Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6
1993 – 6 cyl. en ligne 24V
335 ch – 270 km/h
1 800 kg

Présentée au salon de Genève en mars 1993, l’Aston-Martin DB7 inaugure une nouvelle ère pour la firme de Newport Pagnell. Plus accessible dans l’esprit que les grandes Aston de l’époque, elle n’en conserve pas moins la prestance et l’élégance attendues d’une vraie GT britannique. Dessinée par Ian Callum, la DB7 reprend une base issue de la banque d’organes Jaguar, mais sa silhouette allongée et sa poupe subtilement galbée lui donnent immédiatement une identité propre. Le long capot, la calandre fine et les proportions équilibrées composent un ensemble d’un grand classicisme, sans emphase inutile. Dans la tradition Aston-Martin, l’auto cultive le raffinement plutôt que l’ostentation. La DB7 i6 entend donc séduire les amateurs de grand tourisme rapide, avec ce supplément de charme qui fait toute la différence. Lire la suite

Honda S2000 Mk1

Honda S2000 Mk1 (2001-2003)

Honda S2000 Mk1
2001 – 2003
4 cyl. 16S DOHC VTEC
240 ch – 241 km/h
1 285 kg

Présentée à la fin des années 1990 pour célébrer dignement le cinquantenaire de Honda, la S2000 s’inscrit dans la tradition des petits roadsters sportifs maison inaugurée par les S500, S600 et S800. Avec elle, le constructeur japonais ne cherche pas la facilité, mais une définition très personnelle de la sportive légère : moteur atmosphérique à très haut régime, propulsion, boîte manuelle à six rapports et châssis conçu autour de la précision. La Mk1, ici retenue pour les millésimes 2001 à 2003, est la plus fidèle à cette philosophie originelle. Son style tendu, son long capot, son cockpit reculé et sa poupe courte annoncent la couleur : la Honda S2000 Mk1 n’est pas un cabriolet de promenade, mais un roadster à forte teneur mécanique. Développée à partir du concept SSM dévoilé à Tokyo en 1995, elle concentre dans un gabarit compact tout le savoir-faire Honda en matière de moteurs pointus, de trains roulants sophistiqués et d’agrément de commande. Une vraie voiture de conducteur, exigeante, précise et déjà singulière dans la production du début des années 2000. Lire la suite

Toyota Celica GT-Four ST165 Mk4

Toyota Celica GT-Four ST165 1987

Toyota Celica GT-Four ST165
1987 – 4 cyl. 16V Turbo
185 ch – 218 km/h
1 410 kg

En 1987, Toyota frappe un grand coup sur la scène des sportives mondiales en dévoilant la Celica GT-Four, déclinaison haut de gamme de sa quatrième génération de Celica. Présentée au salon Earls Court Motorfair de Londres en octobre 1987, la GT-Four — désignation interne ST165 — prend pour base la Celica GT 16 soupapes à traction avant et lui ajoute trois ingrédients décisifs : un turbocompresseur avec intercooler, une transmission intégrale permanente et un système de freinage antiblocage (ABS). Le tout dans une carrosserie qui ne trahit guère ses ambitions à un regard non averti. La différence se lit dans les détails : des élargisseurs de voies enveloppant des pneumatiques 205/60 VR 14 sur jantes alliage de 14 pouces, un becquet avant plus proéminent et des seuils de portes aérodynamiques plus larges, affûtant la silhouette sans la dénaturer. À bord, la Celica GT-Four conserve le même niveau d’équipement généreux que la GT — direction assistée, climatisation, vitres électriques, verrouillage centralisé — auquel viennent s’ajouter des réglages dorsal et lombaire électriques pour les sièges sport à huit positions. Une présentation soignée, immédiatement flatteuse, qui en dit long sur l’ambition de Toyota de proposer une grande routière sportive et non un simple outil de compétition habillé pour la route. Lire la suite

Toyota Celica Mk4 – Guide Achat

Introduction — La Celica fait sa révolution

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

En août 1985, Toyota accomplit l’une des métamorphoses les plus radicales de son histoire en matière de voitures de sport. La quatrième génération de Celica rompt avec quinze années de propulsion arrière pour embrasser la traction avant, et c’est bien plus qu’un simple changement de transmission : c’est une refondation stylistique, technique et philosophique de ce qui fut, depuis 1970, la première voiture de sport japonaise de grande diffusion. Née sous le crayon des designers du studio Toyota à une époque où les coupés européens signés Porsche, BMW ou Alfa Romeo donnaient le ton dans les rédactions automobiles, la nouvelle Celica entend jouer dans la même cour.

