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40 ans de Renault en Formule 1

Le 16 juillet 1977, Renault disputait son premier grand prix de Formule 1 et ouvrait un nouveau chapitre de son histoire. Une très longue histoire qui remonte aux toutes premières courses, en quelque sorte aux sources de la compétition automobile. Renault a participé à tous les types d’épreuves, en circuits, rally raids, record, endurance… Et a gagné partout : dans toutes les disciplines automobiles, le nom de Renault s’inscrit à un moment ou à un autre en haut du palmarès. Il était donc inéluctable que dans sa vision de la course, Renault s’intéresse un jour à la F1, la discipline-reine du sport automobile. Depuis 1977, quarante années ont passé, faites d’un engagement déterminé, volontariste, intelligent, et toujours hautement technologique. Car non seulement Renault compte de très nombreuses victoires, mais à chaque fois en apportant son lot d’innovations dans le domaine des châssis, de l’aérodynamique comme dans celui des moteurs. Renault fait aujourd’hui partie intégrante de ce monde magique des grands prix et suscite chez tous ses concurrents un sentiment bien ancré : le respect.

Voici la progression détaillée de Renault en Formule 1. Les six dates de la fondation :

  • 23 juillet 1975 : le premier moteur V6 1500 cc turbo, appellation 32T (alésage/course 80 x 49,4 mm), tourne au banc d’essais à Viry-Châtillon.
  • 8 août 1975 : le second moteur V6 1500 cc turbo, appellation 33T (alésage/course 86 x 42,8 mm), tourne au banc d’essais à Viry Châtillon.
  • 21 novembre 1975 : baptême de piste du 33 T installé secrètement sous le capot d’un Sport-Prototype A441.
  • 19 décembre 1975 : baptême de piste du 32 T installé secrètement dans le même châssis.
  • 3 janvier 1977 : début de la construction du châssis RS01.
  • 10 mai 1977 : présentation officielle de la RS01 au Pub Renault, aujourd’hui l’Atelier Renault, aux Champs Elysées à Paris.

1977
L’équipe Renault a déterminé cinq grands prix sur lesquels la RS01 peut effectuer ses premiers pas. Renault a choisi de défricher une voie toute nouvelle en F1, le moteur turbo, et celui-ci présente un handicap : son temps de réponse à l’accélération. Les cinq courses choisies constituent plutôt des essais grandeur nature sur des circuits où le temps de réponse ne sera pas insurmontable en matière de pilotage. Renault n’engage qu’une seule voiture pour Jean-Pierre Jabouille, pilote officiel de la marque. Les circuits : Silverstone en Grande Bretagne, Zandvoort aux Pays Bas, Monza en Italie, Watkins Glen aux Etats-Unis, et Mosport au Canada. La Renault RS01 débute en course le 16 juillet 1977 au Grand Prix de Grande Bretagne.

1978
Quatorze grands prix pour la Renault sur les seize que compte cette saison. Le programme F1 entre désormais de plain-pied dans les ateliers de Viry-Châtillon. Première récompense le 1er octobre au Grand Prix des Etats-Unis : Jabouille marque les premiers points de Renault en F1, les trois points attribués à la 4e place du classement.

1979
Renault devient une équipe de F1 à part entière dans le monde des grands prix. Un second pilote, René Arnoux, est engagé aux côtés de Jabouille. Les châssis type RS01 partent à la retraite. Leur succèdent les RS10 et RS11 : voiture à effet de sol, beaucoup mieux finie, et moteur V6 1,5 l. suralimenté et mieux intégré. Début janvier, sur le circuit de Dijon, Renault- Sport effectue les premiers tests d’un V6 doté de deux turbos. Ce dispositif fera son apparition en course à Monaco fin mai. Le 1er juillet, sur le circuit de Dijon, se déroule le Grand Prix de France. Historique : Jabouille remporte le grand prix avec plus de 14″ d’avance sur la Ferrari de Gilles Villeneuve et l’autre Renault, celle d’Arnoux.

1980
Les progrès continuent, et Renault fait l’objet de toutes les attentions au sein du paddock des grands prix. Car les Renault-turbo observées avec scepticisme à leurs débuts démontrent toutes leurs qualités. A noter, la nouvelle appellation pour les Renault : leur sigle n’est plus RS, mais RE, en hommage au pétrolier Elf qui a apporté une contribution non-négligeable aux projets de Renault en F1. L’équipe française remporte trois victoires, deux pour Arnoux au Brésil et en Afrique du Sud, une pour Jabouille en Autriche, assorties de la 4e place au championnat du monde des constructeurs. Mauvaise nouvelle : Jabouille est gravement accidenté au Canada et il ne disputera pas le dernier grand prix.

Victoires au Brésil, en Afrique du sud et en Autriche.

1981
Jabouille accidenté, puis partant dans l’équipe Ligier, il est remplacé par Alain Prost, le champion d’Europe de F3. Les Renault ont évolué en RE20B. La saison s’avère fructueuse pour Prost qui accumule trois victoires à lui seul, dont celle de Dijon en France, le premier succès de ce jeune Français qui a débuté en F1 chez McLaren-Ford en 1980. Renault accède à la 3e place du classement mondial des constructeurs de F1 et dans la concurrence, il faut remarquer que Ferrari a suivi la voie de Renault en adoptant un moteur turbo. Par ailleurs, l’équipe française a mis en service l’une de ses nouvelles inventions, le DPV (dispositif de pré-rotation variable), qui minimise encore un peu plus le temps de réponse du turbocompresseur à l’accélération et sera adapté sur tous les moteurs suralimentés. Au mois de mai apparaissent les nouveaux châssis RE30 qui remplacent les RE20B.

