Porsche 911 type 996 – Guide Achat

Introduction — La révolution silencieuse de Zuffenhausen

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

Il y a des voitures qui font l’unanimité dès leur présentation au public. La Porsche 911 type 996 n’est pas de celles-là. Dévoilée à l’IAA de Francfort en septembre 1997, elle suscite autant de curiosité que de réticences au sein de la communauté des puristes. Et pourtant, cette cinquième génération de la 911 légendaire représente, avec le recul, l’une des évolutions les plus courageuses jamais entreprises par Porsche depuis la naissance du modèle en 1963.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La genèse de la 996 est intimement liée à une double contrainte : économique d’abord, réglementaire ensuite. À la fin des années 1980, Porsche traverse une crise profonde — les ventes s’effondrent, les marges se réduisent — et les nouvelles normes antipollution imposent de repenser intégralement la motorisation. August Achleitner, alors responsable de la planification technique des produits et des concepts véhicules, est chargé d’imaginer une architecture susceptible de sauver l’entreprise. La solution tient en deux idées audacieuses : passer au refroidissement par eau — une quasi-hérésie pour les fidèles du flat-six à air — et partager une base commune avec un nouveau roadster à moteur central, le futur Boxster (986). En 1989, un V8 compact est même monté en porte-à-faux arrière à titre d’essai, avant d’être définitivement écarté. C’est bien le flat-six à eau et quatre soupapes par cylindre qui finira par s’imposer comme la seule solution viable pour répondre aux exigences d’émissions et de puissance.

C’est le designer Harm Lagaaij, directeur du style de Porsche dans les années 1990, qui supervise l’habillage de cette nouvelle architecture. La tâche est colossale : concevoir simultanément le Boxster 986 et la 911 996 en partageant rigoureusement la même carrosserie de l’avant jusqu’au montant B, tout en préservant l’identité inimitable de la 911. Lagaaij s’inspire du concept Boxster présenté au Salon de Détroit en 1993 — plébiscité par le public et élu « Best of Show » — pour dessiner les lignes avant des deux voitures. Son équipe, qui atteint jusqu’à 80 personnes à son pic, travaille directement sur des maquettes à l’échelle 1:1 pour tenir des délais extrêmement serrés.

Porsche 911 type 996

Porsche 911 type 996

La 996 rompt délibérément avec la 993 qui la précède : la carrosserie est allongée de 18,5 cm et élargie de 3 cm, la garde au toit gagne en générosité, et le poids chute d’environ 50 kg grâce à l’acier haute résistance et de nouvelles méthodes d’assemblage. Le moteur boxer six cylindres à plat conserve sa disposition en porte-à-faux arrière mais abandonne le refroidissement par air au profit de l’eau, indispensable pour la culasse à quatre soupapes par cylindre imposée par les futures normes Euro 3. Cette technologie quatre soupapes, associée au système VarioCam de calage d’arbre à cames, permet au nouveau 3,4 litres de délivrer 300 ch dès le lancement. La 996 partage, de l’avant jusqu’aux montants B, sa carrosserie et ses équipements intérieurs avec le Boxster — une décision qui vaudra bien des critiques à Porsche, mais qui permettra à la marque de vendre plus de 30 000 exemplaires de 911 par an et de retrouver la rentabilité. Entre 1997 et 2005, Porsche construira au total 175 262 exemplaires de la 996, un record absolu pour la 911 à cette époque. Lire la suite

Alpine A110 Mk2 – Guide Achat

Alpine A110-50 Concept (2012)

Alpine A110-50 Concept (2012)

Alpine A110 mk2 Célébration Concept (2015)

Alpine A110 mk2 Célébration Concept (2015)

Il y a des retours que l’on n’espérait plus. Celui de l’Alpine A110, annoncé en 2012 et concrétisé en 2017, en fait indéniablement partie. Après deux décennies de silence, la marque au « A » fléché ressuscitait sous les meilleurs auspices, avec une voiture fidèle à l’ADN originel : légère, agile, compacte, construite à Dieppe. Un programme aussi simple à énoncer qu’il était difficile à tenir, à l’heure où la course aux chevaux et aux chevaux-vapeur semblait dicter la loi dans le segment des sportives. Alpine a choisi une autre voie, et c’est précisément ce choix qui a tout changé.

