Citroën SM Injection

Citroën SM Injection
1973 – 6 cyl. en V
178 ch – 228 km/h
1 450 kg

Depuis deux ans la Citroën SM apporte sa « touch of class » dans le monde très fermé des Grand Tourisme de prestige. Une entrée remarquée par sa ligne à nulle autre pareille et une technique très évoluée reprise à la Citroën DS mais avec un cran au-dessus en matière de raffinement et de performances. La Citroën SM glisse dans un confort étonnant sa longue silhouette (4,89 mètres de long !) et son esthétique qui hésite entre le moderne (6 phares Cibie à iode sous verre, roues arrière semi-carénées, surfaces vitrées généreuses, hayon…) et le baroque avec ses chromes imposants, notamment sur la poupe jugée trop classique comparée au reste de ce dessin tracé avec maestria par Robert Opron et son équipe du style Citroën. Sous le capot, le trident de Modène vient matérialiser les accords passés en 1968 entre Citroën et Maserati. Seulement avec sa batterie de carbus double corps et son attitude rugueuse et bruyante, ce V6 d’exception déçoit quelque peu, surtout par rapport aux étonnantes qualités dynamiques de la Citroën SM. Alors pour le 17 juillet 1972, Citroën dote son V6 d’une Lire la suite

Citroën SM Automatique 3L0

Citroën Automatique 3L0
1972 – 6 cyl. en V
180 ch – 205 km/h
1 450 kg

Depuis octobre 71, Citroën a monté une boîte automatique Borg Warner dans sa SM. Avec ses trois rapports, cette boîte déjà vue sous le capot des DS, conserve les mêmes caractéristiques. Performances en baisse, consommation en hausse et un V6 de 2,7 litres qui semble manquer de souffle pour digérer ce type de transmission sans trop y perdre. Un an après, Citroën a revu sa copie en gonflant son V6 à 3 litres pour faire meilleure figure sur le marché américain. Un marché qui défigure totalement la belle Citroën SM puisque sa proue toute vitrée est interdite et doit laisser en lieu et place des 6 phares Cibie carrés, deux doubles optiques rondes « à l’air libre ». C’est sûr, la Citroën SM est ainsi balafrée… Et qui dit USA, dit également des catadioptres de signalisation spécifiques à la législation américaine. Pour le reste, la ligne tracée par le centre de style Citroën sous le trait final de Robert Opron est inchangé et c’est tant mieux ! La Citroën SM Automatique 3L0 Lire la suite

Maserati Indy 4200

Maserati Biturbo 2500 Coupé
1969 – 8 cyl. en V 16V
260 ch – 247 km/h
1 584 kg

Initialement dévoilée sous la forme d’un prototype sur le stand Vignale au salon de Turin, c’est finalement en mars 1969 à Genève que Maserati confirme la Maserati Indy. Tracée par Virginio Vairo et Delio Meinardi, la Maserati Indy doit son nom aux succès de la firme au Trident dans la mythique course américaine en 1939 et 1940. La Maserati Indy affiche une élégance folle par un classicisme de bon aloi. Sa silhouette, elle la doit plus à des mensurations peu communes pour une GT : 4,74 mètres de long pour 1,74 mètres de large et 1,15 mètres de haut ! Plate, large et effilée, la Maserati Indy soigne sa pénétration dans l’air avec son fin museau qui abrite des phares escamotables. Autre point remarquable, une lumière qui pénètre largement le vaste habitacle par des surfaces vitrées copieuses et leurs fins montants. La garde au sol très basse (attention à ne pas racler en-dessous) pose la Lire la suite

