
Chevrolet Camaro mk3 (1982)
En ce début des années 1980, General Motors est dos au mur. La crise pétrolière a rebattu les cartes, les normes antipollution se durcissent, et la concurrence japonaise grignote inexorablement des parts de marché. La Camaro de deuxième génération, commercialisée depuis 1970, accuse le poids des ans et ne répond plus aux attentes d’une clientèle qui veut à la fois l’efficacité dynamique et la modernité technologique. Pour y répondre, Chevrolet décide une refonte totale, sans concession ni compromis avec le passé. La troisième génération de la Chevrolet Camaro est présentée en décembre 1981 — pour l’année modèle 1982 — et constitue une rupture stylistique et technique radicale.

Chevrolet Camaro Mk3 (1982)
C’est à l’équipe de design interne de General Motors, sous la direction de Jerry Palmer, que revient la mission de dessiner cette nouvelle Camaro. Palmer et ses équipes s’inscrivent résolument dans l’ère aérodynamique qui s’impose à l’industrie automobile mondiale. Le résultat est saisissant : une carrosserie hatchback à deux portes au profil fastback tendu, avec un pare-brise incliné à 62 degrés — brisant délibérément la règle interne de GM qui limitait ces angles à 60 degrés —, une grande lunette arrière complexe et des flancs sculptés. La Camaro devient ainsi la première de sa lignée à adopter une carrosserie à hayon, offrant un volume de chargement modulable grâce à la banquette arrière rabattable.

Chevrolet Camaro mk3
Sur le plan mécanique, la plateforme F de General Motors est entièrement renouvelée. Cette nouvelle Camaro inaugure également plusieurs premières pour la lignée : injection de carburant d’usine, transmissions automatiques à quatre vitesses avec surmultiplication, boîtes manuelles à cinq vitesses, moteur quatre cylindres en entrée de gamme, et jantes de 16 pouces sur les versions les plus sportives. La production débute le 12 octobre 1981 à l’usine de Norwood, Ohio, et à Van Nuys, Californie. Dès sa première année, la Camaro Z28 est élue voiture de l’année par le magazine Motor Trend, et elle fait office de pace car à l’Indianapolis 500 de 1982, une consécration immédiate. La troisième génération sera produite jusqu’à l’année modèle 1992, avec une longévité remarquable qui illustre la solidité du concept initial.
Pays : USA
Constructeur : Chevrolet (GM)
Modèle : Camaro Mk3
Années de production : 1982-1992
Présentation : 1982
Production totale : 1 567 657 ex.
Motorisations : 4 cyl. Ligne, V6, V8
Cylindrées : 2,5 l., 2,8 l., 3,1 l., 5,0 l., 5,7 l.
Carrosserie : Coupé & Cabriolet 2+2 places
Designer : Jerry Palmer

Chevrolet Corvette Z28 (1982)
Version par version
Chevrolet Camaro Sport Coupe (1FP87)

Chevrolet Camaro Sport Coupe (1982)
La Sport Coupe est le modèle d’entrée de gamme de la troisième génération, et celle qui porte à elle seule l’essentiel des volumes de vente tout au long de la carrière du modèle. Commercialisée sous le code constructeur 1FP87, elle inaugure en 1982 avec le quatre cylindres en ligne LQ9 de 2,5 litres à injection électronique (88 ch) comme motorisation standard, les V6 et V8 restant optionnels. Sa présentation extérieure est sobre et fonctionnelle : enjoliveurs acier argent avec bague de finition, rétroviseurs sport noirs à commande manuelle gauche, bandeau de couleur caisse sur le bas de caisse et bandes décoratives discrètes. L’intérieur privilégie la fonctionnalité avec des sièges baquets inclinables en vinyle ou tissu de base, un volant avec insigne Chevrolet, et la console centrale intégrant levier de vitesses, autoradio et commandes ventilation. La Sport Coupe tire parti de la nouvelle carrosserie hatchback pour offrir 878 litres de coffre avec la banquette arrière rabattue, une praticité inédite dans ce segment. Elle reste la version la plus accessible et la plus diffusée : en 1985, elle représente encore 55,2% du mix commercial total de la Camaro, loin devant la Berlinetta (8,4%) et la Z28 (36,4%). Le package Sport Suspension F41, avec barre antiroulis avant majorée, barre stabilisatrice arrière additionnelle et amortisseurs à effort élevé, y est proposé en option pour les modèles V6 et V8 — une alternative économique à la Z28 pour les conducteurs soucieux de dynamisme. Après la disparition du modèle Berlinetta en 1986, la Sport Coupe voit sa gamme moteur s’élargir au V6 2,8L MFI comme motorisation standard.
Chevrolet Camaro Berlinetta (1FS87)

