Une nouvelle Aston Martin hors norme
Aston Martin poursuit sa spectaculaire dynastie de modèles exclusifs avec la Valen, une supercar V12 développée par le département de personnalisation Q by Aston Martin et réalisée avec l’expertise de la nouvelle division Special Vehicle Operations. Présentée à Monterey, en Californie, le 14 août 2026, cette création limitée à seulement 150 exemplaires entend imposer une nouvelle référence dans le monde des voitures de sport à moteur avant.
La promesse est particulièrement ambitieuse : Aston Martin présente la Valen comme la voiture de production à moteur avant la plus puissante au monde, ainsi que comme l’Aston Martin à moteur avant la plus puissante des 113 années d’histoire de la marque. Pour parvenir à ce résultat, la firme britannique a combiné une évolution profondément retravaillée de son V12 5,2 litres biturbo, une carrosserie intégralement réalisée en fibre de carbone, un châssis spécifiquement calibré et une recherche poussée de la légèreté.
La fiche technique annonce 850 ch, un couple de 1 000 Nm disponible dès 2 500 tr/min, un 0 à 100 km/h en 3,1 secondes et une vitesse maximale de 345 km/h. Mais la Valen ne cherche pas uniquement à aligner des chiffres. Elle revendique également une personnalité plus radicale, plus sonore et plus directement tournée vers le conducteur que les modèles V12 de série dont elle dérive.
Avec sa carrosserie coachbuilt, son habitacle 2+0, ses roues en magnésium, son échappement en titane et ses nombreux composants spécifiques, la Valen s’inscrit dans une catégorie où l’exclusivité compte autant que la performance. Elle prolonge une lignée de modèles Aston Martin rares et fortement personnalisés, parmi lesquels la One-77, la Vulcan, la Victor, la Valour et la Valiant.
Une lignée de modèles d’exception
Le choix du nom Valen ne doit rien au hasard. Il dérive du terme latin valens, qui évoque la force et la puissance. Il permet aussi à Aston Martin de poursuivre sa tradition des appellations commençant par la lettre « V ». La nouvelle venue rejoint ainsi la One-77, la Vulcan, la Victor, la Valour et la Valiant dans une famille de créations qui occupent une place particulière dans l’histoire récente de la marque.
La One-77, lancée en 2009, fut la première supercar Aston Martin à moteur avant. Elle associait une carrosserie spectaculaire à un V12 atmosphérique de 7,3 litres préparé par Cosworth et développant 760 ch. À son époque, elle revendiquait le titre de supercar atmosphérique la plus puissante au monde.
En 2015, la Vulcan a changé de registre. Développée exclusivement pour la piste, elle recevait une monocoque en fibre de carbone d’inspiration Formule 1, un moteur V12 atmosphérique de 7 litres développant 831 ch et une aérodynamique générant un niveau d’appui élevé. Elle n’était pas homologuée pour la route, mais elle démontrait la capacité d’Aston Martin à concevoir une voiture de compétition destinée à une clientèle privée.
La Victor, présentée en 2020, était pour sa part une pièce unique réalisée dans le cadre du service Q by Aston Martin. Son style s’inspirait notamment de la V8 Vantage des années 1970. Elle associait un V12 biturbo de 5,2 litres à une boîte manuelle à six rapports, dans une interprétation très personnelle de la voiture de sport analogique.
La Valour de 2023 et la Valiant de 2024 ont ensuite prolongé cette démarche. Toutes deux exploitaient le V12 biturbo Aston Martin et privilégiaient l’émotion mécanique, la présence visuelle et l’exclusivité. La Valiant adoptait une orientation davantage tournée vers le circuit, tandis que la Valour célébrait une forme de grand tourisme musclé et spectaculaire.
La Valen ne renie pas cet héritage, mais elle le fait évoluer. Là où la Valour et la Valiant mettaient en avant leur boîte manuelle, la nouvelle Aston Martin adopte une transmission automatique à huit rapports. Ce choix permet d’exploiter plus efficacement la puissance et le couple du V12, tout en bénéficiant de stratégies de passage de rapports issues de la compétition.
