Aston Martin Vanquish
2024 – V12 5,2 l Twin-Turbo
835 ch – 345 km/h
1 910 kg

Aston Martin Vanquish
2024 – V12 5,2 l Twin-Turbo
835 ch – 345 km/h
1 910 kg

C’est un Ian Callum particulièrement inspiré qui s’est penché sur la planche à dessin pour la nouvelle Aston-Martin Vanquish (1997).

Rapidement, les formes esquissées sur la feuille blanche prennent forme et confirme l’équilibre du design retenu.
Il y a des noms qui résonnent dans l’histoire de l’automobile comme une promesse tenue sur plusieurs décennies. « Vanquish » — en français, « vaincre », « soumettre », « dominer » — est l’un d’eux. En choisissant ce terme ambitieux pour désigner son nouveau fer de lance, Aston Martin n’y allait pas de main morte. La marque de Gaydon avait la ferme intention de bousculer l’ordre établi dans l’univers du Grand Tourisme haut de gamme, et elle y réussit au-delà de toute espérance.
Tout commence au milieu des années 1990 avec le « Project Vantage », un concept développé par Ian Callum, alors directeur du style chez Aston Martin. Ce styliste britannique, né en Écosse et passé notamment par Ford et TWR, est l’auteur d’une œuvre d’une beauté classique et affirmée qui doit autant aux grands GT de la tradition britannique qu’à la modernité des années 2000. Le concept Project Vantage est révélé pour la première fois au Salon de Détroit en janvier 1998, arborant un V12 6,0 litres de 460 chevaux couplé à une boîte à palettes d’inspiration Formule 1. La réaction du public est enthousiaste, et les ingénieurs se remettent au travail pour préparer la production de série.

Aston-Martin Project Vantage Concept (1998)
C’est finalement au Salon de Genève 2001 que la V12 Vanquish fait son entrée dans le monde de la production, sous les projecteurs de la presse internationale et dans un concert de louanges unanimes. Motortrend la proclame « l’une des GT à moteur avant les mieux designées de tous les temps », tandis que la revue britannique evo salue une machine qui « dévore les lignes droites avec délectation et possède un appétit vorace pour les virages ». Dernier modèle jamais assemblé à Newport Pagnell, l’usine historique avant le déménagement à Gaydon, la V12 Vanquish incarne à la fois l’aboutissement d’une époque et le point de départ d’une nouvelle ère pour la marque.
Deux générations supplémentaires lui succèdent, chacune repoussant les limites du possible : en 2012 avec un coupé au carrosserie intégralement en fibre de carbone inspiré par l’hypercar One-77, puis en 2024 avec la troisième génération et son V12 biturbo de 835 ch qui en fait la voiture de série la plus rapide jamais produite par Aston Martin. En 25 ans d’existence, le nom Vanquish est devenu synonyme de ce que la Grande-Bretagne sait faire de mieux en matière de super Grand Tourisme. Lire la suite

Alfa Romeo Carabeo le concept car qui donne les codes stylistiques à la Countach (Gandini – Bertone)

Lamborghini Countach signée Marcello Gandini chez Bertone.
Dessinée par Marcello Gandini chez Bertone, la Lamborghini Countach naît au tournant des années 70 comme une rupture radicale : prisme anguleux, portières en ciseaux, ligne ultra-basse et silhouette taillée comme un couteau. Présentée d’abord sous la forme de prototype LP500 en 1971, la Countach incarne l’exubérance stylistique et mécanique d’une marque alors en pleine affirmation.
Avec elle, Lamborghini entend effacer l’image des GT italiennes un peu lourdes des années 60 pour entrer dans l’ère des supercars modernes. La Countach pose les bases de ce que deviendront les Ferrari Testarossa, Lotus Esprit ou De Tomaso Pantera, mais avec une personnalité à part : celle d’une sculpture roulante plus que d’une simple automobile.
Techniquement, elle repousse les limites du V12 maison : moteur longitudinal en position centrale arrière, châssis tubulaire et

Lamborghini Countach signée Marcello Gandini chez Bertone.
architecture pensée comme pour la course. Au fil de ses versions — LP400, LP400 S, LP500 S, 5000 Quattrovalvole, 25th Anniversary et enfin LPI 800-4 — la Countach évolue sans jamais trahir son caractère radical.
Aujourd’hui, elle reste l’archétype de la supercar absolue : spectaculaire, exigeante et intemporelle. Ce guide retrace toute son évolution, ses variantes et ses symboles, jusqu’à sa réinterprétation moderne hybride.
Ferrari 456 GT
1994 – 12 cyl. en V 48V
442 ch – 302 km/h
1 790 kg
Mercedes-Benz SL600 V12 R230
2003 – V12 36V Biturbo
500 ch – 250 km/h
1 950 kg
Lamborghini Countach 5000 S (LP 500S)
1982 – V12 48V
375 ch – 290 km/h
1 480 kg

Pour le design de la DB7 Ian Callum va partir de la Jaguar Project F XJ41, dont la finalisation a été avortée car jugée trop lourde pour une voiture de sport Jaguar.

Avec la reprise d’Aston-Martin par Ford en 1987, c’est la Jaguar XJS qui va servir de plateforme commune pour la nouvelle Aston-Martin DB7.
Après plusieurs années de galères, cessations de paiement et changements de propriétaires, Victor Guntlett préside aux destinées d’Aston-Martin depuis 1981 avec un certain succès. Retour à la tradition de modèles sur mesure avec Zagato, nouvelle Aston-Martin Virage qui remplace (enfin !) la génération AMV8, malgré d’indéniables qualités et un charme fou, dont la conception originelle remonte aux… années 60 avec l’Aston-Martin DBS, dernière Aston-Martin conçue sous l’ère David Brown. Voilà qui relance la firme de Newport Pagnell et lui redonne une assise financière plus rassurante. Malgré, cela, Victor Guntlett en stratège avisé comprend également qu’il faut plus de volume pour être totalement serein sur l’avenir. Mais pour concevoir et produire une « baby Aston », il va falloir passer la main. En 1987 il cède donc 75% de ses parts à Ford qui possède également Jaguar dans son escarcelle. Le projet NPX prend alors forme au sein d’Aston-Martin. Reprenant la plateforme de la Jaguar… XJS mais modifiée pour l’occasion (elle sera également reprise pour la Jaguar XK8). En mars 93, au salon de Genève, Aston-Martin dévoile ainsi sa nouvelle DB7, reprenant ainsi les deux lettres « DB » suite à un accord de Sir David Brown.
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Aston-Martin DB11 V12 AMR
2018 – V12 48V Biturbo
639 ch – 330 km/h
1 765 kg
Lamborghini Espada 400 GT Série 1
1968 – V12 24V
340 ch – 250 km/h
1 625 kg
Ferrari 365 GT 2+2
1967 – 12 cyl. en V 24V
320 ch – 245 km/h
1 550 kg