La genèse de ce projet remonte à 2012, date à laquelle Renault Group décide de relancer Alpine en tant que business unit autonome, dotée de ses propres équipes de design et d’ingénierie. L’objectif est clair : créer une voiture de sport nouvelle génération qui respecte les principes fondateurs définis par Jean Rédélé en 1955 — légèreté, compacité, plaisir de conduite — tout en intégrant les technologies modernes. En 2016, l’Alpine Vision concept fait son apparition publique à Monaco, confirmant les ambitions de la marque. Un an plus tard, à l’occasion du Salon de Genève 2017, la

Alpine A110 Vision Concept (2016)

Alpine A110 Vision Concept (2016)

nouvelle A110 Première Édition est officiellement dévoilée. Limitée symboliquement à 1 955 exemplaires — clin d’œil à l’année de fondation de la marque — elle sera intégralement réservée en cinq jours seulement. Le signal est fort.

C’est sous la direction artistique d’Antony Villain, designer français et directeur du design Alpine, que la nouvelle berlinette trouve son langage stylistique. Sa mission : capturer l’esprit de la A110 Berlinette des années 1960 tout en créant une voiture résolument contemporaine. Villain et son équipe commencent par une visite de la

Alpine A110 mk2 (2017)

Alpine A110 mk2 (2017)

collection Jean Rédélé à Paris, esquissant chaque modèle en trente secondes chrono pour en capturer l’essence. Les phares avant jumelés, les flancs sculptés, l’arête distincte du capot, la lunette arrière enveloppante : autant d’éléments directement hérités de la Berlinette d’origine. Les feux LED en forme de X à l’arrière et les clignotants dynamiques, eux, projettent résolument la A110 vers l’avenir. La silhouette, épurée et intemporelle, est le fruit d’une collaboration étroite entre les équipes de design et d’ingénierie : un fond plat et un diffuseur fonctionnel permettent d’éviter tout aileron arrière, préservant ainsi la pureté de la ligne. Construite sur une structure en aluminium — caisse bonded-rivetée — elle pointe à seulement 1 080 kg dans sa configuration la plus légère.

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Mercedes-AMG GT3 et Black Series : la saga ultime prend une nouvelle dimension avec le Concept Track Sport

Mercedes-AMG GT3 et Black Series : deux légendes, une seule origine

Il y a des annonces qui font l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde de l’automobile sportive. Celle que Mercedes-AMG a livrée le 24 mars 2026, depuis son fief d’Affalterbach, en est clairement une. La marque aux trois lettres a levé le voile sur l’une des énigmes les plus commentées de ces derniers mois : à quoi correspond réellement le Concept AMG GT Track Sport dévoilé l’an dernier ? La réponse dépasse toutes les attentes, car ce concept singulier sert de base technologique à non pas un, mais deux véhicules d’exception : le nouveau Mercedes-AMG GT3, prochaine arme absolue du sport-client, et le futur Mercedes-AMG GT Black Series, annoncé comme « le plus radical de tous les temps ». Lire la suite

Aston Martin Vanquish – Guide Achat

C'est un Ian Callum particulièrement inspiré qui s'est penché sur la planche à dessin pour la nouvelle Aston-Martin Vanquish.

C’est un Ian Callum particulièrement inspiré qui s’est penché sur la planche à dessin pour la nouvelle Aston-Martin Vanquish (1997).

Rapidement, les formes esquissées sur la feuille blanche prennent forme et confirme l'équilibre du design retenu.

Rapidement, les formes esquissées sur la feuille blanche prennent forme et confirme l’équilibre du design retenu.

Il y a des noms qui résonnent dans l’histoire de l’automobile comme une promesse tenue sur plusieurs décennies. « Vanquish » — en français, « vaincre », « soumettre », « dominer » — est l’un d’eux. En choisissant ce terme ambitieux pour désigner son nouveau fer de lance, Aston Martin n’y allait pas de main morte. La marque de Gaydon avait la ferme intention de bousculer l’ordre établi dans l’univers du Grand Tourisme haut de gamme, et elle y réussit au-delà de toute espérance.

Tout commence au milieu des années 1990 avec le « Project Vantage », un concept développé par Ian Callum, alors directeur du style chez Aston Martin. Ce styliste britannique, né en Écosse et passé notamment par Ford et TWR, est l’auteur d’une œuvre d’une beauté classique et affirmée qui doit autant aux grands GT de la tradition britannique qu’à la modernité des années 2000. Le concept Project Vantage est révélé pour la première fois au Salon de Détroit en janvier 1998, arborant un V12 6,0 litres de 460 chevaux couplé à une boîte à palettes d’inspiration Formule 1. La réaction du public est enthousiaste, et les ingénieurs se remettent au travail pour préparer la production de série.

