Porsche 959 Confort

Porsche 959 Confort

Porsche 959 Confort
1985 – 6 cyl. Flat 6 Biturbo 24V
450 ch – 310 km/h
1 450 kg

C’est la folie des Groupe B ! Tout le monde veut y aller, y compris Ferrari et sa 288 GTO qui veit rééditer le coup de la Ferrari 250 GTO… Porsche compte bien venir mettre tout le monde d’accord, et dès septembre 1983 à l’IAA de Francfort, Porsche présente une étude « Groupe B ». C’est finalement en septembre 1985 toujours à l’IAA de Francfort que Porsche dévoile la Porsche 959. Véritable joyau technologique, c’est aussi une supercar exceptionnelle aux performances hors du commun, et à la fiabilité et facilité de conduite presque naturelle pour tous. Un contre-pied total aux étalons italiens (Ferrari, Lamborghini) qui sont spectaculaires, performants mais très contraignants en usage standard. D’ailleurs, les clients se sont rués sur le stand pour signer un chèque d’acompte de 40 000 DM (!). Porsche prévoyait d’en produire initialement 200 exemplaires pour l’homologation en groupe B, mais finalement la fin de cette catégorie en rallyes après l’accident mortel de la Lancia Delta S4, Porsche va poursuivre la compétition (Dakar et Le Mans) et se concentrer sur les versions routières. Si la cellule centrale est reprise à la Porsche 911 et identifie immédiatement la 959 au reste de la gamme, tous les autres éléments sont radicalement différents. L’objectif est évident avec une efficience aérodynamique maximale mariant appuis et pénétration dans l’air tandis que le poids a été particulièrement soigné. Le Cx s’établit ainsi à 0,31 (0,39 pour une Porsche 911 Turbo 3L3), justifiant cet aplatissement de la face avant qui conserve très légèrement ses ailes bombées. Les ailes sont très larges, l’auto frisant les 1,9 mètres de large (!), pour autoriser des voies accrues et conséquentes (abritant des jantes de 17 pouces), tandis la croupe est particulièrement Lire la suite

Lamborghini Urraco – Silhouette – Jalpa – Guide Achat

Alfa-Romeo Carabo Bertone (1968)

Alfa-Romeo Carabo (1968) de Bertone (Marcello Gandini) qui inspirera les réalisations à venir…

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco V8 (1970)

Moteur V8 inédit de la Lamborghini Urraco conçu par Paolo Stanzani.

Dès le départ, Ferruccio Lamborghini avait pour idée d’étendre sa gamme de GT pour élargir sa cible de clients et être moins « élitiste ». Mais dans un premier temps les grosses GT ont pris le dessus et monopoliser attentions et investissements. Pourtant, notamment dans le cas du concept car Marzal, Gian Paolo Dallara, l’ingénieur en chef à Sant’Agata avait imaginé un 6 en ligne extrapolé du V12 maison. Mais cela était resté sans lendemain. Mais au salon de Turin de 1970, en novembre, Bertone et Lamborghini créés la surprise avec l’exposition de deux exemplaires de la toute nouvelle Lamborghini Urraco. C’est une offre inédite chez Lamborghini avec son (petit) moteur V8 maison conçu par Paolo Stanzani, placé en position centrale arrière, ménageant 2+2 places. Le design est confié à Marcello Gandini le designer star de la Carrozzeria Bertone. Le dessin est une merveille de pureté, masquant finalement admirablement le concept 2+2, avec son capot plongeant tel un squale, et sa carrosserie en coin aux pans incurvés bien marqués et droits. Gandini s’est largement inspiré de son concept car Alfa-Romeo Bertone Carabo qui avait fait sensation en 1968. On a connu pire comme inspiration… Côté conception, Paolo Stanzani a conçu une structure monocoque avec des suspensions McPherson afin de gagner de la place dans l’habitacle et obtenir un très bon compromis sport/confort/efficacité en matière de tenue de route. le V8 est avant tout compact, léger et aimant monter dans le compte tours. C’est tout l’art de la Lamborghini Urraco de ménager le pratique et la performance… Mais entre les premiers prototypes et la commercialisation, Lamborghini annonce deux ans avant que que les premiers modèles soient livrés aux clients. Pour l’occasion de nouveaux ateliers sont construits à Sant’Agata pour accroitre les capacités de production. La mise au point, notamment avec Bob Wallace, l’essayeur maison, va ainsi se poursuivre…
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Porsche 924 Turbo 931

