Maserati 2.24v Facelift Biturbo

maserati-2.24v-facelift-biturbo-2

Maserati 2.24v Biturbo
1991 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 323 kg

La très exclusive Maserati Racing a ouvert la voie en s’inspirant des codes stylistiques de la Maserati Shamal. Marcello Gandini est toujours à la table à dessin avec un budget des plus serrés. Pas étonnant donc de constater une réelle similitude d’une Maserati « Biturbo » à l’autre qui passe entre ses griffes. Si la silhouette reste fidèle à l’originelle signée Pierangelo Andreani, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo change de faciès avec un résultat pour le moins discutable. La calandre est élargie et semble avoir été apposée après coup, tandis que les optiques lenticulaires reprises à la Shamal donne un drôle de regard à cette Maserati au sang chaud. Boucliers toujours imposants mais retouchés pour l’occasion, prises d’air NACA inversées sur le capot moteur, aileron de malle arrière et de nouvelles jantes alu OZ multibranches de 16 pouces qui habillent mieux l’ensemble. A noter dans les détails le déflecteur qui vient se placer au sommet du capot et qui masque les balais d’essuie-glace. Finalement, une fois digéré ce regard digne d’une réalisation du tuner Strosek, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo offre toujours des proportions agréables et équilibrées, dont seules les arêtes vives datent singulièrement ce coupé arborant le mythique trident…

Progressivement, Maserati recopie à l’infini sur sa gamme Biturbo le masque avant de la Racing. Un résultat qui ne laisse pas indifférent. Mais l’essentiel se passe sous le capot avec un V6 biturbo qui reste un bâton de dynamite. Chaud !

