Pontiac Firebird Trans Am mk3 – Guide Achat

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

L'aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

L’aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

La troisième génération de la Pontiac Firebird Trans Am est dévoilée en 1982, marquant un tournant dans l’histoire de Pontiac. Conçue par le designer Bill Porter en collaboration avec l’équipe de style Pontiac (Jerry Palmer), cette génération adopte des lignes plus fluides et aérodynamiques (Cx record de 0,33) que ses devancières, afin de répondre aux nouvelles normes de sécurité et de consommation des années 80. La calandre intégrée, les phares escamotables et les ailes avant affinées illustrent ce passage à un style plus moderne, tout en conservant l’identité sportive de la Trans Am.

Le contexte industriel et économique de l’époque est particulièrement exigeant : les réglementations sur la consommation d’essence et les émissions poussent les constructeurs américains à

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

repenser leurs moteurs et châssis. La Trans Am de troisième génération garde des motorisations V8 puissantes mais plus économiques et fiables, laissant ainsi les modestes V6 et 4 cylindres aux versions plus populaires. Elle se distingue également par son châssis plus rigide, son empattement légèrement rallongé, et des suspensions modernisées qui améliorent la tenue de route et la sécurité.

Avec cette génération, Pontiac cherche à séduire une clientèle plus large, en maintenant la légende des Trans Am tout en s’adaptant aux contraintes modernes. Le lancement de la Trans Am coïncide avec un renouveau du marché des muscle cars, où la concurrence avec la Chevrolet Camaro (sa cousine d’organes et plateformes d’où des proportions similaires) et la Corvette C4 devient déterminante pour asseoir la réputation de Pontiac comme constructeur de voitures sportives américaines iconiques.

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Ferrari Mondial – Guide Achat

Dino 308 GT4 ou la première tentative d'un V8 central 2+2.

Dino 308 GT4 ou la première tentative d’un V8 central 2+2.

Ferrari Mondial un dessin signé Fioravanti chez Pininfarina.

Ferrari Mondial un dessin signé Fioravanti chez Pininfarina.

Ferrari Mondial (1980)

Ferrari Mondial (1980)

Présentée au Salon de Genève 1980, la Ferrari Mondial 8 succède à la 308 GT4 conçue par Bertone. Avec cette nouvelle 2+2 à moteur central arrière, Ferrari revient à un design signé Pininfarina, sous la direction de Leonardo Fioravanti et Pierangelo Andreani, qui cherchent à concilier élégance italienne et praticité. Le dessin, plus fluide et équilibré que celui de la 308 GT4, marque une rupture stylistique et un retour à la griffe de Turin, tandis que la construction est confiée à Scaglietti, fidèle partenaire de la marque au Cheval Cabré.

À l’aube des années 1980, Ferrari doit composer avec un contexte économique et réglementaire contraignant : crise pétrolière, normes antipollution, fiscalité et exigences croissantes en matière de confort. Dans ce climat, la Mondial se positionne comme une GT civilisée, capable d’embarquer deux adultes supplémentaires, sans renier l’architecture moteur central chère à Maranello. Une philosophie similaire à celle d’autres sportives 2+2 étudiées sur le Guide des Sportives, où le plaisir de conduite reste indissociable de la polyvalence.

Le moteur V8 transversal, hérité de la 308 GTBi, conserve son timbre caractéristique mais se montre ici adouci, privilégiant la souplesse et l’agrément. L’empattement allongé, la direction assistée en option et un confort accru confirment la volonté de Ferrari d’élargir sa clientèle. Si la Mondial 8 fut souvent perçue comme la « Ferrari du père de famille », son architecture raffinée et son châssis bien né lui ont permis de traverser les années avec davantage de reconnaissance qu’à son lancement.

