Peugeot 504 Coupé 1800

Peugeot 504 Coupé 1800
1969 – 4 cyl. en ligne 8V
90 ch – 175 km/h
1 190 kg

Alors que Peugeot dispose dans son catalogue depuis l’année précédente d’une berline classique et sérieuse dont les seules excentricités sont une face avant au regard trapézoïdale et une malle arrière pour le moins étonnant dans son décroché, tous les amateurs de belles carrosseries attendaient avec impatience la présentation en mars 1969 à Genève des dérivés coupés et cabriolets. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas été déçus. En effet, c’est un Pininfarina particulièrement inspiré qui a tracé un profil élégant, ponctué de proportions idéales et de détails de styles aussi bien sentis que drapés d’une élégance folle. Sur un empattement raccourci (255 cm) par rapport à la berline, la Peugeot 504 Coupé étire une ligne féline avec un porte-à-faux réduit avant et prononcé à l’arrière. Un léger plu de tôle traverse les flancs pour alléger encore le port altier, et mettre en valeur la ligne de caisse parfaitement droite. La proue se singularise par ses quatre optiques oblongues à iode. La poupe est certainement la plus grande réussite avec ce style concave et ses feux arrière striés aussi originaux qu’élégants. Notez la lunette arrière et son entourage particulier. L’ensemble, ainsi conçu, est de trois-quarts Lire la suite

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Lamborghini 350 GT

Lamborghini 350 GT
1964 – V12 24V
270 ch – 250 km/h
1 400 kg

En Italie, la réussite industrielle de Ferrucchio Lamborghini dans le monde des tracteurs depuis la fin de la deuxième guerre mondiale lui a donné une aisance financière certaine et un appétit de conquête. Fan de Grand Tourisme sportives, et étant lui même client de Maranello, il décide de venir concurrencer Ferrari sur la route. Insensé ?!… Pas tant que ça, car outre des moyens financiers, notre homme sait attirer les bonnes personnes pour mener son projet à son terme. Après un premier prototype Lamborghini 350 GTV présenté à Genève en mars 1963 avec une carrosserie très profilée signée Scaglione, Lamborghini dévoile un an plus tard la toute première Lamborghini de route en (petite) série : la Lamborghini 350 GT. Depuis le premier prototype, c’est la Carrozzeria Touring qui a finalisé le dessin, en supprimant notamment les phares escamotables. En lieu et place, la proue adopte des optiques oblongues (empruntées à la Citroën… Ami 6 !). Elancée et fine, la Lamborghini 350 GT dispose d’un pare-brise très incliné pour favoriser l’aérodynamisme et est agrémentée de larges surfaces vitrées avec de fins montants. Parfait pour la lumière dans l’habitacle et la visibilité périphérique. De fins demi-pare-chocs chromés protègent les extrémités de cette belle carrosserie, tandis que dans les détails de style on relève un fin pli de tôle qui par de Lire la suite

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Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

Alfa-Romeo Giulia Sprint GT Veloce
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch (SAE) – 185 km/h
1 000 kg

Depuis déjà une année, le coupé Giulia GT Sprint séduit les amateurs de conduite sportive et passionnée. Avec sa carrosserie dont le dessin est l’œuvre d’un jeune talent (Giorgetto Giugiaro) chez Bertone, le coupé milanais fait mouche par son gabarit et ses proportions harmonieuses. Charmant, il se paie le luxe de jouer les mini-GT avec un quatre cylindres de 1 570 cm3 qui vaut en onctuosité et disponibilité certains six cylindres. Mais Alfa Romeo ne compte pas en rester là, et poursuit le développement de son coupé à succès vers une version plus sportive. Alors pas d’emballement tout de même car côté moteur, c’est du saupoudrage avec seulement 3 ch SAE supplémentaires. Pour distinguer l’Alfa Romeo Sprint GT « Veloce » de la Sprint GT, les plus fins observateurs relèveront la calandre simplifiée à trois barres horizontales, un trèfle à quatre feuille sur les montants de custode arrière et le logo « Veloce » apposé sur la malle arrière. Pour le reste, ne changez rien, c’est parfait avec ses jantes tôles de 15 pouces et leurs enjoliveurs, les Lire la suite