Aston-Martin Project Vintage (1998)

Aston-Martin Project Vantage Concept (1998)

C’est finalement au Salon de Genève 2001 que la V12 Vanquish fait son entrée dans le monde de la production, sous les projecteurs de la presse internationale et dans un concert de louanges unanimes. Motortrend la proclame « l’une des GT à moteur avant les mieux designées de tous les temps », tandis que la revue britannique evo salue une machine qui « dévore les lignes droites avec délectation et possède un appétit vorace pour les virages ». Dernier modèle jamais assemblé à Newport Pagnell, l’usine historique avant le déménagement à Gaydon, la V12 Vanquish incarne à la fois l’aboutissement d’une époque et le point de départ d’une nouvelle ère pour la marque.

Deux générations supplémentaires lui succèdent, chacune repoussant les limites du possible : en 2012 avec un coupé au carrosserie intégralement en fibre de carbone inspiré par l’hypercar One-77, puis en 2024 avec la troisième génération et son V12 biturbo de 835 ch qui en fait la voiture de série la plus rapide jamais produite par Aston Martin. En 25 ans d’existence, le nom Vanquish est devenu synonyme de ce que la Grande-Bretagne sait faire de mieux en matière de super Grand Tourisme. Lire la suite

Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire (1966–1973)

Lamborghini Miura : la saga de la première supercar de l’histoire

Il y a des automobiles qui ne font qu’évoluer, et il y en a d’autres qui révolutionnent. La Lamborghini Miura appartient résolument à la seconde catégorie. Présentée le 10 mars 1966 au Salon de Genève, cette sportive italienne à moteur central n’est pas simplement entrée dans l’histoire de l’automobile : elle l’a réécrite. Soixante ans après sa première mondiale, la Miura reste la référence absolue, le point de départ de tout ce que l’on appelle aujourd’hui une supercar. Voici l’histoire complète d’une saga hors du commun.



Les origines : un défi de jeunes ingénieurs

La Lamborghini Miura est avant tout l’histoire d’une audace collective. En 1964, la marque de Sant’Agata Bolognese n’a que deux ans d’existence. Ferruccio Lamborghini a certes prouvé son sérieux avec la 350 GT, mais son ambition va bien plus loin. Il rêve d’une machine encore plus puissante, encore plus radicale. C’est alors qu’une équipe de jeunes ingénieurs passionnés — Gian Paolo Dallara, Paolo Stanzani et le pilote d’essai néo-zélandais Bob Wallace — prend les choses en main, hors des heures de bureau, presque en secret.

Dès 1964, ce trio de visionnaires commence à développer l’idée d’une voiture de sport inspirée directement de la compétition, avec un moteur monté en position centrale transversale. Cette architecture, héritée du monde des courses, est alors totalement inédite sur une voiture de route. Après avoir construit un châssis prototype prêt à rouler, ils le présentent à Ferruccio Lamborghini, qui reconnaît immédiatement le potentiel du projet. Sans hésiter, il donne le feu vert pour développer ce qui deviendra le Projet L105, sous la dénomination technique 400 TP.

Le 3 novembre 1965, au Salon de Turin, Lamborghini frappe un grand coup. Le châssis de la future Miura est exposé nu, peint en noir satin, entouré de ses quatre pipes d’échappement blanches. Une structure en acier d’une finesse extrême — seulement 0,8 mm d’épaisseur de paroi — pour un poids total de seulement 120 kilos. Jamais un simple châssis n’avait provoqué un tel émoi dans une salle d’exposition. Les visiteurs et les carrossiers affluent. Plusieurs ateliers proposent leurs services pour habiller ce « pied merveilleux ».


Bertone entre en scène : la naissance d’une icône

La légende raconte que Nuccio Bertone arriva le dernier sur le stand Lamborghini à Turin, vers la fin du Salon. Examinant le châssis avec calme, il aurait déclaré à Ferruccio Lamborghini que son studio dessinerait « la chaussure parfaite pour ce pied merveilleux. » Qu’importe si ce dialogue est exactement fidèle à la réalité : il reflète avec une précision saisissante la complicité créative qui unit instantanément les deux hommes.