Au fil de ses évolutions — Mondial 8, Quattrovalvole, 3.2, puis Mondial T — le modèle n’a cessé de s’affiner, gagnant en puissance, en fiabilité et en cohérence dynamique. Chaque version apporte son lot d’améliorations : motorisations à quatre soupapes par cylindre, passage au V8 3,2 L, puis à la technologie de la 348 avec la Mondial T. Cette dernière incarne l’aboutissement du concept, avec un moteur monté longitudinalement, une boîte transversale et un comportement routier enfin à la hauteur du blason.

Longtemps injustement sous-estimée, la Mondial est aujourd’hui réhabilitée par les passionnés — notamment sur Écurie Cavallino qui en retrace en détail la genèse. D’une Ferrari « raisonnable » à la GT élégante et harmonieuse, la Mondial incarne à sa manière la décennie 1980 : celle du design anguleux, de l’électronique naissante et du retour du grand tourisme sportif.

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Alpine A310 – Guide Achat

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (1971)

Alpine A310 (1971)

Présentée au Salon de Genève en mars 1971, l’Alpine A310 marque une étape cruciale dans l’histoire de la marque de Dieppe. Héritière de la mythique Alpine A110 voir notre guide d’achat Alpine A110, elle ne vise plus seulement les amateurs de rallye, mais une clientèle de GT plus exigeante, en quête de confort, de modernité et de polyvalence.

Conçue pour rivaliser directement avec la Porsche 911, l’A310 incarne la montée en gamme d’Alpine tout en restant fidèle à son ADN : légèreté, aérodynamisme et plaisir de conduite. Son design, signé Michel Beligond, Yves Legal et Trevor Fiore, se distingue par une silhouette tendue, une grande lunette arrière et six phares ronds alignés, qui marquent durablement les esprits.

Renault soutient Alpine dans ce projet ambitieux. Mais le contexte économique, entre crise pétrolière et fiscalité dissuasive sur les grosses cylindrées, n’aide pas. Malgré cela, l’A310 trouve sa place et évoluera jusqu’en 1984, avant de céder le flambeau à la Renault Alpine GTA. Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GT & GTV – Guide Achat

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800 (1972)

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Il faut trouver un successeur au vieillissant et pourtant toujours charmeur coupé Alfa-Romeo Giulia « Bertone ». C’est donc la nouvelle berline Alfetta tipo 116 qui va servir de plateforme pour le nouveau coupé qui va porter le patronyme de sa « donneuse » : Alfetta GT. Dans le cahier des charges le constructeur milanais a pensé dès la fin des années 60 au successeur à son coupé Giulia à succès, en prenant une orientation plus Grand Tourisme. Plus de place, un coffre accru pour les bagages, plus de confort, voilà qui donne un nouveau cap. Après différentes études, dont certaines se rapprochent du coupé Fiat Dino en matière de style, c’est l’incontournable Giorgetto Giugiaro (déjà auteur du coupé Bertone), qui agit désormais dans sa propre entreprise Ital Design, qui va remporter la décision finale avec un dessin très moderne, une ligne en coin et une élégance teintée de vitesse. Museau fin avec calandre Alfa au centre et les deux paires de doubles phares ronds, larges surfaces vitrées latérales conférant une belle lumière dans l’habitacle vaste pour quatre personnes. L’arrière à pan coupé et la partie la plus massive, mais Giugiaro a joué sur le dessin des optiques et sur les plis de carrosserie pour alléger l’ensemble. Deux ans après la berline Alfetta, l’Alfa-Romeo GT est présentée et commercialisée en 1974.
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Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3
1977 – 6 cyl. Flat 6 Turbo 12V
300 ch – 260 km/h
1 195 kg

