Lotus Esprit GT3

Lotus Esprit GT3

Lotus Esprit GT3
1996 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
240 ch – 263 km/h
1 300 kg

Depuis le 3e restyling opéré par les designers qui se sont chargés de dessiner la Lotus Elise, la Lotus Esprit s’est inscrite définitivement dans les annales des GT marquantes et durables du paysage des voitures de sport. Depuis 1976 elle promène sa ligne à nulle autre pareille tracée par un Giorgietto Giugiaro particulièrement inspiré. La Lotus Esprit S4, puis S4s ont la charge de faire le « gros » du volume en quatre cylindres, car désormais un V8 biturbo 100% maison a été implanté dans les entrailles arrière de l’Esprit. Une montée en gamme et en tarif qui n’est pas passé inaperçue auprès des fans historiques. Mais à Hethel, au jeu du mécano géant, on a plus qu’une pièce à sa caisse, et Lotus dégaine l’Esprit GT3. Inédite, à fortiori sur nos routes, la Lotus Esprit GT3 reprend à son compte le quatre cylindres 2 litres faisant les beaux jours du marché italien (pour des raisons fiscales). Et avec son patronyme repris aux GT engagées en compétition, la Lotus Esprit GT3 soigne sa présentation avec des strippings suggestifs, des coloris qui en mettent pleins les yeux (orange, argent ou vert électrique), adopte les roues des versions Esprit S4 mais se dispense de l’aileron. En échange un becquet plus épais prend le relais avec beaucoup plus de grâce et d’élégance. Une sorte de retour aux sources, surtout avec ce petit bouilleur suralimenté derrière. Boucliers Continuer la lecture →

Maserati Karif Biturbo

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Maserati Karif Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 255 km/h
1 281 kg

Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au pied du sapin… enfin du trident ! La Maserati Karif est donc basée sur l’empattement court des Spyder (soit 2,4 mètres) auquel on a mis un toit en dur style coupé de ville comme certains modèles américains contemporains style Buick Regal. Cela confère ainsi à la Maserati Karif une silhouette étonnante et peu commune confirmant ainsi une automobile d’esthète et exclusive. On aime ou on déteste c’est au choix, d’aucun peuvent lui préférer finalement la ligne originelle tracée par Pierangelo Andreani. Comme ses sœurs de catalogue (222, 422, 430) elle hérite des retouches dans les détails réalisées par le crayon de Marcello Gandini en 1987. Léger, certes, mais suffisant pour donner une touche de modernité avec des angles qui s’adoucissent notamment sur la proue avec une calandre revue et des arêtes de capot plus intégrées et intégrantes. Les jantes OZ Mille Miglia sont à voile plein à 5 goujons en 15 pouces de Continuer la lecture →

Volvo 780 GLE V6 2L8

Volvo 780, ab 1985

Volvo 780 GLE V6 2L8
1986 – 6 cyl. en V 12V
167 ch – 195 km/h
1 557 kg

Après les Volvo 262C au look des plus particuliers, Volvo demande toujours à Bertone de concevoir des lignes plus élégantes et équilibrées que sa devancière mais toujours sur la base de la Volvo 760. Et dans le cahier des charges, les latitudes laissées au carrossier italien sont limitées. Pas étonnant donc de découvrir en mars 85 à Genève un coupé aux lignes semblant tracées à la règle et fortement inspirée de la berline dont elle dérive. Toutefois on apprécie le travail des stylistes sur cette proue (plus) fine quoique droite et intégrant avec justesse la calandre maison barrée. La poupe carrée également ne manque pas d’une certaine élégance naturelle, et adopte des optiques inédites qui lui sont spécifiques. Voilà de quoi rassurer les futurs acheteurs de ne pas avoir la même que la berline Volvo du voisin ! Le profil de ce coupé se distingue par des porte-à-faux importants, ses (petites) roues de 15 pouces et ses larges surfaces vitrées. Mais ce que l’on apprécie avant tout c’est l’harmonie générale qui se dégage de la Volvo 780 GLE lui permettant Continuer la lecture →

Lotus Esprit Sport 300

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Lotus Esprit Sport 300
1993 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
302 ch – 270 km/h
1 215 kg