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Alfa-Romeo Montreal

Alfa-Romeo Montreal
1970 – 8 cyl. en V 16V
200 ch – 225 km/h
1 270 kg

Après l’exposition universelle de Montréal en 1967 et le très beau concept car tracé par Marcello Gandini pour le compte de Bertone, Alfa-Romeo tient le public en haleine avec la présentation en mars 1970 à Genève de la version définitive routière. Entre le proto de l’expo et la version finale les différences sont nombreuses. Certes, on retrouve tous les détails de style comme les phares avant à demi-escamotés derrière des persiennes élégantes à souhait. Une ces dernières fois relevées, le faciès de l’Alfa-Romeo Montreal change de physionomie avec ses quatre phares ronds. Le profil sur les larges montants de custodes reprend à son compte les découpes. Parebrise bien tendu, profil hatchback, l’Alfa-Romeo Montreal détonne quelque peu avec son empattement court et ses porte-à-faux excessifs. La raison est bien simple, c’est qu’entre l’étude de style de départ et la version finale, le constructeur italien, faute de moyen et empêtré dans des grèves à répétition a paré au plus pressé : adapter le dessin original sur un châssis existant d’Alfa Romeo Giulia Coupé Bertone. Le capot moteur accueille un bossage avec prise d’air dynamique pour alimenter Lire la suite

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Alfa Romeo Giulia Sprint GT

Alfa Romeo Giulia Sprint GT
1963 – 4 cyl. en ligne 8V
122 ch (SAE) – 180 km/h
1 000 kg

Au salon de Francfort 63, Alfa Romeo a étonné les visiteurs avec son nouveau coupé Giulia Sprint GT. Il est basé sur la berline éponyme dont le style est pour le moins très cubique. Mais une fois que la plateforme (plus courte que la Giulietta) est passée dans les mains de la Carrozzeria Bertone, le coupé Giulia Sprint GT est une pure réussite. Pourtant il nous semble y voir un air de déjà vu ? Giorgetto Giugiaro, jeune stylise chez Bertone a déjà réalisé la carrosserie des coupés 2000 et 2600 et pour la nouvelle venue le pavillon des coupés susnommés a été repris intégralement pour le coupé Giulia. Relativement compacte avec 4,08 mètres de long et 1,58 mètres de large, le dessin de Giorgetto Giugiaro est un sans faute. Et de nombreux détails charmants deviennent une véritable signature stylistique pour le coupé milanais : clignotants dans le pli des ailes avant, poignées de portes encastrées, calandre Alfa Romeo intégrée Lire la suite

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Maserati 222 SE Biturbo

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Maserati 2.24v Biturbo
1990 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 230 km/h
1 308 kg

Depuis 1988, la gamme Biturbo est dénommée 222 comme pour chasser la mauvaise réputation qui colle au patronyme Biturbo. C’est Marcello Gandini qui avait alors eu le privilège de retoucher (très ! trop ?) subtilement le trait de Pierangelo Andreani qui commence à accuser le poids des années. Avec la sortie de la Maserati 2.24v Biturbo, Maserati a inauguré des nouveaux boucliers plus enveloppants réactualisant la ligne de la Biturbo avec un certain succès. Maserati joue ainsi au jeu du copier/coller et applique les mêmes recettes stylistiques que la 2.24v aux autres modèles. La Maserati 222 E Biturbo devient ainsi 222 SE Biturbo arborant fièrement ses nouveaux attributs. Machoire plus carrée avec des boucliers enveloppants épousant (enfin !) plus harmonieusement les phares additionnels, tandis que le bouclier arrière intègre les deux double sorties d’échappement. Les observateurs avertis remarqueront que les le chrome a été banni ou presque ne subsistant que pour le Trident dans la calandre totalement noire mat ou encore les monogrammes de malle arrière. Même Lire la suite

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Maserati Biturbo Si

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Maserati Biturbo Si
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 086 kg