Victoires en France, aux Pays-Bas et en Italie.

1982
C’est une saison en demi-teinte, malgré les quatre victoires acquises, deux pour chacun des pilotes Arnoux et Prost. Ce dernier parut longtemps en lice pour le titre mondial, mais des soucis de fiabilité l’empêchèrent de mener à bien sa conquête. Renault essaya plusieurs nouveautés sur ses machines : mise au point du dispositif de soufflage, injection d’essence à commande électronique, boîte de vitesses transversale, suspension à correction d’assiette.

Victoires en Afrique du Sud, au Brésil, en France et en Italie.

1983
Avec ses propres machines, Renault motorise également la Lotus d’Elio de Angelis et, à partir de la Grande-Bretagne, de Nigel Mansell. Chez Renault, Arnoux est remplacé par l’Américain Eddie Cheever, chargé d’épauler Prost. La saison débute avec des châssis RE30C, mais dès le deuxième grand prix de lasaison à Long Beach, Prost reçoit la nouvelle RE40. La saison s’avère très riche, mais l’adversaire de Prost, Nelson Piquet, au volant de sa Brabham-BMW-turbo l’emporte d’un souffle, deux points d’avance, avec un carburant estimé non-conforme. Mais ne voulant pas gagner sur le tapis vert, Renault ne porte pas réclamation.

Victoires en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Autriche.

1984
Profond renouvellement chez Renault où le Français Patrick Tambay et le Britannique Derek Warwick remplacent Prost et Cheever. Les châssis sont des RE50. Renault motorise également le team Lotus, soit de Angelis et Mansell, et l’équipe Ligier, avec Andrea de Cesaris et François Hesnault. Lors du dernier grand prix de la saison, au Portugal, Renault a engagé une troisième voiture pour Philippe Streiff.

1985
Pas de changement dans l’équipe Renault du côté des pilotes, mais une nouvelle voiture, la RE60. Renault-Sport continue de motoriser Lotus et Ligier (Jacques Laffite, Andrea de Cesaris, Philippe Streiff), et à partir du mois de juillet, le team Tyrrell (Stefan Bellof et Martin Brundle). Deux très grands espoirs de la F1 roulent avec des moteurs Renault, Stefan Bellof chez Tyrrell et Ayrton Senna chez Lotus. Senna frappe les esprits à l’orée d’une fabuleuse carrière : il emporte ses deux premières victoires en F1 avec une Lotus-Renault, au Portugal, et en Belgique, son équipier de Angelis en emporte une à St Marin.

Victoires du moteur Renault avec Lotus au Portugal, à St Marin et en Belgique

1986
Au mois d’août l’an passé, Renault a annoncé la cessation de ses activités châssis, pour se concentrer uniquement sur ses activités de motoriste. Le moteur utilisé est un EF15 turbo, destiné à répondre à la nouvelle réglementation qui réduit la contenance du réservoir de carburant de 220 à 195 litres. De plus, le moteur EF15 recèle pour la première fois une nouveauté technique utilisée par tous les motoristes encore aujourd’hui : le rappel pneumatique des soupapes. Lotus, Ligier et Tyrrell utilise les moteurs Renault. Senna emporte deux nouveaux succès à Jerez et à Detroit. Renault décide de suspendre les activités F1 de Renault-Sport.

Victoires du moteur Renault avec Lotus en Espagne et aux Etats-Unis.

1987
Les activités F1 de Renault-Sport sont mises en sommeil. Une cellule de veille est créée à Viry-Châtillon et elle est chargée d’étudier différents projets. Ses travaux portent notamment sur un moteur de F1 à respiration atmosphérique, dans le cadre de la nouvelle règlementation des grands prix qui autorise ce type de moteur de 3500cc conjointement au moteur turbo 1500cc. Renault-Sport enquête sur la faisabilité de ce moteur auprès des grandes équipes de F1 : entre l’utilisation d’un V8, d’un V10 ou d’un V12, quels sont leurs souhaits ? C’est un V10 qui y répond le mieux. Renault-Sport attaque le dessin de ce V10 qui portera le nom de RS1.

1988
Le RS1 tourne pour la première fois au banc d’essais le 30 janvier 1988. C’est un 10 cylindres en V à 67°. Renault-Sport déploie ses efforts pour motoriser une équipe de pointe et tandis que les tests du RS 1 se poursuivent, un accord est signé avec l’équipe Williams.

1989
Avec les châssis Williams FW12C et FW13, les moteurs Renault RS1 donnent d’immenses satisfactions aux deux pilotes, l’Italien Riccardo Patrese et le Belge Thierry Boutsen. Dès le premier grand prix de la saison au Brésil, il y a une Williams-Renault en 1re ligne. Au total, c’est une première saison qui s’avère fructueuse avec deux victoires, et une pole position. Patrese signe la 3e place du classement mondial derrière les toutes puissantes McLaren- Honda, tandis que Boutsen s’adjuge deux victoires. Pour Renault-Sport, le pari du retour en F1 est gagné, Williams-Renault termine à la 2e place du classement des constructeurs de F1.

