Aston Martin Vanquish – Guide Achat

C'est un Ian Callum particulièrement inspiré qui s'est penché sur la planche à dessin pour la nouvelle Aston-Martin Vanquish.

C’est un Ian Callum particulièrement inspiré qui s’est penché sur la planche à dessin pour la nouvelle Aston-Martin Vanquish (1997).

Rapidement, les formes esquissées sur la feuille blanche prennent forme et confirme l'équilibre du design retenu.

Rapidement, les formes esquissées sur la feuille blanche prennent forme et confirme l’équilibre du design retenu.

Il y a des noms qui résonnent dans l’histoire de l’automobile comme une promesse tenue sur plusieurs décennies. « Vanquish » — en français, « vaincre », « soumettre », « dominer » — est l’un d’eux. En choisissant ce terme ambitieux pour désigner son nouveau fer de lance, Aston Martin n’y allait pas de main morte. La marque de Gaydon avait la ferme intention de bousculer l’ordre établi dans l’univers du Grand Tourisme haut de gamme, et elle y réussit au-delà de toute espérance.

Tout commence au milieu des années 1990 avec le « Project Vantage », un concept développé par Ian Callum, alors directeur du style chez Aston Martin. Ce styliste britannique, né en Écosse et passé notamment par Ford et TWR, est l’auteur d’une œuvre d’une beauté classique et affirmée qui doit autant aux grands GT de la tradition britannique qu’à la modernité des années 2000. Le concept Project Vantage est révélé pour la première fois au Salon de Détroit en janvier 1998, arborant un V12 6,0 litres de 460 chevaux couplé à une boîte à palettes d’inspiration Formule 1. La réaction du public est enthousiaste, et les ingénieurs se remettent au travail pour préparer la production de série.

Aston-Martin Project Vintage (1998)

Aston-Martin Project Vantage Concept (1998)

C’est finalement au Salon de Genève 2001 que la V12 Vanquish fait son entrée dans le monde de la production, sous les projecteurs de la presse internationale et dans un concert de louanges unanimes. Motortrend la proclame « l’une des GT à moteur avant les mieux designées de tous les temps », tandis que la revue britannique evo salue une machine qui « dévore les lignes droites avec délectation et possède un appétit vorace pour les virages ». Dernier modèle jamais assemblé à Newport Pagnell, l’usine historique avant le déménagement à Gaydon, la V12 Vanquish incarne à la fois l’aboutissement d’une époque et le point de départ d’une nouvelle ère pour la marque.

Deux générations supplémentaires lui succèdent, chacune repoussant les limites du possible : en 2012 avec un coupé au carrosserie intégralement en fibre de carbone inspiré par l’hypercar One-77, puis en 2024 avec la troisième génération et son V12 biturbo de 835 ch qui en fait la voiture de série la plus rapide jamais produite par Aston Martin. En 25 ans d’existence, le nom Vanquish est devenu synonyme de ce que la Grande-Bretagne sait faire de mieux en matière de super Grand Tourisme. Lire la suite

Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire (1966–1973)

Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire

Il y a des automobiles qui ne font qu’évoluer, et il y en a d’autres qui révolutionnent. La Lamborghini Miura appartient résolument à la seconde catégorie. Présentée le 10 mars 1966 au Salon de Genève, cette sportive italienne à moteur central n’est pas simplement entrée dans l’histoire de l’automobile : elle l’a réécrite. Soixante ans après sa première mondiale, la Miura reste la référence absolue, le point de départ de tout ce que l’on appelle aujourd’hui une supercar. Voici l’histoire complète d’une saga hors du commun.



Les origines : un défi de jeunes ingénieurs

La Lamborghini Miura est avant tout l’histoire d’une audace collective. En 1964, la marque de Sant’Agata Bolognese n’a que deux ans d’existence. Ferruccio Lamborghini a certes prouvé son sérieux avec la 350 GT, mais son ambition va bien plus loin. Il rêve d’une machine encore plus puissante, encore plus radicale. C’est alors qu’une équipe de jeunes ingénieurs passionnés — Gian Paolo Dallara, Paolo Stanzani et le pilote d’essai néo-zélandais Bob Wallace — prend les choses en main, hors des heures de bureau, presque en secret.

