Une petite Opel au tempérament sportif
Depuis son apparition sur le marché, l’Opel Corsa n’a jamais été une simple citadine destinée aux trajets urbains. Au fil de ses générations, elle a régulièrement proposé une déclinaison sportive capable de séduire les amateurs de conduite dynamique. De la première Corsa GSi apparue en 1988 à la nouvelle Corsa GSE, Opel a toujours entretenu une relation particulière avec l’univers des petites voitures sportives.
Cette histoire est celle d’une montée en puissance progressive. La première Corsa GSi misait sur une recette devenue emblématique : un poids réduit, un moteur énergique, un châssis adapté et une présentation plus expressive que celle des versions ordinaires. Les générations suivantes ont conservé cette philosophie tout en augmentant les performances. La Corsa B GSi a gagné en puissance, la Corsa C GSi a franchi un nouveau cap avec son moteur 1,8 litre, puis la famille OPC a installé la petite Opel dans une catégorie encore plus radicale.
La Corsa D OPC de 2007, sa spectaculaire Nürburgring Edition de 2010 et la Corsa E OPC de 2015 ont ainsi porté la puissance à des niveaux inédits pour le modèle. Désormais, Opel prépare une nouvelle évolution avec la Corsa GSE. Entièrement électrique, elle revendique 207 kW, soit 281 ch, 345 Nm et un 0 à 100 km/h annoncé en 5,5 secondes. Ces données provisoires en font la Corsa de série la plus puissante jamais produite.
La nouvelle Corsa GSE ne renie donc pas le passé. Elle reprend l’esprit des GSi et des OPC, mais l’adapte aux exigences de l’ère électrique. Son arrivée annoncée plus tard en 2026 doit prolonger la tradition du « hot hatch » Opel dans un registre inédit. La voiture doit également effectuer sa première présentation publique au Salon de l’automobile de Paris en octobre.
Corsa A GSi : les débuts du phénomène
En 1988, l’Opel Corsa GSi inaugure la tradition des Corsa sportives. À cette époque, la petite Opel affiche une fiche technique particulièrement séduisante pour une citadine. Avec une masse de seulement 820 kg, elle bénéficie d’un rapport poids-puissance favorable et revendique 74 kW, soit 100 ch. Sa vitesse maximale atteint 188 km/h.
La première Corsa GSi reçoit un moteur 1,6 litre à injection spécialement développé pour son lancement. Elle accélère de 0 à 100 km/h en environ 9,5 secondes. Plus que la seule valeur chronométrique, c’est le caractère du moteur qui marque les esprits. Opel insiste notamment sur la présence d’un couple important à bas régime, une caractéristique qui rend la conduite agréable dès les premières sollicitations de l’accélérateur.
Cette disponibilité à bas régime constitue un élément essentiel de l’agrément d’une petite sportive. En ville comme sur une route sinueuse, le conducteur dispose rapidement de suffisamment de répondant sans devoir maintenir le moteur dans les hauts régimes. La Corsa GSi propose ainsi une forme de sportivité immédiatement accessible, sans sacrifier son utilisation quotidienne.
Opel ne s’est pas contenté d’installer un moteur plus puissant sous le capot de la Corsa. Pour exploiter les performances supplémentaires, les ingénieurs ont revu le châssis et le système de freinage. La Corsa GSi reçoit des ressorts plus fermes, des amortisseurs spécifiquement calibrés et des barres antiroulis à l’avant comme à l’arrière. Ces évolutions doivent améliorer la stabilité en virage et limiter les mouvements de caisse.
Le freinage bénéficie lui aussi d’un traitement spécifique. La première Corsa GSi dispose de disques avant plus grands et ventilés intérieurement. À une époque où les petites voitures sportives reposaient encore largement sur leur légèreté, cette attention portée au châssis et aux freins montre déjà la volonté d’Opel de proposer une automobile cohérente dans son ensemble.
