Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire (1966–1973)

Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire

Il y a des automobiles qui ne font qu’évoluer, et il y en a d’autres qui révolutionnent. La Lamborghini Miura appartient résolument à la seconde catégorie. Présentée le 10 mars 1966 au Salon de Genève, cette sportive italienne à moteur central n’est pas simplement entrée dans l’histoire de l’automobile : elle l’a réécrite. Soixante ans après sa première mondiale, la Miura reste la référence absolue, le point de départ de tout ce que l’on appelle aujourd’hui une supercar. Voici l’histoire complète d’une saga hors du commun.​


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Les origines : un défi de jeunes ingénieurs

La Lamborghini Miura est avant tout l’histoire d’une audace collective. En 1964, la marque de Sant’Agata Bolognese n’a que deux ans d’existence. Ferruccio Lamborghini a certes prouvé son sérieux avec la 350 GT, mais son ambition va bien plus loin. Il rêve d’une machine encore plus puissante, encore plus radicale. C’est alors qu’une équipe de jeunes ingénieurs passionnés — Gian Paolo Dallara, Paolo Stanzani et le pilote d’essai néo-zélandais Bob Wallace — prend les choses en main, hors des heures de bureau, presque en secret.​

Dès 1964, ce trio de visionnaires commence à développer l’idée d’une voiture de sport inspirée directement de la compétition, avec un moteur monté en position centrale transversale. Cette architecture, héritée du monde des courses, est alors totalement inédite sur une voiture de route. Après avoir construit un châssis prototype prêt à rouler, ils le présentent à Ferruccio Lamborghini, qui reconnaît immédiatement le potentiel du projet. Sans hésiter, il donne le feu vert pour développer ce qui deviendra le Projet L105, sous la dénomination technique 400 TP.​

Le 3 novembre 1965, au Salon de Turin, Lamborghini frappe un grand coup. Le châssis de la future Miura est exposé nu, peint en noir satin, entouré de ses quatre pipes d’échappement blanches. Une structure en acier d’une finesse extrême — seulement 0,8 mm d’épaisseur de paroi — pour un poids total de seulement 120 kilos. Jamais un simple châssis n’avait provoqué un tel émoi dans une salle d’exposition. Les visiteurs et les carrossiers affluent. Plusieurs ateliers proposent leurs services pour habiller ce « pied merveilleux ».​


Bertone entre en scène : la naissance d’une icône

La légende raconte que Nuccio Bertone arriva le dernier sur le stand Lamborghini à Turin, vers la fin du Salon. Examinant le châssis avec calme, il aurait déclaré à Ferruccio Lamborghini que son studio dessinerait « la chaussure parfaite pour ce pied merveilleux. » Qu’importe si ce dialogue est exactement fidèle à la réalité : il reflète avec une précision saisissante la complicité créative qui unit instantanément les deux hommes.​

Cette rencontre marque le début d’une collaboration historique. À la tête du design chez Carrozzeria Bertone se trouve alors un jeune talent de 26 ans : Marcello Gandini. En quelques semaines seulement — dès début janvier 1966 — le design est finalisé. Trente employés Bertone travaillent d’arrache-pied pour que le prototype soit prêt pour Genève, en mars. Le résultat est sidérant. La Miura est basse, très basse — seulement 105 centimètres de hauteur — large, élancée, avec des lignes qui semblent nées de la vitesse.​

Les phares escamotables ornés de « cils » noirs, les larges prises d’air derrière les portes, les lames noires ajourées sur le capot arrière, les garnitures en aluminium anodisé noir à la place du chrome traditionnel : chaque détail est pensé à la fois pour l’aérodynamisme et pour l’esthétique. Gandini crée une sculpture automobile qui tient à la fois du fauve prêt à bondir et de l’objet d’art. La Miura est la première voiture de série à combiner aussi parfaitement la puissance et la beauté, le sport et l’élégance. Elle mesure 4,36 m de long seulement, compacité rendue possible par l’implantation transversale du moteur.​

Pour en savoir plus sur les grandes signatures du design automobile sportif, retrouvez notre dossier sur les plus belles voitures de sport italiennes sur le Guide des Sportives.


