MG Metro Turbo

MG Metro Turbo (1983)

MG Metro Turbo
1983 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
90 ch – 180 km/h
830 kg

Depuis 1980, le groupe British Leyland tente de remplacer l’antédiluvienne Mini. L’Austin Metro reprend ainsi tous les préceptes qui font le succès de la Mini, suspension Hydragas comprise, mais adopte une plastique plus moderne, assez cubique, et un habitacle plus spacieux. Si le sport était jusqu’ici badgé « Cooper » chez Austin, British Leyland va piocher dans son large catalogue de marques en 1982 et apposer le logo MG (Morris Garage) sur sa Metro pour la muer en petite GTI des villes. Et sous le court capot avant, c’est le 1 275 cm3 bien connu que l’on retrouve. Bien mais peut mieux faire. Surtout que la concurrence fait rage chez les GTI. Pour 1983, MG envoie sa petite Metro chez Lotus pour un coup de booster. La MG Metro Turbo revient ainsi avec plus de puissance et des performances en hausse. La présentation reste sportive et MG ne lésine pas sur les artifices de style, à commencer par les strippings latéraux portant les inscriptions « Turbo ». Les jantes alu de 13 pouces avec voile lisse à 12 alvéoles sont inédites et spécifiques à la Turbo. Nouveaux également les boucliers et bas de caisse plus enveloppants, tandis que la Metro Turbo joue sur l’esprit bicolore avec toute la partie basse de la carrosserie en noire, tranchant ainsi avec le reste de l’auto si le coloris retenu n’est pas le noir.

La MG Metro Turbo se fâche ? Côté performances pures, c’est certes mieux, mais elle n’a toujours pas corrigé ses mauvaises manières dès que la chaussée se dégrade. La conduite sportive est rigolote mais certainement pas efficace…

MG Metro Turbo (1983)

La MG Metro Turbo met le paquet sous le capot avec son petit 1,3 litres soufflé par un turbo Garrett. 90 ch comme cavalerie et une belle vitesse de pointe de 180 km/h…

Le moteur de la Mini est décidément mis à toutes les sauces et développé au fur et à mesure des décennies ! Cette version « A » est déjà une première évolution qui eut lieu dans les années 70. Evolution mais pas révolution, car on fait toujours face à un quatre cylindres en ligne tout en fonte avec son arbre à cames latéral. Mais histoire de digérer le surcroit de puissance, il est parti faire un tour chez Lotus Engineering. Un gros travail de renforcement a été opéré pour mieux digérer les nouvelles contraintes mécaniques. Les soupapes sont refroidies au sodium, les pistons sont à jupes pleines et le vilebrequin est forgé et nitruré. Le turbocompresseur Garret T3 doit se passer d’échangeur, et est couplé en alimentation à un carburateur double corps SU HIF 44 (un turbo soufflé). En complément on note un système de carburant à régulation de pression automatique. Le turbocompresseur est équipé d’un système de contrôle en deux étapes qui permit de juguler la pression de turbo et le couple en-dessous de 4 000 tr/min pour éviter d’endommager la boîte de vitesses à quatre rapports montée dans le carter, dont la conception remontait au début des années 1950. La puissance est désormais de 90 ch à 6 200 tr/mn et un couple de 116 Nm à 3 600 tr/mn. Relevons que la commande de boîte de vitesses est tout sauf agréable et efficace. Il faut composer avec. Les performances sont dans la moyenne sans plus. Le turbo donne un bel élan pour accrocher 180 km/h, tandis que les accélérations pâtissent de la lenteur de la commande de boîte, du poids assez élevé (830 kilos) et de l’aérodynamique dépassé : 0 à 100 km/h en 12’’0; km DA en 39’’1. La MG Metro Turbo reste fidèle au système de suspension à sphères Hydragas héritée de la Mini. Elle est néanmoins complétée d’amortisseurs à l’avant et de ressorts à l’arrière. Une barre antiroulis arrière est également montée de série. Le résultat est étonnant, car si sur chaussée lisse la MG Metro joue les gros karts, dès que le revêtement se dégrade, la tenue de route perd de sa superbe et devient incontrôlable. Le freinage est à la hauteur avec une paire de disques ventilés avant pincés par des étriers quatre pistons. Le train arrière doit se contenter de classique tambours pleins. Les roues alu sont montées en pneumatiques de 160/65 HR13. Rapidement, la MG Metro Turbo montre ses limites