Citroën SM Carbu

Citroën SM Carbu
1970 – 6 cyl. en V
170 ch – 220 km/h
1 450 kg

Chez Citroën, lorsque l’on aborde un sujet, c’est avant tout avec un regard neuf. D’autant plus nouveau que l’esprit du Grand Tourisme de prestige tricolore n’est plus qu’un lointain souvenir depuis la disparition de Facel-Vega en 1964. Profitant d’accord de coopération avec Maserati depuis 1968, la firme du quai de Javel va pouvoir laisser exprimer tout son talent et magnifier le concept de la berline DS. Plus loin, plus haut, plus fort, la Citroën SM se veut la GT de tous les superlatifs. Son esthétique pose d’emblée les jalons de son originalité et de son élégance teintée de modernité. Due au travail du bureau de style interne, c’est Robert Opron qui porte la responsabilité finale de l’ensemble. Un long museau aérodynamique avec sa face entière aux optiques carrées sous globe, dont certaines suivent la direction et éclairent dans les virages. Base et large, elle voit ses proportions se resserrer au niveau de son postérieur pour privilégier la pénétration Lire la suite

Alpine A110 1300 S

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Alpine A110 1300 S
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
106 ch – 205 km/h
685 kg

Trop modeste la mécanique de l’Alpine A110 1100 ? Après avoir étrenné le moteur de la Renault Dauphine à ses débuts, puis celui de la Renault 8 Gordini, Jean Rédélé a missionné Marc Mignotet pour concevoir un 1300 cm3 en partant du 1100 Gordini. Pas de doute, avec ce millésime 1966 dopé par le quatre cylindres sur mesure qui développe 106 ch, la légère et déjà terriblement agile Alpine Berlinette va faire des étincelles. Extérieurement, il est difficile de faire la différence avec ses sœurs plus « placides » (encore que… !). Le dessin originel n’est pas retouché depuis la grande modification du passage au moteur de R8 qui avait nécessité une poupe allongée, terminant finalement avec beaucoup plus de netteté et d’élégance le profil de la Berlinette Alpine. Feux arrière de R8 dans la partie concave, tandis que le masque avant accueille deux optiques sous globe, avec des petites prises d’air en dessous. Une paire d’antibrouillard peut être ajoutée en option et virilise quelque peu une proue (très) fine. Ne changez rien, car l’Alpine A110 1300 S rien qu’à l’arrêt fait déjà Lire la suite

Lancia Beta Coupé 1300

Lancia Beta Coupé 1300 (1977)

Lancia Beta Coupé 1300
1977 – 4 cyl. en ligne 8V
82 ch – 162 km/h
1 010 kg

Depuis 1974 Lancia nous propose un récital de variantes de Beta avec Spyder, berline, break de chasse, coupé à moteur central AR baptisé Montecarlo et un coupé plus classique. Après 3 années de commercialisation, la Lancia Beta Coupé s’offre un accès à la gamme avec un moteur 1 300 cm3 permettant ainsi de réduire son prix de vente. Coupé au rabais ? Extérieurement tout du moins, il est difficile de s’en apercevoir, car la Lancia Beta Coupé 1300 reprend tous les attributs de ses sœurs plus performantes : nouvelle calandre Lancia (mais ici sans les fines barrettes chromées), double optiques rondes avant, ligne cintrée avec deux portes et malle arrière classique sur un empattement de berline raccourci de 19 cm. A noter que le dessin du à Pietro Castagnero, également auteur du coupé Fulvia précédent, est classique et sans faute de goût, mais manque de charisme. Vous avez Lire la suite

Alpine A110 1300 G

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Alpine A110 1300G
1966 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch – 190 km/h
600 kg

On peut juger la Berlinette Alpine 1300 S et son magique moteur Mignotet de 106 ch trop pointu. Et l’arrivée de la R8 Gordini 1300 annoncée pour juin 1966 va donner une belle occasion à Alpine de donner le moteur phare qui lui manquait pour faire le gros de son volume de vente : ni trop pointu, ni dépourvu d’âme sportive. Une mécanique que l’on trouve également sous le capot arrière de la Matra Jet 6. Extérieurement, difficile de différencier une version « S » de la « G ». Ainsi, l’Alpine A110 1300 G reprend tous les gimmicks qui font le succès des Berlinettes auprès des fans et des clients. Basse, trapue mais élancée, la Berlinette A110 1300 G dégage toujours cette vivacité rien que dans ses lignes. Depuis sa présentation en 1963, on note quelques évolutions notables comme les optiques avant complétées d’une paire d’antibrouillards fixés sur les fins pare-chocs chromés et des jantes de 13 pouces de diamètres qui peuvent être en alu (en option) et chaussées de pneus plus larges. Pour le reste, c’est du connu et seule Lire la suite