Un nom taillé pour la légende

La Lamborghini Miura ne doit pas son nom au hasard. Chez Lamborghini, les modèles portent traditionnellement les noms de taureaux célèbres ou de termes liés à la tauromachie, une référence directe au signe zodiacal du Taureau de Ferruccio Lamborghini. La Miura tire son nom d’une race de taureaux de combat parmi les plus réputées et les plus redoutées d’Espagne, élevée par Don Eduardo Miura Fernández.​

Ce choix n’est pas anodin : le taureau Miura est connu pour son caractère fougueux, sa puissance et son imprévisibilité — des qualités qui correspondent exactement à ce que représente la voiture. Cette tradition nomenclaturale se poursuivra avec l’Espada, l’Islero, et plus tard le Murciélago, autant de noms qui ancrent Lamborghini dans une culture ibérique de l’excellence et du danger. La Miura est ainsi la première Lamborghini à porter officiellement ce type de nom taurin, établissant un code de marque qui dure encore aujourd’hui.​


Le cœur battant : le V12 transversal

Si la carrosserie de la Miura fait tomber les mâchoires, c’est son architecture mécanique qui révolutionne l’industrie. Au cœur de la machine bat un moteur V12 de 3 929 cm³ à 60 degrés, monté transversalement en position centrale arrière. Ce 12 cylindres dispose de quatre arbres à cames en tête, de soupapes en V, d’un vilebrequin à sept paliers et de quatre carburateurs Weber 40 IDL 3L avec douze papillons. Détail surprenant : le vilebrequin tourne dans le sens antihoraire.​

L’ingénieur Paolo Stanzani joue un rôle central dans ce chef-d’œuvre mécanique. Il reprend le V12 originellement dessiné par Giotto Bizzarrini et l’adapte pour la route, en assurant sa viabilité en série. La solution technique la plus audacieuse — et la plus controversée — est le partage d’un carter commun entre le moteur, la boîte de vitesses et le différentiel. Gain de place considérable, mais complexité extrême de la lubrification. Lamborghini améliorera ce point sur les versions ultérieures en développant des systèmes de lubrification distincts.​

La transmission se fait via un embrayage à sec vers une boîte manuelle à cinq rapports avec grille de vitesses ouverte — le fameux « open gate » que tout conducteur de Lamborghini connaît. Sans direction assistée, sans aide électronique d’aucune sorte, la Miura dialogue directement avec son pilote. Exigeante, brutale parfois, mais d’une sincérité absolue. Son son — ce rugissement de V12 à haut régime — est devenu indissociable de son image, au point de lui valoir le rôle principal de la scène d’ouverture du film The Italian Job en 1969.​

Passionné par les grands moteurs de légende ? Consultez également notre guide complet sur les meilleures sportives italiennes sur le Guide des GTI.


La P400 : l’originale, la pure, l’inaccessible

La première série de production de la Miura, la P400, est livrée à son premier client à Milan le 29 décembre 1966. Elle développe 350 ch à 7 000 tr/min pour un couple de 355 Nm à 5 000 tr/min. Pour l’époque, les performances sont proprement stratosphériques : 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et une vitesse de pointe de 280 km/h. La Miura P400 est alors officiellement la voiture de série la plus rapide du monde.​

Son châssis est un espace frame en acier, complété par des doubles triangulations et des ressorts hélicoïdaux à l’avant comme à l’arrière. La rigueur sportive de la P400 est totale : pas de climatisation, pas de vitres électriques, des finitions intérieures sobres. Elle pèse 985 kg seulement — une légèreté remarquable pour une GT de cette puissance. En 1967, 107 exemplaires sont livrés. En 1968, les commandes s’accumulent à un rythme sans précédent : près de quatre voitures par semaine en moyenne pour une supercar de ce niveau.​