Le style extérieur et l’ambiance intérieure participent également à la personnalité de la GSi. Les passages de roues sont mis en évidence, tandis que la dotation de série comprend des sièges sport, un volant à trois branches, un compte-tours, des jantes en alliage et des pneumatiques larges. La recette est simple, mais efficace : la Corsa GSi affiche son caractère sans perdre les dimensions compactes qui font l’intérêt de la Corsa.
Cette première génération pose les fondations de toutes les Corsa sportives qui lui succéderont. Elle associe un moteur volontaire, un poids contenu, un châssis adapté et une présentation spécifique. La formule va rapidement évoluer avec la deuxième génération.
Corsa B GSi : davantage de puissance
En 1993, l’Opel Corsa B GSi 16V prend le relais. Cette nouvelle déclinaison adopte une présentation plus travaillée, avec des bas de caisse et des boucliers peints dans la couleur de la carrosserie, ainsi que des becquets avant et arrière. Les éléments aérodynamiques deviennent plus visibles et renforcent l’image sportive de la petite Opel.
La dotation de série comprend également un ABS à commande électronique, un compte-tours et des pneumatiques larges. À l’intérieur, les sièges sport et le volant gainé de cuir contribuent à créer une ambiance plus valorisante. La Corsa B GSi ne se limite donc pas à une augmentation de puissance : elle affirme plus nettement son identité au sein de la gamme.
Avec 80 kW, soit 109 ch, la Corsa B GSi devient la Corsa la plus puissante de son époque. Elle conserve le caractère disponible à bas régime apprécié sur la génération précédente. Cette orientation est importante, car elle distingue la petite Opel de certaines sportives plus pointues. La Corsa GSi cherche à être amusante et performante sans devenir difficile à exploiter.
Le 0 à 100 km/h est réalisé en 9,5 secondes et la vitesse maximale atteint 195 km/h. Les chiffres progressent donc par rapport à la première Corsa GSi, même si le gain de puissance reste mesuré. Opel travaille également sur la manière dont cette puissance est transmise à la route.
La Corsa B GSi reçoit un châssis sportif et des amortisseurs à gaz. La boîte de vitesses à cinq rapports est décrite comme une boîte « sport », tandis que la direction assistée facilite les manœuvres et les changements de trajectoire dans les virages serrés. L’équipement contribue à rendre la voiture plus confortable à utiliser au quotidien, sans effacer son tempérament.
La Corsa B GSi illustre une période où les petites sportives restent encore relativement légères et mécaniquement simples. Leur attrait repose sur une relation directe entre le conducteur, le moteur et le châssis. Dans cette philosophie, la puissance ne constitue qu’un élément parmi d’autres. La vivacité, la facilité de placement et le plaisir ressenti à chaque accélération comptent tout autant.
Corsa C GSi : le cap des 125 ch
En 2001, la Corsa C GSi poursuit cette évolution. Plus forte, plus rapide et plus puissante que sa devancière, elle devient alors la Corsa de série la plus performante jamais produite. Son moteur 1,8 litre développe 92 kW, soit 125 ch, et fournit un couple maximal de 165 Nm.
La progression se mesure aussi dans les performances. La Corsa C GSi atteint 202 km/h et passe de 0 à 100 km/h en 9 secondes. Pour une petite automobile polyvalente, ces valeurs lui permettent de rivaliser avec des modèles sportifs plus imposants des générations précédentes.
Le moteur ne se contente pas de fournir davantage de puissance. Opel met également en avant la précision de son système de gestion. Celui-ci contrôle notamment l’injection séquentielle, la distribution du carburant et l’allumage. L’objectif est de combiner les accélérations franches avec une consommation de carburant maîtrisée.
Cette recherche d’efficacité n’est pas nouvelle dans l’histoire de la Corsa sportive. Dès les premières générations, Opel cherche à préserver une certaine polyvalence. Une Corsa GSi doit pouvoir s’amuser sur une route sinueuse, mais aussi rester adaptée aux déplacements quotidiens. La Corsa C GSi poursuit ce compromis en ajoutant une mécanique plus moderne et plus performante.
Avec cette troisième génération sportive, la Corsa gagne en maturité. La puissance augmente sensiblement, la vitesse maximale dépasse les 200 km/h et le moteur 1,8 litre apporte davantage de couple. En parallèle, la voiture conserve le principe fondateur de la gamme : proposer une petite automobile expressive et accessible plutôt qu’une machine radicale exclusivement dédiée à la performance.