Dès 1964, ce trio de visionnaires commence à développer l’idée d’une voiture de sport inspirée directement de la compétition, avec un moteur monté en position centrale transversale. Cette architecture, héritée du monde des courses, est alors totalement inédite sur une voiture de route. Après avoir construit un châssis prototype prêt à rouler, ils le présentent à Ferruccio Lamborghini, qui reconnaît immédiatement le potentiel du projet. Sans hésiter, il donne le feu vert pour développer ce qui deviendra le Projet L105, sous la dénomination technique 400 TP.

Le 3 novembre 1965, au Salon de Turin, Lamborghini frappe un grand coup. Le châssis de la future Miura est exposé nu, peint en noir satin, entouré de ses quatre pipes d’échappement blanches. Une structure en acier d’une finesse extrême — seulement 0,8 mm d’épaisseur de paroi — pour un poids total de seulement 120 kilos. Jamais un simple châssis n’avait provoqué un tel émoi dans une salle d’exposition. Les visiteurs et les carrossiers affluent. Plusieurs ateliers proposent leurs services pour habiller ce « pied merveilleux ».


Bertone entre en scène : la naissance d’une icône

La légende raconte que Nuccio Bertone arriva le dernier sur le stand Lamborghini à Turin, vers la fin du Salon. Examinant le châssis avec calme, il aurait déclaré à Ferruccio Lamborghini que son studio dessinerait « la chaussure parfaite pour ce pied merveilleux. » Qu’importe si ce dialogue est exactement fidèle à la réalité : il reflète avec une précision saisissante la complicité créative qui unit instantanément les deux hommes.

Cette rencontre marque le début d’une collaboration historique. À la tête du design chez Carrozzeria Bertone se trouve alors un jeune talent de 26 ans : Marcello Gandini. En quelques semaines seulement — dès début janvier 1966 — le design est finalisé. Trente employés Bertone travaillent d’arrache-pied pour que le prototype soit prêt pour Genève, en mars. Le résultat est sidérant. La Miura est basse, très basse — seulement 105 centimètres de hauteur — large, élancée, avec des lignes qui semblent nées de la vitesse.

Les phares escamotables ornés de « cils » noirs, les larges prises d’air derrière les portes, les lames noires ajourées sur le capot arrière, les garnitures en aluminium anodisé noir à la place du chrome traditionnel : chaque détail est pensé à la fois pour l’aérodynamisme et pour l’esthétique. Gandini crée une sculpture automobile qui tient à la fois du fauve prêt à bondir et de l’objet d’art. La Miura est la première voiture de série à combiner aussi parfaitement la puissance et la beauté, le sport et l’élégance. Elle mesure 4,36 m de long seulement, compacité rendue possible par l’implantation transversale du moteur.

Pour en savoir plus sur les grandes signatures du design automobile sportif, retrouvez notre dossier sur les plus belles voitures de sport italiennes sur le Guide des Sportives.


Un nom taillé pour la légende

La Lamborghini Miura ne doit pas son nom au hasard. Chez Lamborghini, les modèles portent traditionnellement les noms de taureaux célèbres ou de termes liés à la tauromachie, une référence directe au signe zodiacal du Taureau de Ferruccio Lamborghini. La Miura tire son nom d’une race de taureaux de combat parmi les plus réputées et les plus redoutées d’Espagne, élevée par Don Eduardo Miura Fernández.

Ce choix n’est pas anodin : le taureau Miura est connu pour son caractère fougueux, sa puissance et son imprévisibilité — des qualités qui correspondent exactement à ce que représente la voiture. Cette tradition nomenclaturale se poursuivra avec l’Espada, l’Islero, et plus tard le Murciélago, autant de noms qui ancrent Lamborghini dans une culture ibérique de l’excellence et du danger. La Miura est ainsi la première Lamborghini à porter officiellement ce type de nom taurin, établissant un code de marque qui dure encore aujourd’hui.


