Ferrari 488 – Guide Achat

Introduction : la naissance de la 488, Maranello retrouve le turbo

En 2015, Ferrari signe avec la 488 l’un des tournants les plus importants de son histoire récente. Héritière directe de la Ferrari 458 Italia, la 488 marque en effet le retour de la suralimentation sur un moteur V8 central arrière de la marque au Cheval Cabré, une décision alors considérée comme un véritable séisme chez les puristes. Il faut remonter à la légendaire F40 pour retrouver une telle architecture : biturbo et moteur central, Ferrari n’avait plus osé ce mariage depuis 1992. La 488 GTB — Gran Turismo Berlinetta — est dévoilée au Salon de Genève en mars 2015, dessinée par le Ferrari Styling Centre sous la direction artistique de Flavio Manzoni, responsable du design chez Ferrari depuis 2010. Le nom « 488 » n’est pas anodin : il correspond à la cylindrée unitaire de chacun des huit cylindres du moteur, soit 488 cm³ par cylindre, pour un total de 3 902 cm³.

Stylistiquement, la 488 GTB s’inscrit dans la filiation directe de la 458, tout en affirmant une identité propre et une présence physique renforcée. Flavio Manzoni et ses équipes ont soigné chaque détail aérodynamique : le double splitter avant, les prises d’air latérales en hommage aux 308 GTB des années 1970, les générateurs de vortex sous caisse, le diffuseur arrière actif piloté par microprocesseur. L’ensemble permet d’augmenter la charge verticale de 50 % par rapport à la 458, tout en réduisant la traînée aérodynamique. Le design vaudra à la 488 GTB le prestigieux Red Dot « Best of the Best » en 2016. Sous la peau, le V8 biturbo F154 de 3 902 cm³ développe 670 ch à 8 000 tr/min et 760 Nm à 3 000 tr/min, grâce à deux turbocompresseurs twin-scroll fournis par IHI/Honeywell à turbines en alliage TiAl, un matériau issu de l’aéronautique. La seule transmission disponible est une boîte à double embrayage 7 rapports Getrag — point de boîte manuelle dans l’univers Ferrari désormais. La 488 GTB sera désignée Supercar de l’année 2015 par le magazine Top Gear et Best Driver’s Car 2017 par Motor Trend. Elle sera produite jusqu’en 2020, remplacée par la Ferrari F8 Tributo, elle aussi V8 biturbo. En cinq ans d’existence, la famille 488 aura engendré quatre versions de série et un écosystème de séries spéciales et One-Off parmi les plus riches de l’histoire de Maranello.

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La Corvette Stingray rose, voiture de sécurité, fait son retour en 2026

La lutte contre le cancer du sein bénéficie d’un coup de pouce depuis les circuits en ce mois d’octobre, puisque Chevrolet remet en scène sa Corvette Stingray rose spécialement décorée pour mener le peloton de la NASCAR Cup Series au Talladega Superspeedway et au Martinsville Speedway. L’année 2026 marque la 16e année consécutive de collaboration entre Chevrolet et l’American Cancer Society en faveur de son initiative « Making Strides Against Breast Cancer ».

La campagne 2026 étend le programme de dons de Chevrolet à cinq courses de la NASCAR Cup Series. Chevrolet versera 1 500 dollars pour chaque pilote de l’équipe Chevy qui terminera dans le top 10 au Las Vegas Motor Speedway, au Charlotte Motor Speedway, au Phoenix Raceway, au Talladega Superspeedway et au Martinsville Speedway, jusqu’à un total de 25 000 dollars pour l’ensemble des cinq courses. De plus, Chevrolet versera 500 dollars (jusqu’à 25 000 dollars) pour chaque tour de drapeau jaune mené par la Corvette Stingray rose lors des courses de la Cup Series à Talladega et Martinsville. En 2025, Chevrolet a récolté plus de 1,7 million de dollars pour l’American Cancer Society, dont 32 500 dollars générés grâce à la campagne NASCAR. Continuer la lecture →

Nissan Z Kaze Concept : le retour du T-top et de la culture tuner des années 90

Nissan Z Kaze Concept : le vent de la nostalgie

Nissan aime rappeler que son histoire sportive ne se résume pas à une succession de modèles performants. Depuis sept générations, la famille Z cultive une relation particulière avec les passionnés de coupés sportifs. La nouvelle Nissan Z Kaze Concept s’inscrit précisément dans cette tradition, mais avec une interprétation très personnelle : elle remet à l’honneur le toit T-top, les préparations inspirées de la culture tuner des années 90 et une certaine idée de la voiture plaisir, expressive et tournée vers les sensations. Continuer la lecture →