MG Metro Turbo (1983)

La MG Metro Turbo est un véritable petit kart… sur route lisse ! En revanche, dès que la chaussée devient inégale, l’inconfort est total et l’efficacité relative.

avec une mécanique rustique mais qui pousse, plus que sa tenue de route qui a du mal à composer et être efficace. L’habitacle étonne par sa place disponible, y compris aux places arrières. Pourtant l’empreinte au sol est réduite et le gabarit contenu (3,4 mètres de long) lui autorisant une belle aisance urbaine. Le volant trois branches sport est frappé du logo „MG“ et quelques accessoires à bord amusent à l’instar du manomètre de pression de suralimentation au plafonnier ! Voilà qui en dit long sur l’ergonomie assez fantaisiste tout comme la position de conduite improbable, reprise à la Mini, avec les jambes écartées autour du volant. La sellerie tweed ne parvient pas à masquer une finition assez légère et des plastiques bons marchés.

Notre avis
emoticonLa MG Metro Turbo est un drôle de phénomène ! Plutôt aguicheuse avec sa présentation sportive ostentatoire, elle annonce fièrement la couleur. Sa mécanique rustique est diablement bousculée et donne finalement un sérieux tonus dans la conduite. Reste la tenue de route qui joue les Dr Jeckyl et Mr Hyde en fonction de la qualité du revêtement. Résultat, la conduite sportive tourne vite au gag et vous êtes chahuté dans tous les sens sans aucune efficacité. Reste une belle habitabilité et un gabarit de reine des villes qui lui offre une belle polyvalence d’usage…

Autres versions :
MG Metro

    Les Rivales :
    Petite GTI 1980, 1983

    • Innocenti de Tomaso Turbo Chez Innocenti, la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, mais les difficultés sont parfois sources d’opportunités. Lorsque BMC (British Motor Corporation) se déclare en cessation de paiement et c’est l’état italien avec Alejandro de Tomaso qui rachètent Innoncenti en 1976. Toutefois le moteur « Austin » est conservé… jusqu’en 1982. A compter de cette ...
    • MG Metro Turbo Depuis 1980, le groupe British Leyland tente de remplacer l’antédiluvienne Mini. L’Austin Metro reprend ainsi tous les préceptes qui font le succès de la Mini, suspension Hydragas comprise, mais adopte une plastique plus moderne, assez cubique, et un habitacle plus spacieux. Si le sport était jusqu’ici badgé « Cooper » chez Austin, British Leyland va ...

    Avant d’acheter
    Les MG Metro et MG Metro Turbo ont connu une longue carrière, néanmoins pas toujours couronnées de succès dans l’hexagone, à l’ombre des stars françaises et allemandes de leur époque. Pourtant, MG annonce avoir produit plus de 120 000 MG Metro de 1982 à 86 et près de 22 000 MG Metro Turbo de 1983 à 87. Pas si mal ! Un succès qui fait penser en matière de découpage de gamme aux « New Mini » sous l’ère BMW. Notons quelques séries spéciales comme la MG Metro Turbo « All White » en 1987. Si elles ont donc été largement produites, notamment la version atmosphérique, il faut néanmoins être patient et volontaire pour en trouver une en France. En effet, les exemplaires en parfait état ne courent pas les rues. Une notoriété oubliée, et une fiabilité peu reluisante les ont vite conduites à la casse. Dans les points noirs, citons d’emblée la corrosion qui s’attaque un peu partout aux caisses et leurs éléments. Même les dessous (ancrages du berceau avant et essieu arrière) sont à ausculté de près car particulièrement sensibles à la rouille. Si le bloc moteur 1 275 cm3 est généralement fiable et éprouvé (repris de la Mini), il fuit régulièrement comme beaucoup d’anglaises. Pas bien grave mais à surveiller. La MG Metro Turbo est à surveiller de plus près en raison d’un turbocompresseur assez fragile qu’il faut ménager (bien laisser chauffer, et ne pas couper le moteur immédiatement). La vidange est à effectuer tous les 7 500 km ou tous les ans, et un coup sur deux il faut remplacer filtres et bougies. La boîte de vitesse n’est pas un modèle de douceur et craque et fait du bruit. A surveiller car synchros et roulements s’usent rapidement. Vidange de boîte tous les 5 ans. L’électricité est digne des italiennes des pires années, et est au niveau de la qualité de l’habitacle qui ne vieillit pas très bien, c’est peu de le dire. Et attention, car les accastillages sont introuvables. Privilégiez donc une auto complète. Enfin la suspension Hydragas doit être remplacée au niveau de ses sphères tous les 80 000 km et son liquide tous les deux ans. Voilà une petite GTI qui se mérite : rare dans les annonces et exigeante en entretien. A vous de voir…
    Entretien : tous les 7 500 km ou tous les ans.