Le cœur battant : le V12 transversal

Si la carrosserie de la Miura fait tomber les mâchoires, c’est son architecture mécanique qui révolutionne l’industrie. Au cœur de la machine bat un moteur V12 de 3 929 cm³ à 60 degrés, monté transversalement en position centrale arrière. Ce 12 cylindres dispose de quatre arbres à cames en tête, de soupapes en V, d’un vilebrequin à sept paliers et de quatre carburateurs Weber 40 IDL 3L avec douze papillons. Détail surprenant : le vilebrequin tourne dans le sens antihoraire.

L’ingénieur Paolo Stanzani joue un rôle central dans ce chef-d’œuvre mécanique. Il reprend le V12 originellement dessiné par Giotto Bizzarrini et l’adapte pour la route, en assurant sa viabilité en série. La solution technique la plus audacieuse — et la plus controversée — est le partage d’un carter commun entre le moteur, la boîte de vitesses et le différentiel. Gain de place considérable, mais complexité extrême de la lubrification. Lamborghini améliorera ce point sur les versions ultérieures en développant des systèmes de lubrification distincts.

La transmission se fait via un embrayage à sec vers une boîte manuelle à cinq rapports avec grille de vitesses ouverte — le fameux « open gate » que tout conducteur de Lamborghini connaît. Sans direction assistée, sans aide électronique d’aucune sorte, la Miura dialogue directement avec son pilote. Exigeante, brutale parfois, mais d’une sincérité absolue. Son son — ce rugissement de V12 à haut régime — est devenu indissociable de son image, au point de lui valoir le rôle principal de la scène d’ouverture du film The Italian Job en 1969.

Passionné par les grands moteurs de légende ? Consultez également notre guide complet sur les meilleures sportives italiennes sur le Guide des GTI.


La P400 : l’originale, la pure, l’inaccessible

La première série de production de la Miura, la P400, est livrée à son premier client à Milan le 29 décembre 1966. Elle développe 350 ch à 7 000 tr/min pour un couple de 355 Nm à 5 000 tr/min. Pour l’époque, les performances sont proprement stratosphériques : 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et une vitesse de pointe de 280 km/h. La Miura P400 est alors officiellement la voiture de série la plus rapide du monde.

Son châssis est un espace frame en acier, complété par des doubles triangulations et des ressorts hélicoïdaux à l’avant comme à l’arrière. La rigueur sportive de la P400 est totale : pas de climatisation, pas de vitres électriques, des finitions intérieures sobres. Elle pèse 985 kg seulement — une légèreté remarquable pour une GT de cette puissance. En 1967, 107 exemplaires sont livrés. En 1968, les commandes s’accumulent à un rythme sans précédent : près de quatre voitures par semaine en moyenne pour une supercar de ce niveau.

La P400 est aujourd’hui la plus rare et la plus recherchée des trois versions. Sa pureté, son absence de compromis et son authenticité en font le Graal des collectionneurs du monde entier. À sa sortie, elle était vendue 7 700 000 lires italiennes — une fortune pour l’époque, et un investissement qui, soixante ans plus tard, dépasse toutes les espérances.


La P400 S : la Miura s’affine

En 1968 apparaît la Lamborghini Miura P400 S, une évolution logique mais significative de la recette originale. Le V12 gagne en puissance : 370 ch à 7 500 tr/min pour un couple de 390 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe à 6,4 secondes, la vitesse de pointe reste aux alentours de 280 km/h mais la voiture est plus sûre, plus prévisible, plus exploitable.

Les améliorations touchent tous les aspects de la voiture. La voie est élargie, la suspension retravaillée avec des amortisseurs Koni. À partir du 501ème exemplaire, des disques ventilés sont montés aux quatre roues. L’habitacle reçoit des vitres électriques, des sièges retravaillés, une planche de bord modernisée. Les encadrements de vitres passent du noir anodisé au chrome. La climatisation devient disponible en option à 350 000 lires supplémentaires.

La P400 S réussit le défi de rendre la Miura plus vivable au quotidien sans en trahir l’âme. Elle conserve le caractère sauvage de la P400 tout en s’ouvrant à une clientèle plus large, désireuse d’un confort minimal pour de longs trajets sur autoroute. La carrosserie reçoit de légères modifications au niveau des prises d’air, et l’ensemble donne une impression de maturité accrue. Elle est vendue 7 850 000 lires, plus 350 000 lires pour la climatisation.


