Lamborghini Espada 400 GT Série 1

Lamborghini Espada 400 GT Série 1
1968 – V12 24V
340 ch – 250 km/h
1 625 kg

En mars 1967, Bertone et Lamborghini avec un Marcello Gandini comme premier crayon particulièrement inspiré, créent un électrochoc au salon de Genève. La Lamborghini Marzal étonne et séduit par ses larges surfaces vitrées et son concept 4 places. Une aubaine pour le constructeur de Sant’Agata qui cherche à étendre sa gamme et s’adresser à une clientèle plus mûre et souhaitant plus de polyvalence tout en profitant du charisme Lamborghini. Un an plus tard, le projet est totalement repensé dans ses dessous, mais l’enveloppe de la nouvelle Lamborghini Espada 400 GT s’inspire très nettement du prototype Marzal. On retrouve ainsi des proportions peu communes avec une largeur (1,82 m) et longueur (4,70 m) conséquentes tandis que la hauteur est réduite à 1,19 m. Les surfaces vitrées sont généreuses avec des vitres latérales dont la forme s’inspirent de l’étude de style Bertone Pirana. On note un très long capot qui est percé par des prise d’air NACA pour enrichir en air frais l’admission du V12, tandis que les ailes avant sont ajourées finement pour parfaire tant au style qu’au refroidissement du compartiment Continuer la lecture →

Renault Megane 4 RS Cup

Renault Megane 4 RS Cup
2018 – 4 cyl. 16V Turbo
280 ch – 250 km/h
1 407 kg

Pour son troisième chapitre, la Renault Megane 4 RS joue les caméléons et la possibilité d’être configurée à la carte. Un art du compromis que Renault semble avoir voulu jouer au plus fin quitte à frustrer les amateurs de sportives pures et dures ? La version « Sport » joue les polyvalentes ultra efficaces mais policée. Renault Sport a néanmoins prévu dès le lancement commercial de la Megane 4 RS une version « Cup » avec des trains roulants plus à même de jouer les reines du circuit et satisfaire les amateurs de trajectoires précises. Extérieurement, impossible de déceler les différences entre une Sport et Cup sans en prendre le volant ! Le seul indice est une assiette un poil plus basse de -2 mm. Pour le reste, on retrouve la Megane 4 RS que nous connaissons désormais avec ses ailes renflées de 60 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière par rapport à la Megane 4 GT. Les tics sportifs sont nombreux à l’image du bouclier avant à large entrée d’air et intégrant la lame F1, ou encore la grille de calandre spécifique avec sa trame 3D en nid d’abeille réinterprétée par Renault Sport. Les extracteurs d’air ne sont pas là que pour la figuration mais concourent néanmoins à viriliser le look de cette compacte sportif qui reste désespérément une 5 portes… On s’attendait à des jantes de 19 pouces de série pour faire une rupture avec la variante « Sport », mais las, il va falloir passer par la case option, malgré le supplément du châssis Cup… Continuer la lecture →

Ford Mustang 4 Bullit SN95

Ford Mustang 4 Bullit SN95
2001 – 8 cyl. en V 16V Turbo
265 ch – 236 km/h
1 545 kg

Depuis 1998, la Ford Mustang 4 (SN-95) a changé ses traits. Si les proportions de la Mustang 4 de 1994 sont conservées en restant sur les bases de la plateforme Fox, le design est passé du « bio » au « edge ». Ce qui n’est pas pour nous déplaire, ce nouveau look aux traits plus acérés et tendus correspondant mieux selon nous à l’idée que l’on se fait de la Pony Car. Pour l’anecdote c’est Doug Gaffka qui est l’auteur de ce facelift plus agressif et sportif. En janvier 2000, au salon de Los Angeles, l’équipe dirigée par Scott Hoag dévoile un concept car Mustang Bullit. Un hommage à celle pilotée par Steve McQueen dont la course poursuite avec une Dodge Charger dans les rues de Los Angeles a laissé des traces indélébiles dans la mémoire des cinéphiles fan d’automobiles sportives. Le public est conquis et Ford commercialise un an plus tard ladite Mustang 4 Bullit SN95. Si elle est évidemment dérivée de la Mustang 4 GT « standard », elle s’autorise néanmoins quelques détails de style qui permettent de l’identifier immédiatement. D’emblée on reconnaîtra les jantes alu de 17 pouces dont le dessin s’inspire des American Racing Torq Thrust de la Mustang Fastback 1968 de Franck Bullit, les bas de caisse inédits, ainsi que les étriers de Continuer la lecture →

