TVR Griffith 400 Mk2

TVR Griffith 400 Mk2
1991 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 240 km/h
1 050 kg

Depuis le salon de Birmingham 1990, le public est sous le choc de la séduction. Peter Wheeler qui a racheté TVR en 1981 a réussi son pari et marqué les esprits. Sa TVR Griffith, deuxième du nom dans la généalogie des sportives produites à Blackpool, captive les pupilles qui se dilatent sur son passage. Le plus étonnant, c’est qu’aucun dessin n’a été réalisé, Peter Wheeler et son équipe ont travaillé directement sur des maquettes en grandeur nature. Un sacré instinct ! Avec son empattement court (2,28 mètres) et son empreinte au sol peu commune (3,96 mètres de long et 1,94 mètres de large) la TVR Griffith se dote d’une carrosserie aux lignes fluide, racée et aux stigmates à l’agressivité contenue. Si l’inspiration néo rétro n’est pas un vain mot, la TVR Griffith ne tombe pas pour autant dans les fautes de goût grossières. Bien au contraire, elle regorge de moult détails aussi étonnants que séduisants. Citons ainsi les poignées de portes escamotées dans la découpe des portes, les optiques rondes sous globe, les grosses jantes alu de 15 et 16 pouces ou Continuer la lecture →

Peugeot 304 Cabriolet

Peugeot 304 Cabriolet
1970 – 4 cyl. en ligne 8V
65 ch – 152 km/h
875 kg

Suivant l’évolution de la berline dont elle dérive, la Peugeot 304 Cabriolet arrive donc sur les tapis des stands des salons en avril 1970. Ce qui ne surprendra personne, toute la face avant est reprise avec les nouvelles optiques trapézoïdales et la calandre à fines lamelles horizontales. Cela vous dit quelque chose ?… Normal puisque l’équipe design de Paul Bouvot a repris la calandre de la Peugeot 504 berline pour donner plus de prestige à la gamme 304 qui se dédouble de la berline 204 qui poursuit sa carrière en parallèle. A l’arrière, les nouveautés touchent essentiellement les optiques carrées et plus proéminentes que sur la Peugeot 204 Cabriolet. Voilà comment à Sochaux on s’autorise à remettre au goût du jour un cabriolet qui n’évolue pas pour le reste. Les réelles nouveautés sont avant tout sous le capot avec un quatre cylindres plus capé et un habitacle dont la planche de bord est plus moderne. Le reste demeure avec des dimensions finalement assez réduites (3,76 mètres de long contre 4,14 mètres pour la berline) et un empattement réduit qui passe de 2,59 à 2,31 mètres. La capote s’intègre parfaitement au profil une fois en place, même si la visibilité latérale arrière n’est pas optimale comme souvent sur un cabriolet. Côté détails Continuer la lecture →

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

Alfa-Romeo Giulia Sprint GT Veloce
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch (SAE) – 185 km/h
1 000 kg

Depuis déjà une année, le coupé Giulia GT Sprint séduit les amateurs de conduite sportive et passionnée. Avec sa carrosserie dont le dessin est l’œuvre d’un jeune talent (Giorgetto Giugiaro) chez Bertone, le coupé milanais fait mouche par son gabarit et ses proportions harmonieuses. Charmant, il se paie le luxe de jouer les mini-GT avec un quatre cylindres de 1 570 cm3 qui vaut en onctuosité et disponibilité certains six cylindres. Mais Alfa Romeo ne compte pas en rester là, et poursuit le développement de son coupé à succès vers une version plus sportive. Alors pas d’emballement tout de même car côté moteur, c’est du saupoudrage avec seulement 3 ch SAE supplémentaires. Pour distinguer l’Alfa Romeo Sprint GT « Veloce » de la Sprint GT, les plus fins observateurs relèveront la calandre simplifiée à trois barres horizontales, un trèfle à quatre feuille sur les montants de custode arrière et le logo « Veloce » apposé sur la malle arrière. Pour le reste, ne changez rien, c’est parfait avec ses jantes tôles de 15 pouces et leurs enjoliveurs, les Continuer la lecture →

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74

Lotus Europa Special Twin Cam Type 74
1971 – 4 cyl. en ligne 8V
126 ch – 195 km/h
712 kg

