Maserati 222 SE Biturbo

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Maserati 2.24v Biturbo
1990 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 230 km/h
1 308 kg

Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v Biturbo, Maserati a inauguré des nouveaux boucliers plus enveloppants réactualisant la ligne de la Biturbo avec un certain succès. Maserati joue ainsi au jeu du copier/coller et applique les mêmes recettes stylistiques que la 2.24v aux autres modèles. La Maserati 222 E Biturbo devient ainsi 222 SE Biturbo arborant fièrement ses nouveaux attributs. Machoire plus carrée avec des boucliers enveloppants épousant (enfin !) plus harmonieusement les phares additionnels, tandis que le bouclier arrière intègre les deux double sorties d’échappement. Les observateurs avertis remarqueront que les le chrome a été banni ou presque ne subsistant que pour le Trident dans la calandre totalement noire mat ou encore les monogrammes de malle arrière. Même les « Trident » latéraux sur les montants de custode sont noirs. Une plaque inter-feux arrière a fait son apparition et joue les supports de la plaque minéralogique. Si vous optez pour une teinte vive, les rétroviseurs extérieurs, noirs également, tranchent avec l’ensemble. Les jantes restent identiques (OZ voile plein) toujours en 15 pouces de diamètre. Avec peu de moyens, Gandini réussi la gageure de donner un coup de jeune à la Maserati 222 SE Biturbo et la rend plus sportive d’aspect.

Copiant la Maserati 2.24v et ses boucliers plus massifs et enveloppants, la Maserati 222 SE Biturbo joue toujours double jeu entre sport et luxe. Du sport par le look et les performances de son V6 2,8 litres et du luxe pour la présentation intérieure et un tarif toujours plus coquet…

C’est le V6 à 90° 2,8 litres AM 473 inauguré par la Maserati 228. De 1 996 cm3 la cylindrée est portée à 2 790 cm3 (alésage 94 mm x course 67 mm). Ce V6 profite des travaux de fiabilisation engagé par Maserati avec des turbocompresseurs IHI RHB52 et refroidis par eau. Autre avancée notable, l’injection électronique multipoint Weber Marelli qui améliore le fonctionnement et la consommation du V6 Maserati. Terminé les démarrages à chaud délicat et les soubresauts dans les embouteillages. Bloc et culasses sont en alliage léger avec des chemises humides rapportées. Deux arbres à cames en tête coiffent cet ensemble et animent les 18 soupapes (3 par cylindres, deux pour l’admission et une pour l’échappement). Plus que la puissance qui grimpe à 250 ch à 5 600 tr/mn qui se démarque très nettement du modèle 222 (223 à 6 250 tr/mn), la cylindrée a du bon. Le couple est dantesque avec 383 Nm à 3 600 tr/mn (contre 262 Nm à 5 000 tr/mn) qui marque réellement la différence et souligne l’intérêt de la cylindrée accrue. Plus de souplesse à bas régime pour une conduite plus souple et des reprises améliorées. A noter que les versions avec catalyseur sont légèrement moins puissantes avec 25 ch et 10 Nm de moins. La boîte de vitesses ZF est à 5 rapports et transfert le couple du V6 biturbo jusqu’au différentiel à glissement limité Ranger (un dispositif Torsen modifié par Maserati). En option, c’est nouveau, il est possible d’opter pour une transmission automatique à 4 rapports. Malgré un âge certain, la Maserati 222 SE Biturbo joue les premières de la classe côtés performances : 0 à 100 km/h en 6‘‘2 ; 230 km/h (220 km/h avec catalyseur), km DA en 26‘‘7. Pas si mal, même si la motricité reste toujours précaire. Classique coque autoporteuse, la Maserati 222 SE Biturbo peut toujours compter sur un rapport poids/puissance de 5,23 kg/ch (poids de 1 308 kg). Un système McPherson compose le train avant en adoptant un système baptisé « mécanique active ». Il s’agit de leviers et renvois qui permet un meilleur positionnement du point à terre au centre de l’essieu et donne également des avantages dans la tenue à plat des roues avant dans la plupart des circonstances. La direction à crémaillère sans assistance (!) gagne en précision, mais pas en démultiplication et rayon de braquage. Le train arrière pêche toujours par sa trop grande élasticité qui est mise à mal par les coups de butoir du V6 biturbo. Maserati est restée fidèle à des bras indépendants fixés à une traverse ancrée à la coque par des éléments par des éléments flexibles. Entre le train arrière « souple », une direction (trop) démultipliée, un train avant efficace et rivé au sol et une répartition des masses qui semble le miroir d’une Porsche 911 (de l’ordre de 60% sur l’avant et 40% sur l’arrière). Alors évidemment, la motricité est vite précaire, à fortiori sur un revêtement mouillé ou bosselé. Les pneumatiques sont en taille 205/50 VR15. Les jantes alu à voile plein masquent un système de freinage de facture classique : disques (ventilés avant) avec étriers flottants. Un équipement qui suffit largement dans tous les usages, excepté en usage très intensif où la Maserati 222 SE Biturbo connaîtra une endurance relative de ses freins, d’autant plus que l’ABS n’est tout simplement pas disponible. Une carence étonnante sur une voiture de ce standing. L’habitacle est de type 2+2 avec une belle habitabilité, même si les places arrière pêchent par peu d’espace aux jambes et un accès difficile. La présentation est connue pour le client Maserati Biturbo avec une planche au dessin classique mais réussi. Toutes les habitudes sont bien en place : volant cuir quatre branches, sellerie cuir, boiseries, et la montre analogique Maserati qui reprend la forme du logo maison. L’équipement de série est somptueux avec tout ce que l’on est en droit d’exiger d’un coupé prestigieux (climatisation automatique, vitres électriques et fermeture centralisée, réglage de hauteur des phares, éclairage de porte ouverte,…). A noter que la position de conduite n’est pas optimale, malgré les beaux sièges aux nombreux réglages électriques et manuels, ainsi que la colonne de direction réglable. Enfin, le coffre avec environ 400 dm3 permet d’envisager des voyages au long court à deux avec aisance dans les bagages…