Lancia Gamma Coupé

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Lancia Gamma Coupé
1978 – 4 cyl. à plat 8V
140 ch – 191 km/h
1 285 kg

En 1977 Lancia avec sa berline Gamma vient se mêler à la lutte des grandes routières européennes. Et comme c’est désormais la tradition maison, l’année suivante Lancia dévoile et commercialise un coupé élégant et racé. Basé sur la berline Gamma, il voit son empattement réduit de 11,5 cm. Avec un Pininfarina inspiré aux crayons, il transforme une berline aux lignes classiques mais un peu anonymes en un coupé très personnel. Les lignes sont tendues, la silhouette fine soulignée par un large pli qui barde le profil et vient même mourir entre les fines optiques arrière. La proue s’inspire du visage de la berline avec ses larges optiques rectangulaires et la calandre Lancia. Seule faute de goût, des porte-à-faux imposants, notamment à l’avant, en raison de l’implantation de la mécanique. Elégante, la Lancia Gamma Coupé vient tenter de se faire une place au soleil chez les coupés haut de gamme. Mais avec son quatre cylindres, n’est-ce pas quelque peu timide face aux ténors et Lire la suite

Simca Coupé 1200 S

Simca Coupé 1200 S

Simca Coupé 1200 S
1967 – 4 cyl. en ligne 8V
80 ch – 160 km/h
850 kg

Basé sur la Simca 1000, Bertone eut la lourde tâche de dessiner un coupé 2+2 élégant. Mission accomplie quoique la ligne très réussie était jugée par trop féminine, d’autant que le petit moteur de 944 cm3 ne développe que 54 ch SAE. En juin 1967, quelques mois avant le salon de Paris, le constructeur de Poissy prend tout le monde de court et dévoile son nouveau Coupé 1200 S. La silhouette est revue en détails pour donner plus de muscle à cet ensemble : calandre avancée intégrant des longues portées additionnelles, ouies sur le capot moteur, roues alu, dont le carrossage arrière est plus négatif. Histoire de donner une touche de luxe, des touches de chromes sont largement présentes jusqu’au rétro extérieur. Et sous le capot, le moteur enfle à 1 204 cm3 et développe 80 ch. Pas de doute, Simca passe à la vitesse supérieure pour son coupé qui se destine (enfin !) aux amateurs de coupés sportifs mais capable d’être utilisé Lire la suite

Alpine A310 V6

Alpine A310 V6

Alpine A310 V6
1977 – 6 cyl. en V 12V
150 ch – 220 km/h
1 020 kg

Dur, dur, de succéder à la berlinette Alpine dans le cœur du public. A Dieppe, on avait tenté le même pari que chez Porsche avec son incontournable 911 en élaborant un modèle inédit, pouvant à terme remplacer l’égérie. L’Alpine A310, née quatre cylindres avec le moteur de la R16 TX, devait donc progressivement remiser l’Alpine A110 au placard. Seulement rien ne s’est passé comme prévu et l’Alpine A310 4 cylindres a été mise en défaut en raison d’une mécanique trop modeste face notamment au rival allemand. Renault ayant désormais seul les mains sur les commandes de la firme fondée par Jean Rédélé, le V6 PRV enfin prêt est monté en porte-à-faux arrière dans la caisse du coupé sport Alpine qui devient pour l’occasion l’Alpine A310 V6. Pour l’occasion, l’Alpine A310 évolue subtilement avec la rangée de phares qui est désormais séparée, une poupe plus massive surmontée d’un becquet portant les inscriptions « ALPINE-RENAULT », des jantes alu de 13 pouces et un spoiler avant marqué. Avec son V6 PRV de 150 ch, l’Alpine A310 éponyme change de ton pour Lire la suite