Un V12 de 850 ch
La Valen reçoit la version la plus puissante du V12 5,2 litres biturbo d’Aston Martin. Installé en position avant centrale et associé à une transmission aux roues arrière, ce moteur développe 850 ch, soit 625 kW ou 838 bhp. Le couple maximal atteint 1 000 Nm et reste disponible entre 2 500 et 5 000 tr/min.
Cette disponibilité très large doit permettre à la Valen de combiner accélérations brutales et facilité de conduite. Le couple maximal est atteint relativement bas dans les régimes, ce qui doit donner au conducteur une réponse immédiate à chaque pression sur l’accélérateur. La puissance maximale est délivrée à 6 500 tr/min, régime auquel le V12 doit exprimer toute sa personnalité.
Aston Martin n’a pas simplement augmenté la puissance du moteur. Le travail a également porté sur la gestion électronique de l’accélérateur et sur les stratégies de la boîte de vitesses. En modes Sport et Sport+, la cartographie de la pédale d’accélérateur est volontairement courte afin de fournir davantage de réponse dès les premiers millimètres de course. Le conducteur bénéficie ainsi d’une sensation d’urgence plus marquée sur route ouverte.
Le mode Track adopte une logique différente. La réponse de l’accélérateur devient plus progressive et plus longue afin d’offrir davantage de précision lorsque la voiture est conduite à la limite. Cette calibration doit éviter qu’une réaction trop immédiate ne perturbe l’équilibre de la voiture dans les phases de remise des gaz ou lors des sorties de virage.
La transmission automatique ZF à huit rapports bénéficie d’une calibration spécifique. Aston Martin indique que ses stratégies de passage de rapports s’inspirent du programme de compétition Vantage GT4. Les changements de vitesse se veulent plus rapides et plus nets dans tous les modes de conduite. Ce travail contribue notamment à réduire le temps d’accélération de 0 à 60 mph à 3,0 secondes, soit environ 3,1 secondes de 0 à 100 km/h.
La vitesse maximale est électroniquement limitée à 214 mph, soit 345 km/h. Cette valeur place la Valen dans le cercle très fermé des supercars capables de dépasser largement les 300 km/h. La transmission comprend également un différentiel arrière autobloquant électronique et un arbre de transmission en fibre de carbone.
Une chasse au poids poussée
Pour une voiture développant 850 ch, la masse constitue un enjeu essentiel. Aston Martin annonce un gain pouvant atteindre 110 kg par rapport à sa plateforme V12 de référence. Cette réduction repose sur l’utilisation de matériaux issus de la compétition automobile, comme la fibre de carbone, l’aluminium, le titane et le magnésium.
La carrosserie coachbuilt est entièrement réalisée en fibre de carbone. Cette solution permet de réduire la masse des éléments extérieurs tout en offrant aux designers une grande liberté pour créer des volumes spécifiques. Les clients pourront même choisir une carrosserie en fibre de carbone apparente, avec une finition satinée ou brillante et différentes possibilités de teinte.
Un pack allégé optionnel permet d’aller encore plus loin. Il comprend notamment des bras de suspension et des porte-fusées en aluminium usinés dans la masse, ainsi que des boulons de châssis en titane. À eux seuls, ces composants permettent d’économiser 16,9 kg.
Les roues en magnésium de 21 pouces sont montées de série. Au-delà de leur masse totale, leur intérêt réside dans la réduction des masses non suspendues. Une roue plus légère facilite le travail de la suspension, améliore les réactions de la direction et contribue à une meilleure maîtrise des mouvements de caisse.
La répartition des masses annoncée est de 53% sur l’avant et de 47% sur l’arrière. Cette valeur rappelle que la Valen reste fidèle à une architecture à moteur avant central et propulsion arrière. Aston Martin a toutefois travaillé pour donner à la voiture les réactions d’un modèle plus compact et plus léger.