Notre avis
emoticonCertes, on reste dans les retouches à doses homéopathiques, mais après tout, les Lancia Delta et VW Golf 2 GTI usent des mêmes ficelles avec des boucliers plus massifs arborant une mâchoire plus carrée. Le résultat est plaisant et replace la Maserati 222 SE Biturbo face à ses rivales. Reste un comportement routier toujours excentrique une fois le mode « sport » dans la conduite et une direction trop démultipliée (et sans assistance !) qui complique la tâche du pilote. Mais heureusement, le cosy cocon intérieur est toujours intact, et le V6 biturbo 2,8 litres toujours bien actuel dans son punch sans pareil et son charisme. Quel son !… Des défauts certes, mais un tel charme suranné que l’on est prêt à se laisser tenter. Dommage que le prix soit si élevé désormais…

Autres versions :

Les Rivales :

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  • BMW M3 3L2 E36 Depuis 1992, la BMW M3 3.0 E36 tourne comme un carnassier dans le segment des GT. Mariant discrétion de bon aloi, performances de très haut niveau avec la manière de son six en ligne de 286 ch, elle s’est jouée de ses rivales… le tout à un prix encore jamais vu. En 1996, BMW tient compte des remarques et critiques en commercialisant la BMW M3 3L2 E36. Au menu, une boîte 6 « économique », plus de puissance (321 ch) et ...
  • Chevrolet Corvette C4 LT-1 Depuis 1984, Chevrolet a revisité avec un beau succès et un certain talent sa saga Corvette. La Chevrolet Corvette C4 profite avant tout d’une plastique terriblement séduisante, tout en conservant intact son ADN : carrosserie « plastique », gros V8 coupleux et des trains de roulements sportifs. Mais si le succès est bien là, Chevrolet n’a de cesse de monter en puissance son égérie. D’ailleurs, la Corvette C4 ZR-1 a démontré le bien-fondé de cette stratégie. Mais elle reste réservée ...
  • Chevrolet Corvette C5 La Corvette C4 (LT1 et ZR1) de 1983 à 1997 avait reparue de manière officielle en Europe et dans l’Hexagone. Avec la Corvette C5, General Motors vise plusieurs continents en même temps, en prévoyant même des réseaux spécialisés y compris en France. La Corvette, attaquée de toute part, à commencer par les japonais aux USA, perd ses mauvaises manières, se refait une beauté plus consensuelle (trop ?) mais reste avant tout une sportive américaine. Gros V8 tournant pas vite mais ...
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  • Lotus Esprit S4 Depuis 1976, la Lotus Esprit ne cesse d’évoluer et de se bonifier. Toujours fidèle à son quatre cylindres maison, il est gavé de chevaux supplémentaires par un turbocompresseur depuis 1980. Présenté au salon de Genève 1994, la Lotus Esprit S4 fait de la résistance et évolue une énième fois pour tenter un baroud d’honneur avec son quatre cylindres, la version V8 devant prendre le relais et lui donner la noblesse mécanique qui lui faisait défaut jusqu’alors. Ce sont les designers ...
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  • Maserati 222 Biturbo Depuis 1981, Alejandro de Tomaso a initié la Maserati Biturbo avec un bouillant V6 2 litres de 180 ch. Avec un dessin particulier signé Pirangelo Andreani, cette Maserati compacte va vite se tailler une réputation de sportive sulfureuse. Depuis, au fil des millésimes, Maserati corrige le tir. En 1989, le V6 biturbo 2 litres est toujours à l’honneur, mais avec désormais 220 ch. Le look est réactualisé par (micro !) retouches, tandis que la présentation reste toujours aussi chic mais ...
  • Maserati 222 E Biturbo Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va ...
  • Maserati 222 SE Biturbo Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v Biturbo, Maserati a inauguré des nouveaux boucliers plus enveloppants réactualisant la ligne de la Biturbo avec un certain succès. Maserati joue ainsi au jeu du ...
