MG Metro Turbo

MG Metro Turbo (1983)

MG Metro Turbo
1983 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
90 ch – 180 km/h
830 kg

Depuis 1980, le groupe British Leyland tente de remplacer l’antédiluvienne Mini. L’Austin Metro reprend ainsi tous les préceptes qui font le succès de la Mini, suspension Hydragas comprise, mais adopte une plastique plus moderne, assez cubique, et un habitacle plus spacieux. Si le sport était jusqu’ici badgé « Cooper » chez Austin, British Leyland va piocher dans son large catalogue de marques en 1982 et apposer le logo MG (Morris Garage) sur sa Metro pour la muer en petite GTI des villes. Et sous le court capot avant, c’est le 1 275 cm3 bien connu que l’on retrouve. Bien mais peut mieux faire. Surtout que la concurrence fait rage chez les GTI. Pour 1983, MG envoie sa petite Metro chez Lotus pour un coup de booster. La MG Metro Turbo revient ainsi avec plus de puissance et des performances en hausse. La présentation reste sportive et MG ne lésine pas sur les artifices de style, à commencer par les strippings latéraux portant les inscriptions « Turbo ». Les jantes alu de 13 pouces avec voile lisse à 12 alvéoles sont inédites et spécifiques à la Turbo. Nouveaux également les boucliers et bas de caisse plus enveloppants, tandis que la Metro Turbo joue sur l’esprit bicolore avec toute la partie basse de la carrosserie en noire, tranchant ainsi avec le reste de l’auto si le coloris retenu n’est pas le noir.

La MG Metro Turbo se fâche ? Côté performances pures, c’est certes mieux, mais elle n’a toujours pas corrigé ses mauvaises manières dès que la chaussée se dégrade. La conduite sportive est rigolote mais certainement pas efficace…

MG Metro Turbo (1983)

La MG Metro Turbo met le paquet sous le capot avec son petit 1,3 litres soufflé par un turbo Garrett. 90 ch comme cavalerie et une belle vitesse de pointe de 180 km/h…

Le moteur de la Mini est décidément mis à toutes les sauces et développé au fur et à mesure des décennies ! Cette version « A » est déjà une première évolution qui eut lieu dans les années 70. Evolution mais pas révolution, car on fait toujours face à un quatre cylindres en ligne tout en fonte avec son arbre à cames latéral. Mais histoire de digérer le surcroit de puissance, il est parti faire un tour chez Lotus Engineering. Un gros travail de renforcement a été opéré pour mieux digérer les nouvelles contraintes mécaniques. Les soupapes sont refroidies au sodium, les pistons sont à jupes pleines et le vilebrequin est forgé et nitruré. Le turbocompresseur Garret T3 doit se passer d’échangeur, et est couplé en alimentation à un carburateur double corps SU HIF 44 (un turbo soufflé). En complément on note un système de carburant à régulation de pression automatique. Le turbocompresseur est équipé d’un système de contrôle en deux étapes qui permit de juguler la pression de turbo et le couple en-dessous de 4 000 tr/min pour éviter d’endommager la boîte de vitesses à quatre rapports montée dans le carter, dont la conception remontait au début des années 1950. La puissance est désormais de 90 ch à 6 200 tr/mn et un couple de 116 Nm à 3 600 tr/mn. Relevons que la commande de boîte de vitesses est tout sauf agréable et efficace. Il faut composer avec. Les performances sont dans la moyenne sans plus. Le turbo donne un bel élan pour accrocher 180 km/h, tandis que les accélérations pâtissent de la lenteur de la commande de boîte, du poids assez élevé (830 kilos) et de l’aérodynamique dépassé : 0 à 100 km/h en 12’’0; km DA en 39’’1. La MG Metro Turbo reste fidèle au système de suspension à sphères Hydragas héritée de la Mini. Elle est néanmoins complétée d’amortisseurs à l’avant et de ressorts à l’arrière. Une barre antiroulis arrière est également montée de série. Le résultat est étonnant, car si sur chaussée lisse la MG Metro joue les gros karts, dès que le revêtement se dégrade, la tenue de route perd de sa superbe et devient incontrôlable. Le freinage est à la hauteur avec une paire de disques ventilés avant pincés par des étriers quatre pistons. Le train arrière doit se contenter de classique tambours pleins. Les roues alu sont montées en pneumatiques de 160/65 HR13. Rapidement, la MG Metro Turbo montre ses limites