Victoires du moteur Renault avec Williams au Canada et en Australie.

1990
Le moteur RS2 s’intègre encore mieux dans le châssis Williams FW13B, grâce à une réduction de ses dimensions de 4,8 cm en longueur et de 1,5 cm en hauteur. Il est également plus léger de 2 kg et la distribution passe désormais par une cascade de pignons et non plus des courroies crantées. Malgré ces améliorations, la saison est difficile pour Patrese et Boutsen car derrière les McLaren-Honda deux autres équipes, Ferrari et Benetton-Ford, ont beaucoup progressé.

Victoires du moteur Renault avec Williams à St Marin et en Hongrie.

1991
Chez Williams, Nigel Mansell remplace Thierry Boutsen au volant des FW14. Encore des améliorations sur le moteur Renault, le RS3, est encore plus bas de 1,4 cm et encore plus léger de 2 kg que le RS2. Depuisle RS1, la puissance est passée de 650 à 700ch, pour un régime de 12500 tr/min. Williams-Renault regagne la 2e place du classement des constructeurs à quelques encablures de McLaren-Honda. Mansell se classe 2e derrière Senna grâce à cinq victoires tandis que Patrese en emporte deux.

Victoires du moteur Renault avec Williams au Mexique, en France, Grande Bretagne, Allemagne, Italie, Portugal, Espagne.

1992

Un très grand cru. Une saison fastueuse pour Williams et Renault, avec le mariage du châssis FW14B et les moteurs RS3C et RS4. La Williams est un bijou de technologie avec sa suspension active et sa boite de vitesses à commande semi-automatique. Le moteur RS4, inchangé dans ses dimensions par rapport au RS3, développe 750ch à près de 13000 tr/m. Le fidèle Patrese engrange une victoire, mais Mansell en accumule neuf et devient champion du monde en Hongrie, le 11e des seize grands prix de la saison. Williams-Renault réalise le doublé au championnat du monde des constructeurs. Renault- Sport motorise également les Ligier pilotées par Erik Comas et Thierry Boutsen.
Victoires du moteur Renault avec Williams en Afrique du Sud, Mexique, Brésil, Espagne, St Marin, France, Grande Bretagne, Allemagne, Portugal et Japon.

Doublé des Williams-Renault au championnat du monde des Pilotes, Williams- Renault champion du monde des Constructeurs de F1.

1993
Une seconde très grande année chez Williams-Renault avec l’arrivée du triple champion du monde Alain Prost. Dix ans plus tard, Prost renoue avec Renault. Très élaboré, le châssis Williams FW15C emporte encore plus de technologies électroniques et informatiques que l’année précédente, Prost le qualifie de « véritable petit Airbus ». Le moteur RS5 délivre 770ch à 13600 t/m. Il motorise cette année encore les Ligier, pilotées par Martin Brundle et Mark Blundell. Prost emporte sept victoires qui lui confèrent son 4e titre mondial, son équipier Damon Hill en obtient trois pour sa part, les « Williams-Renault boys » montent vingt- deux fois sur le podium.

Victoires du moteur Renault avec Williams en Afrique du Sud, à Saint Marin, en Espagne, au Canada, en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Hongrie, en Belgique, en Italie.
Williams-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes et celui des Constructeurs de F1.

1994
L’année terrible. Pourtant, Damon Hill termine à la 2e place du championnat du monde, à un point derrière Michael Schumacher. Il totalise six victoires au volant des Williams FW16 et 16B, motorisées par le Renault RS6 qui frôle les 14500 t/m en régime maxi. Mais le monde entier pense à Ayrton Senna qui s’est tué sur le circuit d’Imola lors du Grand Prix de Saint Marin. Senna a signé ses trois ultimes pole positions avec Williams-Renault. Après une période de deuil, Senna est remplacé par David Coulthard, puis Nigel Mansell qui remporte une ultime victoire pour Williams-Renault en Australie. Une victoire sans joie, il en va quelquefois ainsi en F1.

Avec Ligier-Renault, les Français Eric Bernard et Olivier Panis marquent treize points.

Victoires du moteur Renault avec Williams en Espagne, en Grande Bretagne, en Belgique, en Italie, au Portugal, au Japon et en Australie.

1995
Le règlement de la F1 change : la cylindrée des moteurs est réduite à 3 litres, consommation et ravitaillements libres. Le premier 3 litres a tourné au banc à Viry-Châtillon le 25 novembre 1994. Le moteur Renault devient un must. Il domine tous les autres, qui ont pour nom Ferrari, Mercedes, Honda, Peugeot, ou Ford. Aussi, dans le clan Williams, on doit accepter de le partager avec une autre écurie, et non la moindre, celle du champion du monde en titre Michael Schumacher, qui court pour Benetton. Champion avec Benetton- Ford en 1994, Schumacher le devient en 1995 avec la Benetton B195 et le moteur Renault RS7, plus léger, mais qui développe la même puissance que son prédécesseur. C’est un exploit, et il va dominer la saison avec les B195 et les Williams F17 et 17B. Sur dix-sept grands prix, Schumacher en remporte neuf et son équipier Johnny Herbert, un. Sur les Williams, Damon s’approprie quatre victoires, et David Coulthard, une. Seul, Jean Alesi a sauvé une victoire pour Ferrari. Schumacher, Hill, Coulthard, Herbert, c’est l’ordre de tête du classement mondial. Benetton-Renault, devance Williams-Renault au classement des constructeurs.

