Porsche 911 Carrera type 991

Porsche 911 Carrera type 991 phase 1
2011 – 6 cylindres à plat 24S
350 ch – 289 km/h
1 380 kg

Présentée à Francfort en 2011, la Porsche 911 de type 991 inaugure une évolution majeure dans l’histoire du modèle. Plus longue de 100 mm grâce à un empattement accru, plus basse et allégée, elle conserve pourtant immédiatement la silhouette typique de la 911, avec ses ailes arrière marquées, son capot plongeant et sa poupe compacte. Sur cette génération phase 1, la Carrera joue la carte de l’équilibre entre modernité technique et fidélité au dessin originel. La structure mêlant acier et aluminium contribue à la baisse de poids, tandis que l’aérodynamique a été soignée avec un spoiler arrière déployable et une traînée contenue. La 991 phase 1 marque ainsi un tournant dans la gamme Porsche 911 en combinant davantage d’efficacité, de rendement et de polyvalence au quotidien. Lire la suite

Porsche 718 Spyder RS

Porsche 718 Spyder RS

Porsche 718 Spyder RS
2023 – Flat-6 atmo 24S
500 ch – 308 km/h
1 410 kg

Trente ans après la présentation de l’étude conceptuelle du Boxster, Porsche referme en beauté le chapitre thermique de son roadster à moteur central avec la 718 Spyder RS. Cette ultime déclinaison du Boxster représente bien plus qu’une évolution supplémentaire : c’est le chant du cygne d’une lignée légendaire. Pour la première fois dans l’histoire de la gamme à moteur central de Zuffenhausen, un moteur issu directement de la 911 GT3 — le Boxer six cylindres atmosphérique de 4,0 litres développant 500 ch — prend place entre les sièges et l’essieu arrière d’un cabriolet. La 718 Spyder RS devient ainsi la voiture de sport la plus puissante jamais produite dans la famille à moteur central de la marque. Sa ligne est immédiatement reconnaissable : becquet en queue de canard à l’arrière rappelant la 911 Carrera RS 2.7 de 1972, entrées d’air NACA sur le capot avant en carbone, sideblades devant les roues, arceaux de sécurité chromés. Différente du 718 Cayman GT4 RS qui l’inspire, elle déploie une aérodynamique équilibrée sans l’imposant aileron arrière du coupé, pour un compromis entre stabilité et beauté formelle.


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Porsche 911 type 996 – Guide Achat

Introduction — La révolution silencieuse de Zuffenhausen

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

Il y a des voitures qui font l’unanimité dès leur présentation au public. La Porsche 911 type 996 n’est pas de celles-là. Dévoilée à l’IAA de Francfort en septembre 1997, elle suscite autant de curiosité que de réticences au sein de la communauté des puristes. Et pourtant, cette cinquième génération de la 911 légendaire représente, avec le recul, l’une des évolutions les plus courageuses jamais entreprises par Porsche depuis la naissance du modèle en 1963.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La genèse de la 996 est intimement liée à une double contrainte : économique d’abord, réglementaire ensuite. À la fin des années 1980, Porsche traverse une crise profonde — les ventes s’effondrent, les marges se réduisent — et les nouvelles normes antipollution imposent de repenser intégralement la motorisation. August Achleitner, alors responsable de la planification technique des produits et des concepts véhicules, est chargé d’imaginer une architecture susceptible de sauver l’entreprise. La solution tient en deux idées audacieuses : passer au refroidissement par eau — une quasi-hérésie pour les fidèles du flat-six à air — et partager une base commune avec un nouveau roadster à moteur central, le futur Boxster (986). En 1989, un V8 compact est même monté en porte-à-faux arrière à titre d’essai, avant d’être définitivement écarté. C’est bien le flat-six à eau et quatre soupapes par cylindre qui finira par s’imposer comme la seule solution viable pour répondre aux exigences d’émissions et de puissance.