Un châssis spécialement calibré
Le moteur ne constitue qu’une partie du caractère de la Valen. Aston Martin a profondément retravaillé les éléments qui déterminent le comportement dynamique : direction, suspension, freinage, carrossage, contrôle de stabilité et gestion électronique des amortisseurs.
La suspension avant adopte une architecture à double triangulation indépendante avec ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis. À l’arrière, la Valen utilise une suspension multibras avec ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis. Les amortisseurs semi-actifs Bilstein DTX bénéficient d’une calibration propre au modèle.
Le berceau arrière est monté de manière rigide afin d’améliorer la précision des réactions. Des ressorts et des ressorts auxiliaires spécifiques complètent ce dispositif. Aston Martin a cherché à réduire les mouvements de roulis et de tangage en réponse aux sollicitations du conducteur, tout en conservant une certaine souplesse pour les longs trajets.
La direction fait l’objet d’un travail particulier. Les efforts ont été ajustés pour améliorer la réponse et la sensation de connexion avec le train avant. Selon Aston Martin, les réglages permettent à la Valen de se comporter comme une voiture plus courte et plus légère. Cette recherche d’agilité est essentielle pour une supercar à moteur avant, dont les dimensions et la puissance pourraient naturellement favoriser une conduite plus lourde.
Le constructeur annonce une rigidité latérale optimisée à l’avant comme à l’arrière. L’objectif est d’obtenir des changements de direction plus précis, tout en maintenant une répartition des réactions qui reste progressive et exploitable. La voiture doit pouvoir offrir de la précision aux conducteurs expérimentés sans devenir intimidante pour les autres.
Le système de freinage fait appel à des disques en carbone-céramique de 410 mm à l’avant et de 360 mm à l’arrière. Le servofrein conserve une pédale ferme afin d’autoriser un dosage précis à haute comme à basse vitesse. Cette caractéristique doit renforcer la confiance du conducteur lors des freinages appuyés.
Des pneus connectés au châssis
La liaison au sol repose sur des pneumatiques Pirelli spécialement développés pour la Valen. Le modèle P Zero R AML reçoit des dimensions de 275/35 ZR21 à l’avant et 325/30 ZR21 à l’arrière. Une monte hivernale P Zero Winter 2 AML est également proposée, avec des dimensions identiques mais une homologation adaptée à la saison froide.
Ces pneus doivent fournir suffisamment de grip latéral et longitudinal pour exploiter les 850 ch, tout en restant suffisamment progressifs pour conserver une conduite accessible. Aston Martin indique que leur mise au point a cherché à offrir une large plage d’utilisation, depuis la route ouverte jusqu’à la piste.
La Valen adopte aussi la technologie Pirelli Cyber Tyre, sous réserve de disponibilité selon les marchés. Ce système permet de transmettre en temps réel des informations relatives aux pneus aux systèmes électroniques de la voiture. Développée avec Bosch Engineering, cette solution est intégrée à l’architecture numérique du véhicule.
Les systèmes ESP, ABS et antipatinage peuvent ainsi adapter en permanence leurs seuils de fonctionnement. L’objectif est d’optimiser le contrôle et la sécurité en fonction des conditions d’adhérence et de l’état des pneumatiques. Dans une voiture aussi puissante, cette capacité à exploiter les informations provenant des pneus constitue un élément important du comportement dynamique.
Une sonorité de V12 travaillée
Aston Martin a souhaité que la Valen possède une signature sonore à la hauteur de ses performances. Le système d’échappement en titane a été conçu spécifiquement pour ce modèle. Il reçoit de petits silencieux, appelés micro mufflers, afin de respecter les exigences d’homologation tout en limitant la masse et en améliorant la qualité sonore.
La ligne d’échappement adopte quatre sorties, réparties entre deux sorties supérieures et deux sorties inférieures. Cette disposition évoque le langage stylistique d’une hypercar à moteur central, tout en restant intégrée aux proportions d’une voiture à moteur avant central.
Les sorties supérieures restent ouvertes en permanence. Les sorties inférieures sont commandées par des valves qui s’ouvrent en fonction du mode de conduite. Le conducteur peut donc modifier la présence sonore de la voiture en sélectionnant les différents programmes.
