X

GP F1 Singapour 2017 – 15 septembre

GP F1 Singapour (2017)
1. HAMILTON (Mercedes)
2. RICCIARDO (Red Bull)
3. BOTTAS (Mercedes)

Un Grand Prix particulier que celui de Singapour. Et force est de constater à l’issue d’une course (d)étonnante que le simple fait de courir de nuit sous l’éclairage des projecteurs n’a été que finalement anecdotique. Un tracé urbain qui ne convient pas aux Mercedes, comme aux monoplaces privilégiant les vitesses de pointe mais chauffant trop rapidement leurs gommes arrière. Une aubaine pour Vettel et Ferrari qui ont là une belle opportunité sur le papier pour reprendre l’avantage au championnat. D’ailleurs les qualifications et les essais libres démontrent vite les difficultés des Williams, Force India et Mercedes. Red Bull truste les deux première places dans les essais libres avec les Ferrari en embuscade qui semblent en garder sous la pédale. D’emblée, sont éliminés de la Q1 les deux Williams, les deux Sauber et Magnussen. La 2e Haas de Romain Grosjean passe le cut in-extremis mais c’est de courte durée puisqu’il sera le dernier de la Q2. Dans les belles surprises, les deux McLaren sont particulièrement véloces tout comme Carlos Sainz Jr. sur sa Toro Rosso qui a retrouvé des ailes. Dans les deux cas, peut-on imposer cela sur la fourniture pour les uns, et le contrat pour l’autre avec Renault F1 ? En Q2 l’hécatombe concerne les deux Force India ainsi que Palmer qui dispute certainement ses derniers Grand-Prix chez Renault F1. En Q3, les Ferrari sortent du bois et c’est Vettel qui par deux fois réalise le meilleur tour signe du départ sur la première ligne en pole position. Verstappen et Ricciardo sur leurs Red Bull prennent la suite tandis que Raikkonen prend la quatrième place sur la grille de départ. Les deux Mercedes ne peuvent faire mieux que la 3e ligne (suffisamment rare pour être souligné cette année !). L’étonnant Hulkenberg s’infiltre devant les deux McLaren avec Alonso qui marque son territoire devant Vandoorne. Sainz Jr. prend la 10e place.

La Course
Jour J. La course a une autre tournure, puisqu’il pleut et la température est retombée. La piste est bien trempée et les pilotes alternent selon les écuries à opter pour des pneus pluie (bleus) ou intermédiaires (vert). Le départ est donné et d’emblée c’est la catastrophe pour Ferrari et l’infortuné Verstappen (Red Bull). Raikkonen très bien parti de la deuxième ligne s’infiltre le long du mur à la gauche de Verstappen. Mais ce dernier se fait tasser par Vettel qui se déporte sur la gauche. Résultat, Verstappen se fait accrocher par Vettel et Raikkonen. Les trois monoplaces vont au tapis dès le premier virage. Ou plutôt Raikkonen et Verstappen, tandis que l’allemand poursuit mais part en tête à queue dans la ligne droite qui suit et détruit le nez avant de sa Ferrari. Catastrophe ! Hamilton qui a fait un départ efficace mais prudent se retrouve en tête tandis que la voiture de sécurité vient neutraliser la course. Alonso qui a pris un départ tonitruant se trouve en troisième place au premier virage mais se fait emmener par le duo Raikkonen-Verstappen. Le temps de nettoyer la piste puis ça repart. Hamilton reste en tête, Ricciardo derrière mais sans jamais pouvoir faire la jonction. Bottas n’est pas dans le rythme et se fait même dépasser par Palmer à la relance. La course reprend ses droits ainsi que les attentes des uns et des autres pour mettre des pneus slicks le temps que la trajectoire sèche. Kvyat sacrément distrait se plante dans le rail en loupant totalement son freinage. 2e sortie de la voiture de sécurité. Les écarts se resserrent donc et les leaders changent de pneus mais restent en intermédiaires. Hamilton est d’ailleurs satisfait de ses pneus et maitrise la course en tête. Puis la piste reprend ses droits et Magnussen (Haas) intime à son stand de lui mettre des pneus sticks. Pari gagnant au bout de deux tours puisqu’il est le plus rapide en piste. Nouveau ballet dans les stands pour mettre des pneus slicks. La course reste ainsi assez figée, mais Ericsson part en tête à queue et impose une troisième sortie de la voiture de sécurité. Du coup c’est la limite de deux heures de course qui servira de juge de paix la course se terminant donc après 58 tours au lieu des 61 prévus. Hamilton n’aurait pas parié au début de ce WE de prendre 25 points supplémentaires contre 0 à Vettel, tandis que Bottas prend la troisième place derrière Ricciardo. Alonso a du abandonner comme 8 pilotes ! Quelle course…