Cette rencontre marque le début d’une collaboration historique. À la tête du design chez Carrozzeria Bertone se trouve alors un jeune talent de 26 ans : Marcello Gandini. En quelques semaines seulement — dès début janvier 1966 — le design est finalisé. Trente employés Bertone travaillent d’arrache-pied pour que le prototype soit prêt pour Genève, en mars. Le résultat est sidérant. La Miura est basse, très basse — seulement 105 centimètres de hauteur — large, élancée, avec des lignes qui semblent nées de la vitesse.

Les phares escamotables ornés de « cils » noirs, les larges prises d’air derrière les portes, les lames noires ajourées sur le capot arrière, les garnitures en aluminium anodisé noir à la place du chrome traditionnel : chaque détail est pensé à la fois pour l’aérodynamisme et pour l’esthétique. Gandini crée une sculpture automobile qui tient à la fois du fauve prêt à bondir et de l’objet d’art. La Miura est la première voiture de série à combiner aussi parfaitement la puissance et la beauté, le sport et l’élégance. Elle mesure 4,36 m de long seulement, compacité rendue possible par l’implantation transversale du moteur.

Pour en savoir plus sur les grandes signatures du design automobile sportif, retrouvez notre dossier sur les plus belles voitures de sport italiennes sur le Guide des Sportives.


Un nom taillé pour la légende

La Lamborghini Miura ne doit pas son nom au hasard. Chez Lamborghini, les modèles portent traditionnellement les noms de taureaux célèbres ou de termes liés à la tauromachie, une référence directe au signe zodiacal du Taureau de Ferruccio Lamborghini. La Miura tire son nom d’une race de taureaux de combat parmi les plus réputées et les plus redoutées d’Espagne, élevée par Don Eduardo Miura Fernández.

Ce choix n’est pas anodin : le taureau Miura est connu pour son caractère fougueux, sa puissance et son imprévisibilité — des qualités qui correspondent exactement à ce que représente la voiture. Cette tradition nomenclaturale se poursuivra avec l’Espada, l’Islero, et plus tard le Murciélago, autant de noms qui ancrent Lamborghini dans une culture ibérique de l’excellence et du danger. La Miura est ainsi la première Lamborghini à porter officiellement ce type de nom taurin, établissant un code de marque qui dure encore aujourd’hui.


Le cœur battant : le V12 transversal

Si la carrosserie de la Miura fait tomber les mâchoires, c’est son architecture mécanique qui révolutionne l’industrie. Au cœur de la machine bat un moteur V12 de 3 929 cm³ à 60 degrés, monté transversalement en position centrale arrière. Ce 12 cylindres dispose de quatre arbres à cames en tête, de soupapes en V, d’un vilebrequin à sept paliers et de quatre carburateurs Weber 40 IDL 3L avec douze papillons. Détail surprenant : le vilebrequin tourne dans le sens antihoraire.

L’ingénieur Paolo Stanzani joue un rôle central dans ce chef-d’œuvre mécanique. Il reprend le V12 originellement dessiné par Giotto Bizzarrini et l’adapte pour la route, en assurant sa viabilité en série. La solution technique la plus audacieuse — et la plus controversée — est le partage d’un carter commun entre le moteur, la boîte de vitesses et le différentiel. Gain de place considérable, mais complexité extrême de la lubrification. Lamborghini améliorera ce point sur les versions ultérieures en développant des systèmes de lubrification distincts.

La transmission se fait via un embrayage à sec vers une boîte manuelle à cinq rapports avec grille de vitesses ouverte — le fameux « open gate » que tout conducteur de Lamborghini connaît. Sans direction assistée, sans aide électronique d’aucune sorte, la Miura dialogue directement avec son pilote. Exigeante, brutale parfois, mais d’une sincérité absolue. Son son — ce rugissement de V12 à haut régime — est devenu indissociable de son image, au point de lui valoir le rôle principal de la scène d’ouverture du film The Italian Job en 1969.

Passionné par les grands moteurs de légende ? Consultez également notre guide complet sur les meilleures sportives italiennes sur le Guide des GTI.