La Corsa C GSi constitue ainsi une transition importante. Elle clôt la première période de l’histoire des Corsa sportives, dominée par l’appellation GSi, et prépare l’arrivée d’une nouvelle génération plus musclée. À partir de 2007, le sigle OPC va faire entrer la Corsa dans une autre dimension.
Corsa D OPC : la rupture avec la tradition GSi
En 2007, Opel présente la Corsa D OPC. Le sigle OPC, déjà associé aux modèles les plus sportifs de la marque, s’installe alors officiellement dans la gamme Corsa. La voiture se distingue immédiatement des versions ordinaires par une esthétique beaucoup plus démonstrative.
La Corsa D OPC adopte un diffuseur sombre contrasté, des prises d’air et des ouïes spécifiques, des boucliers avant et arrière plus imposants ainsi qu’un becquet de toit. Son apparence ne cherche pas la discrétion. Elle annonce clairement une orientation plus radicale que celle des anciennes GSi.
Sous le capot, la Corsa D OPC reçoit une mécanique développant 141 kW, soit 192 ch, pour un couple de 266 Nm. Le saut en matière de puissance est considérable par rapport à la Corsa C GSi de 125 ch. La petite Opel change de catégorie et revendique désormais des performances dignes de compactes sportives plus puissantes.
La Corsa D OPC ne se contente pas de chiffres impressionnants. Sa présentation extérieure souligne une volonté de proposer une véritable voiture de caractère. Les éléments de carrosserie, les prises d’air et le diffuseur participent à une mise en scène très expressive. L’OPC devient une automobile que l’on reconnaît immédiatement.
Cette génération marque donc le passage d’une petite sportive relativement discrète à un modèle plus spectaculaire. L’ancienne philosophie GSi, davantage centrée sur l’efficacité et la polyvalence, demeure présente, mais elle est complétée par une recherche d’impact visuel et de performances supérieures.
Corsa OPC Nürburgring Edition : la Corsa la plus puissante
En 2010, Opel va encore plus loin avec la Corsa OPC Nürburgring Edition. Cette version spéciale devient la Corsa la plus puissante de l’histoire au moment de son lancement. Son moteur délivre 154 kW, soit 210 ch, et 280 Nm de couple.
Les performances progressent elles aussi. La Corsa OPC Nürburgring Edition accélère de 0 à 100 km/h en 6,8 secondes et peut atteindre 230 km/h. Ces chiffres la placent clairement dans le domaine des petites sportives très performantes. La Corsa n’est plus simplement une citadine rapide : elle devient une véritable machine à sensations.
Pour canaliser cette puissance, Opel équipe la Nürburgring Edition d’un châssis Bilstein Performance et d’un système de freinage hautes performances signé Brembo. Cette association traduit le niveau d’ambition de la voiture. Le moteur ne constitue plus le seul argument : la suspension et les freins sont dimensionnés pour permettre une exploitation plus intensive.
Le choix du Nürburgring comme référence renforce naturellement le positionnement de cette série spéciale. Le célèbre circuit allemand symbolise la mise au point sportive et l’exigence dynamique. Sans fournir dans le communiqué de données de chronométrage sur le circuit, Opel associe directement cette version à un univers de performance et de pilotage.
La Corsa OPC Nürburgring Edition représente l’un des sommets de la tradition thermique du modèle. Elle conserve le format compact de la Corsa, mais son niveau de puissance, son freinage et son châssis la rapprochent de modèles conçus pour une conduite sportive plus engagée.
La dernière GSi thermique
Même durant la période OPC, Opel continue de proposer une Corsa GSi destinée aux conducteurs qui recherchent une sportivité plus mesurée. Cette version s’adresse à ceux qui souhaitent bénéficier d’une meilleure puissance et d’un comportement dynamique sans adopter le caractère aussi démonstratif de l’OPC.
