Toyota Celica GT-Four ST165 Mk4

Toyota Celica GT-Four ST165 1987

Toyota Celica GT-Four ST165
1987 – 4 cyl. 16V Turbo
185 ch – 218 km/h
1 410 kg

En 1987, Toyota frappe un grand coup sur la scène des sportives mondiales en dévoilant la Celica GT-Four, déclinaison haut de gamme de sa quatrième génération de Celica. Présentée au salon Earls Court Motorfair de Londres en octobre 1987, la GT-Four — désignation interne ST165 — prend pour base la Celica GT 16 soupapes à traction avant et lui ajoute trois ingrédients décisifs : un turbocompresseur avec intercooler, une transmission intégrale permanente et un système de freinage antiblocage (ABS). Le tout dans une carrosserie qui ne trahit guère ses ambitions à un regard non averti. La différence se lit dans les détails : des élargisseurs de voies enveloppant des pneumatiques 205/60 VR 14 sur jantes alliage de 14 pouces, un becquet avant plus proéminent et des seuils de portes aérodynamiques plus larges, affûtant la silhouette sans la dénaturer. À bord, la Celica GT-Four conserve le même niveau d’équipement généreux que la GT — direction assistée, climatisation, vitres électriques, verrouillage centralisé — auquel viennent s’ajouter des réglages dorsal et lombaire électriques pour les sièges sport à huit positions. Une présentation soignée, immédiatement flatteuse, qui en dit long sur l’ambition de Toyota de proposer une grande routière sportive et non un simple outil de compétition habillé pour la route. Lire la suite

Toyota Celica Mk4 – Guide Achat

Introduction — La Celica fait sa révolution

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

En août 1985, Toyota accomplit l’une des métamorphoses les plus radicales de son histoire en matière de voitures de sport. La quatrième génération de Celica rompt avec quinze années de propulsion arrière pour embrasser la traction avant, et c’est bien plus qu’un simple changement de transmission : c’est une refondation stylistique, technique et philosophique de ce qui fut, depuis 1970, la première voiture de sport japonaise de grande diffusion. Née sous le crayon des designers du studio Toyota à une époque où les coupés européens signés Porsche, BMW ou Alfa Romeo donnaient le ton dans les rédactions automobiles, la nouvelle Celica entend jouer dans la même cour.

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

Le code de châssis T160 coiffe une famille de carrosseries entièrement nouvelles, bâties sur une plate-forme dérivée de la Corona mais totalement réinterprétée. La signature visuelle est immédiatement reconnaissable : une ligne de caisse basse et largement déployée, de larges ailes avant et arrière aux galbes maîtrisés, un hayon vitré qui fond harmonieusement dans les montants de pavillon, des phares escamotables à la mise en position très soignée, et un coefficient de traînée de 0,31 qui témoigne d’un travail aérodynamique sérieux pour l’époque. La voiture que l’on vend en Grande-Bretagne à partir du 20 novembre 1985 sous l’intitulé « Speed, Space and Style » n’est pas un simple restylage : elle est intégralement nouvelle, de l’arceau de pare-brise à la roue de secours.

Toyota Celica GT Mk4

Toyota Celica GT Mk4

Sous le capot de la version phare commercialisée en Europe et au Royaume-Uni trône le moteur 3S-GE, un quatre cylindres 2,0 litres seize soupapes à double arbre à cames en tête, développant 147 bhp (environ 110 kW) à 6 400 tr/min. Secondé par le système Toyota Variable Induction System (TVIS) et piloté par le Toyota Computer Controlled System (TCCS), ce bloc est alors salué par la presse spécialisée comme l’un des meilleurs moteurs de deux litres disponibles sur le marché mondial — une opinion partagée par Toyota (GB) Ltd, dont le directeur général adjoint Alan Marsh n’hésitait pas en 1985 à déclarer que la Celica entrait dans « l’élite des coupés sportifs de deux litres » jusqu’alors considérée comme le domaine réservé des constructeurs allemands.

Avec un total de quelque 394 800 exemplaires vendus sur le marché nord-américain seul entre 1985 et 1989, sans compter les marchés japonais et européens, la Celica Mk4 s’est imposée comme un succès commercial et sportif de premier plan. Pour le passionné d’automobiles japonaises des années 1980, elle représente aujourd’hui l’une des voitures de collection les plus attachantes de sa décennie, à la fois accessible, polyvalente, techniquement sophistiquée et porteuse d’un palmarès sportif exceptionnel. Ce guide d’achat vous accompagne dans la découverte complète de cette génération, version par version.