La P400 : l’originale, la pure, l’inaccessible

La première série de production de la Miura, la P400, est livrée à son premier client à Milan le 29 décembre 1966. Elle développe 350 ch à 7 000 tr/min pour un couple de 355 Nm à 5 000 tr/min. Pour l’époque, les performances sont proprement stratosphériques : 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et une vitesse de pointe de 280 km/h. La Miura P400 est alors officiellement la voiture de série la plus rapide du monde.

Son châssis est un espace frame en acier, complété par des doubles triangulations et des ressorts hélicoïdaux à l’avant comme à l’arrière. La rigueur sportive de la P400 est totale : pas de climatisation, pas de vitres électriques, des finitions intérieures sobres. Elle pèse 985 kg seulement — une légèreté remarquable pour une GT de cette puissance. En 1967, 107 exemplaires sont livrés. En 1968, les commandes s’accumulent à un rythme sans précédent : près de quatre voitures par semaine en moyenne pour une supercar de ce niveau.

La P400 est aujourd’hui la plus rare et la plus recherchée des trois versions. Sa pureté, son absence de compromis et son authenticité en font le Graal des collectionneurs du monde entier. À sa sortie, elle était vendue 7 700 000 lires italiennes — une fortune pour l’époque, et un investissement qui, soixante ans plus tard, dépasse toutes les espérances.


La P400 S : la Miura s’affine

En 1968 apparaît la Lamborghini Miura P400 S, une évolution logique mais significative de la recette originale. Le V12 gagne en puissance : 370 ch à 7 500 tr/min pour un couple de 390 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe à 6,4 secondes, la vitesse de pointe reste aux alentours de 280 km/h mais la voiture est plus sûre, plus prévisible, plus exploitable.

Les améliorations touchent tous les aspects de la voiture. La voie est élargie, la suspension retravaillée avec des amortisseurs Koni. À partir du 501ème exemplaire, des disques ventilés sont montés aux quatre roues. L’habitacle reçoit des vitres électriques, des sièges retravaillés, une planche de bord modernisée. Les encadrements de vitres passent du noir anodisé au chrome. La climatisation devient disponible en option à 350 000 lires supplémentaires.

La P400 S réussit le défi de rendre la Miura plus vivable au quotidien sans en trahir l’âme. Elle conserve le caractère sauvage de la P400 tout en s’ouvrant à une clientèle plus large, désireuse d’un confort minimal pour de longs trajets sur autoroute. La carrosserie reçoit de légères modifications au niveau des prises d’air, et l’ensemble donne une impression de maturité accrue. Elle est vendue 7 850 000 lires, plus 350 000 lires pour la climatisation.


La P400 SV : l’ultime aboutissement

La Lamborghini Miura P400 SV, produite de 1971 à 1973, représente l’apogée technique de la saga. Le « SV » signifie Super Veloce — super véloce — et ce n’est pas une promesse en l’air. Le V12 atteint désormais 385 ch à 7 850 tr/min pour un couple de 388 Nm à 5 500 tr/min. La vitesse maximale dépasse les 290 km/h, faisant de la SV la voiture de série la plus rapide du monde à son époque. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,5 secondes.

Sur le plan mécanique, la SV introduit la séparation des systèmes de lubrification moteur et boîte, résolvant définitivement le problème qui avait tari la réputation de la P400 originale. La voie arrière est encore élargie pour améliorer la traction en sortie de courbe. La suspension arrière est reprise, et certains exemplaires sont équipés d’un différentiel à glissement limité. La maîtrise dynamique progresse sensiblement.

Visuellement, la SV se distingue par l’absence des « cils » sur les phares escamotables, lui donnant un look plus épuré, plus moderne, plus agressif. Les ailes arrière sont légèrement évasées pour accueillir les pneumatiques plus larges. La SV est vendue 8 600 000 lires. Entre 1971 et 1973, elle clôture en beauté une production totale de 763 exemplaires pour l’ensemble de la famille Miura.

Retrouvez notre comparatif des grandes sportives des années 70 sur Guide des Sportives pour replacer la Miura dans son contexte historique.


Les versions spéciales et le Roadster unique

Au-delà des trois versions de série, la Miura a donné naissance à une constellation de versions spéciales, de prototypes et de one-offs qui alimentent la mythologie de la marque. Parmi eux, la pièce la plus extraordinaire est sans doute le Miura Roadster de 1968, une version découvrable unique imaginée et réalisée par Carrozzeria Bertone.