La P400 SV : l’ultime aboutissement

La Lamborghini Miura P400 SV, produite de 1971 à 1973, représente l’apogée technique de la saga. Le « SV » signifie Super Veloce — super véloce — et ce n’est pas une promesse en l’air. Le V12 atteint désormais 385 ch à 7 850 tr/min pour un couple de 388 Nm à 5 500 tr/min. La vitesse maximale dépasse les 290 km/h, faisant de la SV la voiture de série la plus rapide du monde à son époque. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,5 secondes.

Sur le plan mécanique, la SV introduit la séparation des systèmes de lubrification moteur et boîte, résolvant définitivement le problème qui avait tari la réputation de la P400 originale. La voie arrière est encore élargie pour améliorer la traction en sortie de courbe. La suspension arrière est reprise, et certains exemplaires sont équipés d’un différentiel à glissement limité. La maîtrise dynamique progresse sensiblement.

Visuellement, la SV se distingue par l’absence des « cils » sur les phares escamotables, lui donnant un look plus épuré, plus moderne, plus agressif. Les ailes arrière sont légèrement évasées pour accueillir les pneumatiques plus larges. La SV est vendue 8 600 000 lires. Entre 1971 et 1973, elle clôture en beauté une production totale de 763 exemplaires pour l’ensemble de la famille Miura.

Retrouvez notre comparatif des grandes sportives des années 70 sur Guide des Sportives pour replacer la Miura dans son contexte historique.


Les versions spéciales et le Roadster unique

Au-delà des trois versions de série, la Miura a donné naissance à une constellation de versions spéciales, de prototypes et de one-offs qui alimentent la mythologie de la marque. Parmi eux, la pièce la plus extraordinaire est sans doute le Miura Roadster de 1968, une version découvrable unique imaginée et réalisée par Carrozzeria Bertone.

Cette pièce unique se distingue par une peinture lamée bleu ciel, un intérieur en cuir blanc, une moquette rouge, des prises d’air latérales agrandies, un pare-brise à inclinaison plus prononcée et des feux arrière exclusifs. Pour convertir le coupé en roadster, Bertone a dû réaliser environ 120 renforts structurels supplémentaires sur la caisse — un travail colossal pour préserver la rigidité de la carrosserie sans toit. Cette automobile unique est aujourd’hui considérée comme l’une des voitures les plus précieuses et les plus convoitées au monde.

En 2006, pour les 40 ans de la Miura, Lamborghini présente au Salon de Genève le Miura Concept, signé Walter De Silva. Ce concept car moderne ne cherche pas à copier l’original mais à en réinterpréter l’esprit dans un langage contemporain : silhouette basse et plate, épaules arrière larges, porte-à-faux courts. Une déclaration d’amour à la voiture qui a tout inventé, sans tomber dans le rétro facile.


La culture Miura : du cinéma à la pop culture

La Lamborghini Miura n’est pas seulement une automobile. Elle est un symbole culturel dont l’influence dépasse largement le monde de l’automobile. Sa présence dans la scène d’ouverture du film The Italian Job (1969), où une Miura orange file dans les tunnels des Alpes italiennes au son de Matt Monro, reste l’une des séquences les plus iconiques du cinéma automobile. La caméra ne filme pas une voiture : elle filme un mythe.

La Miura a orné des dizaines de couvertures de magazines automobiles internationaux et a alimenté les rêves de générations entières de passionnés. Elle a contribué à définir le concept même de la supercar dans l’imaginaire collectif : une machine belle, dangereuse, inaccessible, taillée pour repousser les limites. Sa palette de couleurs — Arancio Miura, Giallo Fly, Rosso Corsa, Verde Rio Metallizzato… — a d’ailleurs posé les jalons d’une personnalisation poussée qui est aujourd’hui au cœur de l’identité Lamborghini.