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Pontiac Firebird Trans Am mk3 – Guide Achat

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

Pontiac Design est responsable du dessin aerodynamic de la 3e génération de Firebird (1982).

L'aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

L’aerodynamic a été un élément clé du cahier des charges pour réduire les consommations.

La troisième génération de la Pontiac Firebird Trans Am est dévoilée en 1982, marquant un tournant dans l’histoire de Pontiac. Conçue par le designer Bill Porter en collaboration avec l’équipe de style Pontiac (Jerry Palmer), cette génération adopte des lignes plus fluides et aérodynamiques (Cx record de 0,33) que ses devancières, afin de répondre aux nouvelles normes de sécurité et de consommation des années 80. La calandre intégrée, les phares escamotables et les ailes avant affinées illustrent ce passage à un style plus moderne, tout en conservant l’identité sportive de la Trans Am.

Le contexte industriel et économique de l’époque est particulièrement exigeant : les réglementations sur la consommation d’essence et les émissions poussent les constructeurs américains à

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

Pontiac Firebird Trans Am mk3 (1982).

repenser leurs moteurs et châssis. La Trans Am de troisième génération garde des motorisations V8 puissantes mais plus économiques et fiables, laissant ainsi les modestes V6 et 4 cylindres aux versions plus populaires. Elle se distingue également par son châssis plus rigide, son empattement légèrement rallongé, et des suspensions modernisées qui améliorent la tenue de route et la sécurité.

Avec cette génération, Pontiac cherche à séduire une clientèle plus large, en maintenant la légende des Trans Am tout en s’adaptant aux contraintes modernes. Le lancement de la Trans Am coïncide avec un renouveau du marché des muscle cars, où la concurrence avec la Chevrolet Camaro (sa cousine d’organes et plateformes d’où des proportions similaires) et la Corvette C4 devient déterminante pour asseoir la réputation de Pontiac comme constructeur de voitures sportives américaines iconiques.

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Nissan Coupé Nissan Coupés Z : de la Datsun 240Z à la Nissan Z Nismo 2024, l’histoire des coupés japonais iconiques

Yoshihiko Matsuo est le père du design de la Datsun 240Z.

Icônes intemporelles des coupés sportifs japonais, les Nissan Z ont marqué plusieurs générations de passionnés grâce à leur design élégant, leurs performances équilibrées et leur réputation de fiabilité. De la légendaire Datsun 240Z à la dernière Nissan Z Nismo 2024, cette lignée de voitures a su évoluer tout en conservant l’esprit originel : proposer une expérience de conduite sportive accessible et mémorable. Les modèles Z incarnent à la fois tradition, innovation et passion automobile, attirant autant les collectionneurs que les amateurs de sensations pures sur route.

Design de la Datsun 240Z (1969)

La saga des Nissan Z débute à la fin des années 1960, lorsque Nissan cherche à concurrencer les coupés sportifs européens et américains sur le marché mondial. La première Datsun 240Z, conçue par le designer japonais Yoshihiko Matsuo et influencée par les lignes européennes, est présentée en 1969 au Salon de Tokyo. Sa carrosserie profilée et son moteur 6 cylindres en ligne font sensation : elle offre des performances comparables à celles d’une Porsche 911 mais à un prix beaucoup plus attractif.
Le succès de la 240Z ouvre la voie à toute une lignée de modèles qui vont progressivement évoluer : les 260Z et 280Z dans les années 1970, les 300ZX Z31 et Z32 dans les années 1980 et 1990, puis les 350Z et 370Z au début du XXIe siècle. Chaque génération s’inscrit dans le contexte de son époque : réglementation antipollution, évolution des marchés américains et européens, et exigence accrue des amateurs de coupés sportifs.

Design de la Datsun 240Z (1969) – Variante non retenue.

Les Nissan Z combinent tradition et innovation, offrant toujours un équilibre entre design, performances et plaisir de conduite. Cette saga se distingue également par sa constance : malgré les changements de moteur, de technologie et de style, l’ADN du coupé Z — moteur avant, propulsion arrière, silhouette longiligne et double porte — reste intact. Les éditions spéciales et variantes Nismo renforcent son image de sportive ultime, tandis que les cabriolets répondent à la demande des clients souhaitant conjuguer sportivité et plaisir de conduite décapotable. La Nissan Z reste ainsi l’une des plus emblématiques familles de coupés japonais, avec une influence marquée sur toute l’industrie automobile sportive.
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Matra Murena – Guide Achat

La Matra Murena est l'oeuvre du designer Antoine Volanis.