Le V6 biturbo 2 litres n’évolue pas. Sérieusement revu en partant de la base du 6 cylindres en V à 90° bien connu, il change pour l’occasion de nomenclature s’appelant AM475 dans le catalogue interne à Modène. Ces deux nouvelles culasses à 12 soupapes (contre 9 sur la 222) apportent leurs lots de modifications : 33 mm de diamètre pour les soupapes d’admission et 27,5 mm pour la partie échappement, actionnement de chaque soupape par une seule came dédiée, courroie de distribution plus courte, soupapes refroidies au sodium… Dans les spécificités propres à ce V6 tout alu, on notera que seuls les arbres à cames d’échappement sont entraînées par courroie tandis que les deux arbres à cames d’admission sont reliés par chaîne à leurs homologues et entraînés par le mouvement des arbres à cames d’échappement. Pour le reste, ce V6 deux litres (1 996 cm3 plus exactement) profite de toutes les grosses modifications de la Biturbo Si qui ont (enfin) amélioré la fiabilité et l’usage courant de cette bouillante et sonore mécanique : échangeurs ramenés devant, nouveaux turbocompresseurs IHI mieux refroidis (par eau), injection électronique Marelli-Weber, chemises au Nigusil… Le V6 développe ainsi 245 ch à 6 200 tr/mn soit plus de 122 ch/l ! Chaud devant, et la sonorité est à l’avenant, présente et suggestive. Le couple maxi est porté à 296 Nm à 5 000 tr/mn mais le couple est déjà de 280 Nm dès 3 500 tr/mn indiquant ainsi l’amélioration de la disponibilité à bas régime grâce au passage à 4 soupapes par cylindres. A noter que la version avec catalyseur perd 5 chevaux dans la bataille de l’environnement, mais une gestion électronique recalibrée lui offre en échange 333 Nm à 3 000 tr/mn. La boîte de vitesses ZF est à 5 rapports et transfert le couple du V6 biturbo jusqu’au différentiel à glissement limité Ranger (un dispositif Torsen modifié par Maserati). Les performances grimpent d’un cran encore soulignant une nouvelle fois la sacrée santé du V6 biturbo 24 soupapes : le 0 à 100 km/h tombe à 5’’9 tandis que le kilomètre départ arrêté s’établit en 26’’1. Sur ce dernier critère, la différence de cylindrée entre le 2 litres et le 2,8 litres démontre le bienfondé d’avoir une carrure supérieure. Quoiqu’il en soit, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo est explosive en accélérations pures, tandis que la vitesse de pointe reste bloquée à 230 km/h avec sa piètre efficacité aérodynamique… Classique coque autoporteuse, la Maserati 2.22v Facelift Biturbo reste encore (presque) frêle avec 1 240 kg. Ainsi malgré un équipement complet et luxueux, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo peut se targuer d’un rapport poids/puissance de 5,06 kg/ch. Un système McPherson compose le train avant en adoptant un système inédit baptisé « mécanique active ». Il s’agit de leviers et renvois qui permet un meilleur positionnement du point à terre au centre de l’essieu et donne également des avantages dans la tenue à plat des roues avant dans la plupart des circonstances. La direction à crémaillère est assistée hydrauliquement gagne en précision, mais pas en démultiplication et rayon de braquage. Le train arrière pêche toujours par sa trop grande élasticité qui est mise à mal par les coups de butoir du V6 biturbo. Maserati est restée fidèle à des bras indépendants fixés à une traverse ancrée à la coque par des éléments par des éléments flexibles. Entre le train arrière « souple », une direction (trop) démultipliée, un train avant efficace et rivé au sol et une répartition des masses qui semble le miroir d’une Porsche 911 (de l’ordre de 60% sur l’avant et 40% sur l’arrière). Alors évidemment, la motricité est vite précaire, à fortiori sur un revêtement mouillé ou bosselé. Toutefois, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo s’offre une nouveauté sous la forme de la suspension active signée Koni avec quatre positions de fermeté de l’amortissement. Les pneumatiques sont en taille 205/50 ZR16. Les jantes alu multibranches dévoilent un système de freinage de facture classique : disques (ventilés avant) avec étriers flottants. Un équipement qui suffit largement dans tous les usages, excepté en usage très intensif où la Maserati 2.24v Facelift Biturbo connaîtra une endurance relative de ses freins, d’autant plus que l’ABS n’est tout simplement pas disponible. Un oubli peu compréhensible sur une voiture de sport de ce calibre. L’habitacle est de type 2+2 avec une belle habitabilité, même si les places arrière pêchent par peu d’espace aux jambes et un accès difficile. La présentation est connue pour le client Maserati Biturbo avec une planche au dessin classique mais réussi. Toutes les habitudes sont bien en place : volant bois quatre branches, sellerie cuir et daim, boiseries, et la montre analogique Maserati qui reprend la forme du logo maison. L’équipement de série est somptueux avec tout ce que l’on est en droit d’exiger d’un coupé prestigieux (climatisation automatique, vitres électriques et fermeture centralisée, réglage de hauteur des phares, éclairage de porte ouverte,…). A noter que la position de conduite n’est pas optimale, malgré les beaux sièges aux nombreux réglages électriques et manuels, ainsi que la colonne de direction réglable. Enfin, le coffre avec environ 400 dm3 permet d’envisager des voyages au long court à deux avec aisance dans les bagages…

Notre avis
emoticonMaserati uniformise sa gamme en singeant la très exclusive Shamal. Certes, mais le résultat est tout de même moins heureux et Marcello Gandini malgré tout son talent a du composer avec des moyens limités. Faire du neuf avec vieux en quelque sorte. Cela dit, côté jeunesse éternelle, le bouilleur italien qui est sous le capot souffle toujours aussi fort (même en version catalysée) et délivre une sonorité qui prend aux tripes et rappelle à tous qu’une Maserati n’est pas une auto commune. Vu le peu de modifications apportées pour le reste, il n’est donc pas étonnant de retrouver intactes les qualités et le charisme de la Maserati 2.24v Biturbo mais aussi son caractère parfois ombrageux dès que le rythme s’accélère et que les conditions d’adhérence se dégradent. Une Maserati 2.24v Facelift Biturbo se mérite à l’achat et aussi à la conduite !

