Maserati Bora 4L7

Maserati Bora 4L7

Maserati Bora 4L7
1971 – 8 cyl. en V 16V
310 ch – 270 km/h
1 500 kg

L’ingénieur en chef de Maserati, le célèbre Giulio Alfieri, s’est lancé un défi à la fin des années 60. Concevoir une nouvelle GT à moteur central arrière, mais avec pour obsession le maintien de l’esprit Grand Tourisme : à savoir un minimum de confort et de luxe. Une démarche qui est initiée alors en pleine période Citroën puisque la firme du Quai de Javel a racheté Maserati en 1968. La Maserati Bora est ainsi développée sous le patronage de Citroën (donc de Michelin, toujours propriétaire de Citroën) et Giulio Alfieri va pouvoir piocher dans la banque d’organe hydraulique Citroën, nous y reviendrons peu après. C’est vers Giogetto Giugiaro (Ital Design) que Maserati se tourne pour dessiner cette nouvelle GT à moteur central arrière. Le constructeur italien mise ainsi sur une continuité stylistique avec la Ghibli et l’Indy également tracées chez Ital Design. Le designer s’en est tiré admirablement, car le cahier des charges imposait notamment un empattement long (2,6 mètres, soit 10 cm de plus qu’une Lamborghini Miura et 20 cm de plus qu’une Ferrari Daytona) avec une longueur contenue à 4,34 mètres. Le résultat est convaincant avec une GT qui semble plus menue qu’elle ne l’est en réalité. La clé de son succès est une proue fine et plongeante avec ses phares escamotables, et une ligne de toit type fastback. Et pour clore cela un pan coupé inversé joue les figures de… poupe ! La découpe des vitres latérales est faite d’arrondis forts distingués, faisant ainsi de la Maserati Lire la suite

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Aston-Martin V8 Volante

Aston-Martin V8 Volante (1978)

Aston-Martin V8 Volante
1978 – V8 32V
310 ch – 217 km/h
1 850 kg

Avec la reprise d’Aston-Martin en 1975 par Alan Curtis, George Minden et Peter Sprague, la firme de Newport Pagnell connaît un nouvel élan bienvenu. La production est remise en route après 15 mois d’arrêt de production, tandis que la qualité est revue à la hausse pour améliorer la fiabilité et la finition des modèles. Côté dynamisme commercial, sous l’influence de Alan Curtis, les nouveautés s’enchaînent après des années d’immobilisme : berline Lagonda V8 en 1976 et Aston-Martin V8 Vantage en 1977. Voilà qui relance les ventes et fait parler d’Aston-Martin ! Pour l’été 78, la firme anglaise poursuit son offensive avec une nouveauté marquante. Le coupé AM V8 se découvre pour permettre à ses occupants de profiter du grand air. C’est également l’occasion de ressortir une appellation et un concept cabriolet plus usités à Newport Pagnell depuis l’extinction de la DB6 Volante en 1971. L’Aston-Martin V8 Volante dévoile donc ses charmes intérieurs tout en profitant d’une belle capote électrique qualitative (oeuvre de George Moseley qui avait conçu la capote de la Rolls-Royce Corniche) et doublée qui s’intègre harmonieusement à la ligne générale tracée pour la DBS en 1967 par William Towns le designer maison. Une fois repliée, cette dernière est masquée par un couvre-capote qu’il convient de fixer par bouton pression. La ligne, notamment de profil, est ainsi sublimée et démontre tout l’intérêt de Lire la suite

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Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé
1975 – 12 cyl. en V 24V
285 ch – 240 km/h
1 700 kg

Ce 10 septembre 1975 fut un véritable coup de tonnerre à Coventry : la remplaçante de la mythique Type E est dévoilée. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil est mitigé. La Jaguar XJ-S arbore une ligne certes originale dont les premières esquisses sont l’œuvre de Malcom Sayer et terminée par Doug Thorpe suite au décès en 1970 de Sayer. Mais face aux lignes si harmonieuses des premières Type E, la Jaguar XJ-S marque le pas et avoue finalement changer de registre. Le ton est donné, et si le long capot maintient une certaine tradition, le gabarit général (plus long qu’une Peugeot 604 mais plus bas qu’une Ferrari 365 GT4) la confine dans le genre Grand Tourisme. La face avant accueille des optiques oblongues Cibie conçues spécifiquement pour la Jaguar XJ-S. Les porte-à-faux sont prononcés, et en bonne Grand Tourisme avant tout prévue pour être vendue aux USA, marché prioritaire pour Jaguar, des gros pare-chocs en plastique à absorbeurs de chocs sont de série, quitte à alourdir un peu l’allure générale. Avec des lignes tendues Lire la suite