Stephan Winkelmann, PDG d’Automobili Lamborghini, résume parfaitement ce qui fait de la Miura bien plus qu’une voiture : « La Miura a fait plus qu’introduire une nouvelle voiture — elle a changé le cours de l’histoire automobile. Avec son architecture révolutionnaire, son design à couper le souffle et ses performances sans compromis, elle a défini le concept même de supercar. » Soixante ans après, cette phrase sonne comme une évidence.


Un héritage vivant

L’héritage de la Lamborghini Miura se lit dans chaque Lamborghini produite depuis 1966. La Countach, la Diablo, la Murciélago, l’Aventador et l’actuelle Revuelto sont autant de descendants directs de la philosophie Miura : moteur central, V12, design radical, performances absolues. La Miura a transformé Lamborghini d’un fabricant de niche en un constructeur de série respecté, capable de produire jusqu’à quatre supercars par semaine dès 1968.

Aujourd’hui, les exemplaires les plus emblématiques de la Miura brillent dans les plus grands concours d’élégance mondiaux — Villa d’Este, Pebble Beach, Salon Privé, Hampton Court Palace — raflant régulièrement les prix de Best in Class. Le département Lamborghini Polo Storico veille sur leur préservation, assurant restauration, certification et participation aux grands événements du patrimoine automobile. En 2026, Lamborghini célèbre les 60 ans de la Miura avec un Polo Storico Tour exclusif en Italie du Nord, du 6 au 10 mai.

La Miura n’a pas vieilli : elle a mûri. Soixante ans après son apparition fracassante à Genève, elle continue d’incarner l’idéal de la supercar — cette combinaison unique d’audace, de beauté et de performance qui fait battre le cœur des passionnés du monde entier. Elle est la preuve vivante que l’innovation née du courage de défier les conventions ne vieillit jamais.

Pour découvrir les autres grandes sportives qui ont marqué l’histoire, consultez les guides complets sur Guide des Sportives et Guide des GTI.


Les versions :


Caractéristique Miura P400 (1966–1969) Miura P400 S (1968–1971) Miura P400 SV (1971–1973)
Moteur V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central
Puissance 350 ch à 7 000 tr/min 370 ch à 7 500 tr/min 385 ch à 7 850 tr/min
Couple 355 Nm à 5 000 tr/min 390 Nm à 5 500 tr/min 388 Nm à 5 500 tr/min
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports — open gate
0 à 100 km/h ≈ 6,7 s ≈ 6,4 s ≈ 5,5 s
Vitesse maximale ≈ 280 km/h ≈ 280 km/h > 290 km/h
Poids à vide 985 kg 1 180 kg 1 245 kg
Carrosserie Coupé 2 places — Bertone / Marcello Gandini
Longueur 4,36 m
Hauteur ≈ 1,05 m
Châssis Space frame acier — doubles triangulations AV/AR
Freins Disques 4 roues Disques ventilés 4 roues (à partir du n° 501) Disques ventilés 4 roues
Carburateurs 4 Weber 40 IDL 3L (12 papillons)
Lubrification Carter commun moteur/boîte/différentiel Circuits séparés moteur et boîte
Prix de lancement 7 700 000 lires 7 850 000 lires 8 600 000 lires
Production totale 763 exemplaires (1966–1973)
Concepteurs G.P. Dallara, P. Stanzani, B. Wallace (mécanique) — M. Gandini / Bertone (design)
Particularités SV Cils phares, look classique Encadrements chromés, intérieur luxe Sans cils, voie arrière élargie, différentiel LSD en option


Lamborghini Miura Saga
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Lamborghini
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À Turin, en novembre 1965, ce n’est pas une voiture qui attire l’attention du public, mais un châssis. Nu, essentiel : fait de tôle pliée allégée par de nombreuses ouvertures percées. Il est équipé d’un moteur V12 de 4 litres monté transversalement à l’arrière. Il ressemble à un prototype de course, mais c’est la base à partir de laquelle la Miura va naître. Exposé sur le stand Lamborghini au Salon de Turin, il révèle à tous l’essence mécanique pure de la prochaine voiture de série de Sant’Agata Bolognese. C’est une déclaration d’intention, un geste radical qui marque le début d’une nouvelle ère. C’est un moment emblématique de l’histoire de Lamborghini qui, en 2026, s’apprête à célébrer les soixante ans du lancement de la Miura avec une année de festivités et un tour officiel Polo Storico, rendant hommage à la première supercar au monde.