Le travail acoustique ne s’est pas limité à augmenter le volume. Aston Martin a réduit les fréquences graves et renforcé les registres plus aigus. Les dimensions du système ont été optimisées pour créer une montée en puissance progressive jusqu’à un crescendo plus spectaculaire.
Les sorties supérieures ont par ailleurs été accordées comme des tuyaux d’orgue afin de produire davantage de résonance dans les hauts régimes. La Valen doit ainsi offrir une bande-son plus expressive, qui accompagne la montée du V12 et renforce la sensation de vitesse.
Une silhouette plus agressive
Esthétiquement, la Valen représente une rupture assumée avec les Aston Martin plus classiques. Le constructeur parle d’une réinterprétation de sa formule à moteur avant, avec des lignes plus tendues, des surfaces plus sculptées et une posture davantage tournée vers la performance.
La face avant est dominée par des projecteurs fins et profondément encastrés. Ils sont placés sous l’arête incisive du capot plongeant et donnent au regard une expression plus agressive. La calandre adopte un traitement plus angulaire, avec une grille au dessin géométrique et un séparateur avant nettement incliné.
Le capot reçoit une prise d’air centrale dont les perforations apparaissent vers la partie arrière. Les traditionnelles ouïes latérales sont allongées et deviennent de véritables conduits fonctionnels. Elles extraient l’air des passages de roue et l’accompagnent le long des flancs.
Le profil se caractérise par une taille très resserrée. Un bas de caisse à étages souligne le contraste entre les ailes avant et les épaules arrière, plus larges et plus musclées. À l’arrière des bas de caisse, des générateurs de vortex en forme de dents de scie travaillent le flux d’air sous la voiture. Ils contribuent à réduire la portance et à générer de l’appui.
De petites vitres de custode spécifiques complètent cette silhouette. Elles renforcent l’identité de la Valen et participent à la sensation de mouvement de la partie arrière.
Un arrière spectaculaire
La partie arrière adopte une solution inhabituelle pour une voiture de ce type. La lunette et le couvercle de coffre traditionnels sont remplacés par un hayon monobloc. Celui-ci intègre un élément aérodynamique dans sa partie supérieure et donne accès à un coffre de 170 litres.
Cette capacité permet à la Valen de conserver une certaine aptitude aux voyages. Un Touring Pack optionnel ajoute un jeu de bagages sur mesure afin d’utiliser au mieux l’espace disponible. Une housse souple et ajustée protège la peinture lors du chargement et du déchargement des bagages.
Un bandeau lumineux traverse la largeur de la poupe. Installé sous le grand porte-à-faux arrière, il accompagne la forme relevée de la carrosserie. Cette dernière agit comme un volet de type Gurney et génère de l’appui sans nécessiter l’installation d’un aileron massif de voiture de course.
Sous le bandeau lumineux, un panneau perforé évacue la chaleur présente autour de l’échappement. Les sorties hautes prennent place au-dessus du diffuseur arrière relevé, ce qui donne à la Valen une signature visuelle immédiatement reconnaissable.
La voiture présentée à Monterey arbore une teinte Satin Andromeda Red développée par Q Ultra. Cette peinture satinée combine des nuances de rouge profond, de cuivre et d’or, avec des reflets pouvant évoluer vers des tonalités bleutées selon la lumière. La technologie Chromaflair contribue à ces changements de perception.
Les clients pourront également opter pour une carrosserie entièrement en carbone apparent. Le tissage en chevrons peut être aligné au centre de la voiture, tandis que la fibre peut recevoir différentes teintes et finitions. Q by Aston Martin proposera même une démarche de personnalisation destinée à créer une teinte spécifique en collaboration avec le client.
Un habitacle 2+0 orienté conducteur
L’habitacle de la Valen adopte une architecture nouvelle. Il reprend une philosophie de légèreté visuelle censée faire écho à la réduction de masse obtenue sur la carrosserie et le châssis.