    Mots clés : MG | Metro | Turbo | Austin | Garrett | Morris Garage | GTI | UK | Angleterre | MG METRO TURBO | GTI

    CATALOGUES – BROCHURES – PROSPECTUS

     

    TOP Bouille sympa ǀ Gabarit réduit ǀ Performances en hausse ǀ Présentation sportive ǀ Consommation ǀ Habitacle bien présenté ǀ Polyvalence d’usage ǀ Moteur réussi ǀ Tenue de route amusante sur chaussée lisse ǀ Poids FLOP Inconfort total ! ǀ Position de conduite fantasque ǀ Autonomie ǀ Boîte 4 rapports seulement ǀ Commande de boîte ǀ Tenue de route sur chaussée dégradée

    MG Club de France

    Fiche Technique

    Marque :
    Gamme :
    Année :
    PA – Prix neuf :
    Moteur :
    Puissance :
    Couple :
    Suralimentation:
    Transmission :
    Poids (RPP) :
    Freins :
    Roues :
    Performances :
    MG
    Metro Turbo
    1983
    6 CV – 67 000 FF
    4 cylindres en ligne 8 soupapes (1 ACL) – 1 275 cm3
    90 ch à 6 200 tr/mn (70,59 ch/litre)
    116 Nm à 3 600 tr/mn (90,98 Nm/litre)
    Turbocompresseur Garret T3 (Ø ND bar)
    traction + BV4 manuelle
    830 kilos (9,22 kg/ch)
    2 disques ventilés AV et 2 tambours pleins AR
    jantes alu 14″ + pneus en 160/65 HR13 AV et 160/65 HR13
    0 à 100 km/h en 12’’0; 180 km/h, km DA en 39’’1

    Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R

    MG Metro Turbo
    MG
    • MGB GT GHD3 Depuis 1962, la MGB donne le « La » dans le milieu du roadster sportif et de la voiture de sport. En effet, près de 78 000 exemplaires ont déjà trouvé preneurs, prouvant ainsi le succès de la formule. Un art de la synthèse qui peut compter en outre sur une esthétique qui joue le ...
    • MGB Roadster GHN3 Après une série de roadsters sportifs et spartiate, le trio de tête de la firme MG créée par Cecil Kimber (Morris Garage) décide de révolutionner le genre du roadster anglais. Syd Enever, John Thornley et Roy Brocklehurst vont donc concevoir un roadster qui s’il s’inspire de la MGA, va innover avec une structure autoporteuse de ...
    • Sortie Circuit Pouilly en Auxois – 16 avril 2017 – Association Gentlemen Driver L’association des Gentlemen Drivers a donne le top départ de sa saison 2017 avec le circuit de Pouilly en Auxois (21) en Bourgogne non loin de Dijon. Un tracé sympathique qui permet de se mettre en jambe pour la première sortie de la saison des « GD ». Quelques nouveautés avec un nouveau bureau et une équipe renouvelée ...
    • MGA 1500 Puisque BMC a l’esprit clair une fois Austin-Healey absorbé, il est temps désormais pour ce salon de Francfort 1955 de moderniser l’offre MG. Exit les MG TF et TD, le constructeur anglais de roadsters sportifs présente la MGA 1500 qui fait confiance aux recettes maison : ligne sport, châssis sport et mécanique éprouvée issue de ...
    • MG ZT 260 MG-Rover n’en finit pas de mourir à petit feu. Pourtant, la « résistance » veut y croire et surprend même le public en 2004 avec la MG 260 ZT. La formule retenue pour la classique Rover 75 badgée « MG » dans sa version sportive, est en effet très étonnante… D’une traction AV, MG-Rover la ...