La Matra Murena est l’oeuvre du designer Antoine Volanis.

Matra Murena 1L6 (1980)

Matra Murena 1L6 (1980)

Lorsque Matra dévoile la Murena au Salon de Paris en 1980, le constructeur français mise sur l’audace pour succéder à la Bagheera. Le dessin, confié au styliste Antonis Volanis, affiche des lignes tendues et fluides, caractéristiques de la modernité des années 80, avec une allure proche des sportives italiennes et un remarquable Cx de 0,32. L’originalité ne s’arrête pas là : comme la Bagheera, la Murena conserve l’aménagement inédit à trois places de front, permettant de voyager à trois adultes de manière conviviale et pratique dans un coupé sportif.

Mais Matra tire surtout les leçons du passé : les problèmes de corrosion qui ont gravement terni l’image de la Bagheera sont corrigés grâce à une structure galvanisée associée à une carrosserie en polyester, un cocktail inédit qui confère à la Murena une résistance exceptionnelle au temps. La voiture est développée alors que Matra est intégré à la galaxie Talbot, marque ressuscitée par PSA après la fusion avec Chrysler Europe. Dans un marché dominé par les coupés allemands (Porsche 924, Audi Coupé) et italiens (Fiat X1/9, Alfa GTV), la Murena se distingue par son exotisme, son confort et ses solutions techniques originales.

Malheureusement, son arrivée intervient dans un contexte difficile. PSA réduit progressivement son soutien marketing à Talbot, dont l’image reste floue auprès du public, et la Murena peine à convaincre face à des concurrentes bénéficiant d’une notoriété et de moteurs plus prestigieux. Produite à un peu plus de 10 600 exemplaires seulement, elle restera une sportive française atypique et attachante, aujourd’hui très recherchée pour sa rareté, son style intemporel et sa conception ingénieuse.

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Alfa Romeo Alfetta GT & GTV – Guide Achat

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800 (1972)

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Il faut trouver un successeur au vieillissant et pourtant toujours charmeur coupé Alfa-Romeo Giulia « Bertone ». C’est donc la nouvelle berline Alfetta tipo 116 qui va servir de plateforme pour le nouveau coupé qui va porter le patronyme de sa « donneuse » : Alfetta GT. Dans le cahier des charges le constructeur milanais a pensé dès la fin des années 60 au successeur à son coupé Giulia à succès, en prenant une orientation plus Grand Tourisme. Plus de place, un coffre accru pour les bagages, plus de confort, voilà qui donne un nouveau cap. Après différentes études, dont certaines se rapprochent du coupé Fiat Dino en matière de style, c’est l’incontournable Giorgetto Giugiaro (déjà auteur du coupé Bertone), qui agit désormais dans sa propre entreprise Ital Design, qui va remporter la décision finale avec un dessin très moderne, une ligne en coin et une élégance teintée de vitesse. Museau fin avec calandre Alfa au centre et les deux paires de doubles phares ronds, larges surfaces vitrées latérales conférant une belle lumière dans l’habitacle vaste pour quatre personnes. L’arrière à pan coupé et la partie la plus massive, mais Giugiaro a joué sur le dessin des optiques et sur les plis de carrosserie pour alléger l’ensemble. Deux ans après la berline Alfetta, l’Alfa-Romeo GT est présentée et commercialisée en 1974.
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Lancia Montecarlo Serie 2

Lancia Montecarlo Série 2

Lancia Montecarlo Serie 2
1980 – 4 cyl. en ligne 8V
120 ch – 195 km/h
970 kg

Lancia a une stratégie qui peut surprendre dans ses choix et sa constance… Sa Beta Montecarlo, aussi déclinée en Beta Scorpion aux USA et une mécanique différente, a tiré sa révérence en 1979. Puis… surprise au salon de Genève en mars 1980, Lancia présente la Lancia Montecarlo Série 2 qui ne s’appelle plus « Beta ». Il semble que la firme italienne assume que ce coupé sportif à moteur central arrière dont la genèse était initialement prévue pour être une Fiat, soit un véritable modèle à part et non un membre de la famille Beta dont la plateforme est à traction et moteur avant. C’est sur la mise à jour esthétique et dans le détail que la Lancia Montecarlo a évolué : calandre Lancia reprise de la Delta avec le logo en plus petit et en couleurs, monogramme arrière « Lancia Montecarlo » apposé en sérigraphie, combinés avant feux de position/indicateurs de direction bicolores, jantes alu de 14 pouces des Beta et rétroviseur plus gros réglable depuis Lire la suite

