Maserati 222 E Biturbo

222E-4

Maserati 222 E Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
225 ch – 230 km/h
1 175 kg

Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va vite après un énorme succès (plus de 8 000 exemplaires en 2 e 2,5 litres) et essuyer les plâtres d’une mise au point bâclée. En 1985, Maserati corrige le tir avec la Biturbo II qui élimine beaucoup de défaut de conception. Il était temps, mais le mal est fait ! Pour 1988, Alejandro de Tomaso a fait appel à Marcello Gandini pour retoucher à moindre frais le style tracé par Pierangelo Andreani. Ainsi les arêtes de capot sont plus douces, tout comme les contours de la calandre maison. Les rétroviseurs extérieurs sont inédits et plus modernes. Et… c’est tout ! Si, désormais la Maserati Biturbo s’appelle 222 comme pour conjurer le sort et lui enlever l’étiquette désastreuse qui lui colle à la carrosserie. Mais là nous sommes face à la Maserati 222 E Biturbo. Un petit « E » qui Continuer la lecture →

Ferrari 412

ferrari-412i-6

Ferrari 412
1985 – V12 24V
340 ch – 250 km/h
1 885 kg

Classique parmi les classiques de Maranello, la saga des Ferrari 2+2 nées « 365 » en 1972 (déjà !) est devenue « 400 » avec un V12 en évolution, puis adopte l’injection pour satisfaire aux normes antipollutions américaines en 1979. Seulement au passage la belle GT italienne doit sacrifier 30 ch de sa puissance. Sacrilège ?!… Avec l’arrivée de la sculpturale Ferrari Testarossa dans la gamme, la Ferrari 400i semble d’un autre temps. Pour autant, le dessin de Pininfarina de 1972 conserve une superbe élégance que peu de Grand Tourismes peuvent revendiquer. Alors Ferrari renvoie son carrossier attitré à sa planche à dessin pour donne un coup de jeune à l’égérie 2+2 de Maranello qui pour le coup s’appelle désormais Ferrari 412. Pour cette année 1985, la Ferrari 412 se lance dans sa dernière ligne droite d’une carrière riche et bien remplie. Et pour l’occasion, Pininfarina a subtilement retravaillé proues et poupes. On note ainsi des boucliers redessinés, plus enveloppants, des clignotants avant blancs tandis que la malle arrière est légèrement réhaussée, et les échappements intégrés au bouclier. Preuve d’une certaine antériorité et voulant jouer dans la catégorie luxe, les chromes Continuer la lecture →

Lamborghini Jalpa

lamborghini-jalpa-5

Lamborghini Jalpa
1981 – V8 32V
255 ch – 248 km/h
1 510 kg

La Lamborghini Jalpa est une miraculée et peut se targuer d’une généalogie complexe, bien dans la veine des tourments du constructeur de Sant’Agata. Née Urraco en concept 2+2 (1970), puis Silhouette en Targa 2 places (1976) pour conquérir les USA. Mais rien ne va plus chez Lamborghini en 1978, au bord de la faillite, et Patrick Mimran va racheter la firme au taureau. Deux objectifs : capitaliser sur la Lamborghini Countach, et remettre au goût du jour le modèle V8. Pour ce salon de Genève de mars 1981, Lamborghini lève ainsi le voile sur la Silouhette… euh non, la Lamborghini Jalpa ! Sur le tracé initial de Marcello Gandini, c’est Marc Deschamps le nouveau chef de file de la Carrozzeria Bertone qui a la lourde tâche de réactualiser mais sans dépenses superflues, faute d’un budget suffisant. Alors en partant de l’Urraco Silhouette, les passages d’ailes ont été remodelés tandis que la proue adopte un nouveau bouclier plus carré d’aspect. Dans l’ensemble, on reste avec une auto qui a reçu un kit carrosserie, mais après tout on ne le reproche pas à la Countach, et surtout le résultat est flatteur. Basse, et plus agressive, la Lamborghini Jalpa annonce la couleur. Prévue initialement Continuer la lecture →