Chevrolet Camaro Berlinetta (1982)
La Berlinetta (code 1FS87) se positionne dès 1982 comme la Camaro du grand tourisme, à mi-chemin entre la Sport Coupe et la Z28 sportive. Sa vocation est clairement celle d’une voiture de prestige confortable, raffinée et technologiquement avancée. Elle se distingue visuellement par ses jantes aluminium 14 pouces à ailettes dorées, ses rétroviseurs sport couleur de caisse, ses bandes de décoration bicolores sur le bas de caisse avec filet sur les passages de roues, et ses accents noirs sur les parties supérieures. L’intérieur constitue son principal argument : isolation phonique de niveau II renforcée, sièges Custom Cloth à réglage électrique du dossier, console de pavillon avec lampe de carte, lampe dôme, pochette de rangement, lampe de poche et bobines aide-mémoire. En 1984, la Berlinetta franchit un cap technologique décisif avec l’adoption d’un tableau de bord entièrement numérique : compteur digital, tachymètre à affichage barre, et toutes les commandes regroupées dans deux nacelles montées sur la colonne de direction, permettant de régler sans quitter le volant les phares, les clignotants, les essuie-glaces, le régulateur de vitesse ou encore la climatisation. La radio ETR avec tête de lecture déportée pivotante complète ce tableau avant-gardiste. Le V6 LC1 2,8 litres deux corps est sa motorisation standard ; le V8 LG4 5,0 litres reste disponible en option. Victime de ses volumes modestes — seulement 13 649 exemplaires en 1985 pour un prix catalogue de 11 060 dollars, soit 700 dollars de plus qu’une Z28 — et de la concurrence interne de l’IROC-Z, la Berlinetta tire sa révérence après l’année modèle 1986 avec seulement 4 479 unités produites pour sa dernière saison.
Chevrolet Camaro Z28 (1FP87 Z28)

Chevrolet Camaro Z28 (1982)
La Z28 est le fer de lance sportif de la gamme Camaro depuis le lancement de la troisième génération, et elle constitue à l’évidence la raison d’être de cette voiture. Proposée sous le code 1FP87 Z28, elle se distingue de la Sport Coupe par un traitement extérieur résolument plus agressif : capot avec inserts ventilés simulant des ouïes, boucliers avant et arrière spécifiques en carrosserie, becquet de coffre trois pièces de série, jantes aluminium cinq branches de 15 pouces or, argent ou charbon, pneus Eagle GT P215/65 R15 à flancs blancs, et effets de sol bas de caisse avec spoiler avant intégré. Son équipement de série est bien fourni : instrumentation complète avec tachymètre, voltmètre, pression d’huile, température, jauge de carburant et odomètre journalier, volant cuir avec insigne Z28, amortisseurs avant MacPherson à calage spécifique, barre antiroulis avant de 34 mm et barre stabilisatrice arrière. La motorisation de base est le V8 LG4 5,0 litres à carburateur quadruple corps de 147 ch en 1982, porté à 155 ch dès 1983. L’option LB9 TPI (Tuned-Port Injection) est disponible dès 1985, apportant 190 ch (automatique) à 218 ch (manuelle) dans une enveloppe de fiabilité améliorée grâce à l’injection à double corps résonnants. La Z28 atteint son apogée en 1987-1988 avec le V8 LB9 TPI poussé à 223 ch en manuelle. Elle est abandonnée en tant que déclinaison distincte au profit de l’IROC-Z à compter de 1988, avant de renaître sous sa propre appellation pour les millésimes 1991 et 1992.
Chevrolet Camaro Sport Coupe avec package LT (1FP87 B4E)

Chevrolet Camaro Sport Coupe LT Package (1987)
Introduit en 1987 pour combler le vide laissé par la disparition de la Berlinetta, le package LT (RPO B4E) est une option applicable sur la Sport Coupe de base qui transforme sensiblement sa présentation et son équipement. La Sport Coupe LT se reconnaît à ses rétroviseurs sport couleur de caisse (au lieu des noirs de la Sport Coupe standard), ses couvercles de roue 14 pouces spécifiques, ses bandes de décoration basse et haute de carrosserie différenciées, et son volant LT avec garniture vinylique moussée et insigne spécifique sur le klaxon. L’intérieur est de niveau Custom : sellerie tissu sur mesure à appuie-têtes réglables, garnitures de portes et de montants A habillées, insonorisation de niveau II standard (Level II Acoustic Package), console de pavillon incluse, et couverture de rangement verrouillable dans la soute arrière. Côté mécanique, la LT adopte le V6 2,8L MFI de série, avec le V8 5,0L LG4 en option, et la suspension Soft Ride — calibration plus confortable que la Sport Coupe standard, mais moins ferme que la Z28. Les pneus P205/70 R14 toutes saisons en flancs noirs sur jantes 14 pouces avec couvercles complets constituent la dotation standard. Le package LT est proposé uniquement pour les millésimes 1987 et 1988, avant de disparaître lors de la restructuration de la gamme en 1989 qui voit la naissance officielle du modèle RS.
IROC-Z (1FP87 B4Z Z28)