La P400 est aujourd’hui la plus rare et la plus recherchée des trois versions. Sa pureté, son absence de compromis et son authenticité en font le Graal des collectionneurs du monde entier. À sa sortie, elle était vendue 7 700 000 lires italiennes — une fortune pour l’époque, et un investissement qui, soixante ans plus tard, dépasse toutes les espérances.​


La P400 S : la Miura s’affine

En 1968 apparaît la Lamborghini Miura P400 S, une évolution logique mais significative de la recette originale. Le V12 gagne en puissance : 370 ch à 7 500 tr/min pour un couple de 390 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe à 6,4 secondes, la vitesse de pointe reste aux alentours de 280 km/h mais la voiture est plus sûre, plus prévisible, plus exploitable.​

Les améliorations touchent tous les aspects de la voiture. La voie est élargie, la suspension retravaillée avec des amortisseurs Koni. À partir du 501ème exemplaire, des disques ventilés sont montés aux quatre roues. L’habitacle reçoit des vitres électriques, des sièges retravaillés, une planche de bord modernisée. Les encadrements de vitres passent du noir anodisé au chrome. La climatisation devient disponible en option à 350 000 lires supplémentaires.​

La P400 S réussit le défi de rendre la Miura plus vivable au quotidien sans en trahir l’âme. Elle conserve le caractère sauvage de la P400 tout en s’ouvrant à une clientèle plus large, désireuse d’un confort minimal pour de longs trajets sur autoroute. La carrosserie reçoit de légères modifications au niveau des prises d’air, et l’ensemble donne une impression de maturité accrue. Elle est vendue 7 850 000 lires, plus 350 000 lires pour la climatisation.​


La P400 SV : l’ultime aboutissement

La Lamborghini Miura P400 SV, produite de 1971 à 1973, représente l’apogée technique de la saga. Le « SV » signifie Super Veloce — super véloce — et ce n’est pas une promesse en l’air. Le V12 atteint désormais 385 ch à 7 850 tr/min pour un couple de 388 Nm à 5 500 tr/min. La vitesse maximale dépasse les 290 km/h, faisant de la SV la voiture de série la plus rapide du monde à son époque. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,5 secondes.​

Sur le plan mécanique, la SV introduit la séparation des systèmes de lubrification moteur et boîte, résolvant définitivement le problème qui avait tari la réputation de la P400 originale. La voie arrière est encore élargie pour améliorer la traction en sortie de courbe. La suspension arrière est reprise, et certains exemplaires sont équipés d’un différentiel à glissement limité. La maîtrise dynamique progresse sensiblement.​

Visuellement, la SV se distingue par l’absence des « cils » sur les phares escamotables, lui donnant un look plus épuré, plus moderne, plus agressif. Les ailes arrière sont légèrement évasées pour accueillir les pneumatiques plus larges. La SV est vendue 8 600 000 lires. Entre 1971 et 1973, elle clôture en beauté une production totale de 763 exemplaires pour l’ensemble de la famille Miura.​

Retrouvez notre comparatif des grandes sportives des années 70 sur Guide des Sportives pour replacer la Miura dans son contexte historique.


Les versions spéciales et le Roadster unique

Au-delà des trois versions de série, la Miura a donné naissance à une constellation de versions spéciales, de prototypes et de one-offs qui alimentent la mythologie de la marque. Parmi eux, la pièce la plus extraordinaire est sans doute le Miura Roadster de 1968, une version découvrable unique imaginée et réalisée par Carrozzeria Bertone.​

Cette pièce unique se distingue par une peinture lamée bleu ciel, un intérieur en cuir blanc, une moquette rouge, des prises d’air latérales agrandies, un pare-brise à inclinaison plus prononcée et des feux arrière exclusifs. Pour convertir le coupé en roadster, Bertone a dû réaliser environ 120 renforts structurels supplémentaires sur la caisse — un travail colossal pour préserver la rigidité de la carrosserie sans toit. Cette automobile unique est aujourd’hui considérée comme l’une des voitures les plus précieuses et les plus convoitées au monde.​

