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Abarth 124 Spider Mk2

Abarth 124 Spider Mk2
2016 – 4 cyl. 16V Turbo
170 ch – 230 km/h
1 060 kg

Au salon de Genève 2016, quelques mois après la présentation de la Fiat 124 Spider, Abarth nous réserve une belle surprise avec son interprétation sportive et plus radicale du roadster turinois. Quoique basé sur la Mazda MX-5 qui prête sa plateforme, son habitacle, ses trains roulants et la cellule centrale de sa carrosserie, les stylistes italiens ont pourtant réussi à marquer leur différence. Mieux, ils réinterprètent les codes stylistiques du best-seller éponyme de la firme produit à 200 000 exemplaires entre 1966 et 1985 avec beaucoup de maestria. On retrouve ainsi inspirés du passé la calandre hexagonale, les embossages du capot avant et les feux arrière. En bonne Abarth, le design se singularise sur la performance. On observe ainsi l’entrée d’air élargie du pare-chocs avant aussi bien que l’extracteur aérodynamique du pare-chocs arrière ont été façonnés en soufflerie. L’aileron arrière et le wind stop améliorent l’aérodynamisme. Les jantes en alliage 17″, le cadre du pare-brise et les barres anti roulis se présentent avec une finition « Forgiato Grey ». Deux doubles sorties d’échappement se chargent de vous interpeler tant visuellement que acoustiquement. Cinq teintes de carrosserie sont disponibles : deux spéciales unies « Turini 1975 White » et « Costa Brava 1972 Red », et trois métallisées « Isola d’Elba 1974 Blue », « Portogallo 1974 Grey » et « San Marino 1972 Black ». Des teintes que l’on peut agrémenter d’un capot et une malle arrière en noir du plus bel effet pour ceux qui aiment. La magie opère, car si les proportions et la base est identique au roadster japonais, on oublie instantanément la filiation sino-italienne une fois en présence de l’Abarth 124 Spider…

L’Abarth 124 Spider joue les opportunistes en mutualisant avec la Mazda MX-5 tous les éléments qui l’intéressent. Mais côté « Cuore Sportivo », c’est 100% italien tout comme les réglages de trains roulant. Un résultat convaincant mais non exempt de critique, à commencer par un prix exagéré !

C’est le 1,4 litres multisoupapes MultiAir bien connu chez Fiat et Abarth qui a été glissé sous le capot de la 124 Spider. Un quatre cylindres en ligne moderne tout aluminium, à deux arbres à cames en tête, dont la principale distinction est son système MultiAir qui permet parallèlement d’optimiser les performances sur toute la plage des régimes moteurs tout en assurant une faible consommation de carburant, à charge faible ou moyenne. Il est suralimenté par un turbocompresseur et dispose d’une cartographie spécifique. La puissance ainsi revendiquée par Abarth est de 170 ch à 5 500 tr/mn et un couple de 250 Nm à 2 500 tr/mn. Sur le papier, l’ensemble paraît convaincant, d’autant plus si vous avez pris l’option échappements Monza dont les gargouillis sont aussi charmants qu’évocateurs de performance. Pourtant, à l’usage, la plage d’utilisation est particulièrement serrée (de 2 500 à 4 500 tr/mn) et impose de nombreux changements de rapports pour tirer la quintessence de ce 1,4 litres. Heureusement que la commande la boîte manuelle à 6 rapports s’avère précise et rapide (vous pouvez également opter en option pour la boîte de vitesses automatique Essesse Sports Sequential). La puissance est envoyée aux roues arrière par l’intermédiaire d’un différentiel autobloquant et régulée par un ESC. Tout ce système est emprunté à la Mazda, tout comme la boîte de vitesses qui provient de la Mazda CX-5 celle du roadster MX-5 ne pouvant accepter le couple de l’Abarth). Bien agrippée au bitume avec ses pneus Bridgestone Potenza en 205/40 R18, l’Abarth 124 GT est vive dans ses accélérations avec un 0 à 100 km/h en 6’’8, tandis que la vitesse maximale se fixe à 230 km/h. C’est un cran au-dessus de la Mazda qui est un peu molle de ce point de vue. Châssis poutre en alu, train avant à double triangulation, essieu arrière à cinq bras, l’Abarth 124 Spider conserve cette excellente base, et se dote de ses propres réglages, avec un amortissement signé Bilstein sur mesure. Profitant d’un poids contenu à 1 060 kilos, l’Abarth 124 Spider joue les sportives efficace et joyeuse, bien que son amortissement peine totalement à convaincre : ferme mais ne maintenant pas totalement la caisse. Le freinage Brembo à étriers alu (fixes avant à 4 pistons) se charge de pincer de gros disques (ventilés avant) et est complété d’un antiblocage. Si les puissances de décélération sont satisfaisantes, l’endurance est moins probante. Peut-être un problème de type de liquide de frein utilisé ? La direction à crémaillère est assistée électriquement et rend pleine satisfaction, sauf en conduite très sportive où un léger manque de ressenti avec la route est présent. A noter que les amateurs de drift peuvent s’en donner à cœur joie en changeant de mode : « Normal » et « Sport ». Le premier est approprié pour la conduite quotidienne et le second pour la conduite sportive. Le Drive Mode Selector intervient sur plusieurs paramètres : couple maximal délivré, temps de réponse à l’accélération, variation de l’assistance de direction, réglages de l’ESC et de la motricité (si l’ESC n’est pas déconnecté) et bruit à l’échappement. De plus, il raccourcit le temps de passage des rapports et l’étagement de la boîte sur les véhicules équipés d’une boîte de vitesse automatique. Une fois à bord… ô surprise vous êtes dans une MX-5 ! C’est l’identique, à l’exception des logotypes Abarth. Sièges sport, volant trois branches, position de conduite parfaite (sauf pour les grands gabarits en raison d’un volant non réglable en profondeur), repère rouge sur le volant… pas de doute, vous êtes bien à bord d’une voiture de sport. La qualité de présentation et finition est très bonne (merci Mazda) bien que plastique partout. L’équipement « Infotaitment » comme le dit Abarth dans ses brochures est complet pour accueillir différents smartphone, tandis que le grand écran central est bien pratique à l’usage. Le coffre à bagages est en revanche assez menu, et avant de partir à deux pour des longs périples, il va falloir arbitrer qui emmène quoi !…