Chevrolet Camaro IROC Z (1985)
L’IROC-Z est sans conteste la version la plus désirable et la plus symbolique de toute la troisième génération de la Camaro. Lancé en 1985 sous la forme du package RPO B4Z applicable sur la Z28, l’IROC-Z prend son nom du championnat International Race of Champions dont les Camaro constituaient les monoplaces officielles. Sa philosophie est celle d’une voiture de course homologuée route : tout est pensé pour optimiser les performances dynamiques, avec une suspension spécifique intégrant des amortisseurs avant MacPherson à calage uniquement disponible sur ce modèle et des amortisseurs arrière Delco-Bilstein à soupapes spéciales — une exclusivité mondiale pour une voiture de grande série. Le train roulant est complètement repensé avec des barres antiroulis de plus grand diamètre (avant 34 mm, arrière 23 mm), des ressorts plus fermes, une direction à effort plus élevé et un renfort structurel sur les longerons avant. Les jantes aluminium cinq branches de 16 × 8 pouces — les premières de 16 pouces sur un véhicule de production américain — chaussent des pneus Goodyear Gatorback P245/50 VR16 à flancs noirs avec lettrage, avec des décalages avant/arrière différenciés. À partir de 1987, le V8 TPI 5,7 litres L98 développant 228 ch (automatique) à 248 ch (manuelle avec double échappement) est disponible en option exclusivement sur l’IROC-Z coupé. Visuellement, l’IROC-Z affiche des boucliers entièrement carrossés, des effets de sol spécifiques couleur carrosserie, des phares antibrouillard dans le bouclier avant et des décalcomanies IROC-Z spécifiques — effaçables en option pour les clients préférant la discrétion. L’IROC-Z demeure au catalogue jusqu’au millésime 1990, date à laquelle Chevrolet décide de ne pas renouveler son accord avec la série IROC.
Chevrolet Camaro Cabriolet ASC (1987-1992)

Chevrolet Camaro ASC convertible (1987)
Le cabriolet Camaro fait son retour officieux dès 1987, pour la première fois depuis 1969, grâce à un partenariat entre Chevrolet et l’American Sunroof Company (ASC). La démarche est originale : les clients commandent leur Camaro — sur base Sport Coupe, LT, Z28 ou IROC-Z selon les années — obligatoirement équipée des panneaux de toit amovibles T-Top, puis la voiture est acheminée à l’usine ASC de Livonia, Michigan, où la transformation est réalisée. Le toit est découpé, des renforts structurels sont ajoutés dans les bas de caisse, le plancher, le tunnel central et les montants de custode. Une capote en tissu Cambria avec arceau de sécurité intégré est posée, et un couvre-capote motorisé en métal est ajusté. Un couvercle de coffre court et un ensemble becquet arrière multisection complètent la transformation. Le coût de la conversion chez ASC est d’environ 4 500 dollars, auquel s’ajoute une majoration variable selon les concessionnaires. Pour 1987, 1 007 exemplaires sont produits. Le cabriolet devient une carrosserie de catalogue officielle à partir de l’année modèle 1989 (code VIN 3 au lieu de 2 pour le coupé) avec la déclinaison RS Convertible et IROC-Z Convertible, et sera maintenu jusqu’à la fin de la génération en 1992.
Chevrolet Camaro RS Coupé (1FP87)

Chevrolet Camaro RS Coupe (1989)
À partir de l’année modèle 1989, la Sport Coupe de base est rebaptisée RS — une appellation chargée d’histoire chez Chevrolet depuis la fin des années 1960. Le RS Coupé (code 1FP87) bénéficie d’une présentation renouvelée avec des boucliers de bas de caisse couleur carrosserie, qui lui confèrent une allure plus homogène et plus moderne, dans la lignée de l’IROC-Z et de la Z28. Cette mise à niveau esthétique s’accompagne de l’adoption généralisée du système anti-vol Pass-Key à clé codée, d’une nouvelle liaison de pédale d’accélérateur à débattement progressif pour un démarrage plus souple, et d’un rétroviseur intérieur intégrant deux lampes de lecture. Le V6 2,8L LB8 (135 ch) reste le moteur de base, avec le V8 L03 305 ci TPI de 172 ch proposé en option dès 1989. À compter de 1990, ce V6 2,8L cède la place au nouveau V6 3,1 litres, plus moderne et légèrement plus puissant. Le RS Coupé représente l’écrasante majorité de la production : 83 487 exemplaires pour le seul millésime 1989, contre 20 067 pour l’IROC-Z Coupé.
Chevrolet Camaro RS Cabriolet (1FP67)