Matra Bagheera

matra-bagheera-6

Matra Bagheera
1973 – 4 cyl. en ligne 8V
84 ch – 185 km/h
885 kg

En juin 1973, Matra remporte une victoire éclatante aux 24 Heures du Mans (1er Pescarolo/Larrousse et 3e Jaussaud/Jabouille). Une aubaine pour le lancement quelques mois plus tôt de la Matra Bagheera destinée à remplacer la Matra 530. Suite à l’accord de partenariat avec Simca en 1969, la Matra 530 et son moteur V4 Ford était par conséquent condamnée. Matra reste toutefois fidèle à une offre de coupés sportif accessible mais revoit très sérieusement sa copie, à commencer par le groupe motopropulseur Simca et les trois places de fronts. Une disposition inédite et astucieuse contournant ainsi l’écueil d’une diffusion trop restreinte liée à une sportive deux places. Une disposition qui dicte aussi une esthétique et des proportions particulières avec une largeur de 1,73 mètres, une hauteur de 1,17 mètres seulement et une longueur de 3,97 mètres. Une gageure sur le papier dont le designer Antoine Volanis va se sortir avec les honneurs tant la ligne de la Matra Bagheera est une réussite. Ligne tendue avec tous les gimmicks des Grand Tourisme avec les phares escamotables, une ligne fastback, un hayon vitré… On notera l’arrière tronqué qui garantit une certaine finesse et pureté dans le dessin avec les petits feux et le fin parechoc, tandis que le capot avant est doté d’une grille Continuer la lecture →

Citroën Visa GTI

citroen-visa-gti-12

Citroën Visa GTI
1984 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 188 km/h
870 kg

Citroën se démène pour que sa Visa trouve une place au soleil dans un marché très disputé. La vague des GTI est une belle occasion pour mettre la Visa sur l’avant-scène. Après les variantes Chrono et 1000 pistes, Citroën joue avec le partage des organes au sein du groupe PSA. Ainsi, au salon de Paris 1984 la Citroën Visa GTI est dévoilée au grand public. Reprenant le moteur et la boîte de la Peugeot 205 GTI, ainsi que son train avant, la Citroën Visa GTI soigne avant tout son physique. Imaginez un peu la « ménagère de cinquante ans » (comme disent les hommes du marketing) qui va chez Décathlon pour se vêtir en sportive. Vous nous trouvez trop sévères ? Si les voies avant élargies et les phares doubles optiques Morette donnent du tonus à la Visa GTI, les voies arrières plus étroites, et les nombreux rajouts sur la partie arrière semblent issues tout droit du rayon Continuer la lecture →

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version

Peugeot 205 Turbo 16 (1984)

Peugeot 205 Turbo 16 Street Version
1984 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
200 ch – 214 km/h
1 145 kg

Depuis 1982, le championnat du monde des rallyes a créé la catégorie des groupes B. Beaucoup plus de liberté pour les constructeurs, avec notamment la transmission intégrale qui permet de passer beaucoup de plus de puissance au sol. Sans compter un nombre d’exemplaires finalement relativement peu élevé avec 200 unités pour une homologation en groupe B. Jean Todt a carte blanche pour mener Peugeot au titre de champion du monde des rallyes. Mais pour pouvoir courir il faut produire 200 exemplaires dérivés du modèle qui va courir. Et ce modèle, se raccrochant à la Peugeot 205, au moins côté look, va avoir un physique dicté avant tout par sa nouvelle architecture et ses performances. La Peugeot 205 Turbo 16 affiche d’emblée la couleur : ailes larges hypertrophiées avec un postérieur élargi, ailes avant conséquentes, des prises d’air latérales, aileron de toit… Son Cx de 0,44 confirme ces nouveaux traits plus musclés. La face avant et le profil sont les plus fidèles au modèle de série. On retrouve les feux additionnels des 205 GTI, ainsi que le liséré rouge et si les jantes blanches à Continuer la lecture →

Lotus Elan Coupé S2 Type 36

lotus-elan-coupe-s2-type-36-7

Lotus Elan Coupé S2 Type 36
1965 – 4 cyl. en ligne 16V
105 ch – 190 km/h
710 kg

En 1962, Colin Chapman décide avec son cabriolet Elan de tirer les enseignements de la Lotus Elite au succès réel auprès des amateurs de voitures de sport et des clients, mais dont le bilan économique a été désastreux pour la firme. Ron Hickman est chargé de tracer des lignes du nouveau cabriolet Elan avec un format compact et élégant, tandis que les dessous sont très sportifs et précis. Rapidement, La Lotus Elan cabriolet se pose en sportive accomplie et bouscule même certaines sportives plus prestigieuses et puissantes sur le papier. En revanche, Colin Chapman note tout de même que certains clients aimeraient une auto plus GT que sportive avec un aspect moins spartiate. Lotus profite ainsi de sa 2e série (la S2) pour présenter en 1965 la Lotus Elan Coupé S2 Type 36. Plus qu’un simple hard top posé, certains détails sont repensés, comme le dessin de la malle de coffre qui est désormais plus étanche pour vos bagages. Les amateurs avertis auront noté les nouveaux blocs optiques Continuer la lecture →