Lotus n’a peur de rien et veut prendre sa part du gâteau depuis les changements de règlementation aux 24 Heures du Mans et l’avènement de la catégorie Grand Tourisme (GT). La Lotus Esprit, bien qu’apparue en 1972, va venir défier Ferrari, Venturi, Porsche, McLaren, Corvette et autres rivales huppées et bien établies dans la Sarthe. Une version compétition est donc au programme, mais pas seulement pour notre plus grand plaisir ! La Lotus Esprit Sport 300 est donc l’émanation de la version course mais pour un usage « civil » présentée à Birmingham en octobre 1992. Impossible pour l’amateur éclairé de la confondre avec ses sœurs plus placides en raison d’un kit carrosserie complet du plus bel effet (quoique les goûts et les couleurs… nous à la rédaction du Guide des Sportives on adore) : extensions d’ailes, boucliers proéminents et carrés (bye bye les antibrouillards pour avoir plus de refroidissement), aileron maousse mais à la forme bien plus intégrée et sexy que celui de la Lotus Esprit S4, bas de caisse bien échancrés et assiette ultra-basse. On remarque que la lunette arrière est dépourvue de vitrage. Déjà que la Lotus Esprit est très basse d’origine (1,175 mètres) et large (1,9 mètres !), mais ici et avec sa forme caractéristique en coin quasi monovolume (la ligne de Continuer la lecture →

Mercedes-Benz 300 CE W124

Mercedes-Benz 300 CE W124

Mercedes-Benz 300 CE W124
1987 – 6 en ligne 12V
188 ch – 228 km/h
1 390 kg

Après la nouvelle Classe E W124 en 1986, Mercedes-Benz poursuit le renouvellement de sa gamme pour 1987 avec le coupé CE dérivé de la berline. Ce qui frappe d’emblée est la ligne dont les vitrages latéraux sont dépourvus de montants comme c’était le cas dans la génération précédente (W123). Une ligne quoique massive et assez carrée inspirant robustesse et sécurité passive dont les dimensions sont pourtant toutes autres que celle de la berline : -8,5 cm de moins en longueur et -3 cm en hauteur. L’illusion gémellaire semble parfaite et pourtant seuls optiques avant et arrière sont identiques ! Belle prouesse de l’équipe des designers dirigée par Bruno Sacco. Il en résulte une ligne qui s’érige déjà en grande classique de la marque, équilibrée et élégante, jouant les mini coupé SEC. Comme ses sœurs berlines, les tics sylistiques du moment à Sindelfingen sont reconduits : antenne arrière télescopique, habillages de bas de caisse bicolores avec la carrosserie, et jantes alu de 15 pouces élégantes et discrètes. Pour ceux qui recherchent de l’excentricité, il faudra repasser, ce n’est pas Continuer la lecture →

Volkswagen Golf 4 V5

Volkswagen Golf 4 v5

VW Golf 4 V5
1998 – 5 cyl. en ligne 10V
150 ch – 212 km/h
1 329 kg

Volkswagen nous a réservé une surprise pour 1998 : la Volkswagen Golf 4 GTI s’est dédoublée d’une autre version à moteur V5. Si la Golf 4 GTI joue la carte sportive (encore que… !), la Volkswagen Golf 4 V5 joue les bourgeoises sportives. Extérieurement, c’est le jeu des sept erreurs, car les deux variantes sont identiques et jouent finalement les discrètes. Les monogrammes « V5 » permettent de faire la différence et les plus fins observateurs auront remarqué une monte pneumatique plus typée confort, mais toujours sur des jantes de 16 pouces. Pour le reste, les amateurs et habitués de la gamme Golf ne seront pas dépaysés. La véritable originalité de cette Golf V5 est surtout sa mécanique originale qui Continuer la lecture →

Rolls-Royce Silver Shadow

Rolls-Royce Silver Shadow
1965 – 8 cyl. en V 16V
ND ch – 190 km/h
2 100 kg

A Crewe, la présentation d’un nouveau modèle est un évènement tant les nouveautés sont rares. Pour 1965, Rolls-Royce dévoile ainsi la nouvelle Silver Shadow qui remise au garage la vénérable Silver Cloud. Révolution de palais, la Rolls-Royce Silver Shadow entre de pleins pneus dans l’ère moderne avec une carrosserie qui intègre (enfin ?) les pontons. Elancée, mais pourtant plus courte que la Cloud, la Rolls-Royce Silver Shadow conserve malgré tout des dimensions respectable avec 5,2 mètres de long et 1,8 mètres de large. Tout de même ! Quitte à chambouler les traditions, Rolls-Royce a adopté sa calandre historique mais en réduisant de moitié sa hauteur. C’est la première fois depuis 1914 que Rolls-Royce touche à son symbole… Si la ligne est inédite, elle n’en demeure pas moins très classique et bien équilibrée harmonieusement campée sur un empattement conséquent (3 mètres) et ses roues de 15 pouces flanquées d’enjoliveurs tôle du plus bel effet. Seule la proue accepte des similitudes avec la Silver Cloud III, notamment les optiques avant doublées. La malle arrière adopte des petits feux qui soulignent la ligne de caisse qui vient mourir jusqu’au parechocs. Du chrome en Continuer la lecture →