Au salon de Paris 1974, Porsche a jeté un pavé dans la mare des supercars et super GT avec sa nouvelle Porsche 930 Turbo 3L0. La Porsche 911 se fâche ? En quelque sorte… Conservant intactes les qualités intrinsèques de la Porsche 911 (polyvalence d’usage, finition, impression de robustesse, performances, caractère du Flat 6, pilotage singulier mais efficace pour qui sait, places arrière d’appoint…), le turbocompresseur KKK a jouté une « turbodimension » avec des performances d’un autre monde ! Voilà la Porsche 930 Turbo qui change les codes de cette catégorie, avec des performances diaboliques et des accélérations à couper le souffle, mais sans pour autant sacrifier les autres qualités énumérées plus haut. Et histoire de conserver son avance, la Porsche 930 Turbo adopte un Flat 6 plus dès juillet 1977, lui autorisant ainsi un regain de performances et une puissance portée à 300 ch. Seuls les afficionados du modèle sauront reconnaitre cette nouvelle variante au premier coup d’œil en raison des jantes de 16 pouces qui Lire la suite

Porsche 924 Turbo 931

Porsche 924 Turbo 931

Porsche 924 Turbo 931
1978 – 4 cyl. Turbo 8V
170 ch – 225 km/h
1 180 kg

La genèse pour le moins complexe de la Porsche 924 avait abouti à une offre additionnelle dans le catalogue Porsche… à l’insu de son plein gré ! Alors certes, si les clients ont répondu présent, il n’en demeurait pas moins qu’avec « seulement » 125 ch, un quatre cylindres Audi refroidi par eau, une tenue de route pas exempte de reproches, la Porsche 924 essuyait une pluie de reproches de la part des amateurs de voitures de sport. Message reçu chez Porsche, et c’est du côté de la suralimentation que la réponse est apportée pour donner plus de tonus. Ainsi en novembre 1978, la Porsche 924 Turbo se montre plus cossue avec quelques améliorations avant tout dictées par les contraintes de performances et du turbocompresseur comme en témoignent la prise d’air NACA sur le capot ou encore les quatre petites grilles entre les phares escamotables. Le spoiler avant est Lire la suite

Alpine GTA – V6 GT – Turbo – A610 – Guide Achat

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

L’Alpine A310 fut véritablement la voiture charnière pour la firme fondée par Jean Rédélé. Initialement commercialisée en 1972 et développée avec un quatre cylindres, faute de V6 encore disponible, elle correspond à un changement de stratégie et la volonté de concurrencer plus directement la Porsche 911. Las, entre le quatre cylindres insuffisant, un lancement assez catastrophique en fiabilité, et des finances exsangues, Jean Rédélé doit définitivement passer la main et laisser Renault seul maître à bord. Au lieu d’un élan salvateur, Renault ne va avoir de cesse de mettre le losange en avant et laisser Alpine en arrière plan. Heureusement l’Alpine A310 V6 va remettre du baume au coeur des fans de la marque de Dieppe, mais cela reste insuffisant. Après avoir envisagé une GT à moteur central arrière, Renault révise ses options et se concentre sur une remise à jour très sérieuse et totale de sa GT tricolore. Ainsi dès 1981 le cahier des charges démarre et est fixé : la future Alpine GTA (Grand Tourisme Alpine) conservera le principe du châssis-poutre cher à la marque, et son moteur sera le V6 PRV placé en porte-à-faux arrière. L’habitacle devra être plus spacieux et plus confortable (critiques récurrentes sur l’A310 V6) tandis que la tenue de route doit être plus accessible au quidam et moins « acrobatique ». Berex, Centre de Design Renault et Heuliez sont mis en concurrence et c’est finalement ce dernier avec un Gerard Godefroy (puis cofondateur et designer des Venturi) très inspiré qui va dessiner une ligne très aérodynamique (Cx de 0,28 pour l’Alpine V6 GT) pour l’Alpine GTA. En mars au salon de Genève, Renault présente sur son stand les deux nouvelles Alpine GTA : Alpine V6 GT (160 ch) et Alpine V6 Turbo (200 ch).
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Maserati Khasmin

Maserati Khasmin Tipo AM120 (1974)