Ferrari 365 GT 2+2

Ferrari 365 GT 2+2
1967 – 12 cyl. en V 24V
320 ch – 245 km/h
1 550 kg

C’est en 1960 avec sa 250 GT que Ferrari a élargi sa gamme et pensé aux pères de familles avec une alternative 2+2. Depuis lors, chaque millésime à Maranello dispose de son offre de Grand Tourisme 2+2. Et la formule plaît puisque depuis cette initiative, la formule 2+2 représente 50% des ventes des productions de Maranello. Au salon de Paris 1967 Ferrari dévoile donc un énième opus de son interprétation du Grand Tourisme 4 places avec la Ferrari 365 GT 2+2. Une nouveauté qui s’inspire pourtant très nettement en matière de design du concept Ferrari 330 GTC Spéciale exposé à Bruxelles et réalisé en 4 exemplaires, dont le premier était destiné à la Cours de Belgique. C’est Pininfarina qui reste au crayon et qui compose donc une ligne assez spectaculaire teintée d’une réelle élégance en jouant sur la longueur de la silhouette. Tout le museau reprend les codes stylistiques des Ferrari 500 Superfast avec un long museau et des phares ronds dans le prolongement des ailes avant. Les surfaces vitrées sont généreuses et autorisent une belle lumière dans l’habitacle. La poupe semble moins à son avantage avec ses formes plus cunéiformes Continuer la lecture →

Aston-Martin Vantage Mk3

Aston-Martin Vantage Mk3
2018 – V8 32V Biturbo
510 ch – 314 km/h
1 530 kg

L’Aston-Martin DB11 a annoncé la couleur en 2017 avec le renouveau d’Aston Martin sous les reines d’Andy Palmer et de Marek Reichman pour le style. Un an plus tard, la firme de Gaydon nous dévoile sa nouvelle interprétation d’un modèle fétiche des fans et clients de la marque : la Vantage. Et pour cette dernière, le parti-pris retenu était de trancher et changer la philosophie même du modèle. Fini le concept des poupées russes régies par le style de la DB9. La nouvelle Aston Martin Vantage créée la révolution de palais avec un design inédit faisant table rase du passé. Seule le dessin de la calandre et le profil ramassé semblent hérité d’un prestigieux passé. Pour le reste, Sam Holgate le designer maison a eu carte blanche pour composer un nouvel univers qui joue sur les contrastes. Saisissante, est peut-être le terme le plus approprié lorsque l’on fait face à la nouvelle Vantage. Nez plongeant tel un squale avec des optiques étirées un peu dans le style de feues les Lotus Europa S, lame rasant le bitume et léger décrocher de capot central pour marquer les restes de la calandre historique qui se transforme en bouche béante au ras du sol. Raccourcie de 28 cm par rapport à une DB11, la Vantage donne véritablement l’impression d’une voiture compacte et musclée, accentué par ses hanches marquées et ses ailes arrière joufflues. Et que dire de Continuer la lecture →

MGB GT GHD3

MGB Roadster GHN3
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 166 km/h
1 048 kg

Depuis 1962, la MGB donne le « La » dans le milieu du roadster sportif et de la voiture de sport. En effet, près de 78 000 exemplaires ont déjà trouvé preneurs, prouvant ainsi le succès de la formule. Un art de la synthèse qui peut compter en outre sur une esthétique qui joue le sans faute avec une élégance folle. Néanmoins, Enever et Thornley décident de combler un trou dans la gamme et capitaliser sur la MGB. Un coupé 4 places (en réalité 2+2) est donc étudié pour permettre aux pères de famille de profiter de la MGB. C’est Pininfarina qui est mandaté pour dessiner cette variante coupé de la MGB. Le designer italien va s’inspirer du prototype réalisé par le belge Jacques Coune. Le résultat est tout simplement magnifique et fera même dire à ses dirigeants que la « MGB GT est l’Aston-Martin du pauvre ». Le travail de Pininfarina est remarquable en plusieurs points. Le premier à souligner est la jonction et la reprise des lignes originelles avec le toit et les vitrages sans la moindre erreur. Le hayon arrière qui est très large et s’ouvre sur toute sa surface est aussi pratique qu’élégant. Pour l’occasion, l’intégration du toit a imposé un parebrise plus haut que sur le roadster afin d’obtenir un habitacle plus volumineux. De là à Continuer la lecture →

MGB Roadster GHN3

MGB Roadster GHN3
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 166 km/h
920 kg

Après une série de roadsters sportifs et spartiate, le trio de tête de la firme MG créée par Cecil Kimber (Morris Garage) décide de révolutionner le genre du roadster anglais. Syd Enever, John Thornley et Roy Brocklehurst vont donc concevoir un roadster qui s’il s’inspire de la MGA, va innover avec une structure autoporteuse de type monocoque (fini le châssis séparé de la carrosserie) pour un meilleur confort. Le coup de crayon du à Syd Enever semble d’inspiration latine et donne à la MGB une allure qui marque les esprits et séduit les clients potentiels. On se méprendrait à attribuer ce dessin à Pininfarina, tant il semble une réduction des Ferrari 250 Cabriolet (1959), avec un sens admirable des proportions. La ligne ininterrompue de type « ponton » clôt définitivement l’héritage stylistique du passé. Dans les inédits, notons de véritables portières dotées en outre de « vraies » vitres descendantes. Des déflecteurs sont Continuer la lecture →

Alpine A110 Mk2 Première Edition

Alpine A110 Mk2 Première Edition
2017 – 4 cyl. en ligne 16V Turbo
252 ch DIN – 250 km/h
1 103 kg