    Guide des Sportives
    Guide des Sportives vous permet de retrouvez toutes vos voitures de sport préférées classées par marque, modèle, gamme, génération après génération. FerrariPorscheLamborghiniAston Martin et autres constructeurs de voitures de sport et de voitures de prestige (LotusBMW,Mercedes-BenzAudi), aux sportives plus populaires comme les GTI et petites sportives (Peugeot 205 GTIR8 GordiniVW Golf GTI…), le Guide des Sportives recense toutes les automobiles considérées et choisies par la rédaction comme voitures sportives. Chaque auto est traitée de la même manière avec un descriptif, des informations techniques et des conseils d’achat. De 1945 à nos jours, Guide des Sportives est alimenté chaque semaine de nouveaux dossiers.
    La rédaction

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

    Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

    Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2
    1986 – 4 cyl. en ligne 8V
    105 ch – 185 km/h
    995 kg

    Depuis 1983, la Ford Escort XR3i se dédouble d’une variante cabriolet avec arceau de toit. Un décapsulage en règle s’inspirant de ce que Volkswagen a fait pour sa Golf. Force est de reconnaître que le résultat est très réussi et séduisant. La capote une fois rangée, est logée sur la malle de coffre. Moins esthétique certes, mais cela prend moins de place dans le coffre qui est normalement dévolu aux bagages. Un couvre capote vient par-dessus pour terminer le rendu. Arceau et capote visible une fois rangée, voilà qui range la Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2 dans la même catégorie que les Golf Cabriolet, Ritmo Cabriolet et Peugeot 205 CTI. Pour le reste, le cabriolet se cale sur la XR3i Phase deux : nouveau masque avant plus aérodynamique avec phares s’inspirant de la statutaire Ford Scorpio. Les boucliers sont plus enveloppants et les rétroviseurs plus aérodynamiques. La poupe n’en fait en Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +2 (from 2 votes)
    Please follow and like us:
    20

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126
    1983 – 8 cyl. en V 16V
    276 ch – 240 km/h
    1 610 kg

    Chez AMG, dans les locaux d’Affalterbach, la passion des voitures surplombées d’une étoile n’est pas qu’une simple image. Depuis les années 60, messieurs Melcher et Aufrecht s’escriment à transformer les notables Mercedes-Benz en voiture de sport, sans pour autant sacrifier les qualités intrinsèques de la marque allemande de Stuttgart. Les coupés SEC W126 présentés en 1981, avec leur ligne élancée et élégante signée Bruno Sacco, et les V8 sous le long capot devenaient des cibles de choix pour la course à l’armement dont AMG s’est fait une spécialité. La Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126 passe donc d’emblée au traitement cosmétique chère aux hommes qui président AMG : suppression des chromes qui sont peints pour l’occasion de la même teinte que la carrosserie, logotypes et étoiles compris. Généralement, c’est une teinte noire intégrale, également reprise sur le voile des jantes alu AMG 15 pouces à 5 branches. Si c’est Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Ford Escort XR3i Phase 2

    Ford Escort XR3i Phase 2 (1986)

    Ford Escort XR3i Phase 2
    1986 – 4 cyl. en ligne 8V
    105 ch – 185 km/h
    935 kg

    Depuis 1980, la Ford Escort XR3 puis XR3i capitalise son succès sur une esthétique plaisante et qui fait mouche. Bien plus que ses qualités dynamiques… Pour février 1986, Ford opère un facelift de mi-parcours pour son modèle à succès. Indispensable pour rester compétitif et séduisant face à une concurrence qui n’est pas endormie, bien au contraire (Golf 2 GTI, R11 Turbo, Kadett GSI). Ford a donc réactualisé poupe et proue avec un certain talent, offrant notamment un visage inédit et bien plus aérodynamique (-4 points de Cx gagnés). Les phares en amandes s’arrondissent et singent le style de la berline Scorpio. Le capot change de dessin et vient désormais jusqu’au milieu des phares avant réduisant l’ouverture de calandre à sa plus simple expression. Cela impose une deuxième ouverture dans le bouclier qui est désormais d’une seule partie et plus enveloppant. La poupe profite également d’un bouclier plus enveloppant. Toujours pour une touche Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +2 (from 2 votes)
    Please follow and like us:
    20

    Lamborghini Countach 5000 S (LP 500S)