MG Metro Turbo (1983)

La MG Metro Turbo est un véritable petit kart… sur route lisse ! En revanche, dès que la chaussée devient inégale, l’inconfort est total et l’efficacité relative.

avec une mécanique rustique mais qui pousse, plus que sa tenue de route qui a du mal à composer et être efficace. L’habitacle étonne par sa place disponible, y compris aux places arrières. Pourtant l’empreinte au sol est réduite et le gabarit contenu (3,4 mètres de long) lui autorisant une belle aisance urbaine. Le volant trois branches sport est frappé du logo „MG“ et quelques accessoires à bord amusent à l’instar du manomètre de pression de suralimentation au plafonnier ! Voilà qui en dit long sur l’ergonomie assez fantaisiste tout comme la position de conduite improbable, reprise à la Mini, avec les jambes écartées autour du volant. La sellerie tweed ne parvient pas à masquer une finition assez légère et des plastiques bons marchés.

Notre avis
emoticonLa MG Metro Turbo est un drôle de phénomène ! Plutôt aguicheuse avec sa présentation sportive ostentatoire, elle annonce fièrement la couleur. Sa mécanique rustique est diablement bousculée et donne finalement un sérieux tonus dans la conduite. Reste la tenue de route qui joue les Dr Jeckyl et Mr Hyde en fonction de la qualité du revêtement. Résultat, la conduite sportive tourne vite au gag et vous êtes chahuté dans tous les sens sans aucune efficacité. Reste une belle habitabilité et un gabarit de reine des villes qui lui offre une belle polyvalence d’usage…

Autres versions :
MG Metro

    Les Rivales :
    Petite GTI 1980, 1983

    • Innocenti de Tomaso TurboInnocenti de Tomaso Turbo
      Chez Innocenti, la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, mais les difficultés sont parfois sources d’opportunités. Lorsque BMC (British Motor Corporation) se déclare en cessation de paiement et c’est l’état italien avec Alejandro de Tomaso qui rachètent Innoncenti en 1976. Toutefois le moteur « Austin » est conservé… jusqu’en 1982. A compter de cette ...
    • MG Metro TurboMG Metro Turbo
      Depuis 1980, le groupe British Leyland tente de remplacer l’antédiluvienne Mini. L’Austin Metro reprend ainsi tous les préceptes qui font le succès de la Mini, suspension Hydragas comprise, mais adopte une plastique plus moderne, assez cubique, et un habitacle plus spacieux. Si le sport était jusqu’ici badgé « Cooper » chez Austin, British Leyland va ...

