Alfa-Romeo Spider Duetto – Coda Tronca 1966-94 – Guide Achat

Introduction : genèse d’une icône signée Pininfarina

Les études Superflow aux lignes aérodynamiques ont inspiré les traits du Spider Alfa dessiné par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina.

Les études Superflow aux lignes aérodynamiques ont inspiré les traits du Spider Alfa dessiné par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina.

Peu de voitures peuvent se targuer d’avoir traversé presque trois décennies sans jamais perdre leur âme ni leur désirabilité. L’Alfa Romeo Spider, lancée au Salon de Genève en mars 1966 sous le nom de « 1600 Spider Duetto », est de celles-là. Roadster pur, élégant, habité par un tempérament sportif authentique, elle incarne mieux que tout autre modèle l’art de vivre à l’italienne au volant d’une voiture découverte. Sa ligne, conçue par Aldo Brovarone pour le compte de la carrosserie Pininfarina, n’est pas née d’un trait de crayon impulsif : elle est l’aboutissement d’une longue série de prototypes entamée dès 1956, dont l’Alfa Romeo Super Flow, déjà porteur des flancs convexes et de la proue lenticulaire caractéristiques du modèle définitif.

La base technique pour le Spider Duetto est la berline Alfa Giulia type 105.

La base technique pour le Spider Duetto est la berline Alfa Giulia type 105.

La genèse mécanique est tout aussi soignée. Alfa Romeo souhaitait créer la digne héritière de la Giulietta Spider, ce modèle qui avait conquis les États-Unis dans les années 1950. Pour ce faire, la direction confie le projet à Pininfarina en 1964, en s’appuyant sur la plate-forme de la berline Giulia type 105 — propulsion, essieu arrière rigide, quatre-cylindres double arbre à cames de 1 570 cm³ fort de 109 ch, boîte cinq rapports — dont l’empattement est raccourci à 2 250 mm. Les suspensions avant indépendantes à bras triangulés, les quatre freins à disque et le levier de vitesses quasi horizontal composent un ensemble d’une cohérence sportive remarquable, le tout pour seulement 990 kg sur la balance.

Alfa-Romeo Spider Duetto (1966).

Alfa-Romeo Spider Duetto (1966).

Pour son lancement en mars 1966, Alfa Romeo voit grand : trois exemplaires de la nouvelle Spider sont embarqués à bord du paquebot transatlantique Raffaello, de Gênes à New York avec escale à Cannes, en compagnie de 1 300 VIP. Le succès américain est immédiat. La Spider devient très vite une star de cinéma — notamment grâce au film Le Lauréat (1967) avec Dustin Hoffman — et acquiert une notoriété mondiale qui ne se démentira jamais pendant ses 28 années de carrière et ses 124 115 exemplaires produits, un record absolu pour la marque au Biscione. Lire la suite

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2
1986 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 185 km/h
995 kg

Depuis 1983, la Ford Escort XR3i se dédouble d’une variante cabriolet avec arceau de toit. Un décapsulage en règle s’inspirant de ce que Volkswagen a fait pour sa Golf. Force est de reconnaître que le résultat est très réussi et séduisant. La capote une fois rangée, est logée sur la malle de coffre. Moins esthétique certes, mais cela prend moins de place dans le coffre qui est normalement dévolu aux bagages. Un couvre capote vient par-dessus pour terminer le rendu. Arceau et capote visible une fois rangée, voilà qui range la Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2 dans la même catégorie que les Golf Cabriolet, Ritmo Cabriolet et Peugeot 205 CTI. Pour le reste, le cabriolet se cale sur la XR3i Phase deux : nouveau masque avant plus aérodynamique avec phares s’inspirant de la statutaire Ford Scorpio. Les boucliers sont plus enveloppants et les rétroviseurs plus aérodynamiques. La poupe n’en fait en Lire la suite

