| Modèle | Venturi 260 Coupé Cup 511 |
|---|---|
| Commercialisation | 1990 |
| Moteur | 6 cyl. en V – 2.8 l. Turbo |
| Puissance | 260 ch |
| Transmission | Propulsion |
| Poids | 1 255 kg |
| Vitesse maxi | 270 km/h |
| En bref : En 1990, Venturi adapte son V6 PRV 2.8 turbo au catalyseur sans perdre de puissance. La 260 Coupé affiche 260 ch et 431 Nm, 1 255 kg et une vitesse de pointe de 270 km/h. Son châssis poutre, sa tenue de route digne d'une voiture de course et son habitacle luxueux en font une GT française d'exception. | |
Pour 1990, les grosses cylindrées en France doivent passer au pot catalytique. Une opération diversement réalisée, qui va même froisser les amateurs de voitures de sport françaises puisque si la Renault 25 V6 Turbo passe à 205 ch (+5 ch) pour digérer le catalyseur, l’Alpine V6 Turbo Le Mans chute elle à 185 ch (-15 ch). Et chez MVS devenu Venturi pour 1989 ? La fin de la MVS Venturi 2.80 SPC laissait craindre le pire, mais non. Le constructeur français a revu sa copie pour adapter son V6 2,8 litres turbo au catalyseur… sans perte de puissance ! Extérieurement la Venturi 260 Coupé est inchangée avec la version 2.80 SPC à l’exception de nouveaux bas de caisse plus aérodynamiques. Le dessin de Gérard Godefroy n’a pour sa part pas pris une ride et la venturi 260 Coupé est toujours aussi agréable à l’œil et fait son petit effet dans la rue sur les passants. Certains profanes la confondent même avec une Ferrari, c’est dire…
Venturi passe l’écueil du catalyseur avec succès et sans perte de puissance. Ouf ! Le fleuron de l’automobile française peut donc poursuivre sa conquête du firmament des GT ultra-sportives. La Venturi 260 Coupé est une valeur sur laquelle il faut compter.
La Venturi 260 Coupé Cup 511 reçoit le gros V6 PRV revigoré à coup de turbocompresseur Garret. La Venturi 260 change de catégorie et vient jouer la course en tête de la catégorie et magnifie les qualités de son châssis décidément réussi…
En partant du V6 PRV bien connu de 2,5 litres turbo présent dans le coupé 200, mais également dans l’Alpine V6 Turbo et la Renault 25 V6 Turbo, EIA s’est chargé de le faire passer à 2,8 litres de cylindrée. 2 849 cm3 plus exactement. Chez EIA on trouve Rémi Bois, associé à Philippe Missakian. Rémi Bois, auparavant motoriste chez Renault Sport avait travaillé à ses heures perdues à l’Alpine V6 Turbo 280 ch Centre Alpine. Tiens, tiens… Ils ont donc adapté un embiellage de 2,8 litres atmosphérique, mais ont surtout adopté de nouveaux pistons, arbres à cames et des soupapes refroidies au sodium. Un radiateur d’huile a été monté tandis que le nouveau boîtier injection-allumage est fait maison avec une adaptation au catalyseur sans perte de puissance. Mieux même, le couple grimpe pour passer de 405 à 431 Nm disponible en outre 50 tr/mn plus bas (à 1 700 tr/mn). Un Turbo Garret T3 soufflant à 0,95 bars est de la partie, accompagné de ses échangeurs air/air. La Venturi 260 Coupé affiche donc 260 ch à 5 500 tr/mn. Les performances restent donc excellentes avec une vitesse maximale de 270 km/h, un 0 à 100 km/h en 5’’9 et un km DA en 24’’5 ! la Venturi chahute ainsi ses rivales que sont la Ferrari 348, la Porsche 964, la Porsche 928. La boîte manuelle à 5 rapports, d’origine Renault, et sa commande par câble agace par sa lenteur. Avec 1 255 kilos revendiqués sur la balance, la Venturi 260 Coupé reste dans des valeurs raisonnables, qui ne pénalisent ni les performances, ni la vivacité du comportement routier. Basé sur la Venturi 200, le principe du châssis poutre avec caissons est reconduit et accueille la chaîne cinématique ainsi que les trains roulants. Le train avant est comme sur les voitures de course avec des doubles triangles superposés. L’essieu arrière multibras se charge de souder au sol les roues motrices. Cet ensemble est complété de ressorts hélicoïdaux, d’amortisseurs télescopiques et de barres stabilisatrices. La direction à crémaillère est assistée. Le freinage est confié à quatre disques ventilés de 280 mm de
La Venturi 260 Coupé Cup 511 souffre d’une direction assistée variable assez pénible et de l’absence d’autobloquant. Une fois cela posé, le reste c’est exceptionnel avec une sensation digne d’une monoplace. C’est dire…
diamètre pincés par des étriers flottants monopiston. Pas d’antiblocage disponible, même en option, mais une efficacité très appréciable tant en puissance de décélération qu’en endurance. Les jantes alu de 16 pouces sont montées en pneus Michelin MXX en 205/55 ZR16 AV et 245/45 ZR16 AR. Au volant, la Venturi 2.80 SPC fait un véritable récital de ses qualités dynamiques. Ce que l’on a adoré sur le modèle 200 ch, est ici magnifié avec la puissance en plus. Précise, dotée d’un train avant incisif, la Venturi 260 Coupé vire à plat comme une voiture de course, tout en ménageant un compromis confort/sport exceptionnel. Allez, tout au plus doit-on déplorer l’absence d’autobloquant qui la pénalise en sortie de courbe à la ré-accélération où il faut être prudent, notamment sur le mouillé. Mais pour le reste, quel régal de conduite et même de pilotage si vous êtes sur circuit. L’habitacle évolue peu avec quelques commodos désormais pris à la Peugeot 205 facelift, mais la qualité de finition très haut de gamme demeure. Cuir à profusion, sièges électriques, équipement de série somptueux, planche de bord en bois précieux… Pas de doute la Venturi 260 Coupé sait recevoir ses deux passagers, puisqu’elle est une stricte deux places. Seul bémol, la wastegate de turbo voyage avec vous dans cet habitacle raffiné en étant très présente avec ses sifflements et ses « pschhhiiiits »…
Venturi 260 Coupé Cup 511 : quelles autres versions existent ?