La première idée de ce qui allait devenir l’architecture de la nouvelle Lamborghini a vu le jour à l’été 1964, née de l’intuition et du courage de trois jeunes membres de l’équipe Lamborghini à Sant’Agata Bolognese : Giampaolo Dallara, Paolo Stanzani et le pilote d’essai Bob Wallace. Âgés d’un peu plus de vingt ans, ils partageaient le rêve de faire entrer Lamborghini dans le monde de la course automobile. Comme cela ne faisait pas partie des plans de Ferruccio Lamborghini, ils ont décidé que si leurs voitures ne pouvaient pas aller sur la piste, la piste viendrait aux voitures de route, apportant avec elle performances, technologie et émotions. Cette idée a donné naissance au projet L105, qui a d’abord pris la forme d’un châssis léger et compact prêt à accueillir une carrosserie gran turismo extrême et révolutionnaire. D’abord sceptique, Ferruccio Lamborghini a choisi de leur faire confiance, et le châssis et le moteur de la P400 sont devenus réalité : un manifeste de liberté créative et d’avant-garde technique. Lire la suite

Forme, fonction et avenir : la conception du Bugatti Tourbillon

Lorsque Jan Schmid et son équipe de designers extérieurs ont entrepris de façonner la Tourbillon, ils ont été confrontés à un défi qui définit la marque : comment honorer plus de 115 ans d’art automobile tout en propulsant la marque dans une nouvelle ère ? Pour Schmid, designer en chef de l’extérieur chez Bugatti, la réponse résidait dans ce qu’il appelle « trouver le juste équilibre entre ce qu’est une Bugatti et ce qu’elle peut être à l’avenir ».

Le résultat est une hypercar qui perpétue le célèbre langage stylistique de Bugatti tout en le réinventant avec précision et détermination. Le dernier chapitre de la série documentaire Bugatti « A New Era » explore cette évolution et révèle comment l’héritage et l’innovation convergent dans chaque détail.

Chaque angle de la Tourbillon raconte une histoire. La calandre en fer à cheval emblématique, plus basse et plus large que sur toutes les Bugatti précédentes, ancrent un visage qui semble se précipiter vers l’avant. Mais il ne s’agit pas simplement d’une sculpture. Schmid et son équipe ont façonné chaque millimètre avec intention, s’assurant même qu’une plaque d’immatriculation européenne s’intègre parfaitement dans les courbes du fer à cheval tout en conservant l’intégrité aérodynamique et structurelle.

« Il s’agit vraiment de rendre une Bugatti reconnaissable comme telle sous tous les angles en incorporant les éléments fondamentaux de notre ADN en matière de design. »

Jan Schmid
Chef designer extérieur chez Bugatti

La calandre en fer à cheval est complétée par l’accentuation du fuselage et la ligne centrale, une caractéristique qui remonte à la colonne vertébrale rivetée de la Type 57 SC Atlantic. Sur la Tourbillon, cette ligne centrale s’étend du nez à l’arrière, pour aboutir au troisième feu stop, intégré dans la colonne vertébrale elle-même.

La ligne Bugatti distinctive, qui part du montant A, contourne la verrière avant de revenir avec précision à l’avant de la voiture, crée ce que Schmid décrit comme « une impression de bond en avant ». Cette courbe caractéristique accentue et soutient le profil latéral de la voiture, où chaque surface semble chargée de mouvement et prête à accélérer. Le long de la ligne, elle définit également la division de la célèbre couleur bicolore de Bugatti, un élément signature qui remonte aux premières créations de la marque. Lire la suite

Ferrari F76 : la première hypercar numérique célèbre Le Mans et redéfinit l’avenir du design automobile

En 2025, Ferrari célèbre sa troisième victoire consécutive aux 24 Heures du Mans avec la 499P. Mais cette année marque aussi une autre révolution : la naissance de la Ferrari F76, première hypercar numérique de l’histoire de la marque. Conçue exclusivement pour le monde virtuel sous forme de NFT, la F76 incarne une nouvelle frontière dans l’expérience Ferrari, fusionnant héritage sportif, innovation technologique et design visionnaire. Lire la suite