Chevrolet Camaro RS Convertible (1989)
Le RS Cabriolet (code 1FP67) est la version décapotable de la Camaro de base, disponible en tant que modèle de catalogue officiel à partir de 1989 — et non plus comme une transformation semi-artisanale confiée à ASC. Il reprend la même carrosserie ouverte développée par l’American Sunroof Company, avec capote en tissu, renforts structurels et couvre-capote motorisé, mais sa commercialisation est désormais pleinement intégrée au réseau Chevrolet. Le RS Cabriolet est équipé de série du V8 L03 5,0 litres TPI de 172 ch — le quatre cylindres et le V6 n’y sont pas proposés — en raison du poids supplémentaire de la structure renforcée et de la nécessité d’offrir des performances suffisantes dans une carrosserie alourdie d’environ 130 kg par rapport au coupé. La boîte automatique TH700-R4 est la plus fréquemment commandée, bien que la manuelle cinq vitesses reste disponible. Les volumes restent modestes au regard du coupé : 3 245 exemplaires pour le millésime 1989. Le RS Cabriolet sera maintenu jusqu’à la fin de la génération en 1992, représentant à chaque millésime environ 3 à 5% de la production totale.
Chevrolet Camaro IROC-Z Coupé (1FP87 Z28)

Chevrolet Camaro IROC Z (1988)
Issu du package IROC-Z (RPO B4Z) lancé en 1985, l’IROC-Z Coupé est officialisé comme désignation de modèle à part entière à partir de 1989 sous le code 1FP87 Z28. Pour ce millésime, il bénéficie des mêmes évolutions que toute la gamme — système Pass-Key, nouvelle pédale d’accélérateur progressive — et conserve son arsenal sportif exclusif : jantes aluminium 15 pouces de série (les 16 pouces passant en option), suspension spécifique, direction à effort élevé et pneus Eagle GT P215/65 R15 de série. Le V8 L03 5,0L TPI (172 ch) constitue la motorisation standard, le V8 LB9 5,0L TPI (195 à 230 ch selon boîte et configuration d’échappement) et le V8 L98 5,7L TPI (230 à 240 ch avec double échappement) restant disponibles en option. L’IROC-Z Coupé est également la seule version à pouvoir recevoir le package course 1LE (111 exemplaires en 1989), déclenché par la commande simultanée de l’option G92 et de l’absence de climatisation. L’appellation IROC-Z est définitivement retirée après le millésime 1990, la version de performance redevenant simplement Z28 pour les millésimes 1991 et 1992.
Chevrolet Camaro IROC-Z Cabriolet (1FP67 Z28)