Victoires du moteur Renault avec Benetton au Brésil, en Espagne, à Monaco, en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux grands prix d’Europe, du Pacifique et au Japon.
Victoires du moteur Renault avec Williams en Argentine, à St Marin, en Hongrie, au Portugal et en Australie.

Benetton-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes et des Constructeurs de F1 devant Williams-Renault.

1996
Beaucoup de changement dans les équipes motorisées par Renault : chez Williams, Damon Hill a un nouvel équipier, le Canadien Jacques Villeneuve, chez Benetton Schumacher et Herbert sont remplacés par deux des figures les plus populaires de la F1, Jean Alesi et Gerhard Berger. Châssis FW18 pour Williams, B 196 pour Benetton, moteur Renault RS8, toujours en V à 67°, allégé de 3,5 kg, et qui développe 760 ch à 14500 t/m. Les Williams opèrent une véritable razzia en emportant douze victoires sur seize grands prix. Damon Hill est champion du monde avec huit victoires, Villeneuve en acquiert quatre pour ses débuts en F1. Chez Benetton, Alesi est 4e au classement mondial, Berger, 6e. Victoires du moteur Renault avec Williams en Australie, au Brésil, en Argentine, au grand prix d’Europe, à St Marin, au Canada, en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, en Hongrie, au Portugal et au Japon.

Williams-Renault effectue un doublé victorieux au championnat du monde des pilotes, et gagne le championnat du monde des Constructeurs de F1.

1997
Changement de pilotes chez Williams-Renault, Heinz-Harald Frentzen remplace Hill au côté de Villeneuve. Pas de changement chez Benetton. Châssis FW19 pour Williams, B197 pour Benetton. La principale nouveauté provient de Renault-Sport avec un RS9 tout à fait nouveau. L’angle du V des 10 cylindres passe à 71°, le moteur est plus bas de 2,5cm et surtout il gagne 11 kg sur son poids, désormais de 121 kg. Une vraie performance technique. Il développe 760 ch à 14600 t/m. Villeneuve gagne sept grands prix et le titre mondial, Frentzen s’impose une fois seulement, les Williams-Renault s’adjuge également le championnat Constructeurs et Benetton-Renault termine à la 3e place au classement mondial.

Victoires du moteur Renault avec Williams au Brésil, en Argentine, à St Marin, en Espagne, en Grande Bretagne, en Hongrie en Autriche et au Luxembourg.
Doublé victorieux des pilotes Williams-Renault au championnat du monde, Williams- Renault est championdu monde des Constructeurs de F1.

1998

C’est une équipe Renault aux sentiments mitigés qui laisse le circuit de Jerez au soir du dernier grand prix de 1997. Villeneuve, Williams et Renault sont champions du monde mais Renault a déjà annoncé son retrait de la F1 pour les saisons à venir. Cependant, comment laisser au musée un moteur aussi fringant que le RS9? Partenaire de Renault de longue date, le groupe industriel Mécachrome reprend le RS9 sous son nom propre. Il motorise les Williams FW20 de Villeneuve et Frentzen. Ce même RS9 porte également le nom de Playlife sur les Benetton B198 de Giancarlo Fisichella et Alexander Wurz, mais ces deux expériences n’apportent aucune victoire. Renault-Sport pour sa part expérimente la seconde cellule de veille de son histoire.

1999
Nouvelle appellation pour le RS 9 qui, de Mécachrome, devient Supertec, nouvelle saison sans grands résultats malgré une participation accrue avec trois équipes : Benetton-Playlife B199 pour les mêmes pilotes que l’an passé, Williams-Supertec FW21 pour Ralf Schumacher et Alessandro Zanardi, et Bar-Supertec pour Jacques Villeneuve et Ricardo Zonta.

2000
Participation réduite sous l’appellation Supertec dans un châssis Arrows A21 piloté par Pedro de la Rosa et Jos Verstappen, et sous l’appellation Playlife dans un châssis Benetton B200 pour Fisichella et Wurz. Une nouvelle saison sans victoire. Mais la grande nouvelle de l’année concerne les pourparlers entre Benetton et Renault, car Renault dessine son plan de retour en F1 avec son propre châssis et son moteur. Le rachat des installations de l’équipe Benetton se concrétisera à l’été.

2001
Renault a racheté l’équipe Benetton et cette acquisition se matérialise par une usine de châssis très moderne, sise à Enstone près d’Oxford en Grande Bretagne, tandis qu’à Viry- Châtillon, le moteur Renault retrouve toute sa place. A Enstone, Renault commence à se placer en double-commande. Le châssis de la saison est siglé B201, il est confié à Giancarlo Fisichella et au futur champion du monde Jenson Button. Le moteur, le RS21, est un V10 de 3 litres mais ce nombre de cylindres excepté, rien ne le rapproche de son prédécesseur. Il s’agit d’un bloc réellement nouveau caractérisé par un angle du V à 101°. Il propose un abaissement spectaculaire de sa hauteur aux culasses et offre des perspectives de puissance en net accroissement : près de 800 ch à 17200 t/m.