Cette pièce unique se distingue par une peinture lamée bleu ciel, un intérieur en cuir blanc, une moquette rouge, des prises d’air latérales agrandies, un pare-brise à inclinaison plus prononcée et des feux arrière exclusifs. Pour convertir le coupé en roadster, Bertone a dû réaliser environ 120 renforts structurels supplémentaires sur la caisse — un travail colossal pour préserver la rigidité de la carrosserie sans toit. Cette automobile unique est aujourd’hui considérée comme l’une des voitures les plus précieuses et les plus convoitées au monde.

En 2006, pour les 40 ans de la Miura, Lamborghini présente au Salon de Genève le Miura Concept, signé Walter De Silva. Ce concept car moderne ne cherche pas à copier l’original mais à en réinterpréter l’esprit dans un langage contemporain : silhouette basse et plate, épaules arrière larges, porte-à-faux courts. Une déclaration d’amour à la voiture qui a tout inventé, sans tomber dans le rétro facile.


La culture Miura : du cinéma à la pop culture

La Lamborghini Miura n’est pas seulement une automobile. Elle est un symbole culturel dont l’influence dépasse largement le monde de l’automobile. Sa présence dans la scène d’ouverture du film The Italian Job (1969), où une Miura orange file dans les tunnels des Alpes italiennes au son de Matt Monro, reste l’une des séquences les plus iconiques du cinéma automobile. La caméra ne filme pas une voiture : elle filme un mythe.

La Miura a orné des dizaines de couvertures de magazines automobiles internationaux et a alimenté les rêves de générations entières de passionnés. Elle a contribué à définir le concept même de la supercar dans l’imaginaire collectif : une machine belle, dangereuse, inaccessible, taillée pour repousser les limites. Sa palette de couleurs — Arancio Miura, Giallo Fly, Rosso Corsa, Verde Rio Metallizzato… — a d’ailleurs posé les jalons d’une personnalisation poussée qui est aujourd’hui au cœur de l’identité Lamborghini.

Stephan Winkelmann, PDG d’Automobili Lamborghini, résume parfaitement ce qui fait de la Miura bien plus qu’une voiture : « La Miura a fait plus qu’introduire une nouvelle voiture — elle a changé le cours de l’histoire automobile. Avec son architecture révolutionnaire, son design à couper le souffle et ses performances sans compromis, elle a défini le concept même de supercar. » Soixante ans après, cette phrase sonne comme une évidence.


Un héritage vivant

L’héritage de la Lamborghini Miura se lit dans chaque Lamborghini produite depuis 1966. La Countach, la Diablo, la Murciélago, l’Aventador et l’actuelle Revuelto sont autant de descendants directs de la philosophie Miura : moteur central, V12, design radical, performances absolues. La Miura a transformé Lamborghini d’un fabricant de niche en un constructeur de série respecté, capable de produire jusqu’à quatre supercars par semaine dès 1968.

Aujourd’hui, les exemplaires les plus emblématiques de la Miura brillent dans les plus grands concours d’élégance mondiaux — Villa d’Este, Pebble Beach, Salon Privé, Hampton Court Palace — raflant régulièrement les prix de Best in Class. Le département Lamborghini Polo Storico veille sur leur préservation, assurant restauration, certification et participation aux grands événements du patrimoine automobile. En 2026, Lamborghini célèbre les 60 ans de la Miura avec un Polo Storico Tour exclusif en Italie du Nord, du 6 au 10 mai.

La Miura n’a pas vieilli : elle a mûri. Soixante ans après son apparition fracassante à Genève, elle continue d’incarner l’idéal de la supercar — cette combinaison unique d’audace, de beauté et de performance qui fait battre le cœur des passionnés du monde entier. Elle est la preuve vivante que l’innovation née du courage de défier les conventions ne vieillit jamais.

Pour découvrir les autres grandes sportives qui ont marqué l’histoire, consultez les guides complets sur Guide des Sportives et Guide des GTI.