Porsche 924 Turbo 931

Porsche 924 Turbo 931
1978 – 4 cyl. Turbo 8V
170 ch – 225 km/h
1 180 kg

La genèse pour le moins complexe de la Porsche 924 avait abouti à une offre additionnelle dans le catalogue Porsche… à l’insu de son plein gré ! Alors certes, si les clients ont répondu présent, il n’en demeurait pas moins qu’avec « seulement » 125 ch, un quatre cylindres Audi refroidi par eau, une tenue de route pas exempte de reproches, la Porsche 924 essuyait une pluie de reproches de la part des amateurs de voitures de sport. Message reçu chez Porsche, et c’est du côté de la suralimentation que la réponse est apportée pour donner plus de tonus. Ainsi en novembre 1978, la Porsche 924 Turbo se montre plus cossue avec quelques améliorations avant tout dictées par les contraintes de performances et du turbocompresseur comme en témoignent la prise d’air NACA sur le capot ou encore les quatre petites grilles entre les phares escamotables. Le spoiler avant est Lire la suite

Fiat 127 Sport 70 HP Mk1

Fiat 127 Sport 70 HP Mk1

Fiat 127 Sport 70 HP Mk1
1977 – 4 cyl. en ligne 8V
70 ch – 160 km/h
797 kg

Si la Fiat 127 est largement présente depuis 1971 sur les routes d’Europe, et pas seulement, ce n’est que 7 ans après son lancement à l’occasion de la 2e série et un facelift léger, que les amateurs de petites bombes sportives auront du patienter. Adepte du tout à l’avant, marquant ainsi une rupture avec la tradition maison, la Fiat 127 Sport profite donc des aménagement esthétique généraux apportés à la gamme : nouvelle face avant, poupe aux nouveaux optiques, découpe des vitres arrières inédite. Toujours présentée sous la forme d’une compacte bicorps avec son grand et pratique hayon, elle se pare d’atours sportifs pour l’occasion. Ainsi la calandre alu en forme de grille coupe frites tranche sur son fond noir et arbore l’écusson « 70 HP ». Le noir remplace les chromes pour faire plus sport, tandis qu’un spoiler avant en plastique sombre Lire la suite

Peugeot 604 V6 Ti

Peugeot 604 V6 Ti

Peugeot 604 V6 Ti
1977 – 6 cyl. en V 12V
144 ch – 185 km/h
1 440 kg

Depuis le salon de Genève 1975, Peugeot est monté d’un cran en posant les roues de sa Peugeot 604 chez les limousines de prestige… ou à défaut haut de gamme. Le concept est classique et éprouvé avec les solutions techniques de la robuste Peugeot 504 d’une part, une carrosserie plus statutaire et imposante d’autre part (4,7 mètres de long soit +20 cm en longueur), un design carré et élancé grâce à une malle arrière conséquente. Un dessin qui n’est pas sans rappeler celui de l’Alfa Romeo Alfa 6. D’aucuns lui trouvent un air à l’américaine. Pour septembre 1977, Peugeot a présenté au salon de Francfort une variante plus économique et frugale en carburant avec la Peugeot 604 Ti dont le V6 PRV est équipé de l’injection Bosch en lieu et place des carburateurs. Le tout sans sacrifier à la performance. Un bon point. La Peugeot 604 Ti reste ainsi dans son crédo de la Lire la suite

