Matra Murena 2L2

Matra Murena 2L2

Matra Murena 2L2
1980 – 4 cyl. en ligne 8V
118 ch – 197 km/h
1 050 kg

La Matra Bagherra a su rencontrer son public en surfant tant sur la mode des voitures coupés à caractère sportif, ainsi que sur les succès de Matra aux 24 Heures du Mans. Mais entre-temps, Matra s’est retiré de la compétition et planche sur des voitures de loisir, tandis que le groupe Simca-Chrysler Europe est racheté par PSA qui trouve Matra comme partenaire dans la corbeille de la mariée. Philippe Guesdon, alors PDG de Matra Automobile, convainc les dirigeants de PSA de donner une suite à la Bagherra. La Matra Murena doit corriger les défauts de sa devancière pour se faire une place au soleil parmi les coupés sportifs européens. Confiant le design à Antoine Volanis, la Matra Murena hérite d’une ligne réussie, et beaucoup plus actuelle et moderne apte à la faire accepter auprès de l’exigeante clientèle allemande. On retrouve les phares escamotables et le principe du hayon vitré arrière. Les larges optiques arrière débordent largement sur les flancs. Compacte et ramassée avec ses 4 mètres de long et ses 1,8 mètres de large, la Matra Murena ne laisse pas indifférent les badauds. Et pour jouer dans la cours des grandes, la Matra Murena adopte un Continuer la lecture →

Porsche 911 R 991

Porsche 911 R 991
2016 – 6 cyl. à plat 24V (Flat 6)
500 ch – 32 km/h
1 370 kg

Après un sacré débat interne, les ingénieurs maison ont réussi à remettre le pilote au cœur du plaisir de conduite. A l’heure annoncée de la conduite autonome et de l’électronique envahissante, Porsche finalement ose le contrepied et propose un flashback avec sa Porsche 911 R 991. La recette est simple (ou presque) : prenez une GT3, installez-lui le moteur de la GT3 RS de 500 ch et simplifiez son aéro pour qu’elle soit plus discrète. Cerise sur le gâteau, rangez la transmission PDK à double embrayage au placard et ressortez une boîte mécanique à 6 rapports. On retrouve ainsi le museau de la GT3, et ses ailes larges, plus que la Carrera S et son bouclier arrière. L’assiette basse repose sur des jantes de 20 pouces au dessin très aéré pour permettre le refroidissement des freins. La poupe se dispense d’aileron fixe (au contraire des versions GT3) et profite d’un aileron AR mobile en fonction de la vitesse. Les appuis à haute vitesse sont sans comparaison avec la GT3 RS (35 kg d’appui à 300 km/h contre 115 kg pour la GT3). Pour éviter tout déséquilibre aéro, un diffuseur Continuer la lecture →

Nouvelle Lotus Exige Sport 380

lotus-exige-sport-380-1Très puissante, parfaitement conçue et extrêmement rapide, la Lotus Exige Sport 380 est la voiture la plus agressive de la gamme Exige. Exploitant les enseignements tirés du développement de l’Exige Sport 350 lancée avec succès l’an dernier, ce nouveau modèle haut de gamme bénéficie d’améliorations qui le rendent plus léger, plus puissant et plus aérodynamique, et se positionne comme un concurrent direct des supercars à six chiffres. En évitant l’excès d’électronique et en supprimant les interfaces superflues qui affadissent l’expérience, l’Exige Sport 380 propose une conduite très pure, qui doit être testée au volant pour être pleinement appréciée. Continuer la lecture →

Volkswagen Corrado VR6

Volkswagen Corrado VR6 (1992)

Volkswagen Corrado VR6
1992 – 6 cyl. en V 12V
190 ch – 232 km/h
1 210 kg

Depuis 1988, le très réussi coupé Corrado avait renvoyé la VW Scirocco au placard. Sa ligne ramassée et suggérant la vitesse est aussi très personnelle. Une réussite ! Trapu, et bien campé sur ses jantes de 15 pouces, le coupé Corrado offre un arrière massif privilégiant ainsi une habitabilité et un coffre modulable de 235 à 810 dm3. La version de pointe était jusqu’ici la VW Corrado G60 et son glouton compresseur en G. Mais l’arrivée du moteur VR6 en 1991 dans la Golf éponyme change les perspectives du coupé allemand. En cette année 92, Volkswagen commercialise le coupé Corrado VR6 remplaçant avec (beaucoup) de bonheur la version G60. Extérieurement, difficile de distinguer cette variante à 6 cylindres hormis les jantes BBS en nid d’abeille de 15 pouces ainsi que les monogrammes « VR6 » excentrés Continuer la lecture →