2002
Renault signe son retour officiel sous le nom de Renault F1 Team en tant que constructeur de F1 à part entière. Le team accueille un nouvel équipier à côté de Jenson Button, il s’agit de Jarno Trulli. Le châssis Renault produit par Enstone est siglé R202, et le moteur, RS22, toujours plus puissant, 825 ch à 17500 t/m. Button et Trulli frôlent souvent le podium sans jamais parvenir à y accéder.

2003
L’amorce du succès. Renault revient à une appellation à deux chiffres pour le châssis, ce sera R23 et au cours de la saison lui succèdera un R23B, tandis que le moteur porte le sigle RS23. Le châssis innove dans plusieurs domaines, le moteur progresse également. Il est très allégé et son régime de rotation touche les 18000 t/m. Un nouveau pilote remplace Button : il était le pilote-essayeur de l’équipe en 2002, il s’appelle Fernando Alonso. Au grand prix de Hongrie, le moment tant attendu arrive, Alonso signe la pole position, il gagne la course en prenant un tour d’avance à Michael Schumacher, maître incontesté de la F1 chez Ferrari depuis plusieurs années. Renault reste en 4e position au classement mondial des constructeurs de F1.

Victoire de Renault en Hongrie.

2004
Depuis de long mois, une réalité se fait jour. Pour obtenir la pleine puissance de l’actuel moteur Renault 3 litres 10 cylindres en V à 101°, il faut sacrifier un peu de cette fiabilité qui a toujours fait la réputation des moteurs Renault en F1. A ce constat s’ajoute une nouvelle obligation : à compter de 2004, on ne peut plus impunément changer les moteurs au cours d’un week-end de grand prix, il faut un seul moteur pour tout le week-end. Aussi, Renault- Sport décide de revenir à ses fondamentaux, ce qui se traduit par l’abandon du moteur en V à 101° pour revenir à un RS24 plus classique, 10 cylindres en V à 72°. Il atteint une puissance compétitive, 880 ch à 19000 t/m. Alonso et Trulli progressent auclassement mondial avec plusieurs podiums, et une victoire pour Trulli, à Monaco. Renault remonte à la 3e place des constructeurs de F1.

Victoire de Renault à Monaco.

2005

Le résultat idéal. Le règlement de la F1 évolue, et se durcit encore un peu plus. En 2005, un moteur doit tenir deux week-ends de grand prix. Et cette nouveauté aura son importance. Alonso demeure le leader des pilotes Renault, Fisichella remplace Trulli. Du point de vue aérodynamique, le châssis R25 est d’une finesse et d’une fiabilité exemplaires. Quant au moteur RS25 lui-même, il offre des performances accrues. Au Grand Prix du Brésil, le 17e des dix-neuf grands prix de 2005 et donc avant même la fin de la saison, Alonso est sacré champion du monde, le premier champion du monde 100% Renault. Cependant, lors de l’avant-dernier grand prix, au Japon, l’équipe McLaren-Mercedes est revenue au contact de Renault dans le championnat du monde des constructeurs grâce à ses deux pilotes de pointe Kimi Raikkonen et Juan-Pablo Montoya. Ils totalisent dix victoires à eux deux. Résultat : avec 174 points, McLaren-Mercedes talonne Renault et ses 176 points. Jusqu’alors, le plan des motoristes de Viry-Châtillon se déroule comme prévu avec un moteur tous les deux grands prix. Mais à Viry, on a visé plus haut pour préparer un moteur unique, destiné à une seule course, la Chine, 19e et dernier rendez-vous. Un moteur qui fait la fierté de tous ses auteurs. Chez McLaren, la fête du titre mondial était anticipée, elle n’aura pas lieu. Avec les plus de 900 ch du moteur Renault derrière lui, Alonso mène la course de bout en bout, et apporte à Renault le titre mondial des constructeurs de F1.

Victoires de Renault en Australie, en Malaisie, au Bahreïn, à St Marin, en Europe, en France, en Allemagne et en Chine.
Renault champion du monde des Pilotes de F1 avec Fernando Alonso, Renault champion du monde des Constructeurs de F1.

2006
Une année magistrale à laquelle Renault s’est préparé au cours de la saison passée. Car une nouvelle réglementation était annoncée pour 2006, plus difficile encore : si cette réglementation exige toujours un moteur pour deux grands prix, ce moteur doit être désormais un 8 cylindres en V à 90°, de 2,4 litres de cylindrée. Le premier moteur Renault ainsi conçu a tourné au banc à Viry le 9 septembre 2005. Tout au long de la saison le nouveau RS26 va évoluer, notamment grâce à la progression de son régime de rotation qui va friser les 20000 tours/mn et permettre 800 ch à la fin de la saison. Côté châssis, le R26 est doté d’une boite de vitesses à sept rapports, c’est une première pour une Renault F1. Ainsi pourvus, ni Alonso, ni Fisichella ne vont lâcher prise face à l’ogre Schumacher et sa Ferrari. Les pilotes Renault emportent huit victoires dont sept pour le seul Alonso qui conquiert un second titre mondial consécutif, assortis du titre mondial des Constructeurs. Victoires de Renault à Bahreïn, en Malaisie, en Australie, en Espagne, à Monaco, en Grande Bretagne, au Canada, et au Japon.

Renault champion du monde des pilotes de F1 avec Fernando Alonso, Renault champion du monde des Constructeurs de F1.

