Opel Astra G OPC 16V

Opel Astra G OPC 16V

Opel Astra G OPC 16V
1999 – 4 cyl. 16V
160 ch – 220 km/h
1 230 kg

Quand l’Astra G débarque en 1998, la presse unanime salue son agrément dynamique et son châssis au-dessus de la moyenne. Mais il manque à la gamme une version sportive digne de ce nom, depuis la disparition des GSI. C’est alors que Volker Strycek, directeur sportif d’Opel et co-fondateur de l’Opel Performance Center, prend les choses en mains. En à peine un an, son équipe restreinte de quinze spécialistes conçoit et met au point une Astra radicalement transformée, taillée pour la compétition autant que pour la route. L’Opel Astra G OPC 16V naît ainsi en 1999 et inaugure une toute nouvelle saga qui allait durer quinze ans. Limitée à seulement 3 000 exemplaires – dont 300 destinés à la France –, cette première OPC est pensée d’emblée comme base d’homologation pour les épreuves en Groupe N. Reconnaissable à sa garde au sol abaissée, à ses impressionnantes jantes BBS 17 pouces, à ses rétroviseurs façon BMW M3 et à son becquet arrière fonctionnel, l’Astra OPC signe le grand retour d’Opel dans le créneau des GTI et petites sportives. Et les amateurs ne s’y trompent pas : les 3 000 exemplaires sont écoulés en seulement quatre mois. Lire la suite

Toyota Celica GT-Four – Guide Achat

Toyota Celica GT Four ST165

Toyota Celica GT Four ST165

La Toyota Celica GT-Four est née de la volonté de Toyota de transformer un coupé déjà reconnu pour son style et sa polyvalence en une véritable arme routière et sportive, directement liée à l’engagement de la marque en championnat du monde des rallyes. Dès la première GT-Four, la recette est claire : moteur deux litres turbo, transmission intégrale permanente, différentiel central à viscocoupleur, et une mise au point orientée vers l’efficacité, la motricité et la sécurité. Dans les documents de presse, Toyota insiste autant sur la performance que sur la rigueur technique, avec une vraie volonté d’offrir une voiture de route capable d’endosser un rôle de base d’homologation sans renoncer au confort.

Toyota Celica GT-Four

Toyota Celica GT-Four

Sur le plan du design, la Celica évolue au fil des générations sous l’impulsion de responsables stylistiques qui cherchent à la fois l’expressivité et la modernité. La quatrième génération, apparue en 1985 au Royaume-Uni, inaugure la rupture avec la première Celica à traction avant, tandis que la GT-Four introduite en 1987 fait entrer le modèle dans une nouvelle dimension, plus large, plus agressive, plus technique. La cinquième génération poursuit ce mouvement en 1990 avec une approche plus mature, plus aboutie aérodynamiquement, et la série Carlos Sainz de 1992 devient un symbole de l’ère WRC de Toyota. Enfin, la sixième génération, lancée au Royaume-Uni en 1994, affine encore la formule avec une architecture plus rigide, plus sophistiquée, et une GT-Four qui revendique ouvertement son statut de “road-going rally car”.

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Toyota Celica GT-Four Carlos Sainz Edition Mk5 ST185

Toyota Celica GT-Four Carlos Sainz Edition Mk5 ST185
1991 – 4 cyl. Turbo 16V
208 ch – 230 km/h
1 478 kg

En lançant la Toyota Celica Turbo 4WD Carlos Sainz, la marque japonaise ne se contente pas d’habiller une Celica GT-Four d’une série spéciale. Elle propose une vraie version d’homologation, pensée pour le championnat du monde des rallyes et directement liée au programme Toyota Team Europe. Son style plus agressif, sa prise d’air de capot, sa face avant retravaillée et son allure ramassée annoncent clairement la couleur : ici, tout respire la performance et l’efficacité. Produite à 5 000 exemplaires, dont une partie réservée à l’Europe, cette édition limitée compte aujourd’hui parmi les Celica les plus recherchées des amateurs de sportives japonaises à transmission intégrale. Le marché français n’a pas échappé à son aura, tant elle combine image rallye, mécanique noble et vraie polyvalence d’usage. Cette Celica Carlos Sainz Edition Mk5 ST185 s’impose ainsi comme l’une des plus emblématiques représentantes de la famille GT-Four. Lire la suite