Ferrari SC40 : l’art du sur-mesure selon Maranello

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Lamborghini Diablo – Guide Achat

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

La Lamborghini Diablo fait partie de ces automobiles qui ont marqué à jamais l’imaginaire collectif. Présentée en 1990 en Principauté de Monaco, la remplaçante de la Countach s’impose immédiatement comme une supercar hors du commun. Avec son V12 atmosphérique de 5,7 litres développant près de 500 chevaux, ses portes en élytre et une vitesse de pointe supérieure à 325 km/h, la Diablo devient l’incarnation absolue du rêve automobile des années 1990.

Produite jusqu’en 2001, elle connaîtra de nombreuses déclinaisons – VT, SE30, Roadster, SV, GT, GT-R et 6.0 SE – avant de céder la place à la Murciélago. Symbole de l’excès, star de cinéma et véritable icône de la pop culture, la Lamborghini Diablo est aujourd’hui une sportive recherchée par les collectionneurs, dont la cote ne cesse de grimper.

Sur Guide des Sportives, nous vous proposons un tour d’horizon complet de ce modèle d’exception, avec son histoire, ses évolutions et sa fiche technique de synthèse. Lire la suite

Ferrari Testarossa – Guide Achat

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (1984)

Ferrari Testarossa (1984)

Le nom Testarossa appartient à l’histoire légendaire de Ferrari. Dès la fin des années 50, la Ferrari 250 Testa Rossa dominait les circuits d’endurance, forgeant un palmarès exceptionnel et associant le terme italien « tête rouge » – en référence aux couvre-culasses peints en rouge – à la compétition. Plus de vingt ans plus tard, Ferrari réactive ce patronyme mythique pour baptiser sa nouvelle GT à moteur 12 cylindres, présentée en 1984 au Salon de Paris.

Le contexte est particulier : la marque doit remplacer la 512 BBi et proposer une voiture à la fois plus moderne, plus confortable et mieux adaptée aux normes de sécurité et d’émissions, tout en préservant l’aura du 12 cylindres à plat. Le style est confié à Pininfarina, qui dessine une carrosserie spectaculaire signée Leonardo Fioravanti. Ses lignes basses et larges, dominées par les fameux « persiennes » latérales, deviennent instantanément iconiques. La Testarossa incarne l’exubérance des années 80, autant par son design que par ses apparitions médiatiques, de Miami Vice aux magazines de luxe.

Sous le capot, le 12 cylindres à plat de 4,9 litres développe 390 ch, de quoi propulser la GT à près de 300 km/h. La Testarossa impressionne autant par sa présence que par ses performances, et marquera profondément son époque. Ses évolutions, la 512 TR en 1992 puis la F512 M en 1994, perfectionneront la recette et amèneront la lignée jusqu’en 1996, avant le passage de témoin à la 550 Maranello. Lire la suite

Nouvelle Aston Martin Valhalla en détail

Fusionnant les méthodologies et les technologies de la Formule 1® axées sur la performance avec un design spectaculaire et une dynamique de conduite scintillante, Valhalla est une supercar d’une portée extraordinaire. Le développement ayant atteint un stade avancé, le moment est venu de révéler tous les détails de la supercar hybride à moteur central d’Aston Martin. Comme il sied à la supercar du conducteur ultime, Valhalla est une voiture de « premières » : Première supercar à moteur central produite en série par Aston Martin et première voiture hybride rechargeable, elle est le premier véhicule de série de la marque à disposer d’une autonomie dédiée aux véhicules électriques. C’est également le premier modèle à utiliser le moteur V8 biturbo de 4,0 litres à vilebrequin plat – le moteur V8 le plus performant jamais monté sur une Aston Martin – et le premier à utiliser la toute nouvelle boîte de vitesses à double embrayage (DCT) à 8 rapports de la marque, qui intègre un moteur électrique et un différentiel arrière électronique (E-diff). Lire la suite