Lotus Esprit S4

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Lotus Esprit S4
1993 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
263 ch – 261 km/h
1 330 kg

Depuis 1976, la Lotus Esprit ne cesse d’évoluer et de se bonifier. Toujours fidèle à son quatre cylindres maison, il est gavé de chevaux supplémentaires par un turbocompresseur depuis 1980. Présenté au salon de Genève 1994, la Lotus Esprit S4 fait de la résistance et évolue une énième fois pour tenter un baroud d’honneur avec son quatre cylindres, la version V8 devant prendre le relais et lui donner la noblesse mécanique qui lui faisait défaut jusqu’alors. Ce sont les designers maison Julian Thomson et Russell Carr qui ont pris la responsabilité du relooking des lignes tracées début 70 par un Giorgetto Giugiaro particulièrement audacieux et inspiré, puis réactualisées avec bonheur par Peter Stevens en 1988. Ce qui frappe immédiatement c’est le nouveau bouclier avant plus arrondi intégrant de fins clignotants (ceux de la Lotus Elan M100), des entrées d’air aux lignes plus douces. Les bas de caisse légèrement rebondis intègrent des prises d’air latérales tandis que le nouvel aileron fixé au milieu des montants du capot arrière nous réconcilient avec les appuis aérodynamiques et les canons esthétiques (ceux des dernières SE étaient peu élégants) même si nous préférons celui de la version Sport 300 encore plus sexy et sportif. Bref, ne boudons pas notre plaisir, car les hommes de Hethel ont su faire du neuf Lire la suite

Maserati 222 E Biturbo

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Maserati 222 E Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
225 ch – 230 km/h
1 175 kg

Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va vite après un énorme succès (plus de 8 000 exemplaires en 2 e 2,5 litres) et essuyer les plâtres d’une mise au point bâclée. En 1985, Maserati corrige le tir avec la Biturbo II qui élimine beaucoup de défaut de conception. Il était temps, mais le mal est fait ! Pour 1988, Alejandro de Tomaso a fait appel à Marcello Gandini pour retoucher à moindre frais le style tracé par Pierangelo Andreani. Ainsi les arêtes de capot sont plus douces, tout comme les contours de la calandre maison. Les rétroviseurs extérieurs sont inédits et plus modernes. Et… c’est tout ! Si, désormais la Maserati Biturbo s’appelle 222 comme pour conjurer le sort et lui enlever l’étiquette désastreuse qui lui colle à la carrosserie. Mais là nous sommes face à la Maserati 222 E Biturbo. Un petit « E » qui Lire la suite

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version

Peugeot 205 Turbo 16 (1984)

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version
1984 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
200 ch – 214 km/h
1 145 kg

Depuis 1982, le championnat du monde des rallyes a créé la catégorie des groupes B. Beaucoup plus de liberté pour les constructeurs, avec notamment la transmission intégrale qui permet de passer beaucoup de plus de puissance au sol. Sans compter un nombre d’exemplaires finalement relativement peu élevé avec 200 unités pour une homologation en groupe B. Jean Todt a carte blanche pour mener Peugeot au titre de champion du monde des rallyes. Mais pour pouvoir courir il faut produire 200 exemplaires dérivés du modèle qui va courir. Et ce modèle, se raccrochant à la Peugeot 205, au moins côté look, va avoir un physique dicté avant tout par sa nouvelle architecture et ses performances. La Peugeot 205 Turbo 16 affiche d’emblée la couleur : ailes larges hypertrophiées avec un postérieur élargi, ailes avant conséquentes, des prises d’air latérales, aileron de toit… Son Cx de 0,44 confirme ces nouveaux traits plus musclés. La face avant et le profil sont les plus fidèles au modèle de série. On retrouve les feux additionnels des 205 GTI, ainsi que le liséré rouge et si les jantes blanches à Lire la suite

Saab 900 S Cabriolet

Saab 900 S Cabriolet
1992 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
145 ch – 190 km/h
1 340 kg

Depuis 1986, Saab a « découpé » sa version 900 2 portes avec beaucoup de réussite. D’ailleurs, dans les premières années de production, Saab annonçait alors douze mois de délais de livraison. En plus de la version Turbo 16S de 185 ch, Saab proposait en entrée de gamme une version atmosphérique « i16 » trop placide pour convaincre. Il faut dire que le poids par rapport au coupé dont le cabriolet dérive a pris près de 100 kilos de plus… La Saab 900 S Cabriolet adopte un turbo basse pression pour une conduite améliorée et s’offre désormais en ticket d’entrée du plein air de Trollhättan. Ou doit-on écrire de Valmet (Finlande) puisque c’est chez ce spécialiste que sont assemblées les Saab 900 Cabriolets. La Saab 900 S Cabriolet conserve intacte la ligne inchangée depuis 1987. La face avant est large et inclinée avec au centre la calandre maison, conférant ainsi un faciès reconnaissable entre tous. Le parebrise est légèrement plus incliné que sur le coupé mais paraît toujours très droit. Capote en place, l’intégration est parfaite et harmonieuse. Une fois repliée et (presque) totalement Lire la suite