  • Maserati 3200 GT Sous le patronage de Ferrari et Luca di Montezemolo, Maserati met définitivement un terme à l’héritage de l’ère de Tomaso. Exit la saga des Maserati Biturbo, aussi charmeuses que particulières et à l’efficacité en amélioration uniquement en fin de carrière. C’est Giorgetto Giugiaro qui préside au dessin de la nouvelle GT ornée du Trident commercialisée fin 1998. Et quel coup de crayon ! Une véritable réussite offrant à la Maserati 3200 GT une ligne très équilibrée et très marquante. Museau ...
  • Maserati Karif Biturbo Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au pied du sapin… enfin du trident ! La Maserati Karif est donc basée sur l’empattement court des Spyder (soit 2,4 mètres) auquel on a mis ...
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  • Porsche 911 Carrera 2 964 C2 Depuis 1964, la Porsche 911 s’est imposée valeur étalon chez les voitures de sport. Elle évolue régulièrement par touches, avec parfois, quelques révolutions. En 1989, avec la 964, Porsche revisite son sujet avec beaucoup d’évolutions qui s’imposeront par la suite à chaque générations prochaines : Tiptronic, transmission intégrale, RS… Côté look, la Porsche 911 adopte des boucliers enveloppants, des gros clignos et un bandeau AR plus moderne. Le Flat 6 grimpe à 3,6 litres « pile » et délivre 250 ...
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  • Venturi 200 Coupé Cup 221 Depuis 1984, le projet de la Ventury passé à Venturi a évolué. La petite équipe qui s’est constituée autour des 2 fondateurs, Claude Poiraud et Gérard Godefroy, a monté en gamme le projet en lui greffant le V6 PRV turbo de 200 ch et en dessinant des suspensions inédites. Le dessin de la Venturi 200 Coupé due à Gérard Godefroy est un modèle du genre : lignes tendues, proportions idéales, posée sur le sol… Pas de doute, en France aussi ...
  • Venturi 260 Atlantique Depuis le début de l’aventure en 1984, Venturi est à la recherche d’une image en phase avec ses qualités. Après une montée en puissance en 1989 avec le V6 PRV de 2,8 litres de 260 ch, Venturi imagine pour 1991 une série spéciale baptisée 260 Atlantique qui reprend le nom du circuit de la nouvelle usine de Couëron basée en… Loire-Atlantique justement ! Au programme, look spécifique bleu et jantes anthracites, mais surtout un allègement de 140 kilos pour plus ...
  • Venturi 260 Coupé Cup 511 Pour 1990, les grosses cylindrées en France doivent passer au pot catalytique. Une opération diversement réalisée, qui va même froisser les amateurs de voitures de sport françaises puisque si la Renault 25 V6 Turbo passe à 205 ch (+5 ch) pour digérer le catalyseur, l’Alpine V6 Turbo Le Mans chute elle à 185 ch (-15 ch). Et chez MVS devenu Venturi pour 1989 ? La fin de la MVS Venturi 2.80 SPC laissait craindre le pire, mais non. Le constructeur ...
  • Venturi Atlantique 300 Venturi connaît des hauts et des bas, mais en revanche toujours une constante : des pertes financières chaque année et des changements de propriétaires successifs. Un rythme par à-coup parsemé de génie à la française pour des autos aussi désirables que performantes. Une vie mouvementée usante qui va séparer les deux fondateurs puisque Claude Poiraud (Technique) va quitter l’aventure tandis que Gérard Godefroy (designer) continuera à tracer les lignes des Venturi. En seulement 14 mois, Venturi sous l’impulsion de son ...
  • Volkswagen Corrado VR6 Depuis 1988, le très réussi coupé Corrado avait renvoyé la VW Scirocco au placard. Sa ligne ramassée et suggérant la vitesse est aussi très personnelle. Une réussite ! Trapu, et bien campé sur ses jantes de 15 pouces, le coupé Corrado offre un arrière massif privilégiant ainsi une habitabilité et un coffre modulable de 235 à 810 dm3. La version de pointe était jusqu’ici la VW Corrado G60 et son glouton compresseur en G. Mais l’arrivée du moteur VR6 en ...