Chevrolet Camaro IROC Z Convertible (1989)
Sommet de la gamme pour les millésimes 1989 et 1990, l’IROC-Z Cabriolet (code 1FP67 Z28) conjugue la transformation ASC et le package sportif de l’IROC-Z. C’est la Camaro la plus spectaculaire et la plus exclusive de la génération : carrosserie ouverte, bas de caisse couleur de caisse, jantes aluminium, et V8 TPI sous le capot. Le V8 L03 5,0L TPI de 172 ch constitue sa motorisation standard, le LB9 5,0L TPI restant disponible en option avec puissances de 195 à 220 ch. En revanche, le V8 5,7L L98 ne peut pas être associé à la carrosserie cabriolet, en raison de la rigidité structurelle insuffisante de la caisse ouverte pour absorber les couples générés par ce moteur plus puissant. Les volumes sont naturellement restreints : 3 940 exemplaires pour le seul millésime 1989. L’IROC-Z Cabriolet disparaît avec l’abandon de l’appellation IROC-Z en 1990, le cabriolet Z28 proprement dit n’étant pas reconduit pour les millésimes 1991 et 1992, où seul le RS Cabriolet subsiste.
Évolutions par millésime
1982 constitue l’année zéro. La troisième génération est totalement nouvelle dans son dessin, sa plateforme, ses moteurs et ses transmissions. La boîte manuelle à quatre vitesses et l’automatique à trois vitesses sont les seules options disponibles. La Z28 peut recevoir le V8 LU5 Cross-Fire 5,0L à double corps d’injection. La Berlinetta propose déjà son instrumentation avancée par rapport à la Sport Coupe.
1983 est l’année des transmissions modernes : la Borg-Warner à cinq rapports remplace la manuelle quatre vitesses, et la TH700-R4 automatique à overdrive s’impose en option. Le V8 L69 H.O. de 193 ch fait une brève apparition en avril, limité à la boîte manuelle. Le V8 LU5 Cross-Fire est réévalué à 177 ch.
1984 voit la Berlinetta franchir un cap technologique majeur avec son tableau de bord entièrement numérique — une première aux États-Unis sur ce segment. Le LU5 Cross-Fire disparaît. Le V8 L69 H.O. est désormais disponible dès le lancement sur la Z28, avec ou sans l’IROC-Z.
1985 est le millésime fondateur de l’IROC-Z (RPO B4Z), avec ses jantes 16 pouces inédites et ses amortisseurs Delco-Bilstein. Le V6 passe à l’injection multipoint (MFI), gagnant 28 ch d’un coup (107 à 135 ch). Le V8 LB9 TPI fait son entrée sur la Z28 et l’IROC-Z, disponible uniquement en boîte automatique cette année-là.
1986 signe la fin du quatre cylindres et la généralisation du V6 comme moteur de base. C’est aussi la dernière année de la Berlinetta (4 479 exemplaires seulement) et du L69 H.O. (74 exemplaires). Le troisième feu stop CHMSL est adopté en application de la nouvelle réglementation fédérale.
1987 est marqué par trois événements majeurs : l’arrivée du V8 5,7L TPI L98 (228 ch en automatique, 248 ch en manuelle) en exclusivité IROC-Z ; le retour du cabriolet Camaro via ASC (1 007 exemplaires) ; et la fermeture de l’usine historique de Norwood, Ohio. La Berlinetta est remplacée par le package LT.
1988 restructure la gamme autour de deux niveaux seulement : la Sport Coupe de base et l’IROC-Z. Le modèle LT et la Z28 distincte disparaissent. L’injection est désormais universelle sur tous les moteurs proposés. Les jantes 16 pouces de l’IROC-Z passent en option, les 15 pouces redevenant standard.
1989 voit la naissance officielle du RS comme désignation de modèle, avec bas de caisse couleur de caisse généralisés. Le cabriolet devient une carrosserie de catalogue (RS Convertible, IROC-Z Convertible). Le Pass-Key anti-vol est adopté sur toute la gamme. Apparition du package 1LE (111 exemplaires IROC-Z).
1990 est une année charnière : l’IROC-Z tire sa révérence après la non-reconduction du contrat avec le championnat IROC. Le V6 2,8L est remplacé par un 3,1L plus moderne. Premier airbag conducteur proposé sur un véhicule à carrosserie F. Nouveau combiné d’instruments demi-lune. Production volontairement tronquée (35 048 unités) pour préparer le restylage 1991.
1991 apporte un restylage complet des habillages aérodynamiques, des nouveaux bas de caisse généralisés à toute la gamme, un becquet Z28 inédit, et le troisième feu stop migrant à l’intérieur du hayon. Le B4C Special Service Package est lancé. Le package 1LE monte à 478 exemplaires.
1992 clôt la carrière de la génération. L’édition Heritage Package (RPO Z03) célèbre le 25e anniversaire de façon graphique. Le package 1LE atteint son record de production (705 unités). La dernière Camaro quitte Van Nuys le 27 août 1992.
Séries spéciales
La Chevrolet Camaro de troisième génération a donné lieu à plusieurs déclinaisons spéciales et éditions limitées qui constituent autant de repères pour les collectionneurs. Entre commémorations anniversaires, éditions régionales et versions dédiées à la compétition, cette génération offre une palette de spéciaux qui enrichit considérablement son intérêt patrimonial.
Chevrolet Camaro Z28 Pace Car Réplique Indianapolis 500 (1982)

Chevrolet Camaro Z28 Pace Car Edition (1982)
La Camaro Z28 1982 assure le rôle de pace car à l’Indianapolis 500. Chevrolet commercialise plus de 6 000 répliques via ses concessionnaires. Ces voitures arborent une peinture bicolore argent et bleu avec des rayures orange, des roues Z28 15 pouces et un intérieur argent/bleu avec sièges Lear-Seigler six voies. Les choix mécaniques sont identiques à la Z28 de série.
Nombre d’exemplaires : plus de 6 000.
Chevrolet Camaro Z28E Export (1982)