La console centrale est particulièrement fine. Sa conception s’appuie sur des éléments fabriqués par impression 3D et reprend certains principes du système introduit sur la Valhalla. Elle est orientée vers le conducteur afin de créer un environnement plus concentré et plus sportif.
La Valen est strictement configurée en 2+0. Elle ne cherche donc pas à proposer de véritables places arrière, mais à concentrer l’espace autour du conducteur et du passager avant. Cette architecture correspond à la vocation de la voiture : privilégier la présence mécanique, la relation avec la machine et la possibilité de voyager à deux.
Deux types de sièges sont proposés. Les sièges Sports Plus doivent associer maintien et confort sur longue distance. Les sièges performance en fibre de carbone offrent une approche plus radicale pour les clients qui souhaitent renforcer la dimension sportive de leur Valen.
La personnalisation de l’habitacle est organisée autour d’une nouvelle hiérarchie de finitions. Le client commence par choisir entre une association de cuir semi-aniline et d’Alcantara, ou un habitacle entièrement habillé de cuir semi-aniline. Il sélectionne ensuite l’une des cinq combinaisons de matériaux : Monotone, Duotone, Light Duotone, Tritone ou Driver Focused.
Le niveau de finition détermine l’étendue du matelassage. Celui-ci peut apparaître sur les panneaux de portes, les portes et les sièges, puis s’étendre au pavillon dans les configurations les plus riches. Une option Driver Focused permet de mettre en valeur le siège conducteur, tandis qu’un pack d’accents ajoute des touches de couleur contrastées.
Les éléments imprimés en 3D sont utilisés à plusieurs endroits de l’habitacle. Leurs parties perforées font écho aux prises d’air de la carrosserie. Cette continuité entre l’extérieur et l’intérieur renforce la cohérence du projet, tout en réduisant la sensation d’encombrement visuel.
Les aérateurs ont également été redessinés pour simplifier la planche de bord. La palette de couleurs d’anodisation a été élargie afin de multiplier les possibilités de personnalisation proposées par Q by Aston Martin.
Une supercar pour la route et la piste
Aston Martin a voulu donner à la Valen une capacité à changer de caractère. Cinq modes de conduite sont disponibles : Wet, Sport, Sport+, Track et Individual. Ils modifient les réglages du groupe motopropulseur, de la direction et du châssis.
Le mode Wet privilégie la progressivité et la stabilité sur chaussée humide. Sport et Sport+ intensifient la réponse de l’accélérateur, la rapidité de la transmission et la sensation d’urgence. Track privilégie la précision lorsque les limites d’adhérence sont recherchées sur circuit. Le mode Individual permet au conducteur de composer sa propre configuration.
Cette diversité doit éviter que la Valen ne soit réduite à un engin réservé aux journées de roulage. Son coffre de 170 litres, ses sièges Sports Plus et ses pneumatiques spécifiques témoignent d’une volonté de conserver une aptitude aux longs trajets.
La présence d’une suspension semi-active et d’un système de contrôle électronique sophistiqué doit également permettre de concilier performance et confort. Le défi consiste à proposer une voiture capable d’exploiter son potentiel sur piste tout en restant suffisamment prévenante sur route ouverte.
La Valen ne prétend toutefois pas être une GT discrète. Son V12 de 850 ch, son échappement en titane, sa carrosserie en carbone et son style très affirmé la placent clairement du côté des supercars de caractère. Sa polyvalence ne signifie pas effacement, mais plutôt capacité à adapter son comportement à l’usage choisi.
Une production limitée à 150 exemplaires
La production de l’Aston Martin Valen sera limitée à 150 exemplaires dans le monde. Les premières livraisons sont programmées pour le deuxième trimestre 2027. Aucun chiffre de consommation ou d’émissions selon le cycle WLTP n’est encore communiqué au moment de sa présentation.
Cette production limitée renforce le positionnement de la Valen dans l’univers des modèles de collection. Elle ne constitue pas une nouvelle étape de la gamme Aston Martin au sens classique, mais une interprétation exclusive et fortement personnalisée de son savoir-faire.
