensations !
Entretien : Tous les 5 000 km ou tous les ans.
Mots clés : Alfa Romeo | Giulia | 1600 | Ti | GTI | berline | berline Sport | ALFA ROMEO | GIULIA 1600 TI | BERLINE SPORT | BERLINE
CATALOGUES – BROCHURES – PROSPECTUS
| ✔ TOP Brillante mécanique ! ǀ Capacité coffre à bagages ǀ Performances ǀ Boîte de vitesses 5 rapports ǀ Polyvalence d’usage ǀ Visibilité latérale ǀ Eclairage efficace ǀ Position de conduite ǀ Instrumentation complète ǀ Agrément de conduite ǀ Consommation ǀ Tenue de route rassurante en usage usuel ǀ Endurance freinage ǀ Aérodynamique efficace (Cx 0,34) | ✖ FLOP Poids ǀ Esthétique ǀ Habitabilité arrière ǀ Maintien latérale des sièges avant ǀ Détails de finition ǀ Commande de boîte au volant ǀ Démultiplication de la direction ǀ Moteur pointu ǀ Freinage ǀ Train arrière pointu aux limites d’adhérence ǀ Amortissement |
Fiche Technique
| Marque : Gamme : Année : PA – Prix neuf : Moteur : Puissance : Couple : Suralimentation: Transmission : Poids (RPP) : Freins : Roues : Performances : |
Alfa Romeo Giulia 1600 Ti type 105 1962 ND CV –ND FF 4 cylindres en ligne 8 soupapes (2×1 ACT) – 1 570 cm3 92 ch à 6 000 tr/mn (58,60 ch/litre) 145 Nm à 4 000 tr/mn (92,36 Nm/litre) Non propulsion + BV5 manuelle 1 308 kilos (5,03 kg/ch SAE) 2 tambours pleins AV et 2 tambours pleins AR jantes tôle 15″ + pneus 155 x 15 AV et 155 x 15 AR 0 à 100 km/h en ND; 165 km/h, km DA en 35’’4 |
Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R