Autres versions :

Les Rivales :

  • Alpine A610 Après des années d’hésitations, Renault se décide en 1989 à redonner une chance à Alpine. La dernière ? Mille Miles et Le Mans finissent la génération des Alpine V6 Turbo (GTA), avant qu’en 1991 la nouvelle Alpine A610 ne soit lancée. Renault avait de grandes ambitions mais pas mis tous les moyens de son côté. A commencer par un style finalement très (trop ?) proche de sa devancière, l’A610 est pourtant pétrie de qualité avec un V6 revisité qui délivre ...
  • Alpine V6 Turbo Le Mans Depuis 1986, l’Alpine V6 Turbo souffle sur les braises du sport automobile français. Mais elle peine à réussir en raison du peu de moyen que la Régie a mis à sa disposition. Après un retour au « A flêché » sur le capot avant avec la V6 Turbo Mille Miles (1989), c’est une fin de carrière pour les GTA en apothéose en 1990 avec la V6 Turbo Le Mans. Elle est élargie, dotée d’un kit carrosserie plus agressif, de grosses ...
  • Ferrari 348 tb Après 15 ans de loyaux services, la saga des Ferrari 308-328 tire sa révérence au salon de Francfort 1989 avec la présentation de la nouvelle Ferrari 348. Destin funeste, puisqu’elle peut se targuer d’être la première Ferrari de route depuis la mort d’Enzo Ferrari. Qu’importe, Pininfarina a su composer une ligne ramassée et élégante, reprenant quelques tics stylistiques de la Testarossa (feux arrière rectangulaire sous grille, prises d’air latérales striées…), tandis que sous le capot arrière un V8 hérité de ...
  • Honda NSX Honda monte en puissance dans le sport auto. Avec son engagement qui devient progressivement victorieux en F1, Honda initie dès 1984 le projet NSX. Venir défier Porsche et Ferrari sur leurs terrains, celui des GT de luxe et de sport ! En 1989, La Honda NSX est dévoilée et le résultat est à la hauteur du talent des ingénieurs nippons. Un V6 à distribution variable VTEC autorise 274 ch à 7 300 tr/mn le tout dans un écrin de perfection, ...
  • Jaguar XJR-S La Jaguar XJS (née XJ-S) semble intemporelle. Depuis 1975, aucune réelle modification esthétique n’est venu modifier le trait originel et cette ligne devenue une véritable signature de la firme de Coventry. Lancée en pleine crise pétrolière et au pire moment de l’existence de Jaguar, le coupé XJS peina à convaincre et surtout ne profita jamais de version plus puissante. C’est plutôt l’inverse qui se produisit pour faire diminuer des consommations copieuses à une époque où le cours du pétrole s’envolait. ...
  • Lotus Excel En 1975, Colin Chapman déploie une gamme de GT 2+2 en deux modèles distincts avec la Lotus Elite, sorte de break de chasse à l’esthétique pour le moins particulière, et la Lotus Eclat son clone en coupé fastback plus heureux dans ses traits. Pour 1982 Peter Stevens reprend ses crayons pour s’attaquer à moderniser la ligne des Eclat Excel qui perd l’Eclat que de nom, car pour le reste le résultat est très réussi. La Lotus Excel à la sauce ...
  • Maserati 2.24v Biturbo Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. La Maserati 2.24v Biturbo est donc dévoilée pour 1988 après que les travaux sur sa mécanique aient été présentés à la presse. Qui dit version ...
  • Maserati 2.24v Facelift Biturbo La très exclusive Maserati Racing a ouvert la voie en s’inspirant des codes stylistiques de la Maserati Shamal. Marcello Gandini est toujours à la table à dessin avec un budget des plus serrés. Pas étonnant donc de constater une réelle similitude d’une Maserati « Biturbo » à l’autre qui passe entre ses griffes. Si la silhouette reste fidèle à l’originelle signée Pierangelo Andreani, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo change de faciès avec un résultat pour le moins discutable. La calandre ...
  • Maserati 222 Biturbo Depuis 1981, Alejandro de Tomaso a initié la Maserati Biturbo avec un bouillant V6 2 litres de 180 ch. Avec un dessin particulier signé Pirangelo Andreani, cette Maserati compacte va vite se tailler une réputation de sportive sulfureuse. Depuis, au fil des millésimes, Maserati corrige le tir. En 1989, le V6 biturbo 2 litres est toujours à l’honneur, mais avec désormais 220 ch. Le look est réactualisé par (micro !) retouches, tandis que la présentation reste toujours aussi chic mais ...
  • Maserati 222 E Biturbo Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va ...