La quatrième génération de Corsa GSi développe 110 kW, soit 150 ch, et atteint une vitesse maximale de 210 km/h. Il s’agit de la première Corsa GSi dotée d’un moteur turbocompressé. Cette évolution permet d’obtenir une puissance supérieure tout en conservant une certaine souplesse d’utilisation.
Dans la gamme, la GSi occupe donc une position intermédiaire. Elle se situe entre la Corsa de série et la déclinaison OPC. Son intérêt réside dans un équilibre entre performances, facilité d’utilisation et présentation sportive. Elle reprend l’esprit historique de la GSi tout en profitant de la modernisation technique de l’époque.
Cette coexistence entre GSi et OPC est révélatrice de la diversité de la clientèle des Corsa sportives. Certains conducteurs privilégient une voiture discrète, polyvalente et suffisamment performante. D’autres recherchent une automobile plus spectaculaire, dotée d’un châssis et d’un freinage capables de supporter une conduite plus engagée.
Corsa E OPC : la maturité sportive
En 2015, la cinquième génération de Corsa reçoit à son tour une déclinaison OPC. La Corsa E OPC conserve le positionnement très sportif de sa devancière tout en renforçant sa polyvalence. Opel la présente comme une voiture aussi à l’aise sur le Nürburgring que dans la circulation urbaine.
Avec une vitesse maximale de 230 km/h, elle redevient la Corsa la plus rapide de la famille. Son moteur turbocompressé fournit 152 kW, soit 207 ch, ainsi que 280 Nm de couple. La puissance dépasse donc celle de la Corsa D OPC classique, tandis que le couple atteint le niveau de la Nürburgring Edition de 2010.
La Corsa E OPC reste compacte, avec une longueur légèrement inférieure à quatre mètres. Cette caractéristique conserve tout son sens dans une voiture sportive. Les dimensions réduites facilitent son utilisation en ville et contribuent à son agilité sur les routes sinueuses.
L’habitacle reçoit des sièges sport Recaro, un volant en cuir à méplat et des pédales sport. À l’extérieur, les grandes prises d’air, le capot fortement sculpté, les bas de caisse, le large becquet arrière et les deux sorties d’échappement encadrées par un diffuseur soulignent le caractère de la voiture.
Le châssis bénéficie lui aussi d’une évolution importante. Pour la première fois, la Corsa OPC adopte une suspension dotée de la technologie Frequency Selective Damping. Ce système doit permettre d’adapter la réponse de l’amortissement en fonction des sollicitations, afin de concilier comportement sportif et agrément au quotidien.
La Corsa E OPC apparaît ainsi comme l’aboutissement de la lignée thermique OPC. Elle combine un moteur turbo puissant, une vitesse maximale de 230 km/h, un habitacle spécifique et un châssis plus sophistiqué. Son identité reste cependant fidèle à celle des précédentes Corsa sportives : beaucoup de caractère dans un format réduit.
Corsa GSE : une nouvelle ère électrique
La nouvelle Opel Corsa GSE ouvre désormais un nouveau chapitre. Elle reprend le rôle de modèle le plus sportif de la gamme, mais abandonne le moteur thermique au profit d’une motorisation entièrement électrique. Opel présente cette évolution comme le passage du « hot hatch » à une nouvelle génération de performance automobile.
La Corsa GSE développe 207 kW, soit 281 ch, et 345 Nm de couple. Cette puissance est identique à celle annoncée pour l’Opel Mokka GSE. En revanche, la Corsa doit se montrer encore plus dynamique grâce à son format plus compact. Opel annonce un 0 à 100 km/h en seulement 5,5 secondes.
Selon le constructeur, il s’agit de l’accélération la plus rapide de tous les modèles de production Opel actuellement proposés. La Corsa GSE devient également la Corsa de série la plus puissante de l’histoire. Ces performances dépassent très nettement celles de la Corsa OPC Nürburgring Edition, pourtant longtemps considérée comme la référence absolue de la famille.
La fiche technique annoncée doit toutefois être considérée avec prudence. Le communiqué précise que toutes les données sont provisoires, que le véhicule n’est pas encore homologué et qu’il n’est pas encore disponible. La commercialisation est annoncée plus tard en 2026, avec une première présentation au public prévue au Salon de Paris en octobre.