Les versions :


Caractéristique Miura P400 (1966–1969) Miura P400 S (1968–1971) Miura P400 SV (1971–1973)
Moteur V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central V12 3 929 cm³ transversal central
Puissance 350 ch à 7 000 tr/min 370 ch à 7 500 tr/min 385 ch à 7 850 tr/min
Couple 355 Nm à 5 000 tr/min 390 Nm à 5 500 tr/min 388 Nm à 5 500 tr/min
Boîte de vitesses Manuelle 5 rapports — open gate
0 à 100 km/h ≈ 6,7 s ≈ 6,4 s ≈ 5,5 s
Vitesse maximale ≈ 280 km/h ≈ 280 km/h > 290 km/h
Poids à vide 985 kg 1 180 kg 1 245 kg
Carrosserie Coupé 2 places — Bertone / Marcello Gandini
Longueur 4,36 m
Hauteur ≈ 1,05 m
Châssis Space frame acier — doubles triangulations AV/AR
Freins Disques 4 roues Disques ventilés 4 roues (à partir du n° 501) Disques ventilés 4 roues
Carburateurs 4 Weber 40 IDL 3L (12 papillons)
Lubrification Carter commun moteur/boîte/différentiel Circuits séparés moteur et boîte
Prix de lancement 7 700 000 lires 7 850 000 lires 8 600 000 lires
Production totale 763 exemplaires (1966–1973)
Concepteurs G.P. Dallara, P. Stanzani, B. Wallace (mécanique) — M. Gandini / Bertone (design)
Particularités SV Cils phares, look classique Encadrements chromés, intérieur luxe Sans cils, voie arrière élargie, différentiel LSD en option


Lamborghini Miura Saga
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La rédaction

Ferrari Amalfi Spider — Le spider V8 décapotable signé Maranello passe à ciel ouvert

Ferrari Amalfi Spider : le spider V8 de Maranello s’ouvre au grand air

Le 12 mars 2026, Ferrari a levé le voile sur l’une des plus belles surprises de l’année automobile : la Ferrari Amalfi Spider, un spider 2+ à moteur V8 biturbo en position avant centrale qui vient compléter magistralement la gamme du Cheval Cabré. Héritière directe de la Ferrari Amalfi, cette nouvelle décapotable incarne avec une élégance rare l’équilibre entre performance pure, confort de conduite au quotidien et plaisir de rouler à ciel ouvert. Pour les passionnés de sportives découvrables, elle s’impose d’emblée comme une référence absolue dans sa catégorie.


Ferrari Amalfi Spider MY26

Naissance d’une icône décapotable

La Ferrari Amalfi Spider n’est pas une simple version toit ouvrant de la Ferrari Amalfi : c’est une voiture pensée, dès sa conception, pour transcender l’expérience du spider de grand tourisme. Ferrari a voulu préserver intégralement les proportions sculpturales de la berlinette coupée, en intégrant une capote en tissu dont la présence ne trahit à aucun moment la silhouette fluide et racée de la voiture. C’est le Ferrari Design Studio, sous la direction artistique de Flavio Manzoni, qui a relevé ce défi stylistique avec une maîtrise qui n’appartient qu’à Maranello.

La capote adopte un système cinématique à pliage en Z, entièrement automatique, qui s’ouvre ou se ferme en seulement 13,5 secondes, y compris en mouvement jusqu’à 60 km/h. Contrairement à certains toits rigides rétractables (RHT) qui empiètent lourdement sur l’espace de chargement, la capote de l’Amalfi Spider ne mesure que 220 mm d’épaisseur une fois repliée, ce qui permet de conserver un coffre de 172 litres toit ouvert et de 255 litres toit fermé — une capacité inégalée dans sa catégorie. Ce parti pris de la capote souple est ainsi bien plus qu’une question de style : il reflète une volonté de polyvalence réelle, entre trajets urbains et escapades du week-end.

Pour les amateurs souhaitant découvrir l’évolution du segment des spider Ferrari, notre dossier sur la Ferrari Roma Spider revient en détail sur le modèle précédent qui a ouvert la voie à cette Amalfi Spider.

Un design pensé pour le plein air

Le langage stylistique de la Ferrari Amalfi Spider repose sur ce que les designers de Maranello appellent une speedform monolithique : une approche sculpturale, fluide et minimaliste qui sculpte les volumes par la lumière plutôt que par des lignes acérées. L’avant s’ouvre sur une large prise d’air enveloppante surmontée d’un long capot bombé qui dissimule le V8 biturbo, tandis que l’arrière est rythmé par un spoiler actif à trois positions parfaitement intégré à la carrosserie. La voiture se montre aussi séduisante toit relevé que toit abaissé, ce qui n’est pas une mince affaire dans le monde des spider haut de gamme.