Chevrolet Camaro Z28 E (1982)
Présentée au Salon de Genève en mars 1982, la Z28E (« E » pour Export) est une déclinaison officielle destinée aux marchés européens. Elle reçoit le V8 5,0 litres à carburateur développant 157 ch DIN, et obtient l’homologation nationale britannique. Le V6 2,8 litres sera ajouté ultérieurement à la gamme européenne.
Nombre d’exemplaires : ND.
Chevrolet Camaro IROC-Z California Edition (1985)
Produite à l’initiative du California Marketing Group de Chevrolet et vendue uniquement dans cet État, cette édition se distingue par son absence de décalcomanies extérieures, de persiennes de capot et de becquet arrière, tout en conservant la mécanique complète de l’IROC-Z avec le LB9 TPI et la boîte automatique. Disponible en noir et rouge uniquement.
Nombre d’exemplaires : 500 (250 noirs + 250 rouges).
Chevrolet Camaro 20th Anniversary Commemorative Edition (1987)
Produite pour célébrer les vingt ans de la Camaro (lancée en 1967), cette édition spéciale est associée au cabriolet ASC et aux modèles T-Top de 1987. Elle se signale par un badge de tableau de bord spécifique « 20th Anniversary Commemorative Edition ». Les cabriolets de cette année étaient considérés comme les éditions anniversaire emblématiques.
Nombre d’exemplaires : 1 007 cabriolets produits en 1987.
Chevrolet Camaro 25th Anniversary Heritage Edition / Heritage Package RPO Z03 (1992)
Prévue dans une forme bien plus ambitieuse avec culasses aluminium Corvette et boîte six vitesses, cette édition anniversaire est finalement lancée sous la forme d’un package graphique (RPO Z03) : bandes rallye, badges 25e anniversaire et livrée commémorative. Toutes les Camaro 1992 reçoivent par ailleurs un insigne « 25th Anniversary » sur le tableau de bord.
Nombre d’exemplaires : intégré à la production globale de 1992 (ND en séparé).
Chevrolet Camaro 1LE Special Performance Package (1989-1992)
Techniquement pas une série spéciale au sens marketing, la 1LE est un package course déclenché automatiquement par l’option G92 (rapport d’essieu performance) combinée à l’absence de climatisation. Elle inclut un arbre de transmission en aluminium, de gros freins à disque aux quatre roues adaptés de la Corvette, des amortisseurs spécifiques, des bagues de suspension plus rigides et un réservoir carburant anti-ballottement. Les phares antibrouillard sont supprimés pour l’allègement.
Nombre d’exemplaires : 111 (1989), 62 (1990), 478 (1991), 705 (1992, dont 589 B4C).
Chevrolet Camaro B4C Special Service Package (1991-1992)
Destinée exclusivement aux forces de l’ordre, agences gouvernementales et services militaires américains, la B4C reprend le groupe motopropulseur et la suspension Z28 sous une carrosserie RS, avec les freins 1LE en 1992. Elle constitue une base de course redoutable pour les connaisseurs, avec ses spécifications sportives dissimulées sous une présentation discrète.
Nombre d’exemplaires : environ 600 (1991), 589 (1992).
Engagement en compétition
La Chevrolet Camaro de troisième génération a joué un rôle central dans le sport automobile américain des années 1980 et au début des années 1990. C’est d’abord en ouvrant la piste de l’Indianapolis 500 en 1982 qu’elle s’est forgé une image sportive dès son lancement, consacrant la Z28 comme voiture de performance emblématique.
Dans les championnats de voitures de tourisme, la Camaro IROC-Z a fourni la base des monoplaces de la série International Race of Champions (IROC), compétition qui réunissait les meilleurs pilotes de différentes disciplines dans des voitures strictement identiques. Ce partenariat sportif, qui a donné son nom au célèbre package IROC-Z, a duré jusqu’en 1989 avant que Chevrolet ne décide de ne pas renouveler son contrat.
La Camaro 1LE est par ailleurs la déclinaison la plus aboutie pour la compétition SCCA Showroom Stock, catégorie de course sur route permettant à des voitures quasi-standards de s’affronter en circuit. Avec ses freins Corvette, son arbre de transmission aluminium, ses amortisseurs spécifiques et ses bagues de suspension renforcées, la 1LE s’est imposée comme la référence de la catégorie entre 1989 et 1992, surclassant ses rivales dans les séries régionales américaines.
