Porsche Carrera GT

Porsche Carrera GT

Porsche Carrera GT
2004 – V10 40V
612 ch – 330 km/h
1 380 kg

Il est des automobiles qui transcendent leur époque. La Porsche Carrera GT est de celles-là. Présentée à l’état de concept-car au Salon de Paris 2000, puis au Salon de Genève 2003 avant une commercialisation échelonnée à partir de 2004, cette machine radicale incarne l’apogée du savoir-faire de Stuttgart en matière de supercar. Née d’un projet de voiture de course destiné aux 24 Heures du Mans, la Carrera GT a finalement trouvé la route avec une ambition absolue : offrir à un conducteur exigeant les sensations d’un prototype de compétition homologué pour la circulation. Sa carrosserie ouverte biplace, sa monocoque en fibre de carbone renforcée (PRFC) et son moteur V10 atmosphérique de 5,7 litres logé en position centrale arrière forment un trio d’exception. Seuls 1 270 exemplaires ont été produits entre 2003 et 2006, faisant de cette Porsche une rareté absolue, aussi recherchée sur le marché de collection qu’au volant d’un circuit. Lire la suite

Toyota Celica Mk7 TS 190 ZZT231

Toyota Celica TS 190 ZZT231

Toyota Celica TS 190 ZZT231
2001 – 4 cyl. 16V
192 ch – 225 km/h
1 215 kg

La Toyota Celica de septième génération rompt avec la douceur des coupés japonais des années 90 pour afficher une silhouette plus tendue, plus compacte et nettement plus moderne. Dans sa version TS 190 ZZT231, elle incarne l’esprit du coupé sportif accessible, avec une mécanique atmosphérique rageuse, une présentation valorisante et un vrai goût pour la conduite dynamique. Face à une concurrence alors très variée, la Celica mise sur la légèreté, la précision et la vivacité plutôt que sur l’esbroufe pure. Son style marqué et son architecture soignée en font une sportive atypique, pensée pour séduire autant par son look que par son efficacité. Elle conserve toutefois le format d’une voiture de tous les jours, avec un vrai coffre, une position de conduite travaillée et un niveau de présentation qui la distingue des compactes plus ordinaires. Lire la suite

Ford Mondeo ST 220

Ford Mondeo ST220

Ford Mondeo ST220
2002 – V6 24V
226 ch – 243 km/h
1 431 kg

Ford et les berlines sportives, c’est une histoire qui remonte loin. Des mythiques Cortina Lotus et Escort RS Cosworth, en passant par les Sierra Cosworth qui ont marqué les années 80, l’ovale bleu a toujours su insuffler un caractère sportif authentique à ses berlines de grande série. En 2000, la Mondeo de deuxième génération est lancée, fort appréciée pour son châssis d’exception, avec à l’arrière un essieu multibras directement inspiré des meilleures pratiques du segment. Mais il manquait à cette grande Ford un moteur à la hauteur de son châssis. C’est en 2002 que le Département SVE (Special Vehicle Engineering) de Ford Europe, dirigé par Jost Capito, ancien de BMW Motorsport et de Porsche Supercup, présente sous la bannière Sport Technologies la Mondeo ST220. Une familiale grand tourisme animée par un V6 atmosphérique de 3,0 litres et 226 chevaux, déclinée en berline 4 portes et en break Clipper pour le marché français. La 5 portes, elle, ne sera jamais importée dans l’Hexagone — une lacune que les passionnés ne lui ont jamais tout à fait pardonnée. Lire la suite

Mazda RX-8 192 ch

Mazda RX-8 192 ch

Mazda RX-8 192 ch
2003 · Birotor RENESIS
192 ch – 225 km/h
1 420 kg

En 1991, Mazda remportait les 24 Heures du Mans avec la 787B et son moteur quadrirotor, écrivant l’une des pages les plus singulières de l’histoire de la compétition automobile. Fort de cet héritage unique, le constructeur japonais lance en 2003 la RX-8, héritière directe de la lignée rotatiste inaugurée avec la Cosmo Sport en 1967 et illustrée par les générations successives de RX-7. La version 192 ch constitue la déclinaison d’entrée de gamme, proposée à 29 900 € au lancement. Son birotor RENESIS atmosphérique de 1 308 cm³ développe 192 ch à 7 000 tr/mn avec un couple de 220 Nm à 5 000 tr/mn, accouplé à une boîte mécanique 5 rapports. Sa ligne tendue, étirée sur un empattement long de 2 700 mm, associe des porte-à-faux courts, des ailes galb­ées et des portes antagonistes FreeStyle sans pied de caisse — une solution inédite qui donne accès à bord de ce coupé 2+2 comme aucun autre concurrent de l’époque ne peut se targuer de l’offrir. Lire la suite