Porsche 718 Boxster S

718 Boxster S

Porsche 718 Boxster S
2016 – 4 cyl. à plat (Flat 4) 12V Turbo
350 ch – 285 km/h
1 385 kg

Porsche reste maître dans l’art subtil de la communication. Pour passer les normes environnementales avec succès, le downsizing touche également les « petites » de la famille Boxster et Cayman. Et comme pour mieux faire digérer la pilule de la perte de 2 cylindres du Flat 6 qui mue en Flat 4 (oui, un quatre cylindres !), Porsche n’hésite pas à rebaptiser sa saga avec le label « 718 » en guise d’hommage aux voitures de course éponymes équipées de quatre cylindres à plat aux nombreuses victoires. La Porsche 718 Boxster S recèle ainsi en son sein un quatre cylindres à plat. Voilà c’est dit ! Elle se démarque de la génération 981 avec son Flat 6 sur de nombreux détails esthétiques, mais reste sur la même base stylistique. On note ainsi une proue revue avec des naseaux agrandis et des optiques bi-xénon avec éclairage diurne à LED intégrés. En option, des feux diurnes à LED à quatre points sont également disponibles. La silhouette de la nouvelle 718 Boxster se distingue aussi par ses nouvelles ailes, ses nouveaux bas de caisse et ses poignées de porte intégrées. De série, le 718 Boxster S bénéficie de nouvelles jantes de 19 pouces qui peuvent être remplacées Lire la suite

Mercedes-Benz AMG GT-R

Der neue Mercedes-AMG GT R: Entwickelt in der „Grünen Hölle“

Mercedes-Benz AMG GT-R
2016 – V8 32V Biturbo
585 ch – 318 km/h
1 555 kg

Depuis 2014, la Mercedes-Benz AMG GT est venue marquer de son empreinte le petit monde des Grand Tourisme. Elle a pour elle une gueule d’enfer, un V8 communicatif et des performances de premier plan. Le tout avec un caractère bien trempé qui tranche avec sa rivale désignée la Porsche 911. Et comme à Stuttgart il a été décidé de rendre coup pour coup à la Porsche 911, AMG a songé en plus d’une variante roadster, de concocter une variante radicale apte à venir semer le trouble dans les track days où les 911 GT3 et GT3 RS font la loi depuis des années. La Mercedes-Benz AMG GT-R vient donc en 2016 de rendre sa copie avec à la clé un sacré chrono sur la boucle du Nübürgring : 7’10’’90. Assiette abaissée, appendices aérodynamiques plus conséquent (aileron arrière notamment), toutes les modifications esthétiques ont été dictées par la quête de performance. Les ailes avant et arrière plus larges se traduisent par une voie plus importante, pour une motricité optimale et des vitesses encore plus élevées en virage. La nouvelle jupe avant dotée d’éléments actifs, le grand déflecteur arrière et la nouvelle jupe arrière munie d’un double diffuseur augmentent l’efficience aérodynamique et contribuent à une adhérence optimale. D’ailleurs, AMG annonce un appui de 155 kilos supplémentaire par rapport à Lire la suite

McLaren 540C

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McLaren 540C
2015 – 8 cyl. en V 32V Biturbo
540 ch – 320 km/h
1 311 kg

McLaren au fil de ses années « GT », déploie désormais une gamme en deux parties : les Sport Series d’un côté dédiées à un usage plus routier et polyvalent, et les Ultimate Series dont la vocation est la radicalité sportive, et, pourquoi pas, un usage circuit lors des track days. Après avoir mis les pieds dans le plat, ou plutôt les pneus sur le bitume dans la deuxième catégorie (P1, 675LT, 650S), McLaren s’est attaché à contrer ses rivaux directs (Porsche, Ferrari, Lamborghini, Aston-Martin, Mercedes-Benz) avec ses Sport Series. Et le ticket d’entrée dévoilé en 2015 s’appelle la McLaren 540C. Côté design, McLaren joue le jeu des sept erreurs avec ses autos, semant le trouble chez les néophytes incapables de différencier les 570S et 540C. Seuls les amateurs éclairés remarqueront que la McLaren 540C n’a pas d’aileron arrière amovible, des bas de caisse plus menus sans logo et pas de disques en carbone céramique. Pour le reste, la McLaren 540C conserve son allure d’ultra sportive, basée d’ailleurs sur la même coque que l’ensemble des McLaren. Ses dimensions parlent d’elles même : 4,53 mètres de long, 2,09 mètres de large et 1,20 mètre de haut. Tiens, là encore, les mêmes dimensions que la 570S. Ultra basse, assise sur ses grosses jantes de 19 et 20 pouces, la McLaren vous montrera surtout son séant avec ses optiques en forme d’oreilles avec des fins leds du plus bel effet. Son aérodynamique est très sophistiquée en se dispensant de tout appendice disgracieux, en témoigne le diffuseur arrière mais également une face avant travaillée avec soin. La ligne aérodynamique de la Sports Series Coupé comprend les portes dièdres au design sophistiqué caractérisées par une élégante nervure flottante. Cette structure canalise Lire la suite

