Lotus Europa Special Twin Cam Type 74

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74
1972 – 4 cyl. en ligne 8V
126 ch – 195 km/h
712 kg

Partis d’un projet initialement proposé à Ford pour contrer Ferrari, c’est finalement Lotus qui va reprendre à son compte à 100% l’Europe en 1966. Un coupé sportif très radical et sans concession, inspiré techniquement de la Lotus Elan mais dont la principale différence réside dans l’emplacement en position centrale arrière du groupe motopropulseur, comme les monoplaces de Formule 1 contemporaines. Lotus a néanmoins du faire évoluer son coupé (très !) sportif pour élargir la cible des clients potentiels en lui conférant un peu plus de place aux notions de confort (même relatif). Depuis 1971, c’est le moteur Lotus-Ford de l’Elan qui donne son allégresse à la frêle Lotus Europa (qui prend l’appellation internationale du coup). Et pour 1972, faisant suite au nouveau sacre de Lotus en Formule 1 (son 5e titre constructeur), Colin Chapman nous gâte avec une variante plus performante encore puisque le 1,6 litres twin cam passe à de 105 à 126 ch tandis que le poids se maintient. Voilà de quoi faire un bond en avant côté performances ! Extérieurement, pas de changement entre les deux versions. Le design d’origine tracé en 1963 par Ron Hickman n’a que très légèrement évolué : face avant revue avec intégration différente des clignotants avec la série 2 en 1968 et depuis 1971 une nouvelle poupe dont le principal objectif avoué est d’améliorer la visibilité arrière qui était nulle auparavant. Pour le reste, la recette qui fait tout l’attrait de Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +3 (from 3 votes)

Alfa-Romeo Montreal

Alfa-Romeo Montreal
1970 – 8 cyl. en V 16V
200 ch – 225 km/h
1 270 kg

Après l’exposition universelle de Montréal en 1967 et le très beau concept car tracé par Marcello Gandini pour le compte de Bertone, Alfa-Romeo tient le public en haleine avec la présentation en mars 1970 à Genève de la version définitive routière. Entre le proto de l’expo et la version finale les différences sont nombreuses. Certes, on retrouve tous les détails de style comme les phares avant à demi-escamotés derrière des persiennes élégantes à souhait. Une ces dernières fois relevées, le faciès de l’Alfa-Romeo Montreal change de physionomie avec ses quatre phares ronds. Le profil sur les larges montants de custodes reprend à son compte les découpes. Parebrise bien tendu, profil hatchback, l’Alfa-Romeo Montreal détonne quelque peu avec son empattement court et ses porte-à-faux excessifs. La raison est bien simple, c’est qu’entre l’étude de style de départ et la version finale, le constructeur italien, faute de moyen et empêtré dans des grèves à répétition a paré au plus pressé : adapter le dessin original sur un châssis existant d’Alfa Romeo Giulia Coupé Bertone. Le capot moteur accueille un bossage avec prise d’air dynamique pour alimenter Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)

VW-Porsche 914-4 1700

VW-Porsche 914-4 1700
1970 – 4 cyl. à plat (Flat 4) 8V
80 ch – 175 km/h
942 kg

Volkswagen et Porsche intimement liés depuis leurs débuts respectifs (après tout leur géniteur commun n’est autre que Ferdinand Porsche !) sont à la recherche d’une offre alternative qui comblerait un trou dans leurs gammes. Volkswagen chercher à remplacer son vieillissant coupé Karmann Ghia et Porsche de son côté doit trouver une solution pour ses anciens clients 356 qui ne peuvent franchir le pas de la Porsche 911 trop onéreuse. Les études sont ainsi communes et c’est Heinrich Klie qui va se charger de tracer les lignes de la nouvelle VW-Porsche 914 en s’inspirant des travaux réalisés depuis 1966 par le bureau d’études Gugelot Design GmbH, installé à Neu-Ulm (70 km de chez Porsche). Ce qui frappe le plus est la symétrie de la ligne tricorps entre avant et arrière vue de profil. La ligne de caisse très haute est tendue avec les roues rejetées aux quatre coins avec des porte-à-faux réduits. Les phares avant sont escamotables tandis que les parechocs sont totalement intégrés sous la forme de larges bandeaux chromés. Les clignotants et feux de position sont fixés sur les ailes avant. Pas de doute, en présence Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)