En 2006, pour les 40 ans de la Miura, Lamborghini présente au Salon de Genève le Miura Concept, signé Walter De Silva. Ce concept car moderne ne cherche pas à copier l’original mais à en réinterpréter l’esprit dans un langage contemporain : silhouette basse et plate, épaules arrière larges, porte-à-faux courts. Une déclaration d’amour à la voiture qui a tout inventé, sans tomber dans le rétro facile.​


La culture Miura : du cinéma à la pop culture

La Lamborghini Miura n’est pas seulement une automobile. Elle est un symbole culturel dont l’influence dépasse largement le monde de l’automobile. Sa présence dans la scène d’ouverture du film The Italian Job (1969), où une Miura orange file dans les tunnels des Alpes italiennes au son de Matt Monro, reste l’une des séquences les plus iconiques du cinéma automobile. La caméra ne filme pas une voiture : elle filme un mythe.​

La Miura a orné des dizaines de couvertures de magazines automobiles internationaux et a alimenté les rêves de générations entières de passionnés. Elle a contribué à définir le concept même de la supercar dans l’imaginaire collectif : une machine belle, dangereuse, inaccessible, taillée pour repousser les limites. Sa palette de couleurs — Arancio Miura, Giallo Fly, Rosso Corsa, Verde Rio Metallizzato… — a d’ailleurs posé les jalons d’une personnalisation poussée qui est aujourd’hui au cœur de l’identité Lamborghini.​

Stephan Winkelmann, PDG d’Automobili Lamborghini, résume parfaitement ce qui fait de la Miura bien plus qu’une voiture : « La Miura a fait plus qu’introduire une nouvelle voiture — elle a changé le cours de l’histoire automobile. Avec son architecture révolutionnaire, son design à couper le souffle et ses performances sans compromis, elle a défini le concept même de supercar. » Soixante ans après, cette phrase sonne comme une évidence.​


Un héritage vivant

L’héritage de la Lamborghini Miura se lit dans chaque Lamborghini produite depuis 1966. La Countach, la Diablo, la Murciélago, l’Aventador et l’actuelle Revuelto sont autant de descendants directs de la philosophie Miura : moteur central, V12, design radical, performances absolues. La Miura a transformé Lamborghini d’un fabricant de niche en un constructeur de série respecté, capable de produire jusqu’à quatre supercars par semaine dès 1968.​

Aujourd’hui, les exemplaires les plus emblématiques de la Miura brillent dans les plus grands concours d’élégance mondiaux — Villa d’Este, Pebble Beach, Salon Privé, Hampton Court Palace — raflant régulièrement les prix de Best in Class. Le département Lamborghini Polo Storico veille sur leur préservation, assurant restauration, certification et participation aux grands événements du patrimoine automobile. En 2026, Lamborghini célèbre les 60 ans de la Miura avec un Polo Storico Tour exclusif en Italie du Nord, du 6 au 10 mai.​

La Miura n’a pas vieilli : elle a mûri. Soixante ans après son apparition fracassante à Genève, elle continue d’incarner l’idéal de la supercar — cette combinaison unique d’audace, de beauté et de performance qui fait battre le cœur des passionnés du monde entier. Elle est la preuve vivante que l’innovation née du courage de défier les conventions ne vieillit jamais.

Pour découvrir les autres grandes sportives qui ont marqué l’histoire, consultez les guides complets sur Guide des Sportives et Guide des GTI.