    Avant d’acheter
    Les MG Metro et MG Metro Turbo ont connu une longue carrière, néanmoins pas toujours couronnées de succès dans l’hexagone, à l’ombre des stars françaises et allemandes de leur époque. Pourtant, MG annonce avoir produit plus de 120 000 MG Metro de 1982 à 86 et près de 22 000 MG Metro Turbo de 1983 à 87. Pas si mal ! Un succès qui fait penser en matière de découpage de gamme aux « New Mini » sous l’ère BMW. Notons quelques séries spéciales comme la MG Metro Turbo « All White » en 1987. Si elles ont donc été largement produites, notamment la version atmosphérique, il faut néanmoins être patient et volontaire pour en trouver une en France. En effet, les exemplaires en parfait état ne courent pas les rues. Une notoriété oubliée, et une fiabilité peu reluisante les ont vite conduites à la casse. Dans les points noirs, citons d’emblée la corrosion qui s’attaque un peu partout aux caisses et leurs éléments. Même les dessous (ancrages du berceau avant et essieu arrière) sont à ausculté de près car particulièrement sensibles à la rouille. Si le bloc moteur 1 275 cm3 est généralement fiable et éprouvé (repris de la Mini), il fuit régulièrement comme beaucoup d’anglaises. Pas bien grave mais à surveiller. La MG Metro Turbo est à surveiller de plus près en raison d’un turbocompresseur assez fragile qu’il faut ménager (bien laisser chauffer, et ne pas couper le moteur immédiatement). La vidange est à effectuer tous les 7 500 km ou tous les ans, et un coup sur deux il faut remplacer filtres et bougies. La boîte de vitesse n’est pas un modèle de douceur et craque et fait du bruit. A surveiller car synchros et roulements s’usent rapidement. Vidange de boîte tous les 5 ans. L’électricité est digne des italiennes des pires années, et est au niveau de la qualité de l’habitacle qui ne vieillit pas très bien, c’est peu de le dire. Et attention, car les accastillages sont introuvables. Privilégiez donc une auto complète. Enfin la suspension Hydragas doit être remplacée au niveau de ses sphères tous les 80 000 km et son liquide tous les deux ans. Voilà une petite GTI qui se mérite : rare dans les annonces et exigeante en entretien. A vous de voir…
    Entretien : tous les 7 500 km ou tous les ans.

    Mots clés : MG | Metro | Turbo | Austin | Garrett | Morris Garage | GTI | UK | Angleterre | MG METRO TURBO | GTI

    CATALOGUES – BROCHURES – PROSPECTUS

     

    TOP Bouille sympa ǀ Gabarit réduit ǀ Performances en hausse ǀ Présentation sportive ǀ Consommation ǀ Habitacle bien présenté ǀ Polyvalence d’usage ǀ Moteur réussi ǀ Tenue de route amusante sur chaussée lisse ǀ Poids FLOP Inconfort total ! ǀ Position de conduite fantasque ǀ Autonomie ǀ Boîte 4 rapports seulement ǀ Commande de boîte ǀ Tenue de route sur chaussée dégradée

    MG Club de France

    Fiche Technique

    Marque :
    Gamme :
    Année :
    PA – Prix neuf :
    Moteur :
    Puissance :
    Couple :
    Suralimentation:
    Transmission :
    Poids (RPP) :
    Freins :
    Roues :
    Performances :
    MG
    Metro Turbo
    1983
    6 CV – 67 000 FF
    4 cylindres en ligne 8 soupapes (1 ACL) – 1 275 cm3
    90 ch à 6 200 tr/mn (70,59 ch/litre)
    116 Nm à 3 600 tr/mn (90,98 Nm/litre)
    Turbocompresseur Garret T3 (Ø ND bar)
    traction + BV4 manuelle
    830 kilos (9,22 kg/ch)
    2 disques ventilés AV et 2 tambours pleins AR
    jantes alu 14″ + pneus en 160/65 HR13 AV et 160/65 HR13
    0 à 100 km/h en 12’’0; 180 km/h, km DA en 39’’1

    Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R

    MG Metro Turbo
    MG
    • Nouvelle British Frontline présente sa MGB LE60 restomod à moteur V8
      Alors que l’année 2024 marque le centenaire de MG, Frontline Cars (Frontline), spécialiste réputé des restomods MGB, s’apprête à étendre son héritage aux passionnés des Etats-Unis. Cette étape importante verra la toute nouvelle Frontline LE60 à moteur V8 faire ses débuts américains à The Quail, A Motorsports Gathering et à certains événements de la Monterey ...
    • La MG Cyberster électrique a réalisé son tour Européen
      Le très attendu roadster Cyberster EV de MG vient de terminer un tour d’Europe de 8 500 miles, achevant avec succès la première étape de l’aventure Charging into the Future qui verra la MG EV se rendre à Shanghai. Le Cyberster de présérie est piloté par les frères Ross et Hugo Turner, aventuriers britanniques, qui ont ...
    • Nouvelles Frontline LE60 revisitent en électrique les MGB et MGB GT
      Frontline Cars (Frontline), spécialiste renommé du restomodage de MG, dévoile au monde de l’automobile ses dernières créations : les éditions LE60 et BEE EV, avant leur présentation publique au Bicester Heritage Sunday Scramble, le 8 octobre prochain. S’appuyant sur son héritage en matière de modernisation des MGB et MGB GT, qui sont ses principales sources ...
    • Nouvelle MG4 EV XPOWER
      MG Motor UK a révélé le prix officiel et les spécifications de sa nouvelle voiture à hayon tout électrique haute performance, confirmant que la nouvelle MG4 EV XPOWER sera sa voiture de production la plus puissante à ce jour lorsqu’elle fera ses débuts en juillet. Proposée à partir de 36 495 euros, la nouvelle MG4 ...
    • La Nouvelle MG Cyberster sera présentée en première mondiale au Festival de vitesse de Goodwood
      MG Motor UK a confirmé que sa nouvelle voiture de sport révolutionnaire, le Cyberster, sera présentée en première mondiale au Goodwood Festival of Speed 2023 et que le roadster EV soulignera ses performances en s’attaquant à l’emblématique course de côte pendant toute la durée du festival. Le spectaculaire cabriolet biplace sera présenté sur le stand principal ...
    • Nouvelle MG EV Cyberster
      Un nouveau chapitre passionnant de l’histoire de MG vient d’être annoncé à Auto Shanghai 2023, avec la confirmation officielle des plans de production de sa voiture de sport EV haute performance unique – Cyberster. Le roadster à deux places marque le retour très attendu de la célèbre marque MG à la production de voitures de sport. ...
    • MG dévoile les premières photos de la nouvelle MG Cyberster
      Quelques jours seulement après avoir révélé des rendus de design, MG a publié les premières photos officielles de son concept-car Cyberster, qui fera ses débuts au Salon de l’auto de Shanghai à la fin du mois. Le Cyberster – développé par l’équipe du MG Advanced Design Centre de Londres – est une voiture de sport à ...
    • Nouvelle MG Cyberster présentée au salon de Shanghai
      Prévue pour être présentée au Salon de l’auto de Shanghai 2021 à la fin du mois, la Cyberster – mise au point par l’équipe du MG Advanced Design Centre de Londres – est une voiture de sport à deux portes et deux places qui rappelle la tradition de la marque et dont le style s’inspire ...
    • MGB GT GHD3
      Depuis 1962, la MGB donne le « La » dans le milieu du roadster sportif et de la voiture de sport. En effet, près de 78 000 exemplaires ont déjà trouvé preneurs, prouvant ainsi le succès de la formule. Un art de la synthèse qui peut compter en outre sur une esthétique qui joue le ...
    • MGB Roadster GHN3
      Après une série de roadsters sportifs et spartiate, le trio de tête de la firme MG créée par Cecil Kimber (Morris Garage) décide de révolutionner le genre du roadster anglais. Syd Enever, John Thornley et Roy Brocklehurst vont donc concevoir un roadster qui s’il s’inspire de la MGA, va innover avec une structure autoporteuse de ...

    Guide des Sportives
    Guide des Sportives vous permet de retrouvez toutes vos voitures de sport préférées classées par marque, modèle, gamme, génération après génération. FerrariPorscheLamborghiniAston Martin et autres constructeurs de voitures de sport et de voitures de prestige (LotusBMW,Mercedes-BenzAudi), aux sportives plus populaires comme les GTI et petites sportives (Peugeot 205 GTIR8 GordiniVW Golf GTI…), le Guide des Sportives recense toutes les automobiles considérées et choisies par la rédaction comme voitures sportives. Chaque auto est traitée de la même manière avec un descriptif, des informations techniques et des conseils d’achat. De 1945 à nos jours, Guide des Sportives est alimenté chaque semaine de nouveaux dossiers.
    La rédaction

    Maserati Ghibli II Cup 2L0

    Maserati Ghibli II Cup 2L0 (1996)

    Maserati Ghibli II Cup 2L0
    1996 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
    330 ch – 270 km/h
    1 365 kg