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

Le code de châssis T160 coiffe une famille de carrosseries entièrement nouvelles, bâties sur une plate-forme dérivée de la Corona mais totalement réinterprétée. La signature visuelle est immédiatement reconnaissable : une ligne de caisse basse et largement déployée, de larges ailes avant et arrière aux galbes maîtrisés, un hayon vitré qui fond harmonieusement dans les montants de pavillon, des phares escamotables à la mise en position très soignée, et un coefficient de traînée de 0,31 qui témoigne d’un travail aérodynamique sérieux pour l’époque. La voiture que l’on vend en Grande-Bretagne à partir du 20 novembre 1985 sous l’intitulé « Speed, Space and Style » n’est pas un simple restylage : elle est intégralement nouvelle, de l’arceau de pare-brise à la roue de secours.

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

Sous le capot de la version phare commercialisée en Europe et au Royaume-Uni trône le moteur 3S-GE, un quatre cylindres 2,0 litres seize soupapes à double arbre à cames en tête, développant 147 bhp (environ 110 kW) à 6 400 tr/min. Secondé par le système Toyota Variable Induction System (TVIS) et piloté par le Toyota Computer Controlled System (TCCS), ce bloc est alors salué par la presse spécialisée comme l’un des meilleurs moteurs de deux litres disponibles sur le marché mondial — une opinion partagée par Toyota (GB) Ltd, dont le directeur général adjoint Alan Marsh n’hésitait pas en 1985 à déclarer que la Celica entrait dans « l’élite des coupés sportifs de deux litres » jusqu’alors considérée comme le domaine réservé des constructeurs allemands.

Avec un total de quelque 394 800 exemplaires vendus sur le marché nord-américain seul entre 1985 et 1989, sans compter les marchés japonais et européens, la Celica Mk4 s’est imposée comme un succès commercial et sportif de premier plan. Pour le passionné d’automobiles japonaises des années 1980, elle représente aujourd’hui l’une des voitures de collection les plus attachantes de sa décennie, à la fois accessible, polyvalente, techniquement sophistiquée et porteuse d’un palmarès sportif exceptionnel. Ce guide d’achat vous accompagne dans la découverte complète de cette génération, version par version.

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Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE

Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE 156 ch

Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE 156 ch
1990 – 4 cyl. 16V
156 ch – 220 km/h
1 220 kg

En 1990, Toyota fait grandir sa MR2 sans trahir son concept originel. Plus longue, plus large, plus basse et surtout plus ambitieuse, la seconde génération W20 conserve l’architecture à moteur central arrière qui a fait son identité, tout en adoptant une ligne plus fluide et plus moderne, affichant un Cx de 0,31. Dans cette définition française animée par le 3S-GE de 156 ch, la MR2 change clairement de catégorie. Le petit coupé japonais ne joue plus seulement la carte de la sportive accessible et originale, il revendique désormais un vrai statut de GT compacte à moteur central. Avec sa silhouette tendue, ses proportions typiques de berlinette et son cockpit recentré sur le conducteur, la Toyota MR2 Mk2 affirme une personnalité rare sur le marché européen. S’y ajoute une présentation plus soignée, un équipement complet et un agrément quotidien mieux étudié, sans renoncer au plaisir de conduite. La recette reste donc fidèle à l’esprit MR2, mais avec davantage de maturité, de rigueur et de prestance. Lire la suite

MG4 XPower

MG4 XPower

MG4 XPower
2023 – 2 moteurs électriques
435 ch – 200 km/h
1 800 kg

Avec la MG4 XPower, MG franchit un cap très net dans sa reconquête du marché européen des voitures à tempérament. Déjà convaincante en version standard par son rapport prix-prestations, la MG4 change ici de registre avec une déclinaison à transmission intégrale forte de 435 ch et 600 Nm. De quoi l’installer d’emblée parmi les compactes sportives électriques les plus ambitieuses du moment. Présentée durant l’été 2023, la MG4 XPower cultive pourtant une certaine retenue visuelle. Quelques détails spécifiques suffisent à la distinguer : étriers orange siglés XPOWER, toit noir contrasté, jantes alliage de 18 pouces, bas de caisse laqués noirs et teinte mate exclusive Hunter Green. Cette sobriété revendiquée fait partie du propos. MG ne cherche pas à singer les compactes surjouées, mais à proposer une sportive électrique performante, utilisable au quotidien, tout en capitalisant sur la plateforme MSP déjà saluée pour son équilibre. Avec son architecture à deux moteurs, sa batterie de 64 kWh et son autonomie WLTP annoncée jusqu’à 385 km en France, la MG4 XPower entend marier efficacité, polyvalence et performances pures. Lire la suite