Alpine A110 Tour de France

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Alpine A110 Tour de France
1964 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 196 km/h
590 kg

Jean Rédélé n’en finit pas d’améliorer par touches son modèle déjà phare : la Berlinette Alpine A110. Et comme son histoire a démarré par la course automobile, c’est fort logiquement que des versions destinées pour la compétition sont également développées comme l’Alpine Berlinette « Tour de France ». Pour 1963, et suite aux accords de collaboration avec la Régie Renault, la Berlinette « Tour de France » a évolué sensiblement sur sa proue devenue concave qui intègre désormais les bocs optiques de Renault 8. Le dessin de profil est plus allongé et finalement encore plus harmonieux que le dessin originel des A108. Basse et menue, souvent retenue en « Bleu Alpine », la Berlinette Tour de France attire immédiatement la sympathie des passants. Au-delà des optiques arrière chipées à la Renault 8, l’Alpine Berlinette Tour de France va prendre bon nombre d’éléments à la Renault 8 Gordini, à commencer par sa mécanique et Continuer la lecture →

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208
1999 – V8 24V
347 ch – 250 km/h
1 525 kg

Depuis la Mercedes-Benz C36 AMG W202, Affalterbach et la firme de Stuttgart ont définitivement leurs destins liés. De « simple » tuner, AMG est passé au statut de constructeur puis de filiale de Mercedes-Benz. Il est donc logique que pour 1999 le très réussi coupé Mercedes-Benz CLK W208 fasse un stage d’amélioration dans les ateliers du sorcier AMG. Ne cherchez pas de look tapageur, ce n’est pas le genre de la maison. La Mercedes CLK 55 AMG W208 reprend à son compte les bonnes recettes maison : boucliers plus sportifs, bas de caisse, des jantes AMG 17 pouces, une assiette abaissée et des échappements sport. Bien que le design du CLK singe celui de la Classe E W210, c’est en réalité la Classe C W202 qui fournit sa plateforme. Et sous le capot surmonté de l’étoile, on trouve un Continuer la lecture →

Alpine A110 1300 S

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Alpine A110 1300 S
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
106 ch – 205 km/h
685 kg

Trop modeste la mécanique de l’Alpine A110 1100 ? Après avoir étrenné le moteur de la Renault Dauphine à ses débuts, puis celui de la Renault 8 Gordini, Jean Rédélé a missionné Marc Mignotet pour concevoir un 1300 cm3 en partant du 1100 Gordini. Pas de doute, avec ce millésime 1966 dopé par le quatre cylindres sur mesure qui développe 106 ch, la légère et déjà terriblement agile Alpine Berlinette va faire des étincelles. Extérieurement, il est difficile de faire la différence avec ses sœurs plus « placides » (encore que… !). Le dessin originel n’est pas retouché depuis la grande modification du passage au moteur de R8 qui avait nécessité une poupe allongée, terminant finalement avec beaucoup plus de netteté et d’élégance le profil de la Berlinette Alpine. Feux arrière de R8 dans la partie concave, tandis que le masque avant accueille deux optiques sous globe, avec des petites prises d’air en dessous. Une paire d’antibrouillard peut être ajoutée en option et virilise quelque peu une proue (très) fine. Ne changez rien, car l’Alpine A110 1300 S rien qu’à l’arrêt fait déjà Continuer la lecture →

MVS Venturi 2.80 SPC

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 MVS Venturi 2.8 SPC (Cup 511)
1989 – 6 cyl. en V 12V turbo
260 ch – 270 km/h
1 255 kg