Mitsubishi Lancer Evo 8

Mitsubishi Lancer Evolution VIII

Mitsubishi Lancer Evo 8
2003 – 4 cyl. 16V Turbo
265 ch – 245 km/h
1 470 kg

En 2004, Mitsubishi livre enfin en France la Lancer Evolution VIII, première Lancer Evo officiellement homologuée en Europe et véritable fer de lance de la marque sur notre marché. Dérivée d’une longue lignée née au début des années 1990, cette berline compacte à transmission intégrale conjugue image rallye, efficacité mécanique et polyvalence d’usage. Avec son quatre cylindres turbo de 2,0 litres, sa boîte manuelle à cinq rapports et ses dispositifs de motricité sophistiqués, elle vise un public de passionnés qui veut une voiture de sport utilisable au quotidien, sans renoncer à l’esprit des spéciales. Lire la suite

Mazda RX-8 Performance

Mazda RX-8 Performance

Mazda RX-8 Performance
2003-2008 · Birotor RENESIS
231 ch – 238 km/h
1 382 kg

En juin 1991, Mazda écrit une page d’histoire en remportant les 24 Heures du Mans avec la 787B animée par un moteur rotatif quadrirotor. Ce palmarès unique pousse la marque à récidiver en 2003 avec la RX-8, ultime héritière d’une lignée rotatiste inaugurée avec la Cosmo Sport en 1964 et glorifiée par la RX-7. Au sommet de la gamme phase 1, la version Performance se distingue par son birotor RENESIS de 1 308 cm³ développant 231 ch à 8 200 tr/mn, avec un rupteur porté à 9 500 tr/mn. Cette vraie 2+2 à quatre portes antagonistes FreeStyle — une innovation Mazda sans pied de caisse — offre un accès à bord incomparable pour un coupé sportif, tout en logeant confortablement quatre adultes dans un habitacle soigné. Face à une Porsche Boxster ou une Honda S2000, la RX-8 Performance s’impose comme une alternative authentiquement sportive et résolument unique.


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Honda S2000 – Guide Achat

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda SSM concept (1995)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Honda S2000 mk1 (1999)

Née dans l’effervescence des célébrations du cinquantième anniversaire de Honda, la S2000 est l’aboutissement d’une philosophie sportive ancrée dans l’ADN de la marque depuis les années 1960. Imaginée par l’ingénieur-designer Shigeru Uehara — dont le nom est indissociable de cet opus —, la S2000 est présentée sous forme de concept car dès le Salon de Tokyo 1995, sous l’appellation SSM (Sport Study Model), un roadster propulsion animé par un 2,0 litres quatre cylindres monté sur un châssis en X d’une rigidité exemplaire. Ce prototype tournera dans les salons pendant plusieurs années avant que Honda n’annonce officiellement sa mise en production en 1999.

La genèse du modèle remonte encore plus loin : la S2000 est la fille spirituelle des Honda S360, S500, S600 et S800 des années 1960 — des voiturettes sportives propulsion à moteur ultra-frénétique qui avaient marqué les esprits à l’ère Soichiro Honda. Tout comme l’S800 et son incroyable 791 cm³ développant 71 ch à 8 000 tr/min, la S2000 joue la carte des hauts régimes plutôt que du couple généreux, prolongeant une tradition de pureté mécanique de près de quarante ans. La désignation S2000 n’est pas anodine : elle fait directement référence à la cylindrée de 1 997 cm³ du moteur F20C, en hommage à la nomenclature des ancêtres S360 à S800.