Ferrari 365 GTB-4 Daytona

Ferrari 365 GTB-4 Daytona
1968 – 12 cyl. en V 24V
352 ch – 280 km/h
1 280kg

Alors que la Ferrari 275 GTB-4 fait ses tours de roues depuis moins d’un an, Ferrari réagit face à l’agression caractérisée de Lamborghini avec sa sculpturale et innovante Miura (GT à moteur central arrière transversal). Au salon de Paris 1968 c’est le choc pour le public qui découvre la nouvelle Ferrari 365 GTB-4. Se présentant sous une architecture des plus classiques (moteur longitudinal avant), c’est Pininfarina qui a réalisé le patron de la nouvelle Grand Tourisme de Maranello dont la fabrication est ensuite confiée à Scaglietti. Aux outrages et excès de fille de Ferrucchio Lamborghini, le designer italien joué un registre dans lequel il est passé maître : le classique élégant et racé. Et il faut avouer que la Ferrari 365 GTB-4 assure avec des proportions idéales, un profil souligner tant par une surface vitrée conséquente que par un pli de carrosserie qui ceinture l’auto pour la rendre plus gracile. Et comme l’élégance est le propre de Pininfarina, ce sont les détails qui vont souligner cette ligne classique. On note ainsi une poupe fastback avec lunette arrière et les quatre petits feux ronds Ferrari Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)

Rolls-Royce Silver Shadow

Rolls-Royce Silver Shadow
1965 – 8 cyl. en V 16V
ND ch – 190 km/h
2 100 kg

A Crewe, la présentation d’un nouveau modèle est un évènement tant les nouveautés sont rares. Pour 1965, Rolls-Royce dévoile ainsi la nouvelle Silver Shadow qui remise au garage la vénérable Silver Cloud. Révolution de palais, la Rolls-Royce Silver Shadow entre de pleins pneus dans l’ère moderne avec une carrosserie qui intègre (enfin ?) les pontons. Elancée, mais pourtant plus courte que la Cloud, la Rolls-Royce Silver Shadow conserve malgré tout des dimensions respectable avec 5,2 mètres de long et 1,8 mètres de large. Tout de même ! Quitte à chambouler les traditions, Rolls-Royce a adopté sa calandre historique mais en réduisant de moitié sa hauteur. C’est la première fois depuis 1914 que Rolls-Royce touche à son symbole… Si la ligne est inédite, elle n’en demeure pas moins très classique et bien équilibrée harmonieusement campée sur un empattement conséquent (3 mètres) et ses roues de 15 pouces flanquées d’enjoliveurs tôle du plus bel effet. Seule la proue accepte des similitudes avec la Silver Cloud III, notamment les optiques avant doublées. La malle arrière adopte des petits feux qui soulignent la ligne de caisse qui vient mourir jusqu’au parechocs. Du chrome en Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +3 (from 3 votes)

Matra Bagheera

matra-bagheera-6

Matra Bagheera
1973 – 4 cyl. en ligne 8V
84 ch – 185 km/h
885 kg

En juin 1973, Matra remporte une victoire éclatante aux 24 Heures du Mans (1er Pescarolo/Larrousse et 3e Jaussaud/Jabouille). Une aubaine pour le lancement quelques mois plus tôt de la Matra Bagheera destinée à remplacer la Matra 530. Suite à l’accord de partenariat avec Simca en 1969, la Matra 530 et son moteur V4 Ford était par conséquent condamnée. Matra reste toutefois fidèle à une offre de coupés sportif accessible mais revoit très sérieusement sa copie, à commencer par le groupe motopropulseur Simca et les trois places de fronts. Une disposition inédite et astucieuse contournant ainsi l’écueil d’une diffusion trop restreinte liée à une sportive deux places. Une disposition qui dicte aussi une esthétique et des proportions particulières avec une largeur de 1,73 mètres, une hauteur de 1,17 mètres seulement et une longueur de 3,97 mètres. Une gageure sur le papier dont le designer Antoine Volanis va se sortir avec les honneurs tant la ligne de la Matra Bagheera est une réussite. Ligne tendue avec tous les gimmicks des Grand Tourisme avec les phares escamotables, une ligne fastback, un hayon vitré… On notera l’arrière tronqué qui garantit une certaine finesse et pureté dans le dessin avec les petits feux et le fin parechoc, tandis que le capot avant est doté d’une grille Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 9.0/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)

Jaguar Type E V12 Série 3

Jaguar Type E V12 Série 3
1971 – 12 cyl. en V 24V
272 ch – 235 km/h
1 450 kg

Depuis 1961, la Jaguar Type E dessinée par Malcom Sayer, promène son allure féline, élégante et sportive sur les routes. Pour cette année 71, c’est le grand chambardement dans la gamme Type E avec la série 3 : V12, carrosserie 2+2 pour le coupé, et dimensions revues. Scandale ?! Un peu oui, car ce qui saute d’emblée aux yeux est le look revu d’une ligne au départ exceptionnellement équilibrée et qui devient dénaturé par trop de changements. A commencer par l’empattement allongé qui repousse un habitacle qui dans le même temps est devenu proéminent et plus haut. Les chromes se font plus voyants (qui a dit vulgaires ?…), les optiques conservent le principe des normes US, la bouche s’est élargie et tandis que la prise d’air pour le radiateur a pris de l’ampleur. Les plus fins observateurs auront remarqué au passage des arches de roues au dessin inédit. La poupe est équipée de quatre sorties d’échappement (factices) qui indique ainsi à tout amateur qu’il est en Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 9.7/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +3 (from 3 votes)