  • Maserati 222 SE Biturbo Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v Biturbo, Maserati a inauguré des nouveaux boucliers plus enveloppants réactualisant la ligne de la Biturbo avec un certain succès. Maserati joue ainsi au jeu du ...
  • Maserati Karif Biturbo Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au pied du sapin… enfin du trident ! La Maserati Karif est donc basée sur l’empattement court des Spyder (soit 2,4 mètres) auquel on a mis ...
  • Nissan 300 ZX Z32 La saga des coupés Z chez Nissan a glissé du sport vers des coupés sportifs mais confortables pour répondre à la demande du marché américain. Pour 1990, Nissan décide de redonner du tonus à une saga célèbre avec la Nissan 300 ZX Z32. Fumio Yoshida le designer de l’ancienne 240Z est rappelé et le résultat est tout simplement superbe. Moderne et sportif, le design de la Nissan 300 ZX Z32 est également efficace avec un Cx de 0,32. La ligne reste ...
  • Porsche 911 Carrera 2 964 C2 Depuis 1964, la Porsche 911 s’est imposée valeur étalon chez les voitures de sport. Elle évolue régulièrement par touches, avec parfois, quelques révolutions. En 1989, avec la 964, Porsche revisite son sujet avec beaucoup d’évolutions qui s’imposeront par la suite à chaque générations prochaines : Tiptronic, transmission intégrale, RS… Côté look, la Porsche 911 adopte des boucliers enveloppants, des gros clignos et un bandeau AR plus moderne. Le Flat 6 grimpe à 3,6 litres « pile » et délivre 250 ...
  • Porsche 911 RS 964 RS La Porsche 911 Carrera 2 et 4 a offert sa première grosse évolution tant dans ses entrailles que dans son style. Mais le poids grimpe, grimpe pour permettre à la 911 de rester d’une incroyable polyvalence et la référence des GT. Alors ? A Zuffenhausen on a la solution avec la nouvelle Porsche Carrera RS. Un régime drastique pour perdre 130 kg, un moteur amélioré de 10 ch et des liaisons au sol sans concession mais ultra-sportives. Une star est ...
  • Porsche 944 S2 Depuis 1982 Porsche décline sa 944 à l’envie avec différentes versions. La 944 S (190 ch) devait faire la jonction entre la très véloce et puissante 944 Turbo (220 ch) et la 944 2,5 litres (163 ch). Pour 1989, la gamme est retravaillée en détail et toutes les versions évoluent, sauf la Porsche 944 S qui disparaît au profit d’une nouvelle 944 S2. L’extérieur est calqué sur la variante Turbo avec son « gros » masque avant carré et plus ...
  • Porsche 968 Changement radical chez Porsche ! Puisque les PMA (Porsche à Moteur AV) n’enterrerons finalement pas l’incontournable Porsche 911, il reste donc à moderniser la Porsche 944 et mieux l’intégrer visuellement à la gamme contemporaine entre une 911 type 964 et une 928. Contrat rempli au-delà même des attentes des passionnés, car ses proues et poupes inspirés de la 928 GTS cachent des changements bien plus profonds et le plus gros 4 cylindres du monde qui développe 240 ch à 6 ...
  • Venturi 200 Coupé Cup 221 Depuis 1984, le projet de la Ventury passé à Venturi a évolué. La petite équipe qui s’est constituée autour des 2 fondateurs, Claude Poiraud et Gérard Godefroy, a monté en gamme le projet en lui greffant le V6 PRV turbo de 200 ch et en dessinant des suspensions inédites. Le dessin de la Venturi 200 Coupé due à Gérard Godefroy est un modèle du genre : lignes tendues, proportions idéales, posée sur le sol… Pas de doute, en France aussi ...
  • Venturi 260 Atlantique Depuis le début de l’aventure en 1984, Venturi est à la recherche d’une image en phase avec ses qualités. Après une montée en puissance en 1989 avec le V6 PRV de 2,8 litres de 260 ch, Venturi imagine pour 1991 une série spéciale baptisée 260 Atlantique qui reprend le nom du circuit de la nouvelle usine de Couëron basée en… Loire-Atlantique justement ! Au programme, look spécifique bleu et jantes anthracites, mais surtout un allègement de 140 kilos pour plus ...
  • Venturi 260 Coupé Cup 511 Pour 1990, les grosses cylindrées en France doivent passer au pot catalytique. Une opération diversement réalisée, qui va même froisser les amateurs de voitures de sport françaises puisque si la Renault 25 V6 Turbo passe à 205 ch (+5 ch) pour digérer le catalyseur, l’Alpine V6 Turbo Le Mans chute elle à 185 ch (-15 ch). Et chez MVS devenu Venturi pour 1989 ? La fin de la MVS Venturi 2.80 SPC laissait craindre le pire, mais non. Le constructeur ...