Notre avis
Ouf ! L’Abarth 124 Spider n’est pas un clone de Mazda MX-5. Bonne nouvelle, ce qui permet d’avoir sur le marché des offres concurrentes avec des caractères différents. Pour cela, l’Abarth 124 Spider peut compter sur sa pétillante mécanique, ses performances supérieures, et une tenue de route aussi équilibrée que sportive, avec une croupe qui accepte quelques séances de drift. Avec son maquillage plus latin, sa panoplie de sportive et ses traits qui évoquent avec talent le roadster des années 60 de Turin, l’Abarth 124 Spider a tout pour elle ou presque… Un prix coup de massue décidément trop élevé qui la met hors course selon nous. Quel gâchis !

Autres versions :


Les Rivales :


    Avant d’acheter
    Avec son prix élevé et sa réputation de Mazda MX-5 recarrossée, l’Abarth 124 Spider n’est pas en grand nombre dans les petites annonces. Et avec les différentes versions (Spider, GT, Scorpione…) qui égrène la vie de ce roadster sportif arrangé à la sauce spaghetti, il va falloir vous décider et prendre votre temps. Une chose est certaine, il va vous falloir trancher entre la boîte manuelle ou automatique, la manuelle étant parfaite au demeurant. Ne souffrant pas de tares congénitales liées à une conception bien pensée et peaufinée génération après génération, les Abarth 124 sont réputées fiables. A tel point qu’il faut privilégier les autos entretenues régulièrement dans le réseau officiel Abarth. Les gros kilométrages ne lui font pas peur, et ce sont surtout les dessous de la belle convoitée qu’il faudra inspecter avec attention : tout le monde ne sait pas nécessairement conduire une propulsion, aussi facile soit-elle, et les sorties de route et/ou survirage peuvent guetter et abîmer les dessous de l’auto. Sondez également le propriétaire pour déceler le type de conduite qu’a subit la 124 Spider convoitée.
    Entretien : ND

    Mots clés : Abarth | Fiat | 124 | Spider | Mk2 | Turbocompresseur | Cabriolet | Roadster | Turin | ABARTH | 124 SPIDER MK2 | CABRIOLET | ROADSTER

    ✔ TOP Design plaisant et réussi ǀ Autobloquant de série ǀ Performances ! ǀ Différence réelle vs la MX-5 ǀ Détails de style « Sport » ǀ Capote facile à manipuler ǀ Polyvalence ǀ Facile à vivre ǀ Poids ǀ Crépitement de l’échappement Monza (option) ǀ Capital sympathie ǀ Tenue de route efficace et vivante ǀ Commande de boîte ✖ FLOP Position de conduite ǀ Image ? ǀ Habitacle de Mazda ?! ǀ Habitabilité ǀ Tarif indécent ǀ Endurance freinage ǀ Amortissement ǀ Plage moteur trop étroite ǀ Feeling de direction

    A lire aussi sur le net  : Discuter dans le forum ICC de la Abarth 500 –Forum ICC – Fiat Punto Evo Abarth


     

    Fiche Technique

    Marque :
    Gamme :
    Année :
    PA – Prix neuf :
    Moteur :
    Puissance :
    Couple :
    Suralimentation:
    Transmission :Poids (RPP) :
    Freins :
    Roues :
    Performances :
    Abarth
    124 Spider Mk2
    2016
    8 CV – 40 000 €
    4 cylindres en ligne 16 soupapes (1×2 ACT) – 1 368 cm3
    170 ch à 5 500 tr/mn (124,27 ch/litre)
    250 Nm à 2 500 tr/mn (182,75 Nm/litre)
    1 turbocompresseur (Ø ND bar) + échangeur air/air
    propulsion + BV6 manuelle (BV 6 automatique en option) + Autobloquant AR + ESC
    1 060 kilos (6,24 kg/ch)
    2 disques ventilés AV et 2 disques pleins AR + ABS
    jantes alu 17″ + pneus en 205/45 R17 AV et 205/45 R17 AR
    0 à 100 km/h en 6’’8; 230 km/h, km DA en ND

    Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R


    La rédaction de Guide des Sportives:
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