Ligier JS2 – Guide Achat

Ligier JS1 et son moteur 4 cylindres Ford. Son design est signé Pietro Frua.

Ligier JS1 et son moteur 4 cylindres Ford. Son design est signé Pietro Frua.

La Ligier JS2 reprend bon nombre d'éléments de véhicules de série pour diminuer les coûts comme les optiques arrière de 504 coupé.

La Ligier JS2 reprend bon nombre d’éléments de véhicules de série pour diminuer les coûts comme les optiques arrière de 504 coupé.

Au début des années 1970, Guy Ligier, pilote reconverti en constructeur, nourrit une ambition claire : donner à la France une véritable GT capable de rivaliser avec Porsche. Après les débuts prometteurs de la Ligier JS1, il confie à l’ingénieur Michel Têtu la conception technique d’une voiture plus aboutie, tandis que la ligne élégante et fluide est signée du grand carrossier italien Pietro Frua. Ainsi naît la Ligier JS2, présentée au Salon de Paris 1971, une berlinette à moteur central arrière et châssis monocoque en aluminium, d’une rare sophistication pour une marque encore jeune.

Mais le contexte économique venir ne va pas lui être favorable avec le choc pétrolier de 1973 qui frappera de plein fouet le marché des voitures de sport. Trop chère, trop exclusive, la JS2 voit sa carrière commerciale sérieusement compromise malgré ses qualités. Pourtant, son moteur V6 Maserati, partagé avec la Citroën SM, et sa finition exemplaire en font une GT française d’exception, aujourd’hui redécouverte comme un joyau technique et esthétique. Une ambition de prestige, une aura unique : la JS2 reste le symbole du rêve tricolore d’égaler les Porsche 911 et Ferrari Dino 246 GT.

Lire la suite

Alpine A310 – Guide Achat

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (1971)

Alpine A310 (1971)

Présentée au Salon de Genève en mars 1971, l’Alpine A310 marque une étape cruciale dans l’histoire de la marque de Dieppe. Héritière de la mythique Alpine A110 voir notre guide d’achat Alpine A110, elle ne vise plus seulement les amateurs de rallye, mais une clientèle de GT plus exigeante, en quête de confort, de modernité et de polyvalence.

Conçue pour rivaliser directement avec la Porsche 911, l’A310 incarne la montée en gamme d’Alpine tout en restant fidèle à son ADN : légèreté, aérodynamisme et plaisir de conduite. Son design, signé Michel Beligond, Yves Legal et Trevor Fiore, se distingue par une silhouette tendue, une grande lunette arrière et six phares ronds alignés, qui marquent durablement les esprits.

Renault soutient Alpine dans ce projet ambitieux. Mais le contexte économique, entre crise pétrolière et fiscalité dissuasive sur les grosses cylindrées, n’aide pas. Malgré cela, l’A310 trouve sa place et évoluera jusqu’en 1984, avant de céder le flambeau à la Renault Alpine GTA. Lire la suite

Simca 1000 Rallye 1

simca-1000-rallye-1-1

Simca 1000 Rallye 1
1972 – 4 cyl. en ligne 8V
60 ch – 155 km/h
785 kg

En 1970, Simca dynamise sa gamme populaire avec la commercialisation de la Simca 1000 Rallye. Une heureuse initiative, mais encore trop timide côté prestations. Pour 1972, Simca tient compte des remarques et des attentes des passionnés avec la Simca 1000 Rallye 1. Le moteur est le 1,3 Lire la suite

Porsche 911 Carrera RS 2L7 série E/F

Porsche 911 Carrera RS 2L7 série E/F

Porsche 911 Carrera RS 2L7 type E/F
1973 – 6 cyl. Flat 6 12V
210 ch – 245 km/h
975 kg/1 075 kg

Porsche est vexé ! Il faut dire que BMW et Ford lui font vivre un enfer en course de tourisme catégories Groupe 2 et Groupe 4. Alors, bien que le nouveau PDG de Porsche, Ernst Fuhrmann vise à amener la Porsche 911 vers la fin qu’il juge trop datée dans son architecture, en compétition elle semble la meilleure base quitte à la développer pour reconquérir sa couronne. Alors partant de la Porsche 911 2L4 S, les ingénieurs de Zuffenhausen vont s’échiner à alléger au maximum la voiture et lui concocter un Flat 6 plus costaud. Et pour permettre à la nouvelle Porsche 911 Carrera RS 2L7 d’être performante, en tous points, l’aérodynamique a été également un élément clé qui lui donne sa singularité dans la gamme des Porsche 911 série F. Le signe extérieur le plus évident et nouveau est le becquet arrière en forme de queue de canard ainsi que le bouclier avant en forme de spoiler. Véritablement indispensable, la ducktail (le becquet) réduit la portance de 70% et réduit la sensibilité au vent latéral à haute vitesse. Un dispositif aérodynamique général qui garantit une constance de stabilité de comportement à mesure que la vitesse s’accroit. Autre signe distinctif, les ailes arrière plus larges de 5 cm car accueillant des jantes Fuchs de 7 pouces Lire la suite