Les versions :


Caractéristique Miura P400 (1966–1969) Miura P400 S (1968–1971) Miura P400 SV (1971–1973)
Moteur V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central
Puissance 350 ch à 7 000 tr/min 370 ch à 7 500 tr/min 385 ch à 7 850 tr/min
Couple 355 Nm à 5 000 tr/min 390 Nm à 5 500 tr/min 388 Nm à 5 500 tr/min
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports — open gate
0 à 100 km/h ≈ 6,7 s ≈ 6,4 s ≈ 5,5 s
Vitesse maximale ≈ 280 km/h ≈ 280 km/h > 290 km/h
Poids à vide 985 kg 1 180 kg 1 245 kg
Carrosserie Coupé 2 places — Bertone / Marcello Gandini
Longueur 4,36 m
Hauteur ≈ 1,05 m
Châssis Space frame acier — doubles triangulations AV/AR
Freins Disques 4 roues Disques ventilés 4 roues (à partir du n° 501) Disques ventilés 4 roues
Carburateurs 4 Weber 40 IDL 3L (12 papillons)
Lubrification Carter commun moteur/boîte/différentiel Circuits séparés moteur et boîte
Prix de lancement 7 700 000 lires 7 850 000 lires 8 600 000 lires
Production totale 763 exemplaires (1966–1973)
Concepteurs G.P. Dallara, P. Stanzani, B. Wallace (mécanique) — M. Gandini / Bertone (design)
Particularités SV Cils phares, look classique Encadrements chromés, intérieur luxe Sans cils, voie arrière élargie, différentiel LSD en option

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Lamborghini Miura Saga
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Lamborghini
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Nissan Coupé Nissan Coupés Z : de la Datsun 240Z à la Nissan Z Nismo 2024, l’histoire des coupés japonais iconiques

Yoshihiko Matsuo est le père du design de la Datsun 240Z.

Icônes intemporelles des coupés sportifs japonais, les Nissan Z ont marqué plusieurs générations de passionnés grâce à leur design élégant, leurs performances équilibrées et leur réputation de fiabilité. De la légendaire Datsun 240Z à la dernière Nissan Z Nismo 2024, cette lignée de voitures a su évoluer tout en conservant l’esprit originel : proposer une expérience de conduite sportive accessible et mémorable. Les modèles Z incarnent à la fois tradition, innovation et passion automobile, attirant autant les collectionneurs que les amateurs de sensations pures sur route.

Design de la Datsun 240Z (1969)

La saga des Nissan Z débute à la fin des années 1960, lorsque Nissan cherche à concurrencer les coupés sportifs européens et américains sur le marché mondial. La première Datsun 240Z, conçue par le designer japonais Yoshihiko Matsuo et influencée par les lignes européennes, est présentée en 1969 au Salon de Tokyo. Sa carrosserie profilée et son moteur 6 cylindres en ligne font sensation : elle offre des performances comparables à celles d’une Porsche 911 mais à un prix beaucoup plus attractif.
Le succès de la 240Z ouvre la voie à toute une lignée de modèles qui vont progressivement évoluer : les 260Z et 280Z dans les années 1970, les 300ZX Z31 et Z32 dans les années 1980 et 1990, puis les 350Z et 370Z au début du XXIe siècle. Chaque génération s’inscrit dans le contexte de son époque : réglementation antipollution, évolution des marchés américains et européens, et exigence accrue des amateurs de coupés sportifs.

Design de la Datsun 240Z (1969) – Variante non retenue.

Les Nissan Z combinent tradition et innovation, offrant toujours un équilibre entre design, performances et plaisir de conduite. Cette saga se distingue également par sa constance : malgré les changements de moteur, de technologie et de style, l’ADN du coupé Z — moteur avant, propulsion arrière, silhouette longiligne et double porte — reste intact. Les éditions spéciales et variantes Nismo renforcent son image de sportive ultime, tandis que les cabriolets répondent à la demande des clients souhaitant conjuguer sportivité et plaisir de conduite décapotable. La Nissan Z reste ainsi l’une des plus emblématiques familles de coupés japonais, avec une influence marquée sur toute l’industrie automobile sportive.
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Alpine A110 R Ultime : la version la plus extrême jamais produite

Dévoilée au Mondial de l’Automobile de Paris 2024, l’Alpine A110 R Ultime apparaît comme le couronnement absolude la gamme A110 moderne. Une version ultime au sens propre, puisque cette déclinaison radicale marque la fin de carrière du modèle qui a porté la renaissance de la marque à partir de 2017. Alpine la décrit comme une bête de circuit homologuée route, un concentré d’ingénierie proche du monde de la compétition et destinée aux passionnés recherchant la voiture la plus vivante, la plus pure et la plus performante jamais sortie des ateliers de Dieppe. Continuer la lecture →

Mercedes-Benz SLK R170 – Guide Achat

Mercedes-Benz SLK dessiné sous la direction de Bruno Sacco.