BMW M5 E34

BMW M5 E34

BMW M5 E34
1989 – 6 cyl. en V 24V
315 ch – 250 km/h
1 675 kg

Inauguré sur la génération précédente, le concept de la BMW M5 franchi une nouvelle étape pour 1989 avec la génération E34. Plus cossue, plus grosse, plus bourgeoise pourrait-on dire, BMW a même poussé le vice à lui laisser un air discret et élégant. Tout au plus l’œil de l’amateur éclairé pourra la reconnaître avec ses jantes type turbine de 17’’, son assiette abaissée de -20 mm, ses boucliers plus aérés et aiguisés et ses discrets monogrammes « M5 ». Mais ne vous y trompez pas, Lire la suite

Ferrari F40

Ferrari F40

Ferrari F40
1988 – 8 cyl. en V 32V biturbo
478 ch – 324 km/h
1 100 kg

En juillet 1987, le Commendatore a convié la presse pour leur dévoiler sa nouvelle supercar : la Ferrari F40. Le chiffre « 40 » commémorant les 40 ans de la sortie de la première Ferrari « officielle », la 125 S (12 mars 1947). Le cahier des charges était très simple pour Enzo Ferrari : « Construire une voiture dont les performances en feraient l’équivalente des glorieuses GTO et LM des années 60. » Commercialisée pour cette année 88, la Ferrari F40 tient toutes ses promesses ne serait-ce qu’au niveau du look. Pininfarina le tailleur attitré de Maranello a eu pour tâche de concilier élégance et agressivité, mais surtout une efficacité aérodynamique, tant pour la pénétration dans l’air que pour générer de l’appui à haute vitesse et plaquer la Ferrari au sol. Bardée d’entrées d’air ou d’extracteurs d’air chaud, tout a été prévu pour être au service de la performance, jusqu’à son aileron imposant d’une seule pièce qui marque à lui seul l’empreinte de cette Ferrari pas comme les autres. Ultra-basse, imposante (4,4 mètres de long et près de 2 mètres de large) campée sur ses grosses jantes de 17 pouces à cinq branches, la Ferrari F40 en impose et reprend à son compte les tics des optiques avant de la Lamborghini Countach avec des phares escamotables superposés à des feux additionnels et les clignotants sous globe. La poupe entièrement relevable comme sur les autos de course reçoit les deux doubles Lire la suite

Alpine GTA – V6 GT – Turbo – A610 – Guide Achat

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

L’Alpine A310 fut véritablement la voiture charnière pour la firme fondée par Jean Rédélé. Initialement commercialisée en 1972 et développée avec un quatre cylindres, faute de V6 encore disponible, elle correspond à un changement de stratégie et la volonté de concurrencer plus directement la Porsche 911. Las, entre le quatre cylindres insuffisant, un lancement assez catastrophique en fiabilité, et des finances exsangues, Jean Rédélé doit définitivement passer la main et laisser Renault seul maître à bord. Au lieu d’un élan salvateur, Renault ne va avoir de cesse de mettre le losange en avant et laisser Alpine en arrière plan. Heureusement l’Alpine A310 V6 va remettre du baume au coeur des fans de la marque de Dieppe, mais cela reste insuffisant. Après avoir envisagé une GT à moteur central arrière, Renault révise ses options et se concentre sur une remise à jour très sérieuse et totale de sa GT tricolore. Ainsi dès 1981 le cahier des charges démarre et est fixé : la future Alpine GTA (Grand Tourisme Alpine) conservera le principe du châssis-poutre cher à la marque, et son moteur sera le V6 PRV placé en porte-à-faux arrière. L’habitacle devra être plus spacieux et plus confortable (critiques récurrentes sur l’A310 V6) tandis que la tenue de route doit être plus accessible au quidam et moins « acrobatique ». Berex, Centre de Design Renault et Heuliez sont mis en concurrence et c’est finalement ce dernier avec un Gerard Godefroy (puis cofondateur et designer des Venturi) très inspiré qui va dessiner une ligne très aérodynamique (Cx de 0,28 pour l’Alpine V6 GT) pour l’Alpine GTA. En mars au salon de Genève, Renault présente sur son stand les deux nouvelles Alpine GTA : Alpine V6 GT (160 ch) et Alpine V6 Turbo (200 ch).
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Peugeot 205 GTI – Guide Achat