Sur le plan stylistique, la S2000 incarne une ligne tendue, musclée, à la fois élégante et sportive. Son nez en flèche, sa ligne de caisse très basse soulignée par un capot en aluminium, ses flancs sculptés aux ailes évasées et sa poupe ramassée lui confèrent une présence indéniable sans jamais recourir à des clins d’œil rétro alors si à la mode. L’habitacle, volontairement cockpit avec son instrumentation numérique inspirée de la Formule 1, son volant à petit diamètre gainé cuir et son démarreur à bouton-poussoir rouge, est un manifeste du plaisir de conduite pur et dur. Fabriquée dans l’usine de Takanezawa (la même que la NSX) avec une production limitée à environ 12 000 unités par an, la Honda S2000 est construite avec le soin d’une voiture de prestige. En dix ans de carrière, ce sont environ 110 000 exemplaires qui ont trouvé preneur dans le monde entier, dont près de 20 000 en Europe.
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Porsche 911 type 996 – Guide Achat

Introduction — La révolution silencieuse de Zuffenhausen

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

Il y a des voitures qui font l’unanimité dès leur présentation au public. La Porsche 911 type 996 n’est pas de celles-là. Dévoilée à l’IAA de Francfort en septembre 1997, elle suscite autant de curiosité que de réticences au sein de la communauté des puristes. Et pourtant, cette cinquième génération de la 911 légendaire représente, avec le recul, l’une des évolutions les plus courageuses jamais entreprises par Porsche depuis la naissance du modèle en 1963.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La genèse de la 996 est intimement liée à une double contrainte : économique d’abord, réglementaire ensuite. À la fin des années 1980, Porsche traverse une crise profonde — les ventes s’effondrent, les marges se réduisent — et les nouvelles normes antipollution imposent de repenser intégralement la motorisation. August Achleitner, alors responsable de la planification technique des produits et des concepts véhicules, est chargé d’imaginer une architecture susceptible de sauver l’entreprise. La solution tient en deux idées audacieuses : passer au refroidissement par eau — une quasi-hérésie pour les fidèles du flat-six à air — et partager une base commune avec un nouveau roadster à moteur central, le futur Boxster (986). En 1989, un V8 compact est même monté en porte-à-faux arrière à titre d’essai, avant d’être définitivement écarté. C’est bien le flat-six à eau et quatre soupapes par cylindre qui finira par s’imposer comme la seule solution viable pour répondre aux exigences d’émissions et de puissance.

C’est le designer Harm Lagaaij, directeur du style de Porsche dans les années 1990, qui supervise l’habillage de cette nouvelle architecture. La tâche est colossale : concevoir simultanément le Boxster 986 et la 911 996 en partageant rigoureusement la même carrosserie de l’avant jusqu’au montant B, tout en préservant l’identité inimitable de la 911. Lagaaij s’inspire du concept Boxster présenté au Salon de Détroit en 1993 — plébiscité par le public et élu « Best of Show » — pour dessiner les lignes avant des deux voitures. Son équipe, qui atteint jusqu’à 80 personnes à son pic, travaille directement sur des maquettes à l’échelle 1:1 pour tenir des délais extrêmement serrés.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La 996 rompt délibérément avec la 993 qui la précède : la carrosserie est allongée de 18,5 cm et élargie de 3 cm, la garde au toit gagne en générosité, et le poids chute d’environ 50 kg grâce à l’acier haute résistance et de nouvelles méthodes d’assemblage. Le moteur boxer six cylindres à plat conserve sa disposition en porte-à-faux arrière mais abandonne le refroidissement par air au profit de l’eau, indispensable pour la culasse à quatre soupapes par cylindre imposée par les futures normes Euro 3. Cette technologie quatre soupapes, associée au système VarioCam de calage d’arbre à cames, permet au nouveau 3,4 litres de délivrer 300 ch dès le lancement. La 996 partage, de l’avant jusqu’aux montants B, sa carrosserie et ses équipements intérieurs avec le Boxster — une décision qui vaudra bien des critiques à Porsche, mais qui permettra à la marque de vendre plus de 30 000 exemplaires de 911 par an et de retrouver la rentabilité. Entre 1997 et 2005, Porsche construira au total 175 262 exemplaires de la 996, un record absolu pour la 911 à cette époque. Lire la suite

Ferrari 360 Modena – Guide Achat

Ferrari 360 Modena signée Pininfarina.