L’électrification ne se limite pas à l’installation d’un moteur plus puissant. Opel annonce un travail spécifique sur le comportement dynamique. La Corsa GSE adopte une transmission aux roues avant associée à un différentiel autobloquant multidisque de type Torsen. Cette solution doit aider à exploiter les 345 Nm de couple en limitant les pertes de motricité.
Le châssis est abaissé et reçoit des essieux, des barres stabilisatrices et des amortisseurs hydrauliques spécialement développés. La direction et la pédale d’accélérateur bénéficient également d’un réglage optimisé pour la version GSE. L’objectif est de proposer un contact plus direct avec la voiture et de renforcer les sensations au volant.
Le freinage doit être à la hauteur des performances. Opel annonce la possibilité de disposer de freins hautes performances à quatre pistons, conçus pour assurer une décélération immédiate à haute vitesse. Cette attention portée au freinage rappelle directement la philosophie des anciennes versions OPC, qui associaient puissance moteur et équipements spécifiques pour la transmettre efficacement à la route.
Une présentation digne d’une sportive
La Corsa GSE ne cherche pas à dissimuler son statut de version haute performance. Sa carrosserie reçoit des éléments spécifiques à l’avant comme à l’arrière. Les roues de 18 pouces remplissent davantage les passages de roues et participent à la posture plus agressive de la voiture.
L’habitacle adopte des sièges performance et des ceintures de sécurité jaunes. Les affichages numériques peuvent présenter des données liées à la conduite performante. Opel entend ainsi créer une ambiance différente de celle d’une Corsa ordinaire, avec des éléments visuels destinés à rappeler le positionnement GSE.
Cette mise en scène fait écho à l’histoire du modèle. La première Corsa GSi proposait déjà des sièges sport, un volant spécifique, un compte-tours, des jantes en alliage et des pneumatiques larges. La Corsa E OPC disposait quant à elle de sièges Recaro, d’un volant à méplat et de pédales sport. La nouvelle Corsa GSE transpose ces codes dans un univers numérique et électrique.
Le nom GSE signifie « Grand Sport Electric ». Il exprime clairement la volonté d’Opel de préserver le caractère émotionnel de ses modèles sportifs tout en changeant de technologie. La marque ne présente donc pas la Corsa GSE comme une simple citadine électrique plus puissante, mais comme une véritable interprétation électrique du « hot hatch ».
Une héritière plus rapide que toutes ses devancières
L’évolution des performances résume à elle seule l’histoire des Corsa sportives. La Corsa A GSi de 1988 développait 100 ch pour une masse de 820 kg et atteignait 188 km/h. La Corsa B GSi passait à 109 ch et 195 km/h. La Corsa C GSi franchissait le cap des 125 ch et des 202 km/h.
Avec la Corsa D OPC, la puissance grimpait à 192 ch, avant d’atteindre 210 ch sur la Nürburgring Edition. La Corsa E OPC de 2015 proposait 207 ch et une vitesse maximale de 230 km/h. La future Corsa GSE porte désormais la puissance à 281 ch et annonce un 0 à 100 km/h en 5,5 secondes.
Cette progression ne se résume toutefois pas à une course aux chiffres. Chaque génération a travaillé sur l’ensemble de la voiture. Les suspensions, les freins, la direction, les sièges et l’apparence ont toujours évolué pour accompagner les performances. De la barre antiroulis de la première GSi au différentiel Torsen de la GSE, la Corsa sportive a constamment cherché à mieux exploiter sa puissance.
Le changement le plus important concerne naturellement la motorisation. Les premières Corsa GSi reposaient sur des moteurs essence atmosphériques. Les OPC ont ensuite adopté la suralimentation pour délivrer davantage de couple. La Corsa GSE franchit une nouvelle étape avec une motorisation électrique capable de fournir instantanément 345 Nm.