Mercedes-Benz SLK dessiné sous la direction de Bruno Sacco.

Présentée au Salon de Turin 1996, la Mercedes-Benz SLK (R170) marque une véritable rupture dans la philosophie de la marque à l’étoile. Compacte, légère et audacieuse, elle répond au regain d’intérêt pour les petits roadsters sportifs initié par la Mazda MX-5. Dessinée sous la direction du designer Bruno Sacco, la SLK — pour Sportlich, Leicht, Kompakt — se distingue par une silhouette élégante, une poupe

Mercedes-Benz SLK R170 concept car (1994)

Mercedes-Benz SLK R170 concept car (1994)

courte et un capot long typique des roadsters classiques.

Mercedes-Benz SLK premier coupé cabriolet moderne (1996)

Mercedes-Benz SLK premier coupé cabriolet moderne (1996)

Son atout majeur réside dans son toit rigide escamotable “Vario Roof”, une innovation signée Mercedes qui allie la sécurité et l’insonorisation d’un coupé au plaisir de conduite d’un cabriolet. Produite à Bremen, la SLK s’impose rapidement comme un symbole de renouveau pour Mercedes-Benz, combinant technologie, design et agrément de conduite.

Ce modèle inaugure une nouvelle ère pour la marque : celle d’une gamme de sportives accessibles, positionnée entre la Mercedes SL (R129) et les Classe C Coupé Sport, et ouvrant la voie à des déclinaisons plus radicales comme l’AMG.
Une véritable révolution qui fera école, influençant notamment la BMW Z3 et l’Audi TT Roadster, mais surtout le futur du roadster Mercedes, jusqu’à la SLK R171 en 2004.

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Smart Roadster et Roadster Coupe – Guide Achat

smart roadster coupé concept car

smart roadster coupé concept car

smart roadster concept car

smart roadster concept car

À la fin des années 1990, Smart est encore une jeune marque en pleine effervescence. Après le lancement de la City Coupé, fruit de l’alliance entre Swatch et Mercedes-Benz, l’équipe de développement se prend à rêver d’un modèle plus passionné, plus radical. C’est dans cette ambiance créative et décomplexée que naît le projet Roadster. L’idée germe en 1998, lors de discussions informelles entre designers, ingénieurs et responsables marketing, réunis dans ce qu’ils appellent un « Workshop ». L’objectif est clair : créer une voiture plaisir, légère, basse, sans compromis, fidèle à l’esprit Smart mais résolument tournée vers les sensations de conduite.

Le designer Hartmut Sinkwitz, épaulé par Volker Leutz et Jürgen Neu, pose les premières lignes d’un roadster minimaliste, inspiré des sportives britanniques des années 60. Le concept repose sur la cellule Tridion apparente, les body panels en plastique interchangeables, et une philosophie « form follows function ». Les premières esquisses sont réalisées à la main, puis traduites en maquettes en Clay à l’échelle 1:4 et 1:1. L’intégration

smart roadster coupé (2023)

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technique est pensée dès le départ pour garantir un plaisir de conduite maximal : position assise très basse, empattement allongé, centre de gravité abaissé.

En septembre 1999, le concept-car est présenté au salon de Francfort, réalisé en un temps record avec le carrossier italien Stola. Le public est conquis. La production est lancée en 2002 à l’usine Smart de Hambach, en Moselle. Le Smart Roadster devient alors le porte-étendard d’une nouvelle vision de la voiture de sport : compacte, légère, accessible, et furieusement attachante. Entre 2002 et 2006, environ 43 000 exemplaires seront produits, répartis entre Roadster, Roadster Coupé, et les versions Brabus. Une aventure courte mais intense, qui continue de séduire les passionnés aujourd’hui.