Peugeot M24

Peugeot M24 ou la future Peugeot 205 dessinée par Gerard Welter

Peugeot 205 GTI 1L6 105 ch

Peugeot 205 GTI 1L6 105 ch

A la fin des années 70, PSA est mal en point. On craint même à terme une banqueroute. Le rachat de Citroën, puis du groupe Chrysler ex-Roots (incluant Simca) et une gamme Peugeot robuste, sérieuse mais vieillissante, ankylose PSA dans son développement. Pourtant, cette stratégie de croissante externe avec une présence renforcée et accélérée de facto sur certains marchés (Royaume Uni, Espagne, Italie) est pertinente. Désormais il faut une locomotive et vite ! Le projet M24 est justement en cours pour venir jouer les trublions chez les voitures citadines polyvalentes et lutter à armes égales avec la Renault 5 de chez Renault et sa bouille moderne, chose que la trop sérieuse Peugeot 104 ne peut faire. C’est la Peugeot 205 qui est en gestation et qui sera commercialisée le 23 février 1983. D’abord seule la carrosserie 5 portes est commercialisée avec des versions essence « classiques », à l’exception de la Peugeot 205 Turbo 16 qui est également là dès le lancement, car Peugeot veut accrocher des victoires en groupe B au Championnat du Monde des Rallyes. La Peugeot 205 séduit d’emblée grâce au design signé Gerard Welter (Centre Design Peugeot) qui pris le dessus face à la proposition trop classique de Pininfarina. Puis en mars 1984, c’est le coup de tonnerre autant que le coup de coeur pour tous les passionnés de voitures de sport avec la commercialisation de la Peugeot 205 GTI 1L6 de 105 ch. La saga 205 GTI est lancée et la VW Golf GTI va (enfin) trouver à qui parler !…
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Maserati Khasmin

Maserati Khasmin Tipo AM120 (1974)

Maserati Khasmin
1974 – 8 cyl. en V 16V
320 ch – 275 km/h
1 700 kg

Si la Maserati Bora regorge de qualités sportives, par sa définition de GT à moteur central arrière, elle perd un peu en polyvalence d’usage, surtout face aux GT à moteur avant qui rencontrent les faveurs d’une clientèle traditionnelle qui aime pouvoir jouir en toute circonstance de son pur sang mécanique. La Maserati Ghibli étant arrivée en bout de course (sa conception remonte au début des sixties), et la Maserti Indy devenant finalement assez vite démodée et anonyme, il est temps de repenser le haut de gamme des Grand Tourisme frappé du Trident de Modène. Toutes les planètes semblent alignées pour Giulio Alfiero l’ingénieur en chef de Maserati : un propriétaire Citroën depuis 1968 qui est solide et dispose de technologies d’avant-garde en matière de suspensions et d’hydraulique, la Carrozerria Bertone qui a certes laissé filé Giorgetto Giugiaro mais qui avec Marcello Gandini trouve un sacré souffle stylistique. C’est d’ailleurs Bertone qui a dégainé le premier en dévoilant au salon de Turin 1972 sa Maserati Khasmin. Une GT 2+2 à l’allure peu commune et moderne. Moteur V8 presque placé en postion centrale avant imposant ainsi la cabine rejeté vers l’arrière, et un long capot avec phares escamotables. Les flancs profitent d’un traitement très intéressant avec la reprise des formes de coques de bateau qui allège l’ensemble et donne une certaine élégance avec la sensation que la Khasmin flotte au-dessus de la route. Les jantes Campagnolo Lire la suite