Aston-Martin Vanquish Mk3

Aston Martin Vanquish
2024 – V12 5,2 l Twin-Turbo
835 ch – 345 km/h
1 910 kg

Depuis un quart de siècle, le nom Vanquish incarne le sommet de la création d’Aston Martin. La première génération, dévoilée au Salon de Genève 2001, avait stupéfié le monde automobile avec son châssis en alliage d’aluminium collé, ses panneaux en fibre de carbone et son V12 atmosphérique de 6,0 litres développant 460 ch. Immortalisée par James Bond dans Meurs un autre jour, elle avait tracé la voie d’un nouveau paradigme pour la marque de Gaydon. La deuxième génération, lancée en 2012, avait ensuite poussé les curseurs encore plus loin avec une carrosserie intégralement en fibre de carbone aux normes aérospatiales et un V12 porté à 565 ch. Et voilà qu’en septembre 2024, dans le cadre féerique de la Lagune vénitienne lors du Festival international du film de Venise, la troisième incarnation du Vanquish a fait son apparition fracassante. Seul modèle de la gamme à moteur central-avant à arborer un douze cylindres développé en exclusivité par Aston Martin, ce nouveau Super GT coupé deux places se positionne résolument au sommet de la hiérarchie ultra-luxe, avec une production volontairement limitée à moins de 1 000 exemplaires par an pour préserver son caractère d’exception. Continuer la lecture →

Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6
1993 – 6 cyl. en ligne 24V
335 ch – 270 km/h
1 800 kg

Présentée au salon de Genève en mars 1993, l’Aston-Martin DB7 inaugure une nouvelle ère pour la firme de Newport Pagnell. Plus accessible dans l’esprit que les grandes Aston de l’époque, elle n’en conserve pas moins la prestance et l’élégance attendues d’une vraie GT britannique. Dessinée par Ian Callum, la DB7 reprend une base issue de la banque d’organes Jaguar, mais sa silhouette allongée et sa poupe subtilement galbée lui donnent immédiatement une identité propre. Le long capot, la calandre fine et les proportions équilibrées composent un ensemble d’un grand classicisme, sans emphase inutile. Dans la tradition Aston-Martin, l’auto cultive le raffinement plutôt que l’ostentation. La DB7 i6 entend donc séduire les amateurs de grand tourisme rapide, avec ce supplément de charme qui fait toute la différence. Continuer la lecture →

Porsche 911 Carrera type 991

Porsche 911 Carrera type 991 phase 1
2011 – 6 cylindres à plat 24S
350 ch – 289 km/h
1 380 kg

Présentée à Francfort en 2011, la Porsche 911 de type 991 inaugure une évolution majeure dans l’histoire du modèle. Plus longue de 100 mm grâce à un empattement accru, plus basse et allégée, elle conserve pourtant immédiatement la silhouette typique de la 911, avec ses ailes arrière marquées, son capot plongeant et sa poupe compacte. Sur cette génération phase 1, la Carrera joue la carte de l’équilibre entre modernité technique et fidélité au dessin originel. La structure mêlant acier et aluminium contribue à la baisse de poids, tandis que l’aérodynamique a été soignée avec un spoiler arrière déployable et une traînée contenue. La 991 phase 1 marque ainsi un tournant dans la gamme Porsche 911 en combinant davantage d’efficacité, de rendement et de polyvalence au quotidien. Continuer la lecture →

Chevrolet Camaro mk3 – Guide Achat

Chevrolet Camaro mk3 (1982)

Chevrolet Camaro mk3 (1982)

En ce début des années 1980, General Motors est dos au mur. La crise pétrolière a rebattu les cartes, les normes antipollution se durcissent, et la concurrence japonaise grignote inexorablement des parts de marché. La Camaro de deuxième génération, commercialisée depuis 1970, accuse le poids des ans et ne répond plus aux attentes d’une clientèle qui veut à la fois l’efficacité dynamique et la modernité technologique. Pour y répondre, Chevrolet décide une refonte totale, sans concession ni compromis avec le passé. La troisième génération de la Chevrolet Camaro est présentée en décembre 1981 — pour l’année modèle 1982 — et constitue une rupture stylistique et technique radicale.