La Valen combine ainsi plusieurs traditions de la marque : le moteur V12 à l’avant, la propulsion arrière, le grand tourisme britannique, le travail artisanal de Q by Aston Martin et l’inspiration issue de la compétition. Elle ajoute à cet héritage une puissance record, une carrosserie intégralement en carbone et une mise au point électronique particulièrement poussée.
Dans la gamme des créations récentes, elle représente sans doute l’une des expressions les plus complètes du V12 Aston Martin. La Valour et la Valiant célébraient le plaisir mécanique à travers une boîte manuelle. La Valen choisit une autre voie : celle d’une supercar automatique, extrêmement rapide, plus précise et capable d’exploiter tout le potentiel de son moteur dans un cadre routier comme sur circuit.
Elle rappelle également que la voiture de sport à moteur avant conserve une véritable pertinence lorsqu’elle est interprétée avec suffisamment d’ambition. Le moteur placé en position avant centrale, la propulsion arrière et la répartition des masses légèrement orientée vers l’avant imposent des choix techniques spécifiques. Mais la direction, le châssis, les pneus et l’électronique peuvent transformer cette architecture en une machine agile et expressive.
Avec la Valen, Aston Martin ne cherche donc pas uniquement à construire la plus puissante de ses voitures à moteur avant. La marque veut proposer une expérience complète, où la puissance, le poids, le style et le son participent à une même personnalité. Le résultat est une supercar exclusive, spectaculaire et profondément britannique, qui perpétue la tradition des Aston Martin V12 tout en la poussant vers une nouvelle dimension.
Fiche technique Aston Martin Valen
| Rubrique | Caractéristiques |
|---|---|
| Modèle | Aston Martin Valen |
| Carrosserie | Carrosserie coachbuilt spécifique en fibre de carbone |
| Configuration | Supercar 2+0 à moteur avant central et propulsion arrière |
| Structure | Structure de carrosserie en aluminium extrudé et collé |
| Moteur | V12 biturbo de 5,2 litres |
| Puissance maximale | 850 ch / 838 bhp / 625 kW à 6 500 tr/min |
| Couple maximal | 1 000 Nm de 2 500 à 5 000 tr/min |
| Transmission | Automatique à 8 rapports ZF, montée à l’arrière, avec calibration spécifique |
| Différentiel | Différentiel arrière autobloquant électronique |
| Arbre de transmission | Arbre en fibre de carbone |
| Modes de conduite | Wet, Sport, Sport+, Track et Individual |
| Suspension avant | Double triangulation indépendante, ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis |
| Suspension arrière | Multibras, ressorts hélicoïdaux et barre antiroulis |
| Amortissement | Amortisseurs semi-actifs Bilstein DTX avec système adaptatif intelligent |
| Freins | Carbone-céramique |
| Disques avant | 410 x 38 mm |
| Disques arrière | 360 x 38 mm |
| Jantes | Jantes en magnésium de 21 pouces |
| Pneus été | Pirelli P Zero R AML : 275/35 ZR21 à l’avant et 325/30 ZR21 à l’arrière |
| Pneus hiver | Pirelli P Zero Winter 2 AML : 275/35 R21 à l’avant et 325/30 R21 à l’arrière |
| 0 à 60 mph | 3,0 secondes |
| 0 à 100 km/h | 3,1 secondes |
| Vitesse maximale | 345 km/h, soit 214 mph, limitée électroniquement |
| Longueur | 4 830 mm ; 4 870 mm selon la spécification FED |
| Largeur avec rétroviseurs | 2 120 mm |
| Largeur rétroviseurs rabattus | 2 044 mm |
| Hauteur | 1 290 mm |
| Empattement | 2 885 mm |
| Garde au sol | 120 mm, hors lame aérodynamique |
| Volume du coffre | 170 litres |
| Répartition des masses | 53% à l’avant et 47% à l’arrière |
| Masse | Masse à vide certifiée UE DIN : donnée non communiquée |
| Production | 150 exemplaires dans le monde |
| Premières livraisons | Deuxième trimestre 2027 |
| Consommation et émissions | Données finales WLTP en attente |
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