Toyota Celica GT-Four Mk5 ST185

Toyota Celica GT-Four Mk5 ST185

Toyota Celica GT-Four Mk5 ST185
1990 – 4 cyl. 16S Turbo 4×4
204 ch – 230 km/h
1 520 kg

Lorsque Toyota lance la cinquième génération de Celica, la marque japonaise change de registre avec un coupé plus abouti, plus sérieux et nettement plus technologique. La version GT-Four ST185 incarne cette montée en gamme avec une carrosserie élargie, une transmission intégrale permanente et un quatre cylindres 2.0 turbo à 16 soupapes conçu pour exploiter au mieux la motricité sur route comme sur revêtement délicat. Dans le paysage français du début des années 1990, la Toyota Celica GT-Four s’impose ainsi comme une sportive à part, capable de mêler efficacité, motricité et polyvalence, tout en conservant une présentation plus cossue que réellement tapageuse. Son équilibre général, sa mécanique sophistiquée et son lien direct avec l’univers du rallye en font une référence parmi les coupés turbo à quatre roues motrices de son époque. Lire la suite

Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6

Aston-Martin DB7 i6
1993 – 6 cyl. en ligne 24V
335 ch – 270 km/h
1 800 kg

Présentée au salon de Genève en mars 1993, l’Aston-Martin DB7 inaugure une nouvelle ère pour la firme de Newport Pagnell. Plus accessible dans l’esprit que les grandes Aston de l’époque, elle n’en conserve pas moins la prestance et l’élégance attendues d’une vraie GT britannique. Dessinée par Ian Callum, la DB7 reprend une base issue de la banque d’organes Jaguar, mais sa silhouette allongée et sa poupe subtilement galbée lui donnent immédiatement une identité propre. Le long capot, la calandre fine et les proportions équilibrées composent un ensemble d’un grand classicisme, sans emphase inutile. Dans la tradition Aston-Martin, l’auto cultive le raffinement plutôt que l’ostentation. La DB7 i6 entend donc séduire les amateurs de grand tourisme rapide, avec ce supplément de charme qui fait toute la différence. Lire la suite

Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE

Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE 156 ch

Toyota MR2 Mk2 W20 3S-GE 156 ch
1990 – 4 cyl. 16V
156 ch – 220 km/h
1 220 kg

En 1990, Toyota fait grandir sa MR2 sans trahir son concept originel. Plus longue, plus large, plus basse et surtout plus ambitieuse, la seconde génération W20 conserve l’architecture à moteur central arrière qui a fait son identité, tout en adoptant une ligne plus fluide et plus moderne, affichant un Cx de 0,31. Dans cette définition française animée par le 3S-GE de 156 ch, la MR2 change clairement de catégorie. Le petit coupé japonais ne joue plus seulement la carte de la sportive accessible et originale, il revendique désormais un vrai statut de GT compacte à moteur central. Avec sa silhouette tendue, ses proportions typiques de berlinette et son cockpit recentré sur le conducteur, la Toyota MR2 Mk2 affirme une personnalité rare sur le marché européen. S’y ajoute une présentation plus soignée, un équipement complet et un agrément quotidien mieux étudié, sans renoncer au plaisir de conduite. La recette reste donc fidèle à l’esprit MR2, mais avec davantage de maturité, de rigueur et de prestance. Lire la suite

Mazda MX-3 V6

Mazda MX-3 V6

Mazda MX-3 V6
1991 – V6 24V DOHC
136 ch – 200 km/h
1 115 kg

Lorsque la Mazda MX-3 fait sa première mondiale au Salon de Genève en mars 1991, le constructeur d’Hiroshima est déjà auréolé du succès fulgurant de sa MX-5, qui a ressuscité le roadster léger à la manière anglaise. Mais avec la MX-3, Mazda joue une partition bien différente : celle d’un coupé compact 2+2 traction, dessiné par Takeshi Arakawa dès 1988 dans le style biodesign de l’époque, tout en rondeurs et en bulles, et destiné à la division Eunos, la branche premium que Mazda avait créée au Japon à l’instar de Toyota et sa Lexus. Sa particularité absolue ? Dissimuler sous son capot le plus petit V6 de grande série du monde à sa sortie : un 1,8 litre DOHC 24 soupapes, raffiné, musical et technologiquement audacieux. Une voiture inclassable, entre grand tourisme de poche et objet de curiosité mécanique, qui n’a jamais vraiment trouvé son public mais qui s’impose aujourd’hui comme un youngtimer de choix pour les amateurs de belles mécaniques. Lire la suite