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Aston-Martin Lagonda V8 Série 2

Aston-Martin Lagonda V8 (1976)

Aston-Martin Lagonda V8 Série 2
1976 – V8 32V
310 ch – 225 km/h
1 965 kg

Sous l’impulsion d’Alan Curtis, le directeur général d’Aston-Martin depuis le rachat de 1975, la marque Lagonda est ressortie des tiroirs. Cette noble étiquette automobile avait été rachetée par David Brown qui avait rapidement eu des difficultés à l’intégrer à Aston-Martin qui brillait alors au firmament des voitures de sport, ponctuée par une victoire aux 24 Heures du Mans 1959. Quelques tentatives pointèrent le bout du capot pour un retour en 1961 avec la Lagonda Rapide, puis sous l’ère des V8 avec un seul exemplaire de Lagonda DBS pour David Brown (1969), et 7 exemplaires de Lagonda V8 (1974-76), dans les deux derniers cas des coupés V8 rallongés et carrossés en 4 portes. Mais l’équipe dirigeante de Newport Pagnell décida de repartir d’une page blanche avec un projet très ambitieux, chargé de démontrer le savoir-faire technique et l’avance technologique de la firme. Williams Towns à la planche à dessin traça un profil aiguisé à couper le souffle et l’ensemble est d’une modernité époustouflante. On peut ne pas aimer le résultat, mais difficile de rester indifférent. Tout l’objectif est d’offrir une ligne Lire la suite

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Aston-Martin V8 Saloon Série 4 Oscar India

Aston-Martin V8 Saloon Série 4 Oscar India

Aston-Martin V8 Saloon Série 4 Oscar India
1978 – V8 32V
310 ch – 240 km/h
1 818 kg

Depuis 1967, l’Aston-Martin DBS signée William Towns peine à trouver son public. David Brown est en fin de parcours, et malgré l’adoption du gros V8 qui relance l’image et les ventes, les amateurs du genre semblent avoir du mal à digérer ce virage à 180° vers le Grand Tourisme plus que vers le sport. Dès 1972 les nouvelles AMV8 se chargent de confirmer la direction prise : sport, luxe et confort. Après tout pourquoi pas, car l’Aston ne manque pas de charisme ni de qualités. Néanmoins, la firme de Newport Pagnell n’est pas au mieux : David Brown a passé la main, et les propriétaires se sont succédés. On a même craint le pire puisqu’entre décembre 74 et le printemps 76 la firme n’a sorti aucun véhicule neuf de son usine. La William Wilson passe la main à son tour au duo Peter Sprague et Alan Curtis. Une période faste qui redore le lustre de la firme avec la nouvelle berline Lagonda V8 en 74, la nouvelle V8 Vantage en 1977 et le retour du cabriolet V8 Volante en juin 78. C’est le premier cabriolet Aston-Martin depuis l’arrêt de la DB6 Volante en 1970. En octobre de la même année, le coupé 2+2 V8 baptisé Saloon profite des dernières modifications inaugurées par la Volante. La Lire la suite

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Opel Monza 3L0E A1

Opel Monza 3L0E A1
1978 – 6 cyl. en ligne 12V
180 ch – 215 km/h
1 370 kg

Dévoilée au salon de Francfort 77, l’Opel Monza est un élégant coupé basé sur la berline Senator, elle-même dérivée des Rekord/Commodore. Ainsi, pas étonnant de retrouver un faciès commun à quelques détails près, en particulier la calandre spécifique. De profil, l’Opel Monza se démarque nettement par un empattement raccourci de 10 cm et s’offre une ligne plus aérodynamique de type hatchback comme l’appelle nos amis anglais. En clair, l’Opel Monza possède un hayon et est dotée de deux (larges) portes. La proue reprend les larges optiques de la berline Senator, mais se démarque par un becquet intégré et des formes inédites. Plus basse, plus profilée, l’Opel Monza profite pleinement de son style pour mieux fendre l’air et soigner son aérodynamique. Posé sur ses jantes Lire la suite

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Alpine A110 1600 SX

Alpine A110 1600 SX

Alpine A110 1600 SX
1975 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch DIN – 195 km/h
790 kg

La cloche semble prête à sonner la fin d’une époque pour 1976. La berlinette Alpine va devoir tirer sa révérence après 13 années d’une carrière riche en évolution et dotée d’un palmarès record en rallyes, régional, national mais également mondial avec à la clé un titre de champion du monde des rallyes constructeur. Ce n’est pas rien. Alors Alpine, ou plutôt Renault qui préside seul aux destinées de la marque depuis quelque temps, décide d’une ultime évolution pour la A110 avec la berlinette 1600 SX. Ne cherchez pas des performances ébouriffantes, au contraire c’est une Alpine A110 1600 SX « apaisée » qui semble vouloir faire les derniers tours de piste. Dommage… Pour le reste, l’Alpine A110 1600 SX conserve l’aspect classique de la berlinette Alpine avec sa bouille inimitable, désormais complétée des jantes alu 13 pouces de l’Alpine A310 1600, ou encore des Alpine A110 1600 SC. Et ce n’est pas le seul legs de l’Alpine A310 4 cylindres à son aïeule… Dans les petits détails qui changent, l’observateur remarquera l’absence de logotype Lire la suite