Ferrari 360 Modena signée Pininfarina.

Lorenzo Ramaciotti chez Pininfarina a signé le design de la 360 Modena.

Lorenzo Ramaciotti chez Pininfarina a signé le design de la 360 Modena.

Ferrari 360 Modena (1999)

Ferrari 360 Modena (1999)

Présentée en 1999 au Salon de Genève, la Ferrari 360 Modena marque une rupture avec la Ferrari F355 qu’elle remplace. Dessinée par Goran Popović (Pininfarina), sous la direction de Lorenzo Ramaciotti, elle inaugure une nouvelle ère pour Ferrari avec un design plus fluide, des lignes arrondies et une aérodynamique soignée. La carrosserie, entièrement réalisée en aluminium, fait passer le poids sous la barre des 1 300 kg, tandis que le V8 central arrière est désormais conçu pour la modularité et la sportivité.

La 360 Modena se positionne dans un contexte économique et technologique où Ferrari cherche à combiner performance et confort. Elle s’inscrit dans la lignée des coupés V8 deux places, mais avec une approche plus moderne et une électronique plus présente, notamment avec l’introduction du système F1 à commande électronique sur certaines versions. Le design intérieur gagne en ergonomie et en lisibilité, les matériaux évoluent vers un luxe discret mais efficace.

À l’époque, la concurrence est rude : Porsche 911, Maserati Coupé et Jaguar F-Type défient Ferrari sur le segment des coupés GT. Avec la 360 Modena, Ferrari réussit à combiner performances, design et confort, tout en restant fidèle au mythe du V8 central arrière. Chaque version qui suivra — Spider, Challenge Stradale, Barchetta ou Challenge GT — se positionnera comme une réponse spécifique aux attentes des clients passionnés ou orientés piste.

Pour les passionnés, la 360 Modena est un équilibre parfait entre technologie moderne, sensations mécaniques et plaisir de conduite pure, comme le détaille Écurie Cavallino. Elle devient rapidement une référence de la Ferrari moderne, alliant élégance, légèreté et performances dynamiques.


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Smart Roadster et Roadster Coupe – Guide Achat

smart roadster coupé concept car

smart roadster coupé concept car

smart roadster concept car

smart roadster concept car

À la fin des années 1990, Smart est encore une jeune marque en pleine effervescence. Après le lancement de la City Coupé, fruit de l’alliance entre Swatch et Mercedes-Benz, l’équipe de développement se prend à rêver d’un modèle plus passionné, plus radical. C’est dans cette ambiance créative et décomplexée que naît le projet Roadster. L’idée germe en 1998, lors de discussions informelles entre designers, ingénieurs et responsables marketing, réunis dans ce qu’ils appellent un « Workshop ». L’objectif est clair : créer une voiture plaisir, légère, basse, sans compromis, fidèle à l’esprit Smart mais résolument tournée vers les sensations de conduite.

Le designer Hartmut Sinkwitz, épaulé par Volker Leutz et Jürgen Neu, pose les premières lignes d’un roadster minimaliste, inspiré des sportives britanniques des années 60. Le concept repose sur la cellule Tridion apparente, les body panels en plastique interchangeables, et une philosophie « form follows function ». Les premières esquisses sont réalisées à la main, puis traduites en maquettes en Clay à l’échelle 1:4 et 1:1. L’intégration

smart roadster coupé (2023)

smart roadster coupé (2023)

technique est pensée dès le départ pour garantir un plaisir de conduite maximal : position assise très basse, empattement allongé, centre de gravité abaissé.

En septembre 1999, le concept-car est présenté au salon de Francfort, réalisé en un temps record avec le carrossier italien Stola. Le public est conquis. La production est lancée en 2002 à l’usine Smart de Hambach, en Moselle. Le Smart Roadster devient alors le porte-étendard d’une nouvelle vision de la voiture de sport : compacte, légère, accessible, et furieusement attachante. Entre 2002 et 2006, environ 43 000 exemplaires seront produits, répartis entre Roadster, Roadster Coupé, et les versions Brabus. Une aventure courte mais intense, qui continue de séduire les passionnés aujourd’hui.

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