    Lamborghini Countach 5000 S (LP 500S)
    1982 – V12 48V
    375 ch – 290 km/h
    1 480 kg

    Lamborghini a résisté au naufrage annoncé ! Après quelques errements, c’est aux mains des frères Mimran que Nuova Lamborghini est sur des bons rails. De 64 exemplaires sortis des chaînes de Sant’Agata en 1980, Lamborghini a produit 90 voitures en 1981. Alors en mars 1982 à Genève, Lamborghini dévoile sa nouvelle Lamborghini Countach 5000 S (LP 500 S). Remplaçant la « LP 400 S », la nouvelle venue est une évolution sous l’égide de Giulio Alfieri qui est le « boss technique » de Santa’Agata. Plus féru de mécanique, l’ingénieur italien ne s’est pas attaché à modifier l’esthétique de la Countach. Une sage décision tant il semblerait une gageure de vouloir retoucher un dessin unique tracé par un Marcello Gandini particulièrement inspiré. Travaillant alors pour le compte de Bertone, le designer italien a su donner une empreinte unique avec cette forme en coin et cunéiforme digne des canons des années 70. Tout au juste le design a évolué avec un kit carrosserie qui a été apposé dès 1978 avec des extensions d’ailes bien marquées quitte à adoucir la découpe originale des passages de roue arrière. Le museau hérita pour sa part d’un spoiler aérodynamique. Tous les tics des voitures de sport de prestige sont bien là avec phares escamotables, prises d’air multiples à l’instar de celles qui Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Mercedes-Benz Coupés SEC W126 – Guide Achat

    Mercedes-Benz S Coupé SEC W126 et Bruno Sacco

    Pour la nouvelle génération W126, berline ou coupé, Bruno Sacco et son équipe vont privilégier une ligne aérodynamique (Cx de 0,36 et 0,34) et moderne qui tranche dans la gamme Mercedes-Benz contemporaine.

    La Mercedes-Benz Classe S W126 est introduite en septembre 1979. Elle frappe par sa ligne inédite et beaucoup plus moderne et aérodynamique (Cx de 0,36) quitte à choquer dans un premier temps les adeptes de la marque. Moins gourmande en carburant, plus puissante et performante, la nouvelle Classe S innove et poursuit la quête de la sécurité et robustesse. Dans les innovations technologiques sécuritaires, soulignons notamment l’apparition de l’Airbag, des ceintures à prétensionneurs ou encore le contrôle de traction ASD. Elle tranche alors nettement en matière de style avec les coupés SEC W107 qui commencent à accuser le poids des ans. Pour septembre 1981, Mercedes-Benz dévoile sa nouvelle génération de Mercedes-Benz coupés SEC, basés sur la Classe S W126 et non plus sur le SL comme précédemment. Une sorte de retour aux sources comme avec la génération W108/W109. Œuvre de Bruno Sacco et son équipe de stylistes du bureau de design Mercedes-Benz, les Mercedes-Benz SEC W126 sont une pure réussite. Elancée et élégant, malgré ses 5 mètres de long, le coupé allemand permet de loger quatre personnes à bord. Les vitrages latérales sont Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V W126

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V W126

    Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126
    1985 – 8 cyl. en V 32V
    340 ch – 260 km/h
    1 700 kg

    Fort de ses premières réalisations réussies sur la base des berlines et coupé Classe S W126, AMG persiste et signe avec une évolution supplémentaire pour la Mercedes-Benz 500 SEC W126 qui rappelons-le est équipée d’origine d’un V8 de 5 litres développant 231 ch. AMG pousse le bouchon toujours plus loin, et pour aller chercher toujours plus de puissance, sans augmenter la cylindrée, c’est le haut moteur qui va être totalement chamboulé avec une paire de culasses à 32 soupapes. Une hausse des performances, qui va dicter aussi la plastique du coupé Mercedes-Benz. Bruno Sacco, le responsable de design Mercedes-Benz, s’est-il étranglé à la vue du résultat d’AMG ? Pour héberger les nouvelles jantes ultra-larges de 9J AV et 10J AR, AMG a du élargir quelque peu les ailes du coupé SEC W126. Gloups ?… Les ailes sont ainsi élargies (la largeur passe ainsi de 1 828 à 1 920 mm) à la manière d’une BMW M3 E30 ou d’une Porsche 944… On aime ou on déteste, mais force est de reconnaître que la Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V ainsi gréée en impose et intimide. D’autant plus que les habitudes de la maison perdurent Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Mercedes-Benz 380 SEC W126