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F

Porsche 911 2L4 S série E/F
1971 – 6 cyl. Flat 6 12V
190 ch – 230 km/h
1 075 kg

Depuis 1968, Porsche n’a de cesse d’améliorer sa voiture de sport : la Porsche 911. Empattement allongé pour une meilleure tenue de route en 1968, passage au Flat 6 de 2,2 litres en 1969 pour la série C, c’est en 1971 pour le millésime 72 que Porsche change de nouveau le Flat 6 de sa 911, afin de pouvoir mieux digérer sans perte et sans problèmes les normes de pollution américaines. La Porsche 911 série E se voit donc dotée d’un nouveau Flat 6, mais pas uniquement, mais nous y reviendrons après. La structure de gamme reste avec la même architecture : T en entrée de gamme, E avec l’injection et la S pour la variante la plus sportive. C’est cette dernière version qui a retenu notre attention ici. La Porsche 911 2L4 S série E est adepte du jeu des sept erreurs par rapport à la génération précédente. On remarque d’office le nouveau spoiler aérodynamique intégré sous Lire la suite

Dino 246 GT

Dino 246 GT
1969 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 230 km/h
1 080 kg

Depuis 1965, Enzo Ferrari sous sa marque Dino a cédé à la pression des anglais avec l’étude d’un V6 compact d’une part, et de l’implantation en position central arrière. Après plusieurs expérimentations tant en compétition, que dans le développement d’une berlinette de route, c’est finalement en 1967 que la Dino 206 GT est dévoilée pour être commercialisée au compte-gouttes jusqu’en 1969. Au salon de Genève, en mars de la même année, Ferrari monte d’un cran et profite du réalésage du V6 Dino qui passe de 2 à 2,4 litres à l’instar des Fiat Dino Coupé et Spider. Pour l’occasion, et puisque le V6 est plus costaud en couple moteur et en puissance, la carrosserie dessinée initialement par Aldo Brovarone chez Pininfarina a été légèrement modifiée, pour autoriser un empattement accru de +6 cm et une longueur hors tout de +9,4 cm. Malgré cela, les dimensions restent toujours très compactes, et les proportions semblent idéales. Le style est réellement flamboyant et charmant, et la Dino 246 GT continue de perpétuer un style moderne Lire la suite

Lamborghini Urraco – Silhouette – Jalpa – Guide Achat

Alfa-Romeo Carabo Bertone (1968)

Alfa-Romeo Carabo (1968) de Bertone (Marcello Gandini) qui inspirera les réalisations à venir…

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco V8 (1970)

Moteur V8 inédit de la Lamborghini Urraco conçu par Paolo Stanzani.

Dès le départ, Ferruccio Lamborghini avait pour idée d’étendre sa gamme de GT pour élargir sa cible de clients et être moins « élitiste ». Mais dans un premier temps les grosses GT ont pris le dessus et monopoliser attentions et investissements. Pourtant, notamment dans le cas du concept car Marzal, Gian Paolo Dallara, l’ingénieur en chef à Sant’Agata avait imaginé un 6 en ligne extrapolé du V12 maison. Mais cela était resté sans lendemain. Mais au salon de Turin de 1970, en novembre, Bertone et Lamborghini créés la surprise avec l’exposition de deux exemplaires de la toute nouvelle Lamborghini Urraco. C’est une offre inédite chez Lamborghini avec son (petit) moteur V8 maison conçu par Paolo Stanzani, placé en position centrale arrière, ménageant 2+2 places. Le design est confié à Marcello Gandini le designer star de la Carrozzeria Bertone. Le dessin est une merveille de pureté, masquant finalement admirablement le concept 2+2, avec son capot plongeant tel un squale, et sa carrosserie en coin aux pans incurvés bien marqués et droits. Gandini s’est largement inspiré de son concept car Alfa-Romeo Bertone Carabo qui avait fait sensation en 1968. On a connu pire comme inspiration… Côté conception, Paolo Stanzani a conçu une structure monocoque avec des suspensions McPherson afin de gagner de la place dans l’habitacle et obtenir un très bon compromis sport/confort/efficacité en matière de tenue de route. le V8 est avant tout compact, léger et aimant monter dans le compte tours. C’est tout l’art de la Lamborghini Urraco de ménager le pratique et la performance… Mais entre les premiers prototypes et la commercialisation, Lamborghini annonce deux ans avant que que les premiers modèles soient livrés aux clients. Pour l’occasion de nouveaux ateliers sont construits à Sant’Agata pour accroitre les capacités de production. La mise au point, notamment avec Bob Wallace, l’essayeur maison, va ainsi se poursuivre…
Lire la suite