2007
L’équipe Renault a eu le temps de fêter ses succès mais la réalité de 2007 s’impose déjà, plus complexe. La R27 et son moteur RS27, celui-ci étroitement dérivé du moteur de l’an passé, ne permettent ni à Giancarlo Fisichella, ni au Finlandais Heikki Kovalainen qui a remplacé Alonso de briller vraiment. Seul Kovalainen accède une seule fois au podium sur l’ensemble de la saison. D’autre part, Renault-Sport a repris des fonctions de motoriste en équipant le team Red Bull-Racing où pilotent David Coulthard et Mark Webber. Red Bull- Renault accède à la 5e place du championnat du monde des constructeurs, l’équipe Renault se classant en 3e position.

2008
Châssis R28 chez Renault, moteur RS27 modifié chez Renault et chez Red Bull sur un châssis RB4. Les moteurs de F1 ne peuvent plus dépasser 19000 t/m en régime maximal. Pas de changement de pilotes pour Red Bull, toujours Coulthard et Webber, tandis que Renault a transformé son line-up : Alonso effectue son retour pour le constructeur français, et son équipier est Nelson Piquet, surnommé Junior car il est le fils d’un célèbre Nelson Piquet, triple champion du monde de F1. Alonso emporte deux victoires et Red Bull- Renault, aucune.

Victoires de Renault à Singapour et au Japon.

2009
A partir de cette année, le règlement change : huit moteurs sont attribués à chaque pilote pour l’ensemble de la saison. Chez Renault, le châssis R29 succède au R28, tandis que le moteur RS27 reçoit de nouvelles évolutions. Alonso tient toujours la place de leader, mais son équipier Piquet Junior sera remplacé après les vacances du mois d’août, faute de bons résultats, au profit du pilote franco-suisse Romain Grosjean. Les résultats sont maigres, un seul podium pour Alonso, alors que Red Bull-Renault a pris son envol. Le nouveau-venu dans l’équipe, Sebastian Vettel, accumule quatre victoires avec sa RB5 tandis que son équiper Webber en ajoute deux de plus au palmarès de l’équipe Red Bull. Des succès qui permettent d’achever la course au titre mondial en 2e position, Webber est 4e, tandis que Red Bull fait un bond au classement mondial des Constructeurs, à la hauteur de la 2e place.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull en Chine, en Grande Bretagne, en Allemagne, au Japon, au Brésil, et à Abou Dhabi.

2010
Une nouvelle réglementation sportive entre en vigueur. La victoire ne vaut plus 10 points, mais 25 points, et les dix premiers classés marquent des points, seuls les huit premiers scoraient auparavant. Comme l’an passé, chaque pilote dispose de huit moteurs au total. Les ravitaillements en carburant sont interdits. Renault s’ouvre à l’est. Renault F1 Team engage en effet un pilote polonais confirmé, Robert Kubica, et un pilote russe débutant, Vitaly Petrov. Il dispose du châssis R30 et du moteur RS27 qui continue d’évoluer. Red Bull engage un nouveau châssis, le RB6, avec le même moteur Renault. L’opposition est très forte, elle est menée par Ferrari et McLaren-Mercedes. Mais sur dix-neuf grands prix, Red Bull engrange neuf victoires, quatre pour Webber, cinq pour Vettel, lesquelles assorties à plusieurs podiums, emmènent le jeune Allemand à son premier titre mondial.
Victoires du moteur Renault avec Red Bull en Malaisie, en Espagne, à Monaco, en Europe, en Grande Bretagne, en Hongrie, au Japon, au Brésil et à Abou Dhabi.
Red Bull-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes de F1 et des Constructeurs de F1.

2011
C’est la fin d’une époque. Renault souhaite arrêter de courir en son nom propre. Du point de vue des moteurs, Viry-Châtillon continue de travailler. Il y a donc un châssis R31 et un moteur RS27 paré pour 2011, mais l’équipe, déjà engagée par Renault, porte désormais le nom de Lotus-Renault GP. Ses pilotes sont Vitaly Petrov, Nick Heidfeld remplacé après la trêve du mois d’août par Bruno Senna. Il y a également un Team Lotus concurrent (pilotes Trulli et Kovalainen) qui fait référence lui aussi au Team Lotus des années 70. Ce Team Lotus 2011 utilise aussi un moteur Renault. Les tribunaux départageront l’imbroglio des appellations. Enfin, il y a Red Bull et sa RB7 qui fait toujours confiance à Vettel et Webber. Au total, Renault fournit donc six moteurs par grand prix. L’équipe Red Bull-Renault éclipse totalement toute concurrence : sur dix-neuf épreuves, il faut compter douze victoires pour l’équipe anglo-française, dont onze pour le seul Vettel, champion du monde dès le Japon, soit le quinzième grand prix de l’année. Lors de la course suivante, la Corée du sud, Red Bull Renault accroche le titre Constructeurs. Au Brésil, l’équipe Renault fait ses adieux au paddock, elle disputait son 300e grand prix.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull en Australie, Malaisie, Turquie, Espagne, à Monaco, en Europe, Belgique, Italie, à Singapour, en Corée du sud, en Inde et au Brésil.
Red Bull-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes de F1 et des Constructeurs de F1