    Mercedes-Benz 380 SEC W126 (1981)

    Mercedes-Benz 380 SEC W126
    1981 – 8 cyl. en V 16V
    204 ch – 210 km/h
    1 585 kg

    Pour septembre 1981, Mercedes-Benz frappe un grand coup ! La Classe S W126 avait déjà donné le ton en 1979 avec son allure élancée et aérodynamique. Une modernité teintée d’élégance à laquelle Stuttgart ne nous avait pas habitué. Paul Bracq n’est plus aux crayons, mais c’est désormais Bruno Sacco qui préside aux destinées du bureau de design de la firme à l’étoile. Et force est de constater que son influence latine transpire dans l’harmonie des traits. La Mercedes-Benz 380 SEC W126 se targue d’être jolie malgré ses cinq mètres de longueur, et efficace en pénétration dans l’air avec son Cx de 0,34. Le profil est remarquable avec ses vitres sans entourage ni montant contribuant ainsi à alléger la ligne. La calandre reçoit en son sein l’étoile qui n’est pas posée sur le capot (c’est réservé aux berlines), et les touches de chromes sont importantes pour souligner l’aspect cossu et luxueux. La poupe, si elle ressemble à celle de la berline, est soulignée Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Autobianchi Y10 Turbo

    Lancia Y10 Turbo

    Autobianchi Y10 Turbo
    1985 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
    85 ch – 183 km/h
    790 kg

    Après une genèse pour le moins compliquée et polémique au sein du groupe Fiat (l’étude da la remplaçante de l’Autobianchi A112 étant finalement reprise pour le compte de Fiat devenant la… Panda), et un imbroglio de portefeuille de marques entre Lancia et Autobianchi selon les marchés, la nouvelle Autobianchi Y10 est dévoilée au salon de Genève en mars 85. Et dans la foulée, on découvre une bouillante version Turbo qui doit nous faire oublier les Autobianchi A112 Abarth. Voilà qui est ambitieux, tant la petite bombinette italienne a marqué les esprits et les cœurs de 1972 à 85 ! L’Autobianchi Y10 Turbo prend le contre-pied de sa devancière avec un design très moderne et aérodynamique. Un point à souligner, car il est toujours difficile d’être efficace en ce domaine, et l’Autobianchi Y10 y parvient avec un très bon Cx, malgré une longueur de 3,39 mètres. Chapeau ! Signée par le Centro de Stile Fiat, la Y10 se distingue par son aspect très géométrique , sa proue intégrant une calandre Lancia et son arrière à pan coupé et porte-à-faux raccourci. En version Turbo Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20

    Jaguar XJ-S V12 Coupé

    Jaguar XJ-S V12 Coupé

    Jaguar XJ-S V12 Coupé
    1975 – 12 cyl. en V 24V
    285 ch – 240 km/h
    1 700 kg

    Ce 10 septembre 1975 fut un véritable coup de tonnerre à Coventry : la remplaçante de la mythique Type E est dévoilée. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil est mitigé. La Jaguar XJ-S arbore une ligne certes originale dont les premières esquisses sont l’œuvre de Malcom Sayer et terminée par Doug Thorpe suite au décès en 1970 de Sayer. Mais face aux lignes si harmonieuses des premières Type E, la Jaguar XJ-S marque le pas et avoue finalement changer de registre. Le ton est donné, et si le long capot maintient une certaine tradition, le gabarit général (plus long qu’une Peugeot 604 mais plus bas qu’une Ferrari 365 GT4) la confine dans le genre Grand Tourisme. La face avant accueille des optiques oblongues Cibie conçues spécifiquement pour la Jaguar XJ-S. Les porte-à-faux sont prononcés, et en bonne Grand Tourisme avant tout prévue pour être vendue aux USA, marché prioritaire pour Jaguar, des gros pare-chocs en plastique à absorbeurs de chocs sont de série, quitte à alourdir un peu l’allure générale. Avec des lignes tendues Lire la suite

    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
    VN:F [1.9.22_1171]
    Rating: +1 (from 1 vote)
    Please follow and like us:
    20