Avant d’acheter
Alors en fin de carrière, la Maserati 2.24v Facelift Biturbo est désormais hors marché et souvent oubliée du scope des acheteurs potentiels qui se tournent en priorité vers d’autres marques sportives. De 1991 à 1993, seules 254 Maserati 2.24v facelift Biturbo sont sorties des chaînes de production. Inutile de préciser que la plupart des modèles ont été vendus neufs en Italie et qu’il faut s’armer de patience avant de pouvoir trouver un modèle facelift dans les petites annonces. L’entretien doit avoir été suivi et réalisé selon les règles de l’art par des professionnels avertis : vidange tous les 10 000 km, vidange boîte et différentiel tous les 40 000 km et la distribution tous les 60 000 km ou tous les 5 ans. Ce dernier point est vital et lors du remplacement des courroies, la pompe à eau doit être également inspectée, et remplacée le cas échéant si elle montre des signes de grippages, car elle aura alors un impact négatif sur la distribution. Tout risque de corrosion doit être inspecté tandis que l’ensemble des équipements spécifiques doivent être présents impérativement car difficiles à trouver et onéreux. Attention à l’état des suspensions actives dont la remise en état peut s’avérer coûteuse, et dont le bon fonctionnement influence très nettement la qualité de la tenue de route. L’électricité peut s’avérer fantaisiste, mais force est de constater qu’au fil des millésimes, la saga Biturbo s’est nettement améliorée en fiabilité (injection, turbo…) et que la Maserati 2.24v facelift Biturbo profite de ces améliorations pour une meilleure fiabilité. Choisir une Maserati 2.24v facelift Biturbo, c’est avant tout un choix de connaisseur qui est prêt à assumer des couts d’entretien élevés, du niveau d’autres GT italiennes prestigieuses, et est un véritable amateur connaisseur du modèle.
Entretien : tous les 10 000 km ou tous les ans.

Mots clés : Maserati | 2.24v ǀ Biturbo | Facelift | Catalyseur | Turbo | V6 | GT ǀ Grand Tourisme ǀ 2+2 ǀ Coupé Sport | Modène | Italie | MASERATI | 2.24V FACELIFT BITURBO | GRAND TOURISME ǀ COUPE SPORT

TOP Exclusivité ǀ Ligne discrète ǀ Performances ǀ V6 biturbo fiabilisé ǀ Présentation intérieure soignée ǀ Equipement de série ǀ Confort ǀ Freinage ǀ autobloquant de série ǀ Blason prestigieux ǀ Train AV solide ǀ Tenue de route en progrès ǀ Suspensions actives ǀ Caractère sportif exacerbé FLOP Détails de finition ǀ Motricité ǀ Style dégradé ? ǀ Démultiplication direction ǀ tarif élitiste ǀ Image de la famille Biturbo ? ǀ Réglages suspensions actives ǀ Répartition des masses ǀ Couple à bas régime (sans catalyseur) ǀ Consommation


Fiche Technique

Marque :
Gamme :
Année :
PA – Prix neuf :
Moteur :
Puissance :

Couple :

Suralimentation:

Transmission :

Poids (RPP) :

Freins :
Roues :

Performances :