Maserati Khasmin
1974 – 8 cyl. en V 16V
320 ch – 275 km/h
1 700 kg

Si la Maserati Bora regorge de qualités sportives, par sa définition de GT à moteur central arrière, elle perd un peu en polyvalence d’usage, surtout face aux GT à moteur avant qui rencontrent les faveurs d’une clientèle traditionnelle qui aime pouvoir jouir en toute circonstance de son pur sang mécanique. La Maserati Ghibli étant arrivée en bout de course (sa conception remonte au début des sixties), et la Maserti Indy devenant finalement assez vite démodée et anonyme, il est temps de repenser le haut de gamme des Grand Tourisme frappé du Trident de Modène. Toutes les planètes semblent alignées pour Giulio Alfiero l’ingénieur en chef de Maserati : un propriétaire Citroën depuis 1968 qui est solide et dispose de technologies d’avant-garde en matière de suspensions et d’hydraulique, la Carrozerria Bertone qui a certes laissé filé Giorgetto Giugiaro mais qui avec Marcello Gandini trouve un sacré souffle stylistique. C’est d’ailleurs Bertone qui a dégainé le premier en dévoilant au salon de Turin 1972 sa Maserati Khasmin. Une GT 2+2 à l’allure peu commune et moderne. Moteur V8 presque placé en postion centrale avant imposant ainsi la cabine rejeté vers l’arrière, et un long capot avec phares escamotables. Les flancs profitent d’un traitement très intéressant avec la reprise des formes de coques de bateau qui allège l’ensemble et donne une certaine élégance avec la sensation que la Khasmin flotte au-dessus de la route. Les jantes Campagnolo Lire la suite

Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126

Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126

Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126
1983 – 8 cyl. en V 16V
276 ch – 240 km/h
1 610 kg

Chez AMG, dans les locaux d’Affalterbach, la passion des voitures surplombées d’une étoile n’est pas qu’une simple image. Depuis les années 60, messieurs Melcher et Aufrecht s’escriment à transformer les notables Mercedes-Benz en voiture de sport, sans pour autant sacrifier les qualités intrinsèques de la marque allemande de Stuttgart. Les coupés SEC W126 présentés en 1981, avec leur ligne élancée et élégante signée Bruno Sacco, et les V8 sous le long capot devenaient des cibles de choix pour la course à l’armement dont AMG s’est fait une spécialité. La Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126 passe donc d’emblée au traitement cosmétique chère aux hommes qui président AMG : suppression des chromes qui sont peints pour l’occasion de la même teinte que la carrosserie, logotypes et étoiles compris. Généralement, c’est une teinte noire intégrale, également reprise sur le voile des jantes alu AMG 15 pouces à 5 branches. Si c’est Lire la suite

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé
1975 – 12 cyl. en V 24V
285 ch – 240 km/h
1 700 kg

Ce 10 septembre 1975 fut un véritable coup de tonnerre à Coventry : la remplaçante de la mythique Type E est dévoilée. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil est mitigé. La Jaguar XJ-S arbore une ligne certes originale dont les premières esquisses sont l’œuvre de Malcom Sayer et terminée par Doug Thorpe suite au décès en 1970 de Sayer. Mais face aux lignes si harmonieuses des premières Type E, la Jaguar XJ-S marque le pas et avoue finalement changer de registre. Le ton est donné, et si le long capot maintient une certaine tradition, le gabarit général (plus long qu’une Peugeot 604 mais plus bas qu’une Ferrari 365 GT4) la confine dans le genre Grand Tourisme. La face avant accueille des optiques oblongues Cibie conçues spécifiquement pour la Jaguar XJ-S. Les porte-à-faux sont prononcés, et en bonne Grand Tourisme avant tout prévue pour être vendue aux USA, marché prioritaire pour Jaguar, des gros pare-chocs en plastique à absorbeurs de chocs sont de série, quitte à alourdir un peu l’allure générale. Avec des lignes tendues Lire la suite