Lamborghini Jarama 400 GT

Lamborghini Jarama 400 GT
1970 – V12 24V
350 ch – 246 km/h
1 540 kg

La Carrosserie Touring avait fermé ses portes prenant Lamborghini au dépourvu. Bertone avait ainsi dessiné l’Islero qui avait pour vocation de perpétuer le châssis 400 GT et se voyait ainsi comme un modèle de transition. Le temps est venu pour 1970 de la remplacer et c’est toujours Bertone qui s’y colle, confirmant ainsi sa vocation de designer attitré de Lamborghini à l’instar de Pininfarina avec Ferrari. Ferruccio lamborghini rend coup pour coup à son rival de Maranello, Enzo Ferrari ! Déjà auteur des lignes de la sculpturale Lamborghini Miura, Marcello Gandini, jeune designer vedette de la Carrozzeria Bertone est aux crayons pour la nouvelle Lamborghini Jarama 400 GT. La plateforme du coupé Espada est reprise mais l’empattement a été raccourci (de 2,65 à 2,35 mètres). Cela impose à Gandini de tracer des lignes tendues et de composer avec une empreinte au sol très large : 1,82 mètres ! Force est de constater que l’ensemble composer est assez lourd de ligne et mal équilibré en raison d’une très faible hauteur de toit (1,19 mètres seulement), qui alliée avec la largeur extrême de l’auto semble l’écraser. Les lignes sont très tendues tandis que les porte-à-faux sont exagérés et déséquilibrent le profil. Enfin les grosses roues (15 pouces avec pneus de 70) et les larges arches de roues débordantes semblent s’approprier tout le flanc de la Lamborghini Jarama 400 GT. Dans les petites subtilités Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)

Citroën SM Injection

Citroën SM Injection
1972 – 6 cyl. en V
178 ch – 228 km/h
1 450 kg

Depuis deux ans la Citroën SM apporte sa « touch of class » dans le monde très fermé des Grand Tourisme de prestige. Une entrée remarquée par sa ligne à nulle autre pareille et une technique très évoluée reprise à la Citroën DS mais avec un cran au-dessus en matière de raffinement et de performances. La Citroën SM glisse dans un confort étonnant sa longue silhouette (4,89 mètres de long !) et son esthétique qui hésite entre le moderne (6 phares Cibie à iode sous verre, roues arrière semi-carénées, surfaces vitrées généreuses, hayon…) et le baroque avec ses chromes imposants, notamment sur la poupe jugée trop classique comparée au reste de ce dessin tracé avec maestria par Robert Opron et son équipe du style Citroën. Sous le capot, le trident de Modène vient matérialiser les accords passés en 1968 entre Citroën et Maserati. Seulement avec sa batterie de carbus double corps et son attitude rugueuse et bruyante, ce V6 d’exception déçoit quelque peu, surtout par rapport aux étonnantes qualités dynamiques de la Citroën SM. Alors pour le 17 juillet 1972, Citroën dote son V6 d’une Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (3 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +3 (from 3 votes)

Citroën SM Automatique 3L0

Citroën Automatique 3L0
1972 – 6 cyl. en V
180 ch – 205 km/h
1 450 kg

Depuis octobre 71, Citroën a monté une boîte automatique Borg Warner dans sa SM. Avec ses trois rapports, cette boîte déjà vue sous le capot des DS, conserve les mêmes caractéristiques. Performances en baisse, consommation en hausse et un V6 de 2,7 litres qui semble manquer de souffle pour digérer ce type de transmission sans trop y perdre. Un an après, Citroën a revu sa copie en gonflant son V6 à 3 litres pour faire meilleure figure sur le marché américain. Un marché qui défigure totalement la belle Citroën SM puisque sa proue toute vitrée est interdite et doit laisser en lieu et place des 6 phares Cibie carrés, deux doubles optiques rondes « à l’air libre ». C’est sûr, la Citroën SM est ainsi balafrée… Et qui dit USA, dit également des catadioptres de signalisation spécifiques à la législation américaine. Pour le reste, la ligne tracée par le centre de style Citroën sous le trait final de Robert Opron est inchangé et c’est tant mieux ! La Citroën SM Automatique 3L0 Lire la suite

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (2 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +2 (from 2 votes)