TOP Mercedes n’en demandait pas tant ! ǀ Hamilton opportuniste et solide ǀ Sainz Jr. revigoré ǀ Ricciardo toujours là ǀ Le Grand Prix des seconds couteaux ǀ McLaren performant ǀ Williams limite la casse ǀ Grosjean dans les points FLOP Vertsappen Mister Poisse ? ǀ WE noir pour Ferrari ǀ Alonso la malchance ǀ Ericsson et Kvyat sont-ils concentrés ?! ǀ Bottas toujours décevant ǀ Fiabilité de certains moteurs

CLASSEMENT DU GP DE SINGAPOUR 2017
58 tours de 5,065 km = 293.633 km

Pilote Ecurie/Moteur Temps/Ecarts
1. Lewis Hamilton – Mercedes
2. Daniel Ricciardo – Red Bull-TAG Heuer – 4 »507
3. Valtteri Bottas – Mercedes – 8 »800
4. Carlos Sainz – Toro Rosso-Renault – 22 »822
5. Sergio Pérez – Force India-Mercedes – 25 »359
6. Jolyon Palmer – Renault – 27 »259
7. Stoffel Vandoorne – McLaren-Honda – 30 »388
8. Lance Stroll – Williams-Mercedes – 41 »696
9. Romain Grosjean – Haas-Ferrari – 43 »282
10. Esteban Ocon – Force India-Mercedes – 44 »795
11. Felipe Massa – Williams-Mercedes – 46 »536
12. Pascal Wehrlein – Sauber-Ferrari – 2 tours

Abandons:
Kevin Magnussen – Haas-Ferrari – 50
Nico Hülkenberg – Renault – 48
Marcus Ericsson – Sauber-Ferrari – 35
Daniil Kvyat – Toro Rosso-Renault – 10
Fernando Alonso – McLaren-Honda – 8
Sebastian Vettel – Ferrari – 0
Max Verstappen – Red Bull-TAG Heuer – 0
Kimi Räikkönen – Ferrari – 0

Meilleur Tour
Lewis Hamilton – Mercedes – 1 min 45 s 008 – (vitesse moyenne : 173,644 km/h)