Chevrolet Camaro mk3 – Guide Achat

Chevrolet Camaro mk3 (1982)

Chevrolet Camaro mk3 (1982)

En ce début des années 1980, General Motors est dos au mur. La crise pétrolière a rebattu les cartes, les normes antipollution se durcissent, et la concurrence japonaise grignote inexorablement des parts de marché. La Camaro de deuxième génération, commercialisée depuis 1970, accuse le poids des ans et ne répond plus aux attentes d’une clientèle qui veut à la fois l’efficacité dynamique et la modernité technologique. Pour y répondre, Chevrolet décide une refonte totale, sans concession ni compromis avec le passé. La troisième génération de la Chevrolet Camaro est présentée en décembre 1981 — pour l’année modèle 1982 — et constitue une rupture stylistique et technique radicale.

Chevrolet Camaro Mk3 (1982)

Chevrolet Camaro Mk3 (1982)

C’est à l’équipe de design interne de General Motors, sous la direction de Jerry Palmer, que revient la mission de dessiner cette nouvelle Camaro. Palmer et ses équipes s’inscrivent résolument dans l’ère aérodynamique qui s’impose à l’industrie automobile mondiale. Le résultat est saisissant : une carrosserie hatchback à deux portes au profil fastback tendu, avec un pare-brise incliné à 62 degrés — brisant délibérément la règle interne de GM qui limitait ces angles à 60 degrés —, une grande lunette arrière complexe et des flancs sculptés. La Camaro devient ainsi la première de sa lignée à adopter une carrosserie à hayon, offrant un volume de chargement modulable grâce à la banquette arrière rabattable.

Chevrolet Camaro mk3

Chevrolet Camaro mk3

Sur le plan mécanique, la plateforme F de General Motors est entièrement renouvelée. Cette nouvelle Camaro inaugure également plusieurs premières pour la lignée : injection de carburant d’usine, transmissions automatiques à quatre vitesses avec surmultiplication, boîtes manuelles à cinq vitesses, moteur quatre cylindres en entrée de gamme, et jantes de 16 pouces sur les versions les plus sportives. La production débute le 12 octobre 1981 à l’usine de Norwood, Ohio, et à Van Nuys, Californie. Dès sa première année, la Camaro Z28 est élue voiture de l’année par le magazine Motor Trend, et elle fait office de pace car à l’Indianapolis 500 de 1982, une consécration immédiate. La troisième génération sera produite jusqu’à l’année modèle 1992, avec une longévité remarquable qui illustre la solidité du concept initial. Lire la suite

Honda S2000 – Guide Achat

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Née dans l’effervescence des célébrations du cinquantième anniversaire de Honda, la S2000 est l’aboutissement d’une philosophie sportive ancrée dans l’ADN de la marque depuis les années 1960. Imaginée par l’ingénieur-designer Shigeru Uehara — dont le nom est indissociable de cet opus —, la S2000 est présentée sous forme de concept car dès le Salon de Tokyo 1995, sous l’appellation SSM (Sport Study Model), un roadster propulsion animé par un 2,0 litres quatre cylindres monté sur un châssis en X d’une rigidité exemplaire. Ce prototype tournera dans les salons pendant plusieurs années avant que Honda n’annonce officiellement sa mise en production en 1999.

