Datsun 2000 Sports Fairlady SRL311

Datsun 2000 Sports Fairlady SRL311
1967 – 4 cyl. en ligne 8V
150 ch SAE – 205 km/h
910 kg

Depuis 1963, la saga des Datsun Sports Series vient rivaliser avec les productions anglaises sur le marché américain et australien. Les MG B, Triumph Spitfire et autres Austin-Healey doivent composer avec cette japonaise voulue par Ukyo Katayama avec une obstination qui force le respect. Du quatre cylindres 1,5 litres de cylindrée, le roadster nippon a su évoluer en 1967 pour désormais jouer les têtes d’affiches avec un gros 1 900 cm3 de 135 ch SAE et même 150 ch SAE selon la carburation retenue par le client. Avec moins de quatre mètres de longueur, la Datsun Fairlady 2000 Sports est d’un gabarit menu et sa faible largeur (1,49 mètres) commence à la dater sérieusement au niveau du style. Très typé début sixties, la Datsun 2000 Sports n’en demeure pas moins toujours charmeuse mais sérieuse, et offre une belle harmonie et homogénéité de style, à l’exception de la capote une fois en place qui semble disproportionnée par sa hauteur. La proue semble jouer les siamoise avec la MG B avec ses optiques rondes légèrement encastrées laissant une calandre prendre de profil du relief. Ligne tendue et surlignée par un discret jonc chromé (qui court sur le flanc haut) qui vient terminer sa course sur une amorce d’aileron comme sur une Peugeot 404 Coupé/Cabriolet. L’ensemble ne Lire la suite

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Triumph GT6 Mk1

Triumph GT6 Mk1
1966 – 6 cyl. en ligne 12V
95 ch – 172 km/h
880 kg

Après un premier essai avorté en 1964 en raison d’une surcharge pondérale trop importante pour le quatre cylindres d’origine, mais qui valida le dessin réussi de Giovanni Michelotti, Triumph adapta en premier lieu le dessin « coupé » fastback pour ses Spitfire de course pour les 24 Heures du Mans. Non sans un beau succès à la clé puisque la Triumph Spitfire remporta sa catégorie en 1965. Excusez du peu ! Du coup, Triumph compte bien surfer sur ce succès, et développe toujours sur cette carrosserie coupé, une variante Triumph GT6. Son appellation donne le ton : Triumph emprunte le six cylindres en ligne à la berline Vitesses qui dispose d’un châssis similaire à la Spitfire, et vient jouer des coudes dans la catégorie des (petites) Grand Tourisme. Une idée astucieuse qui permet à la firme anglaise d’élargir sa gamme, attirer une nouvelle clientèle et surtout pérenniser ce dessin très séduisant de Michelotti. Car en y regardant de près, bien que l’air de famille avec la Spitfire est évident, de nombreuses particularités imprime la GT6 dans le paysage automobile. En premier lieu, les amateurs auront noté le capot avec une bosse Lire la suite

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Opel Kadett B Rallye 1100 SR

Opel Kadett B Rallye 1100 SR
1966 – 4 cyl. en ligne 8V
67 ch SAE – 148 km/h
775 kg

C’est au salon de Paris de septembre 1966 qu’Opel a dévoilé son intention de se frotter aux petites sportives qui commencent à fleurir chez les autres constructeurs automobiles. Après tout, Ford, BMC et Renault ont démontré qu’une variante sportive permet de valoriser l’image de marque de toute leur gamme et surtout de s’engager en compétition et notamment sur circuit ou en rallyes avec un certain succès (Renault 8 Gordini, Mini Cooper S et Ford Cortina Lotus). « Rallye », justement, c’est ainsi que la marque au Blitz a dénommé sa Kadett B. Une Opel Kadett B Rallye 1100 SR qui est basée sur la carrosserie coupé deux portes de type fastback. Ainsi paré, la ligne du coupé se démarque plus nettement de la berline populaire dont il dérive. Histoire de ne pas tromper son monde, l’Opel Kadett B Rallye 1100 SR adopte une présentation sportive avec capot bicolore noir mat et ton caisse, lisérés latéraux noirs également, échappement à double sortie et feux additionnels longue portée à iode fixés sur le pare-chocs avant chromé devant la calandre. Côté coloris, Opel a pris peu de risques avec du rouge ou du gris métal. A vous de choisir… Les jantes tôles Lire la suite