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Fiat 131 Racing

Fiat 131 Racing
1978 – 4 cyl. 8V
115 ch – 180km/h
1 070 kg

Depuis 1974, Fiat a vu grand pour sa nouvelle berline 131 Supermirafiori. Classique dans sa conception et au design très cubique, sans prise de risque, c’est clairement la grande diffusion internationale qui est visé. Mais Fiat n’a pas oublié les amateurs de voitures de sport, tant pour son engagement en rallyes, que sur route ouverte. Ainsi pour cette année 1978, le constructeur italien offre non seulement un premier restyling à sa berline, mais surtout une version sportive pour la route après les tonitruantes Fiat Abarth 131 Rally (140 ch) et Rally Corsa (215 ch) dont la production a été limitée à 400 exemplaires. La Fiat 131 Racing (qui est dénommée « Sport » en Allemagne) pointe donc son faciès carré avec sa calandre plastique grillagée percée de ses quatre phares ronds (dont ceux intérieurs sont de diamètre réduit). Exclusivement basée sur la carrosserie deux portes (coupé), la Fiat 131 Racing étale la panoplie de la parfaite sportive : spoiler avant, extensions d’ailes en plastique, petit rétroviseur obus, et jantes alu de 14 pouces (en option). Petites baguettes noires de finition qui courent sur les flancs tandis que les montants de parebrises tranchent également avec les coloris obligatoirement voyants de la carrosserie. Vous avez dit sport ?… Lire la suite

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Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch

Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch

Alfa Romeo Alfasud Ti 1500 85 ch
1978 – 4 cyl. à plat 8V
85 ch – 170 km/h
895 kg

Depuis 1971 l’Alfa Romeo Alfasud hérisse le poil des alfistes traditionnels. Conçue pour donner un essor économique à une Italie du sud alors très pauvre en emploi, l’Alfasud cumulait sur le papier toutes les tares : traction avant, modèle populaire et construction approximative en raison de nouvelles habitudes de travail à acquérir à Pomigliano d’Arco. Certes, mais une fois posé son séant derrière le volant, l’Alfasud va démontrer des qualités routières bien réelles et au-dessus de la norme. Et toc ! Et dès septembre 1973 une version Ti vient coiffer la gamme ‘Sud jouant les GTI avant l’heure. Toutefois, aussi brillant soit son Flat 4, ses 68 ch font pâle figure côtés performances. Depuis, Alfa Romeo a revu sa copie plusieurs fois et pour 1978 c’est une Alfasud 1500 Ti de 85 ch qui vient réveiller le cœur des passionnés de la firme au Biscione. Pour le néophyte, c’est le jeu des sept erreurs pour différencier les versions : tout au plus note-t-on plus de plastiques noirs qui viennent renforcer les arches de roues, un monogramme « 1.5 » qui change tout Lire la suite

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Lotus Esprit S2

Lotus Esprit S2
1978 – 4 cyl. en ligne 16V
160 ch – 220 km/h
899 kg

Depuis 1976, Colin Chapman a pris la balle au bond en lançant la Lotus Esprit. D’abord présentée comme une étude de style par Giorgetto Giugiaro, le succès d’estime auprès du public a incité Colin Chapman à pousser plus loin le concept. Si pour la Lotus Esprit, le dessin originel a été émoussé, il n’en demeure pas moins que l’Esprit conserve une ligne en coin à couper le souffle. Imaginez un peu, une GT plate (1,111 mètre), anguleuse et très large (1,86 mètre !), avec les incontournables phares escamotables qui s’offre tout de même un parebrise incliné de 23° qui semble être dans le prolongement du parebrise. Et puis, depuis la Lotus Esprit S1, la GT conçue par Colin Chapman est devenue la voiture de James Bond dans L’Espion qui m’aimait. Ce n’est pas rien… Les amateurs les plus avertis et fans de la première heure de la GT anglaise auront remarqué que la Lotus Esprit S2 reçoit quelques détails inédits : blocs optiques arrière striées plus gros d’origine Rover, des jantes Speedline 14 pouces dessinées par Lotus, bas de caisse arrière moins enveloppant, nouveau spoiler avant plus Lire la suite

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