    Au Salon de Bologne en décembre 1995, Maserati dévoile différentes nouveautés sur le thème de la Ghibli II. Celle qui retient notre attention est la version Cup destinée à poursuivre l’idée de la compétition monomarque déjà expérimentée avec succès avec la Maserati Barchetta. Et comme souvent avec les voitures de compétition, elle a son pendant sur la route pour permettre l’homologation. Basée sur la Maserati Ghibli II, la Ghibli II Cup reprend ainsi à son compte beaucoup de modifications apportées à la version course, tant dans ses trains roulants, sa structure que pour son V6 Biturbo. Plus basse avec sa suspension rabaissée, la Maserati Ghibli Cup est reconnaissable en premier lieu à ses nouvelles jantes Speedline Aliseo en alu démontables de 17 pouces. Un logotype « Ghibli Cup » est apposé Lire la suite

    Autobianchi Y10 Turbo

    Lancia Y10 Turbo

    Autobianchi Y10 Turbo
    1985 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
    85 ch – 183 km/h
    790 kg

    Après une genèse pour le moins compliquée et polémique au sein du groupe Fiat (l’étude da la remplaçante de l’Autobianchi A112 étant finalement reprise pour le compte de Fiat devenant la… Panda), et un imbroglio de portefeuille de marques entre Lancia et Autobianchi selon les marchés, la nouvelle Autobianchi Y10 est dévoilée au salon de Genève en mars 85. Et dans la foulée, on découvre une bouillante version Turbo qui doit nous faire oublier les Autobianchi A112 Abarth. Voilà qui est ambitieux, tant la petite bombinette italienne a marqué les esprits et les cœurs de 1972 à 85 !
    L’Autobianchi Y10 Turbo prend le contre-pied de sa devancière avec un design très moderne et aérodynamique. Un point à souligner, car il est toujours difficile d’être efficace en ce domaine, et l’Autobianchi Y10 y parvient avec un très bon Cx, malgré une longueur de 3,39 mètres. Chapeau ! Signée par le Centro de Stile Fiat, la Y10 se distingue par son aspect très géométrique , sa proue intégrant une calandre Lancia et son arrière à pan coupé et porte-à-faux raccourci. En version Turbo Lire la suite

    Ford Escort RS Turbo Mk2

    Ford Escort RS Turbo Mk2 (1986)

    Ford Escort RS Turbo Mk2
    1986 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
    132 ch – 206 km/h
    965 kg

    En mars 1985, la Ford Escort s’est fâchée avec la version RS Turbo en série limitée à 5 000 exemplaires. Forte de 130 ch, voilà qui remettait les pendules à l’heure et propulsait la compacte sportive à l’ovale en haut de la hiérarchie. Si la copie n’est pas parfaite, le succès d’estime est bien là et pour le facelift de la gamme Escort commercialisée depuis 1980, Ford inscrit définitivement l’Escort RS Turbo au catalogue. L’Escort RS Turbo Phase 2 profite également du facelift général avec son nouveau capot avant qui mange une partie de la calandre traditionnelle. Pour améliorer l’apport d’air frais et l’évacuation de chaleur sous le capot, le bouclier avant d’une seule pièce est percé tandis que le capot reçoit des écopes d’air striées. Les feux avant sont plus arrondis, de forme en amande, s’inscrivant ainsi dans la Lire la suite

    Mercedes-Benz A35 AMG W177

    Mercedes-Benz A35 AMG W177

    Mercedes-Benz A35 AMG W177
    2019 – 4 cyl. en ligne 16V turbo
    306 ch – 250 km/h
    1 555 kg