Partis d’un projet initialement proposé à Ford pour contrer Ferrari, c’est finalement Lotus qui va reprendre à son compte à 100% l’Europe en 1966. Un coupé sportif très radical et sans concession, inspiré techniquement de la Lotus Elan mais dont la principale différence réside dans l’emplacement en position centrale arrière du groupe motopropulseur, comme les monoplaces de Formule 1 contemporaines. Lotus a néanmoins du faire évoluer son coupé (très !) sportif pour élargir la cible des clients potentiels en lui conférant un peu plus de place aux notions de confort (même relatif). Depuis 1971, c’est le moteur Lotus-Ford de l’Elan qui donne son allégresse à la frêle Lotus Europa (qui prend l’appellation internationale du coup). Et pour 1972, faisant suite au nouveau sacre de Lotus en Formule 1 (son 5e titre constructeur), Colin Chapman nous gâte avec une variante plus performante encore puisque le 1,6 litres twin cam passe à de 105 à 126 ch tandis que le poids se maintient. Voilà de quoi faire un bond en avant côté performances ! Extérieurement, pas de changement entre les deux versions. Le design d’origine tracé en 1963 par Ron Hickman n’a que très légèrement évolué : face avant revue avec intégration différente des clignotants avec la série 2 en 1968 et depuis 1971 une nouvelle poupe dont le principal objectif avoué est d’améliorer la visibilité arrière qui était nulle auparavant. Pour le reste, la recette qui fait tout l’attrait de Continuer la lecture →

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch

Renault 25 V6 Turbo Phase 1 185 ch
1985 – 6 cyl. en V 12V Turbo
185 ch – 225 km/h
1 325 kg

Au salon de Paris 1984, les visiteurs ont découvert avec bonheur la remplaçante du duo Renault 20 & 30. Renault renouvelle avec talent son vaisseau amiral qui semble prêt à en découdre avec les sempiternelles rivales allemandes qui font la loi dans le segment des limousines de prestige. Souhaitant conserver le hayon inauguré par la Renault 16, l’équipe de design maison sous la houlette de Robert Opron et avec Gaston Juchet à la table à dessin va décliner une nouvelle interprétation sous la forme d’un hayon bulle pour alléger le profil. Bien vu ! Il y a de la Fuego dans l’air ?… Porte-à-faux prononcés, ligne élancée et presque sportive, la Renault 25 apporte une bouffée d’air frais dans un marché où ses rivales directes se nomment Peugeot 505 et Citroën CX, directement issues des années 70. Pour son porte étendard, Renault va néanmoins apporter quelques modifications : nouveau boucliers (peints ton caisse) avec quatre lave-phares intégrés à l’avant, fine lame chromée pour plus de luxe, calandre et optiques inédites et spécifiques Continuer la lecture →

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP (2000)

TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP
2000 – 8 cyl. en V 16V
420 ch – 253 km/h
1 100 kg

Pour de début de millénaire, TVR laisse Damian McTaggart s’emparer de la griffe maison concernant le style extérieur. La TVR Tuscan devient le premier étendard d’un style décalé et original qui à coup sûr permet d’identifier une sportive de la firme de Blackpool dès le premier coup d’oeil. Il est donc temps pour la TVR Cerbera d’emboîter le pas de sa filleul et de signer quelques gimmicks du nouveau style maison. Mais bon, partant d’une base existante, et pour un modèle en fin de carrière, pas question néanmoins de dépenser des fortunes en études de design et maquettes. Ce sont ainsi les face avant et arrière qui sont repensées subtilement pour s’intégrer au mieux dans la nouvelle gamme TVR depuis l’arrêt de la Griffith. Les optiques sont donc inédites à l’avant avec des doubles optiques rondes dont le look nous ramène aux belles heures des doubles optiques Morette.  Tandis que les blocs optiques arrière sont sont toujours des cabochons mais qui laissent transparaître non plus des feux arrière de Ford Fiesta en position inversée, mais des optiques rondes séparées ayant une fonction unique. Pour le reste, la TVR Cerbera 4L5 FL V8 AJP Continuer la lecture →

Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole

Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole
1985 – V12 48V
455 ch – 292 km/h
1 490 kg