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Lamborghini 350 GT

Lamborghini 350 GT
1964 – V12 24V
270 ch – 250 km/h
1 400 kg

En Italie, la réussite industrielle de Ferrucchio Lamborghini dans le monde des tracteurs depuis la fin de la deuxième guerre mondiale lui a donné une aisance financière certaine et un appétit de conquête. Fan de Grand Tourisme sportives, et étant lui même client de Maranello, il décide de venir concurrencer Ferrari sur la route. Insensé ?!… Pas tant que ça, car outre des moyens financiers, notre homme sait attirer les bonnes personnes pour mener son projet à son terme. Après un premier prototype Lamborghini 350 GTV présenté à Genève en mars 1963 avec une carrosserie très profilée signée Scaglione, Lamborghini dévoile un an plus tard la toute première Lamborghini de route en (petite) série : la Lamborghini 350 GT. Depuis le premier prototype, c’est la Carrozzeria Touring qui a finalisé le dessin, en supprimant notamment les phares escamotables. En lieu et place, la proue adopte des optiques oblongues (empruntées à la Citroën… Ami 6 !). Elancée et fine, la Lamborghini 350 GT dispose d’un pare-brise très incliné pour favoriser l’aérodynamisme et est agrémentée de larges surfaces vitrées avec de fins montants. Parfait pour la lumière dans l’habitacle et la visibilité périphérique. De fins demi-pare-chocs chromés protègent les extrémités de cette belle carrosserie, tandis que dans les détails de style on relève un fin pli de tôle qui par de Lire la suite

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Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

Alfa-Romeo Giulia Sprint GT Veloce
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch (SAE) – 185 km/h
1 000 kg

Depuis déjà une année, le coupé Giulia GT Sprint séduit les amateurs de conduite sportive et passionnée. Avec sa carrosserie dont le dessin est l’œuvre d’un jeune talent (Giorgetto Giugiaro) chez Bertone, le coupé milanais fait mouche par son gabarit et ses proportions harmonieuses. Charmant, il se paie le luxe de jouer les mini-GT avec un quatre cylindres de 1 570 cm3 qui vaut en onctuosité et disponibilité certains six cylindres. Mais Alfa Romeo ne compte pas en rester là, et poursuit le développement de son coupé à succès vers une version plus sportive. Alors pas d’emballement tout de même car côté moteur, c’est du saupoudrage avec seulement 3 ch SAE supplémentaires. Pour distinguer l’Alfa Romeo Sprint GT « Veloce » de la Sprint GT, les plus fins observateurs relèveront la calandre simplifiée à trois barres horizontales, un trèfle à quatre feuille sur les montants de custode arrière et le logo « Veloce » apposé sur la malle arrière. Pour le reste, ne changez rien, c’est parfait avec ses jantes tôles de 15 pouces et leurs enjoliveurs, les Lire la suite

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Rolls-Royce Silver Shadow

Rolls-Royce Silver Shadow
1965 – 8 cyl. en V 16V
ND ch – 190 km/h
2 100 kg

A Crewe, la présentation d’un nouveau modèle est un évènement tant les nouveautés sont rares. Pour 1965, Rolls-Royce dévoile ainsi la nouvelle Silver Shadow qui remise au garage la vénérable Silver Cloud. Révolution de palais, la Rolls-Royce Silver Shadow entre de pleins pneus dans l’ère moderne avec une carrosserie qui intègre (enfin ?) les pontons. Elancée, mais pourtant plus courte que la Cloud, la Rolls-Royce Silver Shadow conserve malgré tout des dimensions respectable avec 5,2 mètres de long et 1,8 mètres de large. Tout de même ! Quitte à chambouler les traditions, Rolls-Royce a adopté sa calandre historique mais en réduisant de moitié sa hauteur. C’est la première fois depuis 1914 que Rolls-Royce touche à son symbole… Si la ligne est inédite, elle n’en demeure pas moins très classique et bien équilibrée harmonieusement campée sur un empattement conséquent (3 mètres) et ses roues de 15 pouces flanquées d’enjoliveurs tôle du plus bel effet. Seule la proue accepte des similitudes avec la Silver Cloud III, notamment les optiques avant doublées. La malle arrière adopte des petits feux qui soulignent la ligne de caisse qui vient mourir jusqu’au parechocs. Du chrome en Lire la suite

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Aston-Martin DB6 Vantage

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Aston-Martin DB6 Vantage
1967 – 6 en ligne 12V
325 ch – 240 km/h
1 600 kg