Aston-Martin DB6 Vantage

aston-martin-db6-vantage-3

Aston-Martin DB6 Vantage
1967 – 6 en ligne 12V
325 ch – 240 km/h
1 600 kg

Voilà une belle surprise lors de ce London Motor Show de 1965 avec la présentation de la nouvelle Aston-Martin DB6. Dur de succéder à la mythique DB5 ? Finalement, après avoir écarté des propositions du carrossier Touring, David Brown a souhaité que l’équipe interne se charge de faire évoluer le dessin qui fait le succès de la firme depuis les DB4. Et puisque nous sommes face à un nouveau modèle, c’est l’occasion de corriger certaines critiques et élargir le cercle des fans et des initiés. Les designers maison ont donc dû composer pour apporter non seulement plus d’appui aérodynamique à haute vitesse, mais également un surcroit d’habitabilité pour céder à la tentation du concept 2+2. L’empattement est ainsi allongé de 9,5 cm permettant une meilleur stabilité. Pour le reste, on retrouve de face un sacré air de famille avec la large calandre maison, les phares sous globe et la prise d’air sur le capot pour apporter de l’air frais à la mécanique. La poupe est inédite avec un concept de pan coupé et intègre un becquet. De profil, les nouvelles proportions semblent plus évidentes, Continuer la lecture →

Peugeot 405 SRI

Peugeot 405 SRI (1987)

Peugeot 405 SRI
1987 – 4 cyl. en ligne 8V
125 ch – 196 km/h
1 095 kg

Peugeot depuis les années 50 fait confiance au styliste italien Pininfarina pour ses berlines. La Peugeot 405 dévoilée pour cette année 87 ne fait pas exception à la règle. Et c’est tant mieux, car le résultat est superbe pour une berline de ce niveau de gamme. Fluide et proportionnée, les originalités résident dans le pli qui ceinture toute la caisse, et les optiques arrière au dessin original. La Peugeot 405 SRI vient se loger à l’ombre de la sportive et charismatique 405 MI16 en adoptant le connu moteur 1,9 litres. Extérieurement, les poignées de portes sont peintes ton caisse et bien intégrées aux flancs, tandis que de série des jantes en tôles masquées par de jolis enjoliveurs donnant une sensation de vitesse. Et les jantes en tôle alors ?… En option. Reste que la Peugeot 405 SRI se présente comme une berline rapide, adepte des compromis, et permettant aux pères de familles encore dynamiques Continuer la lecture →

Ferrari Mondial 3L2

ferrari-mondial-3L2-27

Ferrari Mondial 3L2
1985 – V8 16V
214 ch – 230 km/h
1 445 kg

Depuis 1980 Ferrari tente de convaincre dans le rayon des coupés 2+2 avec sa Mondial. Une tentative déjà peu concluante commercialement avec la Dino 308 GT4 dans les années 70 avec Bertone aux crayons. Ferrari a depuis renoué avec Pininfarina, mais force est de constater que si le designer italien favori d’Enzo Ferrari s’en tire avec les honneurs, la Ferrari Mondial 8, puis QV peine à convaincre. Ferrari revoit donc sa copie pour 1985 en harmonisant toute sa gamme de la nouvelle Ferrari 328 GTB/GTS à la Ferrari Mondial qui devient « 3L2 » en raison du nouveau V8 à la cylindrée accrue. C’était également un des gros griefs de la Mondial : des performances pour le moins modeste. Désormais, la Ferrari Mondial 3L2 est plus jolie et actuelle avec ses boucliers plus enveloppants et épais, tout en étant (enfin !) peints ton caisse. La nouvelle calandre reprend le principe de la « grille coupe frites » inaugurée sur la Ferrari Testarossa. La poupe évolue peu et on peut toujours Continuer la lecture →