En savoir plus :
Formule 1Photos Formule 1

  • Lancia Ypsilon HF 280
    Il aura fallu attendre 2025 pour que le légendaire sigle HF retrouve ses lettres de noblesse sur une Lancia de série. Un retour hautement symbolique pour une marque qui a remporté dix titres consécutifs au Championnat du Monde des Rallyes entre 1974 et 1992, grâce à des modèles entrés dans la légende : la Fulvia ...
  • Opel Astra G OPC Caravan
    Il existe des automobiles dont la rareté absolue confère une aura particulière, presque secrète. L’Opel Astra G OPC Turbo Caravan est de celles-là. Lorsque l’Opel Performance Center dévoile fin 2002 sa nouvelle Astra OPC armée du 2 litres turbo de 200 ch, une version break Caravan accompagne discrètement la trois portes – mais uniquement sur ...
  • Abarth 600e Turismo
    Avec la 600e Turismo, Abarth ouvre un nouveau chapitre sans rompre avec son identité sportive. Cette version plus “accessible” de la gamme reçoit le même travail de fond que la Scorpionissima, mais avec une définition moins extrême et une présentation un peu plus sobre. La base technique reste celle de la Fiat 600e, profondément remaniée ...
  • Abarth 600e Scorpionissima
    Avec la 600e Scorpionissima, Abarth entre de plain-pied dans l’ère électrique sans renier sa culture de la performance. Cette série limitée de 1 949 exemplaires reprend la base de la Fiat 600e pour en faire une sportive à part entière, travaillée avec Stellantis Motorsport et pensée pour maximiser l’efficacité autant que l’image. Plus large de ...
  • Toyota Celica GT-Four Carlos Sainz Edition Mk5 ST185
    En lançant la Toyota Celica Turbo 4WD Carlos Sainz, la marque japonaise ne se contente pas d’habiller une Celica GT-Four d’une série spéciale. Elle propose une vraie version d’homologation, pensée pour le championnat du monde des rallyes et directement liée au programme Toyota Team Europe. Son style plus agressif, sa prise d’air de capot, sa ...
  • Mini III John Cooper Works GP R53 2019
    Avec sa troisième déclinaison GP, MINI pousse le curseur plus loin que jamais et transforme sa citadine chic en véritable arme de piste homologuée pour la route. Produite à seulement 3 000 exemplaires, la MINI John Cooper Works GP ne cherche ni le compromis ni la discrétion. Entre sa présentation bodybuildée, son habitacle réduit à ...
  • Toyota Celica GT-Four Mk5 ST185
    Lorsque Toyota lance la cinquième génération de Celica, la marque japonaise change de registre avec un coupé plus abouti, plus sérieux et nettement plus technologique. La version GT-Four ST185 incarne cette montée en gamme avec une carrosserie élargie, une transmission intégrale permanente et un quatre cylindres 2.0 turbo à 16 soupapes conçu pour exploiter au ...
  • Aston-Martin DB7 i6
    Présentée au salon de Genève en mars 1993, l’Aston-Martin DB7 inaugure une nouvelle ère pour la firme de Newport Pagnell. Plus accessible dans l’esprit que les grandes Aston de l’époque, elle n’en conserve pas moins la prestance et l’élégance attendues d’une vraie GT britannique. Dessinée par Ian Callum, la DB7 reprend une base issue de ...
  • Honda S2000 Mk1
    Présentée à la fin des années 1990 pour célébrer dignement le cinquantenaire de Honda, la S2000 s’inscrit dans la tradition des petits roadsters sportifs maison inaugurée par les S500, S600 et S800. Avec elle, le constructeur japonais ne cherche pas la facilité, mais une définition très personnelle de la sportive légère : moteur atmosphérique à ...
  • Toyota Celica GT-Four ST165 Mk4
    En 1987, Toyota frappe un grand coup sur la scène des sportives mondiales en dévoilant la Celica GT-Four, déclinaison haut de gamme de sa quatrième génération de Celica. Présentée au salon Earls Court Motorfair de Londres en octobre 1987, la GT-Four — désignation interne ST165 — prend pour base la Celica GT 16 soupapes à ...

Guide des Sportives
Guide des Sportives vous permet de retrouvez toutes vos voitures de sport préférées classées par marque, modèle, gamme, génération après génération. Ferrari, Porsche, Lamborghini, Aston Martin et autres constructeurs de voitures de sport et de voitures de prestige (Lotus, BMW, Mercedes-Benz, Audi), aux sportives plus populaires comme les GTI et petites sportives (Peugeot 205 GTI, R8 Gordini, VW Golf GTI…), le Guide des Sportives recense toutes les automobiles considérées et choisies par la rédaction comme voitures sportives. Chaque auto est traitée de la même manière avec un descriptif, des informations techniques et des conseils d’achat. De 1945 à nos jours, Guide des Sportives est alimenté chaque semaine de nouveaux dossiers.
La rédaction

admin:
Related Post