Voilà une belle surprise lors de ce London Motor Show de 1965 avec la présentation de la nouvelle Aston-Martin DB6. Dur de succéder à la mythique DB5 ? Finalement, après avoir écarté des propositions du carrossier Touring, David Brown a souhaité que l’équipe interne se charge de faire évoluer le dessin qui fait le succès de la firme depuis les DB4. Et puisque nous sommes face à un nouveau modèle, c’est l’occasion de corriger certaines critiques et élargir le cercle des fans et des initiés. Les designers maison ont donc dû composer pour apporter non seulement plus d’appui aérodynamique à haute vitesse, mais également un surcroit d’habitabilité pour céder à la tentation du concept 2+2. L’empattement est ainsi allongé de 9,5 cm permettant une meilleur stabilité. Pour le reste, on retrouve de face un sacré air de famille avec la large calandre maison, les phares sous globe et la prise d’air sur le capot pour apporter de l’air frais à la mécanique. La poupe est inédite avec un concept de pan coupé et intègre un becquet. De profil, les nouvelles proportions semblent plus évidentes, Lire la suite

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Alpine A110 Tour de France

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Alpine A110 Tour de France
1964 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 196 km/h
590 kg

Jean Rédélé n’en finit pas d’améliorer par touches son modèle déjà phare : la Berlinette Alpine A110. Et comme son histoire a démarré par la course automobile, c’est fort logiquement que des versions destinées pour la compétition sont également développées comme l’Alpine Berlinette « Tour de France ». Pour 1963, et suite aux accords de collaboration avec la Régie Renault, la Berlinette « Tour de France » a évolué sensiblement sur sa proue devenue concave qui intègre désormais les bocs optiques de Renault 8. Le dessin de profil est plus allongé et finalement encore plus harmonieux que le dessin originel des A108. Basse et menue, souvent retenue en « Bleu Alpine », la Berlinette Tour de France attire immédiatement la sympathie des passants. Au-delà des optiques arrière chipées à la Renault 8, l’Alpine Berlinette Tour de France va prendre bon nombre d’éléments à la Renault 8 Gordini, à commencer par sa mécanique et Lire la suite

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Alpine A110 1300 S

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Alpine A110 1300 S
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
106 ch – 205 km/h
685 kg

Trop modeste la mécanique de l’Alpine A110 1100 ? Après avoir étrenné le moteur de la Renault Dauphine à ses débuts, puis celui de la Renault 8 Gordini, Jean Rédélé a missionné Marc Mignotet pour concevoir un 1300 cm3 en partant du 1100 Gordini. Pas de doute, avec ce millésime 1966 dopé par le quatre cylindres sur mesure qui développe 106 ch, la légère et déjà terriblement agile Alpine Berlinette va faire des étincelles. Extérieurement, il est difficile de faire la différence avec ses sœurs plus « placides » (encore que… !). Le dessin originel n’est pas retouché depuis la grande modification du passage au moteur de R8 qui avait nécessité une poupe allongée, terminant finalement avec beaucoup plus de netteté et d’élégance le profil de la Berlinette Alpine. Feux arrière de R8 dans la partie concave, tandis que le masque avant accueille deux optiques sous globe, avec des petites prises d’air en dessous. Une paire d’antibrouillard peut être ajoutée en option et virilise quelque peu une proue (très) fine. Ne changez rien, car l’Alpine A110 1300 S rien qu’à l’arrêt fait déjà Lire la suite

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Matra Jet 6 MB 855

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Matra Jet 6 MB 855
1966 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch – 190 km/h
750 kg

Née René Bonnet Djet en septembre 1962, ce coupé sport à moteur central arrière (comme les F1 !), a déjà connu quelques changements notables de patronymes. Au salon de Paris 64, Matra confirme le rachat de René Bonnet en accolant son nom, le constructeur français de voitures de sport s’appelant « Matra-Bonnet ». Deux ans plus tard, la marque devient « Matra » tout court, et la Djet perd son « D » pour s’appeler Jet. Et comme chez Renault la R8 Gordini s’offre un tout nouveau 1300 cm3, Matra saute sur l’occasion pour le monter sous le capot la Jet 6. A l’image de l’Alpine A110 Berlinette, la Matra Jet 6 (MB 855) se muscle pour offrir des performances plus dignes de sa ligne très sportive. Depuis la Djet VS (MB 85) équipée du 1 108 cm3 de la R8 Gordini, les voies avant et arrière ont été augmentées tandis qu’un bossage sur les flancs au-dessus des passages de roues arrière a fait son apparition. Enfin le coffre à bagage situé derrière le moteur central AR a été agrandi. Frêle et menue, la Matra Jet 6 est fine de ligne avec un museau allongé, des phares sous globes et son fin pare-chocs chromé qui surplombe des phares additionnels. Petit rétro obus chromé, tandis qu’une lame Lire la suite

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