Venturi 260 Coupé Cup 511 : quelles sont ses principales rivales ?
Avec son V6 2.8 turbo de 260 ch et ses 270 km/h, la Venturi 260 Coupé affronte des GT sportives du début des années 1990, où se mêlent exclusivité, performances et sensations de pilotage. Dans le Guide des Sportives, ce modèle relève de la catégorie GT Sport 1990 et a été commercialisé en 1990. Les modèles contemporains à son année de commercialisation ci-dessous se battent dans la même catégorie.
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Avant d’acheter
Les Venturi 260 Coupé n’ont été diffusée qu’au compte-goutte et de trouver des acheteurs alors prêts à mettre le même prix dans une GT sportive à l’avenir hypothétique que dans une Porsche 911 Carrera (964) contemporaine. Il faut donc vous armer de patience et n’être pas trop difficile sur la couleur de la carrosserie. Mais une fois que l’occasion se présente, comme la Venturi est rare, elle conserve une cote soutenue et le plus dur reste à faire : vivre avec elle. En effet, les spécialistes de la marque sont peu nombreux (connus au nombre de 3), souvent des anciens distributeurs de la marque et/ou des anciens de l’usine. Connaître ce milieu est un plus pour pouvoir faire entretenir son bolide en toute confiance. Toutes les pièces ne sont pas disponibles, et, même si on retrouve bon nombre d’éléments empruntés à la grande série (feux arrière de BMW Série 3 E21, rétroviseurs de Citroën CX…), beaucoup de pièces sont spécifiques et introuvables. Acheter une Venturi est donc avant tout un acte militant pour perpétuer et faire rouler la performance à la Française, qu’un long fleuve tranquille. Pour la deuxième option, il vaut mieux acheter Porsche ou Lotus.
Mots clés : Venturi | 260 | Turbo | Atlantique | MVS | Couëron | GT | Grand Tourisme | VENTURI | 260 COUPE | GRAND TOURISME | COUPE SPORT
| ✔ TOP Performances ǀ Histoire de cette jeune marque ǀ Ligne superbe ǀ Exclusivité ǀ Tenue de route exceptionnelle ǀ Equipement de série ǀ Plaisir de pilotage ǀ Présentation intérieur ǀ Couple moteur disponible très bas ǀ Freinage | ✖ FLOP Prix ǀ Image ? ǀ Pas d’autobloquant ǀ Pas d’ABS ǀ Commande de boîte ǀ Moteur sans âme ? ǀ Wastegate du turbo omniprésente |
Fiche Technique
| Marque : Gamme : Année : PA – Prix neuf : Moteur : Puissance : Couple : Suralimentation: Transmission : Poids (RPP) : Freins : Roues : Performances : |
Venturi 260 Coupé (Cup 251) 1990 15 CV –488 000 FF 6 cylindres en V à 90° 12 soupapes (2×1 ACT) –2 849 cm3 260 ch à 5 500 tr/mn (91,26 ch/litre) 431 Nm à 1 700 tr/mn (151,33 Nm/litre) Turbocompresseur Garret T3 (Ø 0,95 bars) + échangeur air/air propulsion + BV5 manuelle 1 255 kilos (4,83 kg/ch) 2 disques ventilés AV et 2 disques ventilés AR jantes alu 16″ + pneus en 205/55 ZR16 AV et 245/45 ZR16 AR 0 à 100 km/h en 5‘‘9; 270 km/h, km DA en 24ʺ5 |