Avant d’acheter
De 1991 à 1993, 210 Maserati 222 SE/SR Biturbo sont sorties des chaînes de production. A mettre en perspective avec les 1 156 Maserati 222 (1988-90) et auxquelles il convient d’ajouter les dérivées 222 E (plus de 700 exemplaires). Dans tous les cas, les accélérations restent explosives, et le V6 2,8 litres biturbo est plus costaud que les trains roulants chargés de passer la puissance au sol. Acheter une 222 SE Biturbo nécessite en premier lieu une certaine patience pour qu’un propriétaire se décide à s’en séparer. L’entretien doit avoir été suivi et réalisé selon les règles de l’art par des professionnels avertis : vidange tous les 10 000 km, vidange boîte et différentiel tous les 40 000 km et la distribution tous les 60 000 km ou tous les 5 ans. Ce dernier point est vital et lors du remplacement des courroies, la pompe à eau doit être également inspectée, et remplacée le cas échéant si elle montre des signes de grippages, car elle aura alors un impact négatif sur la distribution. Tout risque de corrosion doit être inspecté tandis que l’ensemble des équipements spécifiques doivent être présents impérativement car difficiles à trouver et onéreux. L’électricité peut s’avérer fantaisiste, mais force est de constater qu’au fil des millésimes, la saga Biturbo s’est nettement améliorée en fiabilité (injection, turbo…) et que la Maserati 222 SE Biturbo profite de ces améliorations pour une meilleure fiabilité. Choisir une Maserati 222 SE Biturbo, c’est avant tout un choix de connaisseur qui est prêt à assumer des couts d’entretien élevés, du niveau d’autres GT italiennes prestigieuses, et est un véritable amateur connaisseur du modèle.
Entretien : tous les 10 000 km ou tous les ans.

Mots clés : Maserati | 222 ǀ SE | Biturbo | Turbo | V6 | GT ǀ Grand Tourisme ǀ 2+2 ǀ Coupé Sport | Modène | Italie | MASERATI | 222 SE BITURBO | GRAND TOURISME ǀ COUPE SPORT

TOP Exclusivité ǀ Ligne discrète ǀ Performances ǀ V6 biturbo fiabilisé ǀ Présentation intérieure soignée ǀ Equipement de série ǀ Confort ǀ Freinage ǀ autobloquant de série ǀ Blason prestigieux ǀ Train AV solide ǀ Tenue de route en usage standard FLOP Détails de finition ǀ Motricité ǀ Style désuet ? ǀ Démultiplication direction ǀ tarif élitiste ǀ Image de la famille Biturbo ? ǀ Suspensions trop souples en usage sportif ǀ jantes de 15 pouces seulement ǀ Répartition des masses ǀ Pas de direction assistée ǀ Aérodynamique dépassée


Fiche Technique

Marque :
Gamme :
Année :
PA – Prix neuf :
Moteur :
Puissance :

Couple :

Suralimentation:

Transmission :

Poids (RPP) :
Freins :
Roues :

Performances :

Maserati
222 SE Biturbo
1990
12 CV – ND FF
6 cylindres en V 18 soupapes (2×1 ACT) –2 790 cm3
250 ch à 5 600 tr/mn (89,61 ch/litre) – Catalysée 225 ch à 5 500 tr/mn (80,65 ch/litre)
383 Nm à 3 600 tr/mn (137,28 Nm/litre) – 363 Nm à 3 500 tr/mn (130,11 Nm/litre)
2 turbocompresseurs IHI RHB52 (Ø 0,5 bars) + 2 échangeurs air/air
propulsion + BV5 manuelle ZF (BV4 Automatique en option) + autobloquant AR Ranger (Torsen)
1 308 kilos (5,23 kg/ch) – Catalysée 1 308 kilos (5,81 kg/ch)
2 disques ventilés AV et 2 disques pleins AR
jantes alu 15″ AV et AR + pneus en 205/50 VR 15 AV et 205/50 VR 15 AR
0 à 100 km/h en 6‘‘2 ; 230 km/h (220 km/h avec catalyseur), km DA en 26‘‘7

Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R

Maserati 222 SE Biturbo
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  • Maserati Indy 4200 Initialement dévoilée sous la forme d’un prototype sur le stand Vignale au salon de Turin, c’est finalement en mars 1969 à Genève que Maserati confirme la Maserati Indy. Tracée par Virginio Vairo et Delio Meinardi, la Maserati Indy doit son nom aux succès de la firme au Trident dans la mythique course américaine en 1939 ...
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  • Maserati 3200 GT Sous le patronage de Ferrari et Luca di Montezemolo, Maserati met définitivement un terme à l’héritage de l’ère de Tomaso. Exit la saga des Maserati Biturbo, aussi charmeuses que particulières et à l’efficacité en amélioration uniquement en fin de carrière. C’est Giorgetto Giugiaro qui préside au dessin de la nouvelle GT ornée du Trident commercialisée ...

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