Maserati
2.24v Facelift Biturbo
1991
11 CV – ND FF
6 cylindres en V 18 soupapes (2×1 ACT) –1 996 cm3
245 ch à 6 200 tr/mn (122,75 ch/litre) – catalysée dès 1992 ; 240 ch à 6 200 tr/mn (120,24 ch/litre)
296 Nm à 5 000 tr/mn (148,30 Nm/litre) – catalysée dès 1992 ; 333 Nm à 3 000 tr/mn (166,83 Nm/litre)
2 turbocompresseurs IHI RHB52 (Ø 0,7 bars) + 2 échangeurs air/air
propulsion + BV5 manuelle ZF + autobloquant AR Ranger (Torsen)
1 323 kilos (5,40 kg/ch) – catalysée dès 1992 ; 1 323 kilos (5,51 kg/ch)
2 disques ventilés AV et 2 disques pleins AR
jantes alu 16″ AV et AR +pneus en 205/50 ZR 16 AV et 205/50 ZR 16 AR
0 à 100 km/h en 5‘9 ; 230 km/h, km DA en 26‘‘1

Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R

Maserati 2.24v Facelift Biturbo
  • Maserati 2.24v Facelift Biturbo La très exclusive Maserati Racing a ouvert la voie en s’inspirant des codes stylistiques de la Maserati Shamal. Marcello Gandini est toujours à la table à dessin avec un budget des plus serrés. Pas étonnant donc de constater une réelle similitude d’une Maserati « Biturbo » à l’autre qui passe entre ses griffes. Si la ...
  • Maserati 222 SE Biturbo Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v ...
  • Maserati Biturbo Si Maserati a pris le temps ! Après avoir essuyé une pluie de critiques la Biturbo II depuis 1985 est améliorée sur de nombreux points de fiabilité et de tenue de route. Il était temps, mais elle conserve alors encore son antique alimentation par carburateurs. Il aura fallu attendre encore une année supplémentaire pour que Alejandro ...
  • Maserati 420 Si Biturbo En 1983, de Tomaso et son designer attitré Andreani eurent l’idée de rallonger la Biturbo pour la transformer en berline avec la 425. Basée sur un empattement allongé à 2,6 mètres. Ajoutez-y deux portes arrière, une malle allongée portant la longueur hors tout à 4,4 mètres, et vous obtenez ainsi une berline racée, inspirée par ...
  • Maserati 2.24v Biturbo Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. ...
  • Maserati Karif Biturbo Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au ...
  • Maserati 222 E Biturbo Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. ...
  • Maserati – Histoire L’histoire de Maserati est avant tout l’histoire d’une famille : celle de Rodolfo Maserati, un cheminot sous la monarchie italienne, de Carolina Losi et de leurs sept enfants. À cette époque, il n’était pas donné à tous de travailler sur le « grand cheval d’acier qui crache de la vapeur ». Dans un certain sens, ...
  • Maserati Indy 4200 Initialement dévoilée sous la forme d’un prototype sur le stand Vignale au salon de Turin, c’est finalement en mars 1969 à Genève que Maserati confirme la Maserati Indy. Tracée par Virginio Vairo et Delio Meinardi, la Maserati Indy doit son nom aux succès de la firme au Trident dans la mythique course américaine en 1939 ...
  • Maserati Biturbo 2500 Coupé Depuis 1981, Alejandro de Tomaso a dynamisé la firme au Trident suite à son rachat à Citroën. Avec la Maserati Biturbo et son petit V6 biturbo de 2 litres de cylindrée, de Tomaso a confié à Pirangelo Andreani de tracé des lignes discrètes et classiques. Une tenue correcte cachant un tempérament de feu, tel est ...

Guide des Sportives
Guide des Sportives vous permet de retrouvez toutes vos voitures de sport préférées classées par marque, modèle, gamme, génération après génération. Ferrari, Porsche, Lamborghini, Aston Martin et autres constructeurs de voitures de sport et de voitures de prestige (Lotus, BMW,Mercedes-Benz, Audi), aux sportives plus populaires comme les GTI et petites sportives (Peugeot 205 GTI, R8 Gordini, VW Golf GTI…), le Guide des Sportives recense toutes les automobiles considérées et choisies par la rédaction comme voitures sportives. Chaque auto est traitée de la même manière avec un descriptif, des informations techniques et des conseils d’achat. De 1945 à nos jours, Guide des Sportives est alimenté chaque semaine de nouveaux dossiers.
La rédaction

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +3 (from 3 votes)
Maserati 2.24v Facelift Biturbo, 10.0 out of 10 based on 3 ratings
Please follow and like us:
20

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.