Lamborghini Urraco P250/P250S

Lamborghini Urraco P250/P250S

Lamborghini Urraco P250/P250S
1972 – V8 16V
220 ch – 240 km/h
1 370 kg

Ferruccio Lamborghini l’avait imaginé dès le début de son aventure industrielle automobile : une gamme de GT d’exception certes, mais avec une offre « entrée de gamme » pour élargir la gamme en place (Miura, Espada, Jarama). Au salon de Turin 1970, Lamborghini dévoile ainsi sa nouvelle Lamborghini Urraco. Son design signé Bertone, est l’œuvre de son « premier crayon » le talentueux Marcello Gandini. Il réussi le tour de force à habiller d’une ligne tendue un coupé 2+2 à moteur central arrière, en ménageant ainsi suffisamment d’espace dans l’habitacle. Larges surfaces vitrées, ligne en coin inspirée du prototype Alfa-Romeo Carabo, (1968) donnant du dynamisme même à l’arrêt, phares escamotables… tous les tics de style respirent l’élégance et le Lire la suite

Maserati Bora 4L7

Maserati Bora 4L7

Maserati Bora 4L7
1971 – 8 cyl. en V 16V
310 ch – 270 km/h
1 500 kg

L’ingénieur en chef de Maserati, le célèbre Giulio Alfieri, s’est lancé un défi à la fin des années 60. Concevoir une nouvelle GT à moteur central arrière, mais avec pour obsession le maintien de l’esprit Grand Tourisme : à savoir un minimum de confort et de luxe. Une démarche qui est initiée alors en pleine période Citroën puisque la firme du Quai de Javel a racheté Maserati en 1968. La Maserati Bora est ainsi développée sous le patronage de Citroën (donc de Michelin, toujours propriétaire de Citroën) et Giulio Alfieri va pouvoir piocher dans la banque d’organe hydraulique Citroën, nous y reviendrons peu après. C’est vers Giogetto Giugiaro (Ital Design) que Maserati se tourne pour dessiner cette nouvelle GT à moteur central arrière. Le constructeur italien mise ainsi sur une continuité stylistique avec la Ghibli et l’Indy également tracées chez Ital Design. Le designer s’en est tiré admirablement, car le cahier des charges imposait notamment un empattement long (2,6 mètres, soit 10 cm de plus qu’une Lamborghini Miura et 20 cm de plus qu’une Ferrari Daytona) avec une longueur contenue à 4,34 mètres. Le résultat est convaincant avec une GT qui semble plus menue qu’elle ne l’est en réalité. La clé de son succès est une proue fine et plongeante avec ses phares escamotables, et une ligne de toit type fastback. Et pour clore cela un pan coupé inversé joue les figures de… poupe ! La découpe des vitres latérales est faite d’arrondis forts distingués, faisant ainsi de la Maserati Lire la suite

Jaguar XJ6 Série 1 4L2

Jaguar XJ6 Série 1 4L2

Jaguar XJ6 Série 1 4L2
1968 – 6 cyl. en ligne 12V
186 ch – 204 km/h
1 630 kg

Jaguar n’a eu de cesse de faire évoluer par petites touches, et parfois invisibles à l’œil nue, ses berlines avec les déclinaisons et nouveautés : Jaguar S-Type et Jaguar Mark X. C’est cette dernière qui va d’ailleurs jeter dans la réalité l’inspiration qui va aboutir au style de la nouvelle Jaguar XJ6. Williams Lyons donne le cahier des charges à ses stylistes : la nouvelle berline Jaguar doit être moderne de ligne mais aussi élégante et racée. Après avoir été tenté un temps de transformer une Type E en berline 4 portes, c’est finalement un mélange heureux et harmonieux qui aboutit sur les moquettes du salon de Earl’s Court en septembre 1968 avant de filer ensuite au Salon de Paris où elle brille de mille feux. Carton plein auprès du public ! Longue et élancée, sans pour autant tomber dans les excès de la Mark X, la Jaguar XJ6 Série 1 réalise le sans faute. La poupe légèrement troquée avec une malle arrière qui s’affine est d’une élégance totale faite de finesse jusqu’aux petits feux. Alors que beaucoup de berlines contemporaines tendent vers des lignes plus cubiques jugées modernes, la Jaguar XJ6 Série 1 joue Lire la suite