MVS, la « Manufacture de Voitures de Sport », a démontré depuis ses débuts au salon de Paris en 1984 un sacré potentiel. Alors lorsqu’en 1987, le fruit du travail initié par Claude Poiraud et Gérard Godefroy prend enfin la route sous la forme de la MVS Venturi 200, les fans de voitures de sport françaises étaient non seulement rassurés, mais se prenaient même à rêver plus. Ils ont été entendus, et après que le préparateur Lyonnais Fochesato ait développé un kit « 250 ch » pour la Venturi, c’est l’usine de Cholet elle-même qui réagit et propose pour 1989 une version plus performante : la MVS Venturi 2.80 SPC. Extérieurement, Gérard Godefroy a apporté quelques menues retouches dans les détails, avant tout pour faire face à l’augmentation des performances. Ainsi on notera un spoiler additionnel très bas, un aileron en bout de pavillon et un becquet arrière (très) discret. Ces derniers devant accroître l’arrivée d’air frais vers l’échangeur du panneau arrière. Elle vous semble plus basse ? Normal, l’assiette est abaissée de 5 mm. Pour le reste on trouve intactes les lignes tendues très séduisante à l’origine, avec quelques emprunts à la grande série pour réduire les coûts de fabrication (parebrise retaillé de Renault Fuego, rétroviseurs extérieurs de Citroën CX, feux arrière de BMW Série 3 E21…). Pas si gênant, car la Continuer la lecture →

Porsche 911 Turbo 996

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Porsche 911 Turbo 996
2000 – 6 cyl. à plat 24V (Flat 6) Biturbo
420 ch – 306 km/h
1 540 kg

Depuis 1997, la Porsche 911 type 996 a renouvelé la saga avec beaucoup d’audace : look inédit singeant le Boxster (face avant), Flat 6 nouveau et refroidi par eau (sacrilège ?), fin du carter sec… Bref, les puristes ont crié au loup, mais finalement les clients, seuls réels juges de paix, ont répondu présents. Ouf ! Porsche, comme à son habitude, poursuit le développement de la gamme 996 pour 2000 avec la nouvelle Porsche 911 Turbo 996. Faire mieux que la 993 Turbo semble une gageure, mais impossible n’est pas Porsche. La Porsche 911 Turbo 996 s’offre même au passage un nouveau regard histoire de couper définitivement avec le Boxster : nouveaux optiques réunissant phares au xénon et feux auxiliaires, tandis que le bouclier est inédit avec ses entrées d’air béantes pour refroidir les composants mécaniques comme il se doit. Ailes larges avec des entrées d’air à l’arrière, gros bouclier arrière bardé d’extracteur sur les bas flancs, tandis que l’aileron de la généalogie Turbo est toujours de la partie. C’est bien simple, si on met une 996 Carrera à ses côtés, on a l’impression de ne plus Continuer la lecture →

Lotus Evora 400

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Lotus Evora 400
2015 – 6 cyl. en V 24 Compresseur
406 ch – 300 km/h
1 395 kg

Depuis 2009, Lotus a surpris tout le monde en dévoilant son Evora. Un modèle plus cossu mais sans perdre l’ADN de la firme d’Hethel fondée par Colin Chapman. Certes moins « light », l’Evora venait jouer sur les plates-bandes de la Porsche Cayman avec des arguments maison, mais surtout un V6 compressé Toyota jugé alors trop timoré avec ses 280 ch. Lotus n’est pas resté sourde aux critiques, et le temps de se débarrasser de son PDG d’alors aux ambitions démesurées, voilà que la Lotus Evora S s’approprie un V6 de 350 ch bien plus en phase avec les prétentions affichées par cette menue GT. Un moteur partagé ensuite avec la Lotus Exige S qui deviend Exige Sport 350. Avec l’arrivée de Jean-Marc Gales aux manettes d’Hethel, c’est un souffle nouveau ou plutôt du renouveau car l’accent est mis sur la génétique originelle Lotus. Projets pharaoniques remisés au placard, ce sont les modèles actuels qui sont optimisés et revus pour être en ligne avec les fondamentaux du pilotage et de l’efficacité. La Lotus Evora 400 part de ce principe avec de sérieux atouts. Son museau a été revu pour l’occasion. Il perd en finesse ce qu’il gagne en agressivité et en efficacité aérodynamique avec ses naseaux élargis et ses fines Continuer la lecture →