C’est le designer Harm Lagaaij, directeur du style de Porsche dans les années 1990, qui supervise l’habillage de cette nouvelle architecture. La tâche est colossale : concevoir simultanément le Boxster 986 et la 911 996 en partageant rigoureusement la même carrosserie de l’avant jusqu’au montant B, tout en préservant l’identité inimitable de la 911. Lagaaij s’inspire du concept Boxster présenté au Salon de Détroit en 1993 — plébiscité par le public et élu « Best of Show » — pour dessiner les lignes avant des deux voitures. Son équipe, qui atteint jusqu’à 80 personnes à son pic, travaille directement sur des maquettes à l’échelle 1:1 pour tenir des délais extrêmement serrés.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La 996 rompt délibérément avec la 993 qui la précède : la carrosserie est allongée de 18,5 cm et élargie de 3 cm, la garde au toit gagne en générosité, et le poids chute d’environ 50 kg grâce à l’acier haute résistance et de nouvelles méthodes d’assemblage. Le moteur boxer six cylindres à plat conserve sa disposition en porte-à-faux arrière mais abandonne le refroidissement par air au profit de l’eau, indispensable pour la culasse à quatre soupapes par cylindre imposée par les futures normes Euro 3. Cette technologie quatre soupapes, associée au système VarioCam de calage d’arbre à cames, permet au nouveau 3,4 litres de délivrer 300 ch dès le lancement. La 996 partage, de l’avant jusqu’aux montants B, sa carrosserie et ses équipements intérieurs avec le Boxster — une décision qui vaudra bien des critiques à Porsche, mais qui permettra à la marque de vendre plus de 30 000 exemplaires de 911 par an et de retrouver la rentabilité. Entre 1997 et 2005, Porsche construira au total 175 262 exemplaires de la 996, un record absolu pour la 911 à cette époque. Lire la suite

Porsche 944 – Guide Achat

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Au tournant des années 80, Porsche est en pleine mutation. La 911 reste au catalogue, mais la marque sait qu’elle doit élargir son offre pour toucher une clientèle nouvelle. La 924, née d’un projet commun avec Volkswagen-Audi, a permis de franchir une étape, mais sa motorisation d’origine Audi bride son image. Pour redorer son blason, Porsche lance en 1980 la 924 Carrera GT, véritable vitrine technologique et sportive avec ses ailes élargies et son look plus agressif.

C’est cette 924 GT qui sert d’inspiration directe à la Porsche 944, dévoilée en 1981. Reprenant ses galbes musclés et son assise large, la 944 reçoit surtout un moteur 100 % Porsche : un 4 cylindres 2,5 litres dérivé du V8 de la 928, coupé en deux. Avec cette mécanique maison et son architecture transaxle (moteur avant, boîte arrière), la 944 affiche un équilibre exemplaire et un caractère nettement plus affirmé que sa devancière.

Produite jusqu’en 1991, elle connaîtra une riche carrière avec plusieurs déclinaisons : 2.5, 2.7, S, S2, Turbo, Turbo S et cabriolet. Plus homogène et polyvalente que la 924, plus accessible qu’une 911, la 944 s’est imposée comme l’une des Porsche emblématiques des années 80, héritière de la 924 Carrera GT et annonciatrice de la 968. Lire la suite

Porsche 911 E 2.0

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Porsche 911 E 2.0
1968 – 6 cyl. à plat (Flat 6)
140 ch – 215 km/h
1 030 kg

Depuis le salon de Francfort 1963, la Porsche 901… pardon 911 (!), s’est posée en GT de référence chez les voitures de sport. Forte en caractère, elle a su imposer sa solution technique particulière (porte-à-faux AR) et sa bouille inimitable héritée des Porsche 356. En 1968, pour améliorer la tenue de cap en ligne droite, l’empattement gagne 5,8 cm sans dénaturer la ligne. Et dans la foulée, la Porsche 911 L est remplacée par la Porsche 911 E, Lire la suite

Porsche 944 Turbo 951

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Porsche 944 Turbo 951
1985 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
220 ch – 245 km/h
1 280 kg

Après des participations concluante en endurance début 80 de la Porsche 924 GTP, véritable laboratoire de la Porsche 944 Turbo, à Weissach on dévoile l’offensive « Turbo » pour sa 944 en 1985. Véritablement revue intégralement, et nettement plus performante que les Porsche 944 et 944 S, la version Turbo profite d’un faciès plus Lire la suite

Porsche 928 GTS

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Porsche 928 GTS
1992 – 8 cyl. en V 32V
350 ch – 274 km/h
1 620 kg