Maserati Biturbo 2500 Coupé

Maserati Biturbo 2500 Coupé
1983 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
200 ch – 211 km/h
1 175 kg

Depuis 1981, Alejandro de Tomaso a dynamisé la firme au Trident suite à son rachat à Citroën. Avec la Maserati Biturbo et son petit V6 biturbo de 2 litres de cylindrée, de Tomaso a confié à Pirangelo Andreani de tracé des lignes discrètes et classiques. Une tenue correcte cachant un tempérament de feu, tel est le cocktail proposé par Maserati avec sa Biturbo. Sa ligne en coin affiche des proportions équilibrées dans une ligne toutefois plus ramassée que celle de la berline 425. Pour distinguer la Maserati Biturbo 2500 dans la circulation, on s’arrêtera avant tout sur son faciès flanqué d’une calandre maison proéminente et de ses quatre optiques carrées. Les montants « B » accueillent pour leur part un trident en guise de rappel. La poupe est des plus classiques singeant les Mercedes-Benz avec ses feux antisalissures. Ce discret coupé repose sur des jantes aluminium en 14 pouces. Enfin, de nombreuses touches de chromes comme les entourages de vitres, se chargent de donner un certain standing à la Maserati Biturbo 2500. Et sous le capot avant, le V6 Biturbo passe de 2 litres Lire la suite

Ford Escort RS Cosworth

Ford Escort RS Cosworth (1992)

Ford Escort RS Cosworth
1992 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
220 ch – 226 km/h
1 275 kg

C’est une véritable lutte frénétique entre constructeurs dans le Championnat du Monde des Rallyes ! Lancia fait la course en tête depuis la fin des années 80 avec Toyota qui semble le seul apte de disputer la couronne avec sa Celica et Carlos Sainz au volant. Après une saga confiée à la Sierra RS Cosworth (d’abord en 2 roues motrices coupé 2 portes, puis berline 4 portes, c’est en 4 roues motrices qu’elle termine sa carrière), Ford donne son va-tout à la dernière Escort plus compacte et plus propice sur le papier à être agile dans les spéciales de rallye. Si la Ford Escort de série est du style passe-partout pour ne choquer personne à défaut de séduire, la version Cosworth se pose en total contre-pied ! Plus longue de 1,7 cm mais surtout élargie de +5 cm, la Ford Escort RS Cosworth se dote de la panoplie complète de la bête de rallyes : bouclier et bavette avant proéminent, ailes largement enflées dans le plus pur style BMW M3 E30 ou Lancia Delta HF Integrale, assiette abaissée posée sur des belles jantes de 16 pouces à 5 branches, double aileron arrière. A noter des entrées d’air éparses pour favoriser Lire la suite

Bugatti EB110 GT

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Bugatti EB110 GT
1991 – 12 cyl. en V 60V Turbo
560 ch – 338 km/h
1 800 kg

Romano Artioli et Jean-Marc Borel se sont mis en tête de faire renaître Bugatti. Une idée qui a nécessité de nombreux et coûteux efforts (rachat de la marque à Messier), construction d’une usine inédite et ultra-moderne à Campogalliano (Italie) et conception d’une super Grand Tourisme qui doit assumer son héritage avec talent et passion. Rien que ça ! Paulo Stanzani (ex-Lamborghini) est alors chargé de projet et c’est Marcello Gandini qui est aux crayons. Mais coup de tonnerre, rien ne marche comme prévu, et le bouillant patron italien Artioli décide contre toute attente de se séparer de Stanzani en cours de route, et peu de temps après juge le design proposé par Gandini pas assez marqué « Bugatti » et trop proches des réalisations passées du designer italien, ancienne star de la Carrozzeria Bertone. Pour cette année 91, la Bugatti EB 110 GT est (enfin) dévoilée officiellement avec Alain Delon comme parrain. C’est le designer maison Giampaolo Benedini qui va terminer le travail et donner un style personnel plus en phase avec Bugatti. Mais ces atermoiements offrent un résultat somme toute mitigé qui peine à séduire le public. Nous sommes loin de l’élégance d’une Jaguar X220 ou de la bestialité d’une Ferrari F40. Il faut avouer que la ligne de la Bugatti a été non seulement dictée par son architecture, mais également par des impératifs aérodynamiques et de refroidissement dû aux très hautes prestations Lire la suite