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Mercedes-Benz AMG GT BR190 – Guide Achat

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Lorsque Mercedes-AMG dévoile la GT en septembre 2014 au Salon de Paris, le constructeur allemand s’attaque à un monument : la Porsche 911. Ce coupé biplace marque un tournant stratégique pour AMG. Après avoir gagné ses lettres de noblesse avec la SLS AMG, la marque d’Affalterbach voulait élargir son champ d’action avec une sportive plus accessible, mais tout aussi démonstrative. La GT (code C190), bientôt déclinée en Roadster (R190), allait devenir le symbole de la nouvelle identité d’AMG : design sculptural, technologie issue de la course et caractère sans compromis.

Le design, signé Gorden Wagener, adopte des proportions idéales : capot long, habitacle reculé, poupe ramassée et lignes musclées. Inspirée à la fois par les classiques Mercedes (300 SL) et par l’agressivité des GT modernes, la silhouette incarne la philosophie “Sensual Purity”. Sous la direction de Tobias Moers, AMG conçoit son propre châssis en aluminium léger, un V8 inédit et une boîte robotisée en transaxle pour une répartition parfaite des masses.

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)
Mercedes-AMG GT, exterior: fire opal, V8 biturbo engine, 462 to 510 hp, 600 to 650 Nm

Le cœur de la GT est le moteur M178, un V8 4.0 litres biturbo à carter sec, doté de turbos placés en “hot inside V”, une architecture inspirée de la Formule 1. Ce moteur sera décliné en plusieurs puissances, de 462 ch sur la GT à 730 ch sur la Black Series, en passant par 585 ch pour la GT R. Plus qu’une simple voiture de sport, la GT s’impose comme une vitrine technologique, déclinée en une gamme riche (GT, S, C, R, Roadster, Pro, Black Series) et en versions compétition (GT3, GT4).
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BMW Série 3 E30 sportives – Guide Achat

BMW Série 3 E30 (1982)

BMW Série 3 E30 (1982)

BMW Série 3 E30 oeuvre de Claus Luthe le designer de BMW.

BMW Série 3 E30 oeuvre de Claus Luthe le designer de BMW.

Lorsque BMW dévoile en 1982 la Série 3 E30, le constructeur bavarois entre dans une nouvelle ère. Dessinée par Claus Luthe, déjà auteur de la NSU Ro80 et futur styliste de la Série 8 E31, l’E30 s’impose d’emblée comme un modèle charnière. Succédant à la Série 3 E21, elle marque une montée en gamme décisive : carrosseries plus diversifiées (coupé, berline, cabriolet, Touring), finitions mieux abouties, modernisation technique et qualité perçue renforcée.

Au début des années 80, le marché européen est en pleine mutation. La concurrence est rude avec Mercedes (190E W201), Audi (80/90 Quattro) et les marques japonaises en embuscade. BMW doit affirmer son identité : celle de la berline sportive par excellence, destinée à des conducteurs exigeants qui veulent à la fois confort, image et plaisir de conduite. La Série 3 E30 réussit ce pari grâce à des motorisations allant du quatre cylindres sobre au légendaire six cylindres en ligne M20, sans oublier les versions hautes performances signées Motorsport.

Ce sont précisément ces variantes sportives — 325i, 325is, 325ix, 318is et l’incontournable M3 E30 — qui ont forgé la légende. Véritables icônes des années 80, elles sont devenues aujourd’hui des youngtimers recherchés, aussi bien pour leur agrément que pour leur aura historique. Ce guide retrace leur histoire, leurs évolutions et leurs atouts, avec un regard particulier sur la compétition, où la M3 a bâti un palmarès unique. Continuer la lecture →