Lorsque Porsche dévoilait la 928 en 1979, le contexte était délicat (chocs pétroliers) et la puissance avait été amputée. Démarrage complexe avec pour mission de remplacer la Porsche 911. En 1992, la Porsche 911 est plus que jamais en croissance, et Porsche opère par retouche à sa GT Lire la suite

Porsche 911 Carrera RS 2L7 série E/F

Porsche 911 Carrera RS 2L7 série E/F

Porsche 911 Carrera RS 2L7 type E/F
1973 – 6 cyl. Flat 6 12V
210 ch – 245 km/h
975 kg/1 075 kg

Porsche est vexé ! Il faut dire que BMW et Ford lui font vivre un enfer en course de tourisme catégories Groupe 2 et Groupe 4. Alors, bien que le nouveau PDG de Porsche, Ernst Fuhrmann vise à amener la Porsche 911 vers la fin qu’il juge trop datée dans son architecture, en compétition elle semble la meilleure base quitte à la développer pour reconquérir sa couronne. Alors partant de la Porsche 911 2L4 S, les ingénieurs de Zuffenhausen vont s’échiner à alléger au maximum la voiture et lui concocter un Flat 6 plus costaud. Et pour permettre à la nouvelle Porsche 911 Carrera RS 2L7 d’être performante, en tous points, l’aérodynamique a été également un élément clé qui lui donne sa singularité dans la gamme des Porsche 911 série F. Le signe extérieur le plus évident et nouveau est le becquet arrière en forme de queue de canard ainsi que le bouclier avant en forme de spoiler. Véritablement indispensable, la ducktail (le becquet) réduit la portance de 70% et réduit la sensibilité au vent latéral à haute vitesse. Un dispositif aérodynamique général qui garantit une constance de stabilité de comportement à mesure que la vitesse s’accroit. Autre signe distinctif, les ailes arrière plus larges de 5 cm car accueillant des jantes Fuchs de 7 pouces Lire la suite

Porsche 911 2 litres

Porsche 911 2 litres

Porsche 911 2 litres
1964 – 6 cyl. Flat 6 12V
130 ch – 210 km/h
1 075 kg

Au salon IAA de Francfort 1963, Porsche frappe un grand coup en présentant sa toute nouvelle Porsche 901. Un patronyme qui va être de courte durée, puisque Peugeot va lui contester cette nomenclature avec le « 0 » au centre lors du salon de Paris 1964. Voilà donc la Porsche 911 (changement en novembre 64) qui fait ses débuts officiels dans le monde de la voiture de sport. Résolument moderne, elle remplace avantageusement la Porsche 356 qui était en bout de développement depuis ses débuts à la fin des années 40. Après différentes approches, c’est finalement le dessin de Butzi Porsche qui a été retenu, et force est de constater que le résultat est très réussi. La généalogie 356 est bien là, mais l’ensemble est très moderne, plus élancé (la Porsche 911 est plus longue, avec un empattement allongé pour accroître l’habitabilité), moins large, et avec de larges surfaces vitrées. Posée sur ses jantes 14 pouces en acier avec ses enjoliveurs de roues chromés, qui s’accordent avec les (fins) parechocs et les entourages de vitres. Le capot avant est plat, fait ressortir encore plus nettement les ailes avant et ses optiques de phares rondes. La poupe, Lire la suite

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F
1971 – 6 cyl. Flat 6 12V
190 ch – 230 km/h
1 075 kg

Depuis 1968, Porsche n’a de cesse d’améliorer sa voiture de sport : la Porsche 911. Empattement allongé pour une meilleure tenue de route en 1968, passage au Flat 6 de 2,2 litres en 1969 pour la série C, c’est en 1971 pour le millésime 72 que Porsche change de nouveau le Flat 6 de sa 911, afin de pouvoir mieux digérer sans perte et sans problèmes les normes de pollution américaines. La Porsche 911 série E se voit donc dotée d’un nouveau Flat 6, mais pas uniquement, mais nous y reviendrons après. La structure de gamme reste avec la même architecture : T en entrée de gamme, E avec l’injection et la S pour la variante la plus sportive. C’est cette dernière version qui a retenu notre attention ici. La Porsche 911 2L4 S série E est adepte du jeu des sept erreurs par rapport à la génération précédente. On remarque d’office le nouveau spoiler aérodynamique intégré sous Lire la suite