En marge de la série
Au-delà des versions officielles Chevrolet, la troisième génération a inspiré de nombreux préparateurs américains. La transformation la plus significative reste celle opérée par l’American Sunroof Company (ASC), qui a produit les cabriolets Camaro à partir de coupés T-Top entre 1987 et 1992, d’abord de façon semi-officielle puis dans le cadre d’un partenariat reconnu avec General Motors. Des préparateurs comme SLP Engineering ont également proposé des kits de performance sur base IROC-Z.
Accessoires
Chevrolet proposait via ses concessionnaires une gamme d’accessoires dealer-installed pour la Camaro : panneaux de toit en verre teinté amovibles (T-tops), store arrière en lamelles, tapis de sol spécifiques, antennes électriques, rétroviseurs sport à commande électrique et kits de jantes aluminium. Les amateurs de personnalisation pouvaient également opter pour des kits carrosserie bas de caisse et des becquets arrière.
Chronologie
1981 : Le 12 octobre, début de la production de la Camaro troisième génération à Norwood (Ohio) et Van Nuys (Californie). La voiture est mise en vente en décembre pour l’année modèle 1982.
1982 : La Camaro Z28 est élue voiture de l’année par Motor Trend et assure le rôle de pace car à l’Indianapolis 500. Plus de 6 000 répliques sont commercialisées. Au Salon de Genève, présentation de la Z28E pour les marchés d’exportation. 173 000 Camaro vendues aux États-Unis.
1983 : Adoption de la boîte manuelle Borg-Warner 5 vitesses et de l’automatique 4 vitesses TH700-R4. Introduction tardive du V8 L69 High Output 5,0 litres (193 ch) en avril, produit à seulement 3 223 exemplaires.
1984 : La Berlinetta reçoit un tableau de bord entièrement numérique. Disparition du V8 LU5 Cross-Fire 305. Road & Track classe la Camaro/Firebird parmi les douze meilleures voitures du monde.
1985 : Lancement de l’IROC-Z (RPO B4Z), avec suspension Delco-Bilstein, jantes 16″ et pneus Gatorback. Le V6 reçoit l’injection multiport. L’IROC-Z entre dans la liste des dix meilleures voitures de Car and Driver.
1986 : Disparition du 4-cylindres de la gamme, le V6 2,8L devient standard. Dernière année pour le L69 H.O. (74 exemplaires). Adoption du troisième feu stop CHMSL.
1987 : Lancement du V8 5,7L TPI (L98, 228 ch) en exclusivité IROC-Z. Retour du cabriolet (1 007 exemplaires, conversion ASC). Fin de la Berlinetta, arrivée du package LT. Édition spéciale 20e anniversaire. Fermeture de l’usine de Norwood.
1988 : Simplification de la gamme : seuls le coupé de base et l’IROC-Z subsistent. Injection généralisée à tous les moteurs. Abandon du modèle LT et de la Z28 de base.
1989 : Retour de l’appellation RS. Le cabriolet devient un modèle de catalogue officiel. Lancement du système anti-démarrage Pass-Key. Apparition du package 1LE (111 exemplaires).
1990 : Fin de l’IROC-Z. Adoption du V6 3,1 litres. Premier airbag conducteur proposé sur un véhicule à carrosserie F. Nouveau groupe d’instruments demi-lune. Production tronquée (35 048 unités).
1991 : Restylage complet avec nouveaux bas de caisse. Retour du Z28 avec becquet inédit. Lancement du B4C Special Service Package. Package 1LE : 478 unités.
1992 : Dernière année de production. Heritage Package RPO Z03 (25e anniversaire graphique). 1LE : 705 unités (record). Dernière Camaro G3 produite le 27 août 1992, coupé Z28 rouge, à Van Nuys.
Production par variante (Chevrolet Camaro 3e génération, 1982-1992)
Note : les chiffres 1982-1988 sont des estimations basées sur les totaux annuels connus (sources : Camaro White Book 1967-1993 intégré aux documents d’archive). Les chiffres 1989 sont exacts (source documents Chevrolet). Les totaux 1990-1992 sont partiellement estimés.
Fiche technique de synthèse
Tous les Modèles Chevrolet Camaro Mk3