2012
Toujours amélioré, le moteur Renault RS27 poursuit sa carrière, et Renault-Sport devient en 2012 le motoriste le plus demandé en F1 puisqu’il équipe quatre teams : Red Bull- Renault, les champions du monde, avec Vettel et Webber, Lotus-Renault F1 team –installé à Enstone sous ce nom- qui fait courir Kimi Raikkonen, Romain Grosjean (et Jérôme d’Ambrosio pour remplacer Grosjean au Grand Prix d’Italie seulement), Caterham-Renault qui prétendait à l’appellation de Lotus mais ne l’a pas obtenu (Petrov et Kovalainen) et Williams-Renault (Pastor Maldonado et Bruno Senna). Une nouvelle fois, Vettel frappe très fort avec sa Red Bull-Renault, mais Alonso sur Ferrari lui donne une réplique permanente. Vettel doit attendre le 20e et dernier grand prix de la saison pour être couronné et acquérir son 3e titre mondial, grâce à cinq victoires. Vainqueur à Monaco et à Silverstone, Webber n’a pas démérité. Deux autres pilotes motorisés par Renault montent sur la plus haute marche du podium : Maldonado sur Williams-Renault en Espagne, et Kimi Raikkonen sur Lotus-Renault à Abou Dhabi. Raikkonen rallie la 3e place du championnat du monde derrière Vettel et Alonso.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull à Bahreïn, à Monaco, en Grande Bretagne, à Singapour, au Japon, en Corée du sud et en Inde. Victoire avec Williams-Renault en Espagne. Victoire avec Lotus-Renault à Abou Dhabi.
Red Bull-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes de F1 et des Constructeurs de F1.

2013
Renault-Sport motorise les mêmes équipes que la saison précédente : Red Bull-Renault avec Vettel et Webber ; Williams-Renault avec Maldonado et un nouveau-venu, Valtteri Bottas ; Lotus-Renault avec Raikkonen et Grosjean (Kovalainen remplacera Raikkonen pour les deux derniers grands prix de la saison) ; Caterham-Renault avec Charles Pic et Giedo Van der Garde. Vettel opère l’une de ces razzias dont il a le secret : treize victoires en une seule saison, dont neuf successives, un record au cours d’une seule et même année. Il gagne du même coup son 4e titre mondial et rejoint ainsi Alain Prost à ce palmarès prestigieux, derrière Schumacher et Fangio. Raikkonen sauve la saison de Lotus- Renault avec une victoire en Australie, à l’ouverture de la saison.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull en Malaisie, à Bahreïn, au Canada, en Allemagne, en Belgique, en Italie, à Singapour, en Corée du sud, au Japon, en Inde, à Abou Dhabi, aux Etats-Unis et au Brésil.
Victoire du moteur Renault avec Lotus en Australie.

Red Bull-Renault gagne le championnat du monde des Pilotes de F1 et des Constructeurs de F1.

2014
Renault-Sport a travaillé sans relâche depuis des années sur son moteur RS27 pour aider les équipes que Viry-Châtillon motorise et, en parallèle, les motoristes français, ont préparé l’avenir. Car, à l’orée de 2014, s’ouvre une ère nouvelle, celle du moteur hybride, que Renault-Sport F1 baptise Renault Energy F1. Il se compose, selon la nouvelle réglementation de la FIA, d’un moteur thermique, d’un turbocompresseur, de deux unités électriques auxiliaires au moteur thermique -récupérant pour l’une l’énergie cinétique dispensée au freinage, pour l’autre la chaleur à l’échappement, -une unité de stockage de l’électricité et une unité de contrôle électronique de l’ensemble. Le projet s’annonçait depuis plusieurs mois et Renault-Sport travaillait sur un moteur thermique de 4 cylindres lorsque, à la demande de Ferrari, la FIA décida que le moteur thermique serait un 6 cylindres en V. Viry-Châtillon redémarre donc un nouveau projet V6. Ce nouveau groupe motopropulseur équipe quatre teams : Red Bull-Renault, les champions du monde, avec Vettel et Ricciardo, Lotus F1-Renault avec Grosjean et Maldonado, Toro Rosso-Renault pour Jean-Eric Vergne et Daniil Kvyat, Caterham-Renault pour Marcus Ericsson et Kamui Kobayashi leurs remplaçants sur un seul grand prix, Will Stevens et André Lotterer. Tous ces pilotes ont marqué des points mais seul l’Australien Daniel Ricciardo, nouvel équipier de Vettel, accède à la plus haute marche du podium en trois occasions et achève la saison à la 3e place du classement des pilotes tandis que Red Bull-Renault se classe en 2e position au classement des constructeurs de F1.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull au Canada, en Hongrie et en Belgique.

2015
Renault-Sport a réduit ses activités de motoristes à deux équipes, Red Bull et Toro Rosso. Ricciardo et Kvyat prennent le volant des RB11, les nouveaux venus, Max Verstappen et Carlos Sainz, fils de pilotes de course, sont engagés sur les STR10, sigle des Toro Rosso. Seuls quelques rares podiums concrétisent leur saison. Mais du côté de l’état-major de Renault comme du côté de Renault-Sport, de grandes choses se préparent. Le groupe français estime en effet, après études, analyses et recherches dans tous les domaines, qu’il vaut mieux pour Renault, revenir de plain-pied en F1 avec sa propre voiture et son moteur. La décision sera prise dans le courant de l’année, et le 3 décembre 2015, Renault annonce son retour en F1 pour la saison 2016.