    La Mercedes-Benz Classe A a (enfin) rencontré son public avec la génération W176. Singeant la formule gagnante de l’Audi A3 et la BMW Série 1, le succès a été incontestable, notamment en France devenant le best-seller de la firme à l’étoile. Et en guise de locomotive, la A45 AMG W176 a bataillé tout en haut de la hiérarchie face à l’Audi RS3. Avec la deuxième génération, l’heure de la maturité a sonné avec son lot de nouveautés, y compris dans l’offre sportive. Il faut désormais compter sur deux versions (A35 et A45) qui viennent se coller à la stratégie d’Audi avec sa S3 et RS3. Premier volet, la Mercedes-Benz A35 AMG 4Matic W177 qui vient donc se charger d’en découdre avec la moins véloce des compactes Audi. La Classe A reste bien dans la lignée de la précédente, avec néanmoins des cotes en évolution à la hausse, mais également un porte-à-faux avant assez prononcé. Tout le masque avant s’inspire du design du CLS, on a vu pire comme source Lire la suite

    Audi 200 Quattro 20V C3

    Audi 200 Quattro 20V C3

    Audi 200 Quattro 20V C3
    1989 – 5 cyl. en ligne 20V Turbo
    220 ch – 240 km/h
    1 440 kg

    Audi poursuit le développement de sa gamme 200 C3 et n’a de cesse de l’améliorer. Dernier exemple en date, la commercialisation fin 1989 de l’Audi 200 Quattro 20V C3. Cette grande berline basée sur l’Audi 100, a profité dernièrement à l’occasion du millésime 88 d’améliorations esthétiques subtiles mais notables pour lui permettre de rester en course chez les grandes berlines de prestiges. L’Audi 200 Quattro 20V ne change pas esthétiquement, Ingolstadt ayant certainement jugé suffisant ce qui a été apporté en 88, et c’est avant tout sous le capot moteur que tout se passe. Un immobilisme en matière de design qui se comprend tant l’Audi 200 C3 était en avance sur son temps, tant en fluidité de ligne qu’en efficacité de pénétration dans l’air. Assez passe-partout elle évite tout clivage, et si elle ne séduit pas d’emblée, sa discrétion élégante et de bon aloi se font apprécier au fil du temps. Au moins, Audi a le mérite d’éviter toute faute de goût qui est vite rédhibitoire sur ce marché très exigent des limousines de prestige. L’Audi 200 Quattro 20V (C3) conserve Lire la suite

    Audi 200 Turbo Quattro 2L2 C3

    Audi 200 Turbo Quattro 2L2 C3

    Audi 200 Turbo Quattro 2L2 C3
    1988 – 5 cyl. en ligne 10V Turbo
    200 ch – 232 km/h
    1 410 kg

    Depuis 1984, l’Audi 200 a la lourde tâche de venir bousculer les valeurs établies chez les limousines de prestige. Ses arguments sont très atypiques afin de se démarquer : transmission intégrale Quattro, 5 cylindres en ligne, turbocompresseur et aérodynamique soignée. D’ailleurs, avec son Cx de 0,33, l’Audi 200 Turbo Quattro peut profiter d’un joli coefficient de pénétration dans l’air, sans toutefois faire autant sensation que sa petite sœur Audi 100 (Cx 0,30) sur laquelle elle est basée. Pour le millésime 1988, Audi revoit sa copie et remet sa grande berline au goût du jour. Les modifications extérieures sont subtiles mais bien pensées comme l’intégration des poignées de portes désormais affleurantes, à l’instar de la fluide petite Audi 80. Autre détail qui n’est pas négligeable, les ailes sont élargies au niveau des passages de roue et ajoute un zest de caractère à une berline Lire la suite

    Renault 21 2 Litres Turbo Phase 2

    Renault 21 2 Litres Turbo Phase 2

    Renault 21 2 Litres Turbo Phase 2
    1989 – 4 cyl. 8V Turbo
    175 ch – 227 km/h
    1 215 kg