La Lamborghini Countach a réussi le pari de prendre la suite à la Lamborghini Miura tout en se détachant avec sa propre personnalité. La Countach s’est crêpé le chignon avec la Ferrari BB au fil des évolutions respectives. La Ferrari Testarossa en 1984 a remis les pendules à l’heure avec un style très marqué et des performances de très haut niveau. Dans cette loi du talion, Lamborghini sous l’égide des frères Mirman depuis 1981 et avec le très sérieux Guilio Alfieri au bureau d’études depuis 1978, remet les pendules à l’heure dans ce match des titans ! La Lamborghini Countach LP 5000 Quattrovalvole s’affiche ainsi au salon de Genève en mars 1985 sous une robe inchangée. Il faut avouer que c’est difficile de retoucher le dessin originel de Marcello Gandini alors premier styliste chez Bertone. A partir de 1978 la Countach a été affublée d’un kit aérodynamique lui faisant perdre une partie de la pureté du dessin d’origine. C’est donc sous cette forme que la Countach à 48 soupapes est restée fidèle avec ses proportions uniques, son style en coin, Continuer la lecture →

Lotus Omega

Lotus Omega

Lotus Omega
1990 – 6 cyl. en ligne 24V Biturbo
376 ch – 284 km/h
1 615 kg

Force est de constater que depuis 1986 l’Opel Omega n’enflamme pas les foules malgré d’indéniables qualités et des six cylindres en ligne multisoupapes modernes. Mais General Motors dispose d’une botte secrète située à Hethel, puisque Lotus lui appartient. Et Lotus sait comment améliorer des autos plutôt placides départ à l’instar des Ford Cortina et Talbot Sunbeam qui seront de véritables sportives une fois parées du badge Lotus, signe d’un travail de fond du constructeur anglais. L’Opel Omega (Vauxhall Carlton sur le marché anglais) est donc envoyée en cure de préparation chez Lotus. Et le moins qu’on puisse dire est que le résultat du travail opéré se remarque au premier coup d’œil ! Alors que chez Alpina on joue la discrétion, la Lotus Omega singe l’excentricité de Brabus avec ses boucliers proéminents, ses extensions d’ailes rapportées, ses bases de caisse et son gros aileron intégré sur la malle arrière. Aucun doute, la Lotus Omega veut sortir de l’ombre, même si côté couleur vous aurez le choix entre le vert Continuer la lecture →

VW-Porsche 914-4 1700

VW-Porsche 914-4 1700
1970 – 4 cyl. à plat (Flat 4) 8V
80 ch – 175 km/h
942 kg

Volkswagen et Porsche intimement liés depuis leurs débuts respectifs (après tout leur géniteur commun n’est autre que Ferdinand Porsche !) sont à la recherche d’une offre alternative qui comblerait un trou dans leurs gammes. Volkswagen chercher à remplacer son vieillissant coupé Karmann Ghia et Porsche de son côté doit trouver une solution pour ses anciens clients 356 qui ne peuvent franchir le pas de la Porsche 911 trop onéreuse. Les études sont ainsi communes et c’est Heinrich Klie qui va se charger de tracer les lignes de la nouvelle VW-Porsche 914 en s’inspirant des travaux réalisés depuis 1966 par le bureau d’études Gugelot Design GmbH, installé à Neu-Ulm (70 km de chez Porsche). Ce qui frappe le plus est la symétrie de la ligne tricorps entre avant et arrière vue de profil. La ligne de caisse très haute est tendue avec les roues rejetées aux quatre coins avec des porte-à-faux réduits. Les phares avant sont escamotables tandis que les parechocs sont totalement intégrés sous la forme de larges bandeaux chromés. Les clignotants et feux de position sont fixés sur les ailes avant. Pas de doute, en présence Continuer la lecture →

Alfa Romeo Giulia Sprint GT

Alfa Romeo Giulia Sprint GT
1963 – 4 cyl. en ligne 8V
122 ch (SAE) – 180 km/h
1 000 kg

Au salon de Francfort 63, Alfa Romeo a étonné les visiteurs avec son nouveau coupé Giulia Sprint GT. Il est basé sur la berline éponyme dont le style est pour le moins très cubique. Mais une fois que la plateforme (plus courte que la Giulietta) est passée dans les mains de la Carrozzeria Bertone, le coupé Giulia Sprint GT est une pure réussite. Pourtant il nous semble y voir un air de déjà vu ? Giorgetto Giugiaro, jeune stylise chez Bertone a déjà réalisé la carrosserie des coupés 2000 et 2600 et pour la nouvelle venue le pavillon des coupés susnommés a été repris intégralement pour le coupé Giulia. Relativement compacte avec 4,08 mètres de long et 1,58 mètres de large, le dessin de Giorgetto Giugiaro est un sans faute. Et de nombreux détails charmants deviennent une véritable signature stylistique pour le coupé milanais : clignotants dans le pli des ailes avant, poignées de portes encastrées, calandre Alfa Romeo intégrée Continuer la lecture →