BMW 320i Cabriolet E30

BMW 320i Cabriolet E30

BMW 320i Cabriolet E30
1987 – 6 cyl. en ligne 12V
129 ch – 195 km/h
1 280 kg

Depuis une année déjà, BMW s’est posé en leader des cabriolets 4 places luxueux et sportif, seul Saab pour l’instant ayant emboîté le pas du constructeur à l’hélice. Néanmoins, si le cabriolet suédois peut s’appuyer sur un style marqué et singulier, et un véritable attrait et une qualité de fabrication indéniable, il lui manque un moteur noble. C’est bien là la force de la BMW Série 3 Cabriolet E30. Et le constructeur de Münich enfonce le clou avec une déclinaison, toujours en 6 cylindres en ligne, 320i qui permet de baisser le ticket d’entrée au cabriolet série 3, sans pour autant sacrifier la noblesse d’âme mécanique. Ainsi dès juillet 1987, la BMW 320i Cabriolet E30 complète l’offre BMW en conservant à l’identique les recettes de la 325i Cabriolet E30 à l’exception de sa mécanique. La ligne toujours aussi réussie et intemporelle est conservée pour le plus grand bonheur de nos rétines. Capoté ou non, la BMW 320i Cabriolet E30 est une réussite sous tous les angles. Preuve que le dessin originel de la série E30 pouvait servir de base à une déclinaison de carrosserie, malgré un format compact. Une fois le couvre-chef en toile ôté et bien caché discrètement sous le cache capote métallique (voilà qui aurait pu inspirer Saab), le profil s’étire et s’affine en conservant une ligne de caisse rectiligne et horizontale. Du grand art. Tous les Lire la suite

Saab 900 S Cabriolet

Saab 900 S Cabriolet
1992 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
145 ch – 190 km/h
1 340 kg

Depuis 1986, Saab a « découpé » sa version 900 2 portes avec beaucoup de réussite. D’ailleurs, dans les premières années de production, Saab annonçait alors douze mois de délais de livraison. En plus de la version Turbo 16S de 185 ch, Saab proposait en entrée de gamme une version atmosphérique « i16 » trop placide pour convaincre. Il faut dire que le poids par rapport au coupé dont le cabriolet dérive a pris près de 100 kilos de plus… La Saab 900 S Cabriolet adopte un turbo basse pression pour une conduite améliorée et s’offre désormais en ticket d’entrée du plein air de Trollhättan. Ou doit-on écrire de Valmet (Finlande) puisque c’est chez ce spécialiste que sont assemblées les Saab 900 Cabriolets. La Saab 900 S Cabriolet conserve intacte la ligne inchangée depuis 1987. La face avant est large et inclinée avec au centre la calandre maison, conférant ainsi un faciès reconnaissable entre tous. Le parebrise est légèrement plus incliné que sur le coupé mais paraît toujours très droit. Capote en place, l’intégration est parfaite et harmonieuse. Une fois repliée et (presque) totalement Lire la suite

Peugeot 205 CTI 1L9 105 ch

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Peugeot 205 CTI 1L9 105 ch
1993 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 185 km/h
935 kg

Avec l’arrivée du catalyseur pour 1993, Peugeot en profite pour donner un 1,9 litres dégonflé à la 205 CTI ainsi qu’à la 205 Gentry. Depuis 1991, un petit coup d’harmonisation esthétique avec le reste de la gamme Peugeot a été réalisé avec des clignotants AV blancs et de nouvelles optiques bicolores. Pour le reste, on ne change pas une formule gagnante chez Peugeot avec une 205 Lire la suite

Peugeot 205 CTI 1L6 115 ch

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Peugeot 205 CTI 1L6 115 ch
1986 – 4 cyl. en ligne 8V
115 ch – 190 km/h
900 kg

La Peugeot 205 GTI est au firmament, et Sochaux compte bien surfer sur la vague du succès. Une variante découvrable est donc étudiée par Pininfarina est commercialisée en mars 1986. Dotée d’un arceau, la Peugeot 205 CTI reste visuellement très proche de la 205 GTI, avec la même présentation extérieure (spoiler, extensions d’ailes, liserés rouges et jantes Lire la suite