Cette évolution modifie la manière dont la performance est délivrée. La réponse immédiate du moteur électrique doit renforcer les accélérations, tandis que le différentiel autobloquant et le châssis abaissé sont chargés de conserver une motricité efficace. Le défi consiste à préserver le plaisir de conduite dans une voiture devenue plus puissante, mais aussi soumise aux contraintes propres à l’électrification.
La Corsa sportive, entre héritage et avenir
L’histoire de l’Opel Corsa sportive commence avec une recette presque minimaliste : une petite voiture légère, un moteur volontaire et un châssis soigneusement adapté. Au fil des générations, cette recette s’est enrichie. Les GSi ont gagné en puissance et en équipement, puis les OPC ont ajouté une dimension plus radicale avec des moteurs turbocompressés, des freins renforcés et des suspensions plus sophistiquées.
La Corsa GSE ne renie aucune de ces étapes. Elle reprend l’idée d’une petite voiture très performante, conserve la transmission aux roues avant et adopte un différentiel autobloquant pour renforcer l’efficacité. Elle ajoute à cette tradition une puissance de 281 ch, un couple de 345 Nm et un 0 à 100 km/h en 5,5 secondes.
Son arrivée annoncée plus tard en 2026 marquera donc une rupture technologique, mais une continuité dans l’esprit. La Corsa restera une petite Opel conçue pour procurer des sensations fortes, avec une présentation spécifique et un châssis travaillé. Simplement, son énergie ne viendra plus d’un moteur thermique, mais d’une chaîne de traction électrique.
De la Corsa A GSi à la Corsa E OPC, chaque génération a proposé au moins une version capable d’enthousiasmer les amateurs de conduite dynamique. La nouvelle Corsa GSE entend poursuivre cette tradition en devenant la première véritable Corsa sportive électrique. Elle ne se contente pas de tourner la page : elle cherche à écrire un nouveau chapitre de l’histoire des petites sportives Opel.
Fiche technique de synthèse
| Modèle | Année | Motorisation | Puissance | Couple | 0 à 100 km/h | Vitesse maximale | Éléments sportifs |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opel Corsa A GSi | 1988 | 1,6 litre à injection, essence | 74 kW, 100 ch | Non précisé | Environ 9,5 s | 188 km/h | 820 kg, ressorts plus fermes, amortisseurs spécifiques, barres antiroulis avant et arrière, freins avant ventilés, sièges sport |
| Opel Corsa B GSi 16V | 1993 | Essence 16 soupapes | 80 kW, 109 ch | Non précisé | 9,5 s | 195 km/h | Châssis sport, amortisseurs à gaz, boîte sport à cinq rapports, ABS électronique, pneumatiques larges |
| Opel Corsa C GSi | 2001 | 1,8 litre essence | 92 kW, 125 ch | 165 Nm | 9,0 s | 202 km/h | Gestion moteur évoluée, injection séquentielle, performances renforcées |
| Opel Corsa D OPC | 2007 | Essence turbocompressé | 141 kW, 192 ch | 266 Nm | Non précisé | Non précisé | Diffuseur contrasté, ouïes spécifiques, boucliers sportifs, becquet de toit |
| Opel Corsa OPC Nürburgring Edition | 2010 | Essence turbocompressé | 154 kW, 210 ch | 280 Nm | 6,8 s | 230 km/h | Châssis Bilstein Performance, freins hautes performances Brembo |
| Opel Corsa GSi | Après 2007 | Essence turbocompressé | 110 kW, 150 ch | Non précisé | Non précisé | 210 km/h | Version à sportivité plus discrète, positionnée entre Corsa classique et OPC |
| Opel Corsa E OPC | 2015 | Essence turbocompressé | 152 kW, 207 ch | 280 Nm | Non précisé | 230 km/h | Sièges Recaro, suspension Frequency Selective Damping, volant à méplat, double sortie d’échappement |
| Opel Corsa GSE | 2026, annoncé | Motorisation entièrement électrique, traction avant | 207 kW, 281 ch | 345 Nm | 5,5 s | Non précisé | Différentiel autobloquant multidisque Torsen, châssis sport abaissé, amortisseurs hydrauliques, freins quatre pistons, roues de 18 pouces, sièges performance |
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