Sacré come-back que celui d’Alpine annoncé en 2012 ! Voulu par Carlos Tavares, ce dernier va finalement quitter le groupe Renault suite à des divergences de vues avec son patron, Carlos Ghosn. Entre-temps, Alpine qui était associée à Caterham pour l’élaboration et la conception de sa future A110 décide d’arrêter cette collaboration qui ne leur convient pas pour repartir d’une page blanche en solo ! En 2016 le premier concept Vision faisait ses premiers tours de roue en public à Monaco, puis en mars 2017 l’Alpine A110 Première Edition était dévoilée à Genève pour des livraisons qui démarrent en… mars 2018 ! Une genèse tumultueuse et à rebondissement que n’aurait pas renié Jean Rédélé en son temps. La « Première Edition » est une série limitée à 1 955 exemplaires qui ont tous été commandés via une application mobile, qui a permis aux acquéreurs de réserver une voiture en versant un acompte remboursable. Ils ont tous trouvé preneur en cinq jours, ce qui illustre bien l’engouement suscité par le retour d’Alpine chez les amateurs de voitures de sport. La liste des options est réduite au strict minimum, l’acheteur n’ayant plus qu’à choisir entre trois couleurs : Bleu Alpine, Noir Profond ou Blanc Solaire (nacré). Partis d’une feuille blanche, mais avec le souhait de jouer avec l’ADN d’Alpine, l’équipe de designers sous la houlette d’Anthony Villain ont réalisé un sacré résultat ! Fleuretant en permanence avec le néo-rétro, ils ne sont pourtant pas tombés dedans. Dans les éléments qui semblent les plus fidèles au passé, notons la silhouette Continuer la lecture →

Chevrolet Corvette C4 Cabriolet L98

Chevrolet Corvette C4 Cabriolet L98
1986 – 8 cyl. en V 16V
240 ch – 245 km/h
1 494 kg

Après 11 années d’absence, c’est le grand retour du cabriolet dans la gamme Corvette ! La Chevrolet Corvette C4 Cabriolet est dévoilée pour 1986 en grandes pompes en servant de base de pace car pour les 500 Miles d’Indianapolis le 25 mai. De teinte jaune, avec ses strippings latéraux « Official Pace Car », cette Chevrolet Corvette C4 Cabriolet est pilotée par le général de brigade en retraite de l’US Air Force Chuck Yaeger (premier homme ayant dépassé la vitesse du son). Une belle occasion pour le grand public de découvrir la pureté de profil de la Corvette C4 ainsi décapsulée. Déjà que le coupé pouvait compter sur son design très attractif, mais la séduction devient totale en variante cabriolet. Tous les tics stylistiques de la Corvette sont mis en valeur : long capot, phares rétractables, quatre optiques rondes teintes en rouge arrière encastrées dans la poupe concave. On retrouve toujours avec le même plaisir de nombreux détails comme les stries de requin sur les ailes avant, ou encore la ligne noire qui ceinture la caisse. Les plus fins observateurs auront noté que désormais, selon les normes fédérales en vigueur aux Etats-Unis, un troisième feu stop intègre la malle arrière. Une malle arrière qui reste… désespérément fixe en empêche tout Continuer la lecture →

Renault Megane 4 RS Sport

Renault Megane 4 RS Sport
2018 – 4 cyl. 16V Turbo
280 ch – 250 km/h
1 407 kg

Depuis la première Megane 2 RS en 2003, Renault tutoie les sommets d’une catégorie où l’on se rend coup pour coup. Mais à chaque reprise, c’est la Megane RS qui a imprimé son rythme et sa marque : jamais la plus puissante, jamais la plus radicale (encore que la R26.R…), et toujours aussi polyvalente. Et plus que les autres encore, sa force première est de rendre exploitable de la meilleure des manières son talent sur circuit avec des temps au tour qui forcent le respect. Pour ce 3e volet de la saga, la Renault Megane 4 RS était attendue impatiemment sachant qu’entre-temps la concurrence s’est enflammée (Honda Civic Type R, Ford Focus 3 RS, Seat Leon Cupra R…). Première concession au compromis, Renault a décidé de ne pas reconduire de carrosserie 3 portes. La Megane 4 RS se présente donc sous la forme exclusivement d’une variante 5 portes. Mais fort heureusement, un petit stage de cosmétique et de remise en forme chez l’officine Renault Sport s’est chargé de viriliser une ligne qui ne demandait que cela. Les ailes sont élargies pour permettre les nouvelles voies plus costaudes, des échancrures pour évacuer l’air chaud, un becquet arrière prononcé, le diffuseur arrière avec une grosse sortie d’échappement central… rien n’a été laissé au hasard, et surtout guidé avant tout par des raisons techniques. Posée au ras du bitume sur des jantes de 18 pouces (19 pouces en option), la Renault Megane 4 RS inaugure également une nouvelle teinte spécifique au nuancier de Renault Sport : « Orange Tonic », s’ajoutant ainsi au « Jaune Sirius ». De prime abord, l’ancienne Megane 3 RS avec sa carrosserie 3 portes était moins anodine. Le signe annonciateur d’une sportivité émoussée ?… Continuer la lecture →