Maserati a pris le temps ! Après avoir essuyé une pluie de critiques la Biturbo II depuis 1985 est améliorée sur de nombreux points de fiabilité et de tenue de route. Il était temps, mais elle conserve alors encore son antique alimentation par carburateurs. Il aura fallu attendre encore une année supplémentaire pour que Alejandro de Tomaso se résigne à passer à l’injection électronique. Au sommet de la sportivité de la gamme Biturbo, la version S profite ainsi de toutes ces modifications et change de patronyme pour se dénommer Maserati Biturbo Si. Depuis 1981, Maserati a que peu retouché la ligne tracée par Pierangelo Andreani. Pour sa variant Si, Maserati reconduit le principe inauguré sur la S avec une peinture bicolore composée nécessairement par une partie basse grise anthracite qui va trancher avec le rouge ou gris clair métal, ou se fondre en panaché avec le noir. Noir justement est la couleur omniprésente qui recouvre les chromes habituels (entourages de vitres) allant même jusqu’à la calandre dont seul le trident reste chromé. Ses jantes alu OZ de 14 pouces sont également bicolores pour mieux distinguer la Maserati Biturbo Si de ses sœurs Lire la suite

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Maserati 2.24v Biturbo

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Maserati 2.24v Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 240 kg

Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. La Maserati 2.24v Biturbo est donc dévoilée pour 1988 après que les travaux sur sa mécanique aient été présentés à la presse. Qui dit version spéciale et performante, dit quelques travaux cosmétiques histoire de marquer sa différence. C’est Marcello Gandini qui travaille le dessin initial et, après avoir déjà arrondi (quoique !) les angles du coupé Biturbo et offert de nouveaux rétroviseurs extérieurs, c’est un kit carrosserie complet qui est de la partie : boucliers avant et arrière plus enveloppants, bas de caisse, peinture biton (le bas est peint en anthracite comme c’était déjà le cas sur la Maserati Biturbo Si). Les antibrouillards de série sont intégrés dans le bouclier avant, tandis que les plus fins observateurs auront noté que malgré la cylindrée de deux litres, le bouclier arrière épouse deux double sorties d’échappement contre une double sur la Maserati 222. Pour une esthétique plus sport, les chromes sont réduits à la portion congrue (trident sur la calandre et monogrammes arrière) tandis que Lire la suite

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Maserati 222 E Biturbo

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Maserati 222 E Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
225 ch – 230 km/h
1 175 kg

Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va vite après un énorme succès (plus de 8 000 exemplaires en 2 e 2,5 litres) et essuyer les plâtres d’une mise au point bâclée. En 1985, Maserati corrige le tir avec la Biturbo II qui élimine beaucoup de défaut de conception. Il était temps, mais le mal est fait ! Pour 1988, Alejandro de Tomaso a fait appel à Marcello Gandini pour retoucher à moindre frais le style tracé par Pierangelo Andreani. Ainsi les arêtes de capot sont plus douces, tout comme les contours de la calandre maison. Les rétroviseurs extérieurs sont inédits et plus modernes. Et… c’est tout ! Si, désormais la Maserati Biturbo s’appelle 222 comme pour conjurer le sort et lui enlever l’étiquette désastreuse qui lui colle à la carrosserie. Mais là nous sommes face à la Maserati 222 E Biturbo. Un petit « E » qui Lire la suite

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Aston-Martin DB6 Vantage

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Aston-Martin DB6 Vantage
1967 – 6 en ligne 12V
325 ch – 240 km/h
1 600 kg

Voilà une belle surprise lors de ce London Motor Show de 1965 avec la présentation de la nouvelle Aston-Martin DB6. Dur de succéder à la mythique DB5 ? Finalement, après avoir écarté des propositions du carrossier Touring, David Brown a souhaité que l’équipe interne se charge de faire évoluer le dessin qui fait le succès de la firme depuis les DB4. Et puisque nous sommes face à un nouveau modèle, c’est l’occasion de corriger certaines critiques et élargir le cercle des fans et des initiés. Les designers maison ont donc dû composer pour apporter non seulement plus d’appui aérodynamique à haute vitesse, mais également un surcroit d’habitabilité pour céder à la tentation du concept 2+2. L’empattement est ainsi allongé de 9,5 cm permettant une meilleur stabilité. Pour le reste, on retrouve de face un sacré air de famille avec la large calandre maison, les phares sous globe et la prise d’air sur le capot pour apporter de l’air frais à la mécanique. La poupe est inédite avec un concept de pan coupé et intègre un becquet. De profil, les nouvelles proportions semblent plus évidentes, Lire la suite

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