Porsche 911 Carrera type 991

Porsche 911 Carrera type 991 phase 1
2011 – 6 cylindres à plat 24S
350 ch – 289 km/h
1 380 kg

Présentée à Francfort en 2011, la Porsche 911 de type 991 inaugure une évolution majeure dans l’histoire du modèle. Plus longue de 100 mm grâce à un empattement accru, plus basse et allégée, elle conserve pourtant immédiatement la silhouette typique de la 911, avec ses ailes arrière marquées, son capot plongeant et sa poupe compacte. Sur cette génération phase 1, la Carrera joue la carte de l’équilibre entre modernité technique et fidélité au dessin originel. La structure mêlant acier et aluminium contribue à la baisse de poids, tandis que l’aérodynamique a été soignée avec un spoiler arrière déployable et une traînée contenue. La 991 phase 1 marque ainsi un tournant dans la gamme Porsche 911 en combinant davantage d’efficacité, de rendement et de polyvalence au quotidien. Lire la suite

Mazda MX-3 V6

Mazda MX-3 V6

Mazda MX-3 V6
1991 – V6 24V DOHC
136 ch – 200 km/h
1 115 kg

Lorsque la Mazda MX-3 fait sa première mondiale au Salon de Genève en mars 1991, le constructeur d’Hiroshima est déjà auréolé du succès fulgurant de sa MX-5, qui a ressuscité le roadster léger à la manière anglaise. Mais avec la MX-3, Mazda joue une partition bien différente : celle d’un coupé compact 2+2 traction, dessiné par Takeshi Arakawa dès 1988 dans le style biodesign de l’époque, tout en rondeurs et en bulles, et destiné à la division Eunos, la branche premium que Mazda avait créée au Japon à l’instar de Toyota et sa Lexus. Sa particularité absolue ? Dissimuler sous son capot le plus petit V6 de grande série du monde à sa sortie : un 1,8 litre DOHC 24 soupapes, raffiné, musical et technologiquement audacieux. Une voiture inclassable, entre grand tourisme de poche et objet de curiosité mécanique, qui n’a jamais vraiment trouvé son public mais qui s’impose aujourd’hui comme un youngtimer de choix pour les amateurs de belles mécaniques. Lire la suite

Alpine A290 GT

Alpine A290 GT

Alpine A290 GT
2024 – Moteur électrique
180 ch – 160 km/h
1 479 kg

En 2024, Alpine franchit un cap historique en lançant sa première citadine 100 % électrique, l’A290. Héritière directe de la légendaire Berlinette A110 victorieuse au Rallye de Monte-Carlo en 1971, puis au premier Championnat du Monde des Rallyes en 1973, la marque dieppoise renoue ici avec l’esprit GTI en l’adaptant à l’ère électrique. L’A290 GT en est la version d’accès, affichée à partir de 38 700 € avant bonus écologique. Compacte — 3,99 m de long — mais musclée dans ses lignes, elle emprunte ses codes esthétiques à l’A110 avec son bouclier avant sport, son diffuseur arrière et ses emblématiques étriers Brembo 4 pistons monoblocs. La signature lumineuse en double X, hommage aux bandes des voitures de rallye, se lit de loin. Les ailes sont élargies de 5 cm par rapport à sa cousine la Renault 5, et les jantes de 19 pouces Iconic confèrent une présence sur route indéniable. L’A290 GT revendique avec conviction son A fléché sur les flancs. Lire la suite

Mini Cooper S R53

Mini Cooper S R53

Mini Cooper S R53
2002-2004 – 4 cyl. 16V Compresseur
163 ch – 218 km/h
1 140 kg

En ressuscitant la Mini en septembre 2001, BMW ne se contentait pas de raviver un mythe : le groupe bavarois entendait placer d’emblée la barre très haut avec un modèle phare capable de faire rougir les meilleures GTI de sa génération. La Mini Cooper S R53 phase 1, commercialisée à partir de juin 2002, est ce fer de lance. Reconnaissable à son capot bombé et surélevé de 40 mm abritant la prise d’air du compresseur, à ses deux sorties d’échappement centrales et à ses grilles latérales chromées frappées du « S » caractéristique, la Cooper S se distingue visuellement de ses sœurs One et Cooper avec un soin du détail qui trahit ses ambitions sportives. Longue de 3 655 mm pour 1 416 mm de hauteur, elle adopte un becquet de toit spécifique développé pour renforcer l’appui sur le pont arrière, et chausse de série des jantes alliage 16 pouces. Face à des rivales comme la Peugeot 206 RC ou la Renault Clio RS, la Mini Cooper S R53 joue résolument la carte du prestige accessible et du plaisir sans concession. Lire la suite