Toyota Celica Mk4 2L0 GT ST162

Toyota Celica Mk4 2L0 GT ST162

Toyota Celica Mk4 2L0 GT ST162
1986 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 214 km/h
1 220 kg

Au salon de Francfort 85, Toyota nous réserve une surprise avec sa nouvelle Celica Mk4 génération ST160. Une véritable nouveauté qui marque un tournant et donne le tempo de la stratégie moderne de Toyota sur le marché de la voiture de sport : passage à la traction, moteur raffiné techniquement, et un design qui tranche par une fluidité et harmonie bien en phase avec cette révolution de palais. Pour ceux qui pensaient que les voitures japonaises n’étaient que des autos robustes, bien équipées et bons marchés, la Toyota Celica Mk4 2L0 GT ST162 leur adresse un sérieux démenti. Avec ses roues rejetées aux quatre coins, des porte-à-faux réduits, la Toyota Celica mk4 en variante de carrosserie « fastback », se singularise par des proportions idéales sur une empreinte au sol encore raisonnable. C’est également l’heure de l’émancipation avec une véritable différenciation avec sa grande sœur la Toyota Supra MA70. Les phares escamotables permettent d’affiner sa proue, tandis que la poupe s’arrondit légèrement et adopte de grosses optiques proéminentes bien visibles. Les surfaces vitrées généreuses permettent une belle lumière dans Lire la suite

Honda Prelude 3G 2L0i 16S 4WS

Honda Prelude 3G 2L0i 16S 4WS

Honda Prelude 3G 2L0i 16S 4WS
1987 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 214 km/h
1 110 kg

Depuis 1982, Honda a sacrément revu son coupé Prelude en lui conférant une allure moins conventionnelle et bien plus sportive en apparence. Certainement l’effet de ce museau doté de phares escamotables. En novembre 1987, Honda rafraîchit son coupé à succès qui est diffusé sur tous les continents du globe. « Rafraîchit » ? Pas réellement, car si les designers maison (Nakano, Arai et Saito) reprennent la silhouette générale tracée en 1979 par Iwakura, les différences sont néanmoins nombreuses, à commencer par un gabarit général en croissance : +115 mm en empattement, +85 mm en longueur et +2 mm en largeur. La proue est ainsi affinée et modernisée, avec une ligne plus pure encore et élégante sans fioriture. D’ailleurs, le Cx de 0,34 (-0,02) confirme concrètement cette impression. Le profil est net et tranchant, conférant à la Honda Prelude 3G une certaine sportivité. Les montants de pare-brises sont fins tandis que la malle arrière reste toujours classique avec un becquet finement intégré à la malle. Les optiques arrière sont reliées par un bandeau inter-feux qui intègre notamment le feu de recul. Les boucliers sont peints ton caisse et semblent Lire la suite

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE
1988 – 6 cyl. en ligne 24V Turbo
235 ch – 248 km/h
1 550 kg

Depuis 1981, Toyota est revenu avec succès sur le marché des coupés sportifs en dédoublant son offre Celica d’une Supra plus haut de gamme et performante. Depuis 1986 nous avons attaqué le 3e opus de la saga avec une ligne totalement revue et modernisée. Son six en ligne reste son ADN et est atmosphérique avec 204 ch. Bien, certes, mais un peu tendre car la Toyota Supra Mk3 (MA70) est lourde. Au Japon, on entend les critiques et le coupé sportif japonais poursuit son développement avec une version Turbo (7M-GTE) pour 1988. Au passage, les designers japonais retouchent de nombreux détails de style pour maintenir la Supra MA70 dans la course face à une concurrence relevée. Si la ligne originelle reste inchangée avec sa belle allonge (4,7 mètres de long et 1,8 mètres de large) et sa faible hauteur (1,3 mètres), toujours ponctuée par son hayon vitré et son museau affiné par des optiques escamotables, il faut s’attarder à de petites futilités de style pour traquer l’inédit. Le bouclier avant se dote d’un « nez » qui relie le bouclier et le capot. Ledit bouclier est redessiné avec des antibrouillards plus carrés, une nouvelle grille, un ensemble Lire la suite