La genèse du modèle remonte encore plus loin : la S2000 est la fille spirituelle des Honda S360, S500, S600 et S800 des années 1960 — des voiturettes sportives propulsion à moteur ultra-frénétique qui avaient marqué les esprits à l’ère Soichiro Honda. Tout comme l’S800 et son incroyable 791 cm³ développant 71 ch à 8 000 tr/min, la S2000 joue la carte des hauts régimes plutôt que du couple généreux, prolongeant une tradition de pureté mécanique de près de quarante ans. La désignation S2000 n’est pas anodine : elle fait directement référence à la cylindrée de 1 997 cm³ du moteur F20C, en hommage à la nomenclature des ancêtres S360 à S800.

Sur le plan stylistique, la S2000 incarne une ligne tendue, musclée, à la fois élégante et sportive. Son nez en flèche, sa ligne de caisse très basse soulignée par un capot en aluminium, ses flancs sculptés aux ailes évasées et sa poupe ramassée lui confèrent une présence indéniable sans jamais recourir à des clins d’œil rétro alors si à la mode. L’habitacle, volontairement cockpit avec son instrumentation numérique inspirée de la Formule 1, son volant à petit diamètre gainé cuir et son démarreur à bouton-poussoir rouge, est un manifeste du plaisir de conduite pur et dur. Fabriquée dans l’usine de Takanezawa (la même que la NSX) avec une production limitée à environ 12 000 unités par an, la Honda S2000 est construite avec le soin d’une voiture de prestige. En dix ans de carrière, ce sont environ 110 000 exemplaires qui ont trouvé preneur dans le monde entier, dont près de 20 000 en Europe.
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Alfa-Romeo Spider Duetto – Coda Tronca 1966-94 – Guide Achat

Introduction : genèse d’une icône signée Pininfarina

Les études Superflow aux lignes aérodynamiques ont inspiré les traits du Spider Alfa dessiné par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina.

Les études Superflow aux lignes aérodynamiques ont inspiré les traits du Spider Alfa dessiné par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina.

Peu de voitures peuvent se targuer d’avoir traversé presque trois décennies sans jamais perdre leur âme ni leur désirabilité. L’Alfa Romeo Spider, lancée au Salon de Genève en mars 1966 sous le nom de « 1600 Spider Duetto », est de celles-là. Roadster pur, élégant, habité par un tempérament sportif authentique, elle incarne mieux que tout autre modèle l’art de vivre à l’italienne au volant d’une voiture découverte. Sa ligne, conçue par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina, n’est pas née d’un trait de crayon impulsif : elle est l’aboutissement d’une longue série de prototypes entamée dès 1956, dont l’Alfa Romeo Super Flow, déjà porteur des flancs convexes et de la proue lenticulaire caractéristiques du modèle définitif.

La base technique pour le Spider Duetto est la berline Alfa Giulia type 105.

La base technique pour le Spider Duetto est la berline Alfa Giulia type 105.

La genèse mécanique est tout aussi soignée. Alfa Romeo souhaitait créer la digne héritière de la Giulietta Spider, ce modèle qui avait conquis les États-Unis dans les années 1950. Pour ce faire, la direction confie le projet à Pininfarina en 1964, en s’appuyant sur la plate-forme de la berline Giulia type 105 — propulsion, essieu arrière rigide, quatre-cylindres double arbre à cames de 1 570 cm³ fort de 109 ch, boîte cinq rapports — dont l’empattement est raccourci à 2 250 mm. Les suspensions avant indépendantes à bras triangulés, les quatre freins à disque et le levier de vitesses quasi horizontal composent un ensemble d’une cohérence sportive remarquable, le tout pour seulement 990 kg sur la balance.

Alfa-Romeo Spider Duetto (1966).

Alfa-Romeo Spider Duetto (1966).

Pour son lancement en mars 1966, Alfa Romeo voit grand : trois exemplaires de la nouvelle Spider sont embarqués à bord du paquebot transatlantique Raffaello, de Gênes à New York avec escale à Cannes, en compagnie de 1 300 VIP. Le succès américain est immédiat. La Spider devient très vite une star de cinéma — notamment grâce au film Le Lauréat (1967) avec Dustin Hoffman — et acquiert une notoriété mondiale qui ne se démentira jamais pendant ses 28 années de carrière et ses 124 115 exemplaires produits, un record absolu pour la marque au Biscione. Lire la suite