Lotus Esprit S4

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Lotus Esprit S4
1993 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
263 ch – 261 km/h
1 330 kg

Depuis 1976, la Lotus Esprit ne cesse d’évoluer et de se bonifier. Toujours fidèle à son quatre cylindres maison, il est gavé de chevaux supplémentaires par un turbocompresseur depuis 1980. Présenté au salon de Genève 1994, la Lotus Esprit S4 fait de la résistance et évolue une énième fois pour tenter un baroud d’honneur avec son quatre cylindres, la version V8 devant prendre le relais et lui donner la noblesse mécanique qui lui faisait défaut jusqu’alors. Ce sont les designers maison Julian Thomson et Russell Carr qui ont pris la responsabilité du relooking des lignes tracées début 70 par un Giorgetto Giugiaro particulièrement audacieux et inspiré, puis réactualisées avec bonheur par Peter Stevens en 1988. Ce qui frappe immédiatement c’est le nouveau bouclier avant plus arrondi intégrant de fins clignotants (ceux de la Lotus Elan M100), des entrées d’air aux lignes plus douces. Les bas de caisse légèrement rebondis intègrent des prises d’air latérales tandis que le nouvel aileron fixé au milieu des montants du capot arrière nous réconcilient avec les appuis aérodynamiques et les canons esthétiques (ceux des dernières SE étaient peu élégants) même si nous préférons celui de la version Sport 300 encore plus sexy et sportif. Bref, ne boudons pas notre plaisir, car les hommes de Hethel ont su faire du neuf Continuer la lecture →

Renault Clio 16V

Renault Clio 16V

Renault Clio 16V
1994 – 4 cyl. en ligne 16V
137 ch – 205 km/h
1 070 kg

En 1991 Renault avait réussi à prendre le pouvoir chez les GTI avec la Renault Clio 16S. Héritant du quatre cylindres 16 soupapes de la Renault 19 16S, il semblait particulièrement l’aise sous le capot de la petite Clio. Mais dès l’année suivante, patatras…, le catalyseur est imposé. Comme pour beaucoup de moteurs multisoupapes non prévus au départ pour cet accessoire, il perd de sa superbe. Pour mars 1994, Renault revoit sa gamme Clio en rebattant (subtilement) les cartes. La Renault Clio 16S n’échappe pas à cette opération, changeant même de patronyme pour Renault Clio 16V. Une manière pour Renault d’uniformiser une appellation déjà en vigueur sur d’autres marchés européens. Côtés nouveautés, on peut apprécier la nouvelle calandre, les rétroviseurs extérieurs (dont le passager enfin de la même taille que son homologue conducteur). Des nouvelles jantes alu 15 Continuer la lecture →

Ferrari 308 GTB Quattrovalve QV

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Ferrari 308 GTB QV
1982 – 8 cyl. en V 32V
240 ch – 255 km/h
1 275 kg

Depuis 1975 Ferrari règne en maître sur le petit monde des berlinettes à moteur central arrière avec sa Ferrari 308 GTS/GTB. Mais au fil des années, l’injection a remplacé les carburateurs et la carrosserie a troqué le polyester pour de l’acier dès 1977 en Europe (1976 aux USA). Plus de poids sur la balance et une puissance qui chute de 255 ch à 214 ch en 1980 ! Une tendance qui touche alors beaucoup de ses rivales en raison de nouvelles normes antipollution imposant pour les grosses mécaniques une injection plus propice aux économies de carburant que les gloutons (mais charmants) carbus. Pour cette année 82, Ferrari corrige le tir en concentrant ses efforts sur ce qui a été toujours son poids fort : « il motore ». Sa nouvelle culasse à 32 soupapes (soit 4 par cylindre) lui a d’ailleurs donné sa nouvelle appellation : Ferrari 308 GTB Quattrovalve. Extérieurement, difficile de la distinguer de ses devancières. Seul l’amateur averti pourra identifier aisément cette nouvelle version (rétroviseurs extérieurs plus carrés avec logo Ferrari, calandre avec Cheval Cabré, feux antibrouillards intégrés, grilles de capot AR redessinées,…). En y regardant bien, la face avant semble singer de plus en plus sa grande sœur Ferrari BB 512i. Pininfarina auteur de cette carrosserie (sous les crayons de Leonardo Continuer la lecture →