2016
Renault-Sport poursuit ses activités de motoriste avec Red Bull, sur les RB12, conduites par les mêmes pilotes. Sponsorisé, le moteur Renault prend l’appellation de Tag-Heuer. Les Renault font leur réapparition dans le paddock des grands prix sous les couleurs de leurs débuts, soit le jaune et le noir. Pour Red Bull, la saison s’avère mouvementée. Au Grand Prix d’Espagne, 5e épreuve de la saison, Red Bull décide d’un changement interne de ses pilotes : Kvyat, titulaire chez Red Bull, repart chez Toro Rosso, il est remplacé chez par Verstappen. Celui-ci effectue des performances éblouissantes puisqu’il gagne aussitôt son premier grand prix. Et entre dans l’histoire. Pour sa part, Ricciardo gagne en Malaisie. Chez Renault, la saison est difficile. Renault-Sport F1 team a préparé à la hâte les châssis trouvés à Enstone au moment du rachat et qui datent de fin 2014. Freinée par ses problèmes financiers, l’équipe Lotus n’avait pas eu la possibilité d’en construire de nouveaux. Les châssis est siglé RS16. Les deux pilotes Renault sont Jolyon Palmer et Kevin Magnussen, l’un et l’autre fils d’anciens pilotes de F1.

Victoires du moteur Renault avec Red Bull en Espagne et en Malaisie.

2017
Renault engage deux voitures, moteur hybride RE17, et châssis RS17 que l’on considère comme le premier vrai châssis Renault depuis le retour de la marque. Aux côtés de Palmer, Renault a engagé le piloteallemand Nico Hulkenberg qui a progressé au cours d’une carrière exemplaire en formules de promotion et en F1, tout en gagnant les 24 heures du Mans 2015 dès sa première participation. Red Bull engage les mêmes pilotes qu’en 2016. Le 16 juillet 2017 à Silverstone, Renault fêtera ses quarante années, jour pour jour, de participation en Formule 1.

ANNEXE : PALMARES EQUIPE & MOTEURS PALMARES EQUIPE RENAULT F1

Saison

Grands prix

Pole positions

Victoires

Class. Champ/monde

1977

4

NC

1978

14

12e

1979

14

6

1

6e

1980

14

5

3

4e

1981

15

6

3

3e

1982

16

10

4

3e

1983

15

4

4

2e

1984

16

1

5e

1985

15

7e

2002

17

4e

2003

16

2

1

4e

2004

18

3

1

3e

2005

18

7

8

1e

2006

18

7

8

1e

2007

17

3e

2008

18

2

4e

2009

17

1

8e

2010

19

5e

2011

19

5e

2016

21

9e

2017

8

-*

* Statistiques arrêtées au 1er juillet 2017

PALMARES MOTEUR

MOTEURS RENAULT F1 V6 à 90°–turbo 1,5 l.

Saison

Grands prix

Pole positions

Victoires

Class. Champ/monde

1977

4

NC

1978

14

12e

1979

14

6

1

6e

1980

14

5

3

4e

1981

15

6

3

3e

1982

16

10

4

3e

1983

15

3

4

2e

1984

16

3

3e (Lotus-Renault)

1985

16

8

3

4e (Lotus-Renault)

1986

16

8

2

3e (Lotus-Renault)

MOTEURS RENAULT F1 V10 à 67° 3,5 l.

Saison

Grands -prix

Pole- positions

Victoires

Class.- Champ/monde

1989

16

1

2

2e (Williams-Renault)

1990

16

1

2

4e (Williams-Renault)

1991

16

6

7

2e (Williams-Renault)

1992

16

15

10

2e (Williams-Renault)

1993

16

15

10

1e (Williams-Renault)

1994

16

6

10

1e (Williams-Renault)

MOTEURS RENAULT F1 V10 à 67° 3 l.*

Saison

Grands -prix

Pole- positions

Victoires

Class.- champ/monde

1995

17

16

16

1e(Benetton-Renault)

1996

16

12

12

1e(Williams-Renault)

1997

17

13

9

1e (Williams-Renault)

MOTEURS RENAULT F1 V10 à 101° 3 l.

Saison

Grands -prix

Pole- positions

Victoires

Class.- champ/monde

2001

17

7e (Benetton-Renault)

2002

17

4e (Renault)

2003

16

2

1

4e (Renault)

MOTEURS RENAULT F1 V10 à 72° 3 l.

Saison

Grands -.prix

Pole- positions

Victoires

Class.- champ/monde

2004

18

3

3

3e (Renault)

2005

19

7

8

1e (Renault)

MOTEUR RENAULT F1 V8 à 90° 2,4 l.

Saison

Grands -.prix

Pole- positions

Victoires

Class.- champ/monde

2006

18

7

8

1e (Renault)

2007

17

3e (Renault)

2008

18

2

4e (Renault)

2009

17

6

6

2e (Red Bull-Renault)

2010

19

15

9

1e (Red Bull-Renault)

2011

19

18

12

1e(Red Bull-Renault)

2012

20

9

9

1e (Red Bull-Renault)

2013

19

11

14

1e (Red Bull-Renault)

MOTEUR RENAULT F1 V6 à 90° 1,6 l. hybrid

Saison

Grands -.prix

Pole- positions

Victoires

Class.- champ/monde

2014

19

3

2e (Red Bull-Renault)

2015

19

4e (Red Bull-Renault)

2016

21

2

2e (Red Bull-TAG Heuer)

2017

8

-*

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