Chevrolet Camaro Mk3 (1982)

Chevrolet Camaro Mk3 (1982)

C’est à l’équipe de design interne de General Motors, sous la direction de Jerry Palmer, que revient la mission de dessiner cette nouvelle Camaro. Palmer et ses équipes s’inscrivent résolument dans l’ère aérodynamique qui s’impose à l’industrie automobile mondiale. Le résultat est saisissant : une carrosserie hatchback à deux portes au profil fastback tendu, avec un pare-brise incliné à 62 degrés — brisant délibérément la règle interne de GM qui limitait ces angles à 60 degrés —, une grande lunette arrière complexe et des flancs sculptés. La Camaro devient ainsi la première de sa lignée à adopter une carrosserie à hayon, offrant un volume de chargement modulable grâce à la banquette arrière rabattable.

Chevrolet Camaro mk3

Chevrolet Camaro mk3

Sur le plan mécanique, la plateforme F de General Motors est entièrement renouvelée. Cette nouvelle Camaro inaugure également plusieurs premières pour la lignée : injection de carburant d’usine, transmissions automatiques à quatre vitesses avec surmultiplication, boîtes manuelles à cinq vitesses, moteur quatre cylindres en entrée de gamme, et jantes de 16 pouces sur les versions les plus sportives. La production débute le 12 octobre 1981 à l’usine de Norwood, Ohio, et à Van Nuys, Californie. Dès sa première année, la Camaro Z28 est élue voiture de l’année par le magazine Motor Trend, et elle fait office de pace car à l’Indianapolis 500 de 1982, une consécration immédiate. La troisième génération sera produite jusqu’à l’année modèle 1992, avec une longévité remarquable qui illustre la solidité du concept initial. Continuer la lecture →

Porsche 911 type 996 – Guide Achat

Introduction — La révolution silencieuse de Zuffenhausen

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

Il y a des voitures qui font l’unanimité dès leur présentation au public. La Porsche 911 type 996 n’est pas de celles-là. Dévoilée à l’IAA de Francfort en septembre 1997, elle suscite autant de curiosité que de réticences au sein de la communauté des puristes. Et pourtant, cette cinquième génération de la 911 légendaire représente, avec le recul, l’une des évolutions les plus courageuses jamais entreprises par Porsche depuis la naissance du modèle en 1963.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La genèse de la 996 est intimement liée à une double contrainte : économique d’abord, réglementaire ensuite. À la fin des années 1980, Porsche traverse une crise profonde — les ventes s’effondrent, les marges se réduisent — et les nouvelles normes antipollution imposent de repenser intégralement la motorisation. August Achleitner, alors responsable de la planification technique des produits et des concepts véhicules, est chargé d’imaginer une architecture susceptible de sauver l’entreprise. La solution tient en deux idées audacieuses : passer au refroidissement par eau — une quasi-hérésie pour les fidèles du flat-six à air — et partager une base commune avec un nouveau roadster à moteur central, le futur Boxster (986). En 1989, un V8 compact est même monté en porte-à-faux arrière à titre d’essai, avant d’être définitivement écarté. C’est bien le flat-six à eau et quatre soupapes par cylindre qui finira par s’imposer comme la seule solution viable pour répondre aux exigences d’émissions et de puissance.

C’est le designer Harm Lagaaij, directeur du style de Porsche dans les années 1990, qui supervise l’habillage de cette nouvelle architecture. La tâche est colossale : concevoir simultanément le Boxster 986 et la 911 996 en partageant rigoureusement la même carrosserie de l’avant jusqu’au montant B, tout en préservant l’identité inimitable de la 911. Lagaaij s’inspire du concept Boxster présenté au Salon de Détroit en 1993 — plébiscité par le public et élu « Best of Show » — pour dessiner les lignes avant des deux voitures. Son équipe, qui atteint jusqu’à 80 personnes à son pic, travaille directement sur des maquettes à l’échelle 1:1 pour tenir des délais extrêmement serrés.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La 996 rompt délibérément avec la 993 qui la précède : la carrosserie est allongée de 18,5 cm et élargie de 3 cm, la garde au toit gagne en générosité, et le poids chute d’environ 50 kg grâce à l’acier haute résistance et de nouvelles méthodes d’assemblage. Le moteur boxer six cylindres à plat conserve sa disposition en porte-à-faux arrière mais abandonne le refroidissement par air au profit de l’eau, indispensable pour la culasse à quatre soupapes par cylindre imposée par les futures normes Euro 3. Cette technologie quatre soupapes, associée au système VarioCam de calage d’arbre à cames, permet au nouveau 3,4 litres de délivrer 300 ch dès le lancement. La 996 partage, de l’avant jusqu’aux montants B, sa carrosserie et ses équipements intérieurs avec le Boxster — une décision qui vaudra bien des critiques à Porsche, mais qui permettra à la marque de vendre plus de 30 000 exemplaires de 911 par an et de retrouver la rentabilité. Entre 1997 et 2005, Porsche construira au total 175 262 exemplaires de la 996, un record absolu pour la 911 à cette époque. Continuer la lecture →