    Depuis 1987, la Renault 21 2 litres Turbo sème la terreur chez les berlines de sport. Il n’y a que les Ford Sierra RS Cosworth et Mercedes-Benz 190 2L3-16 pour faire la course en tête. Peugeot et sa 405 MI16 ne font pas le poids côté moteur, tandis que les autres berlines de sport sont soit moins rigoureuses (Opel), soit moins performantes (Citroën BX GTI & GTI 16 soupapes) soit moins sportives dans leur définition (Alfa Romeo 75, BMW 325i E30). Cela n’empêche pas Renault de retoucher sa gamme 21 pour mieux l’inscrire dans la gamme Renault 90’, et surtout lui donner un coup de jeune. Au passage, on note l’apparition d’une carrosserie monocorps avec un hayon inédite qui permet d’élargir l’offre et toucher une nouvelle clientèle. Néanmoins, la version Turbo essence n’en profite pas, et c’est très bien ainsi. A l’occasion de ce facelift, toutes les faces avant des 21 s’inspirent de celle de la 21 2 Litres Turbo, ou presque car des détails sont à noter. La Renault 21 2 Litres Turbo Phase 2 conserve donc intacte sa proue très sportive, affublée de son gros Lire la suite

    Audi 200 Turbo Quattro 2L1 C3

    Audi 200 Turbo Quattro 2L1 C3

    Audi 200 Turbo Quattro 2L1 C3
    1984 – 5 cyl. en ligne 10V Turbo
    185 ch – 230 km/h
    1 410 kg

    Ferdinand Piech aux commandes d’Audi a de grandes ambitions pour la marque aux anneaux : concurrencer BMW et Mercedes-Benz et devenir leur égal. Rien que ça ! Mais à y regarder de près, les actes suivent les paroles avec des atouts qui deviennent progressivement l’ADN de la marque : transmission intégrale Quattro, moteur 5 cylindres et aérodynamique soignée. A l’automne 82, la nouvelle Audi 100 marquait ainsi quelques points sur ces thèmes à commencer par une aérodynamique excellente puisque son Cx de 0,30 était alors peu commun, surtout face à l’aérodynamique dépassée d’une BMW Série 5 E28… Mais à Ingolstadt, l’Audi 100 n’est qu’une étape, et dès juin 1983, l’Audi 200 Turbo pointe son long capot sur le marché de la limousine de luxe. Une première tentative pour concurrencer les BMW Série 7 et Mercedes-Benz Classe S. Des premiers tours de roues (avant) encourageants. Mais ce n’est qu’à l’automne 1984 que la transmission intégrale donne le là et une sacrée personnalité à l’Audi 200 Turbo Quattro. Extérieurement, la parenté avec la berline 100 est évidente. Les emboutis de carrosserie sont les mêmes, et seul le masque avant est inédit avec des optiques étirées, tandis que les clignotants sont relégués avec les feux de position dans le Lire la suite

    Renault 21 2 Litres Turbo

    Renault 21 2 Litres Turbo

    Renault 21 2 Litres Turbo
    1987 – 4 cyl. 8V Turbo
    175 ch – 227 km/h
    1 190 kg

    Ouf ! Il était temps pour Renault de remiser sa berline 18 au placard, arrivée en bout de souffle et totalement désuète sur le marché des berlines de taille moyenne. Renault a confié à Giorgietto Giugiaro le dessin de sa nouvelle berline 21 qui est lancée en mars 1986. Plus cubique, avec de larges surfaces vitrées, elle s’inscrit dans une certaine modernité et rencontre immédiatement un franc succès auprès du public. Uniquement disponible en tricorps, un choix qui peut surprendre sur le marché français, mais qui est le fruit d’une volonté de ne pas cannibaliser la gamme Renault 25. En juin 1987, Renault accélère le rythme avec sa nouvelle Renault 21 2L0 Turbo. Destinée à concurrencer directement des références chez les berlines sportives (Mercedes 190 2L3-16, Ford Sierra RS Cosworth et BMW M3 E30), la Renault 21 se démarque du reste de la gamme et adopte une présentation très (trop ?) sportive. Un parti-pris discutable, mais qui transforme la paisible berline familiale en véritable missile. A commencer par une proue totalement inédite, qui semble affinée, avec ses blocs optiques plus fins et étirés semblant allonger la ligne de la Renault 21. Boucliers enveloppants et bas de caisse peints ton carrosserie sont également là pour bien marquer le territoire Lire la suite