Photos Chevrolet Camaro Mk3
Derniers Dossiers Chevrolet
- Chevrolet Camaro mk3 – Guide AchatEn ce début des années 1980, General Motors est dos au mur. La crise pétrolière a rebattu les cartes, les normes antipollution se durcissent, et la concurrence japonaise grignote inexorablement des parts de marché. La Camaro de deuxième génération, commercialisée depuis 1970, accuse le poids des ans et ne répond plus aux attentes d’une clientèle ...
- La Chevrolet Corvette ZR1X mènera le peloton au départ de la 110e édition de l’Indianapolis 500 présentée par GainbridgeLa Chevrolet Corvette ZR1X 2026 – une véritable hypercar américaine et la voiture de série la plus rapide des États-Unis – mènera le peloton jusqu’au drapeau vert de la 110e édition de l’Indianapolis 500 présentée par Gainbridge, le dimanche 24 mai à l’Indianapolis Motor Speedway. La voiture de sécurité Corvette ZR1X invite les fans de course ...
- La voiture de sécurité Corvette Stingray rose mettra en avant la campagne « Making Strides Against Breast Cancer » (Avancer contre le cancer du sein).Chevrolet montre son soutien dans la lutte continue contre le cancer du sein avec le retour d’une Corvette Stingray rose spécialement décorée qui servira de voiture de sécurité officielle pour les prochaines courses de la NASCAR Cup Series au Talladega Superspeedway et au Martinsville Speedway. Cette saison, Chevrolet célébrera 15 ans de soutien à l’American ...
- Reprise du Nürburgring : les Chevrolet Corvette ZR1X et ZR1 sont désormais les voitures les plus rapides d’un constructeur américain.Les Chevrolet Corvette Z06, ZR1 et ZR1X ont pris d’assaut le circuit Nordschleife, long de 20,8 km, où, pour la première fois dans l’histoire de la piste, un constructeur automobile a amené trois voitures différentes avec trois pilotes non professionnels pour enregistrer trois temps au tour en une seule visite. Trois des ingénieurs Chevrolet qui ...
- Nouvelle Chevrolet Corvette ZR1X Quail Silver Limited Edition MY26La Chevrolet Corvette ZR1X 2026, la Corvette la plus avancée jamais conçue et une véritable hypercar américaine, sera disponible avec un pack exclusif en édition limitée Quail Silver Limited Edition. Le Quail Silver Limited Edition présente des finitions et un savoir-faire uniques, ainsi que la première peinture mate de série de Corvette depuis les années ...
- Nouveau concept Chevrolet California CorvetteGM a dévoilé le deuxième d’une série de trois études de conception de la Chevrolet Corvette qui feront leur apparition en 2025. Le concept California Corvette a été développé par les studios Advanced Design de GM à Pasadena, dans le cadre d’un projet de conception mondial. Ce dernier concept réinvente la Corvette avec une touche ...
- Nouvelle Chevrolet C8 ZR1X Hypercar MY2026Chevrolet a concocté une Corvette à traction intégrale digne de la légendaire désignation ZR1 : la Corvette ZR1X 2026. Avec une puissance de 1 250 chevaux1 et une traction intégrale électrifiée, la ZR1X est une véritable hypervoiture nord-américaine et la Corvette la plus évoluée jamais construite. Avec les modèles ZR1 et ZR1X, Chevrolet offre maintenant ...
- Chevrolet Corvette C6 – Guide AchatChevrolet veut une Corvette plus affûtée et sportive apte à rivaliser à armes égales avec les GT européennes établies, même si l’ADN Corvette doit être conservé. Ainsi, lors de la présentation en 2004 de la Corvette C6 au salon de Detroit, les fans sont rassurés car non seulement le design de Tom Peters respecte les ...
- La Chevrolet Corvette ZR1 établit cinq records du tour aux États-UnisLa Corvette ZR1 et l’équipe qui l’anime continuent de faire parler d’eux dans le monde des voitures de performance. Avec quatre pilotes différents de General Motors au volant, la Corvette ZR1 a établi non pas un, mais cinq nouveaux records du tour pour une voiture de série au cours d’une tournée de circuits aux États-Unis. Voici ...
- La Corvette ZR1 atteint 233 mph au volant de Mark Reuss, président de GMLa Chevrolet Corvette ZR1 2025 est désormais la voiture la plus rapide jamais construite par un constructeur automobile américain. Sur une piste d’essai en Allemagne, Mark Reuss, président de General Motors, a conduit une Corvette ZR1 2025 à 233 mph, établissant ainsi un record de vitesse maximale inégalé par les voitures de série actuelles dont ...
Guide des Sportives
Guide des Sportives vous permet de retrouvez toutes vos voitures de sport préférées classées par marque, modèle, gamme, génération après génération. Ferrari, Porsche, Lamborghini, Aston Martin et autres constructeurs de voitures de sport et de voitures de prestige (Lotus, BMW,Mercedes-Benz, Audi), aux sportives plus populaires comme les GTI et petites sportives (Peugeot 205 GTI, R8 Gordini, VW Golf GTI…), le Guide des Sportives recense toutes les automobiles considérées et choisies par la rédaction comme voitures sportives. Chaque auto est traitée de la même manière avec un descriptif, des informations techniques et des conseils d’achat. De 1945 à nos jours, Guide des Sportives est alimenté chaque semaine de nouveaux dossiers.
La rédaction