Ligier JS2 – Guide Achat

Ligier JS1 et son moteur 4 cylindres Ford. Son design est signé Pietro Frua.

Ligier JS1 et son moteur 4 cylindres Ford. Son design est signé Pietro Frua.

La Ligier JS2 reprend bon nombre d'éléments de véhicules de série pour diminuer les coûts comme les optiques arrière de 504 coupé.

La Ligier JS2 reprend bon nombre d’éléments de véhicules de série pour diminuer les coûts comme les optiques arrière de 504 coupé.

Au début des années 1970, Guy Ligier, pilote reconverti en constructeur, nourrit une ambition claire : donner à la France une véritable GT capable de rivaliser avec Porsche. Après les débuts prometteurs de la Ligier JS1, il confie à l’ingénieur Michel Têtu la conception technique d’une voiture plus aboutie, tandis que la ligne élégante et fluide est signée du grand carrossier italien Pietro Frua. Ainsi naît la Ligier JS2, présentée au Salon de Paris 1971, une berlinette à moteur central arrière et châssis monocoque en aluminium, d’une rare sophistication pour une marque encore jeune.

Mais le contexte économique venir ne va pas lui être favorable avec le choc pétrolier de 1973 qui frappera de plein fouet le marché des voitures de sport. Trop chère, trop exclusive, la JS2 voit sa carrière commerciale sérieusement compromise malgré ses qualités. Pourtant, son moteur V6 Maserati, partagé avec la Citroën SM, et sa finition exemplaire en font une GT française d’exception, aujourd’hui redécouverte comme un joyau technique et esthétique. Une ambition de prestige, une aura unique : la JS2 reste le symbole du rêve tricolore d’égaler les Porsche 911 et Ferrari Dino 246 GT.

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Pontiac Firebird Trans Am mk3 – Guide Achat

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

L'aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

L’aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

La troisième génération de la Pontiac Firebird Trans Am est dévoilée en 1982, marquant un tournant dans l’histoire de Pontiac. Conçue par le designer Bill Porter en collaboration avec l’équipe de style Pontiac (Jerry Palmer), cette génération adopte des lignes plus fluides et aérodynamiques (Cx record de 0,33) que ses devancières, afin de répondre aux nouvelles normes de sécurité et de consommation des années 80. La calandre intégrée, les phares escamotables et les ailes avant affinées illustrent ce passage à un style plus moderne, tout en conservant l’identité sportive de la Trans Am.

Le contexte industriel et économique de l’époque est particulièrement exigeant : les réglementations sur la consommation d’essence et les émissions poussent les constructeurs américains à

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

repenser leurs moteurs et châssis. La Trans Am de troisième génération garde des motorisations V8 puissantes mais plus économiques et fiables, laissant ainsi les modestes V6 et 4 cylindres aux versions plus populaires. Elle se distingue également par son châssis plus rigide, son empattement légèrement rallongé, et des suspensions modernisées qui améliorent la tenue de route et la sécurité.

Avec cette génération, Pontiac cherche à séduire une clientèle plus large, en maintenant la légende des Trans Am tout en s’adaptant aux contraintes modernes. Le lancement de la Trans Am coïncide avec un renouveau du marché des muscle cars, où la concurrence avec la Chevrolet Camaro (sa cousine d’organes et plateformes d’où des proportions similaires) et la Corvette C4 devient déterminante pour asseoir la réputation de Pontiac comme constructeur de voitures sportives américaines iconiques.

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