Ferrari inaugure avec l’Amalfi Spider une nouvelle couleur baptisée Rosso Tramonto, une teinte exclusive aux nuances orangées subtiles évoquant les lumières crépusculaires de la côte amalfitaine. Cette teinte rejoint le Verde Costiera introduit sur la Ferrari Amalfi, deux couleurs signature qui participent à l’identité chromatique de cette famille de modèles. Disponible en six teintes pour la capote — quatre en tissu sur-mesure et deux en tissu technique dont le nouveau Tecnico Ottanio —, la Ferrari Amalfi Spider offre un niveau de personnalisation qui fait la fierté du programme Ferrari Tailor Made.

La capote en tissu technique mérite une attention particulière : son tissage distinctif crée un effet scintillant tridimensionnel qui habille la voiture d’une présence visuelle unique selon les conditions d’éclairage. Lorsque le toit est replié, le tissu peut également recouvrir le tonneau et les surfaces arrière adjacentes, créant une continuité matérielle inédite entre l’extérieur et la cabine. Ce soin du détail est typique de l’approche Ferrari, où chaque élément visible est traité comme une invitation au désir.

Un habitacle dual-cockpit tourné vers la conduite

À bord, la Ferrari Amalfi Spider reprend l’architecture dual-cockpit initiée par la Ferrari Amalfi, créant deux espaces distincts mais visuellement connectés pour le conducteur et le passager. Le tableau de bord adopte un design monolithique inédit chez Ferrari : pour la première fois, tableau de bord et aérateurs sont regroupés dans un cockpit unique, partagé symétriquement entre les deux occupants avant. Le résultat est un intérieur épuré, minimaliste et contemporain qui fait la part belle aux matériaux nobles et aux géométries pures.

Le système d’interface conducteur-véhicule s’articule autour de trois écrans : un combiné numérique de 15,6 pouces pour la conduite, un écran central tactile de 10,25 pouces partagé entre conducteur et passager, et un écran dédié au passager de 8,8 pouces affichant des données dynamiques comme les forces G ou le régime moteur. Le volant fait son retour aux commandes physiques avec des boutons tactiles disposés ergonomiquement, et surtout le légendaire bouton de démarrage en aluminium anodisé retrouve sa place sur la gauche. Un clin d’œil à la tradition qui crée immédiatement une connexion émotionnelle avec la voiture.

La configuration 2+ accueille deux petits sièges arrière pouvant recevoir des enfants ou servir d’espace de rangement supplémentaire. Pour le confort en conduite à ciel ouvert, un déflecteur de vent intégré dans le dossier de la banquette arrière peut être activé d’une simple pression sur un bouton jusqu’à 170 km/h, créant une bulle d’air protégée autour des têtes des occupants. La connectivité est complète avec Apple CarPlay®, Android Auto®, charge sans fil et système MyFerrari Connect pour la surveillance à distance.

Retrouvez également notre comparatif des meilleures voitures de sport 2+ places sur le Guide des Sportives pour situer l’Amalfi Spider dans son contexte concurrentiel.

Le V8 biturbo de 640 ch : le plus abouti de l’histoire F154

Le cœur de la Ferrari Amalfi Spider est le V8 biturbo de 3 855 cm³ de la famille F154, le moteur le plus primé de l’histoire récente de l’automobile selon Ferrari. Dans cette nouvelle configuration, il délivre 640 chevaux à 7 500 tr/min avec une puissance spécifique de 166 ch/l et une ligne rouge portée à 7 600 tr/min. Par rapport à la Ferrari Roma Spider qu’il succède, ce moteur a bénéficié d’une refonte en profondeur pour améliorer à la fois les performances et la réactivité.

Le gain de puissance est rendu possible par un système avancé de gestion de la suralimentation permettant un contrôle indépendant de la vitesse de rotation des deux turbocompresseurs, avec une vitesse maximale de turbine portée à 171 000 tr/min. Des capteurs de pression dédiés à chaque rangée de cylindres affinent le contrôle en temps réel, tandis qu’une nouvelle unité de contrôle moteur héritée des 296 GTB et 12Cilindri exploite pleinement le potentiel de l’ensemble. La transmission à double embrayage à huile à huit rapports — introduite sur la SF90 Stradale — a également été optimisée pour des changements de rapport encore plus fluides et plus rapides.

Pour réduire la masse, Ferrari a introduit de nouveaux arbres à cames allégés (−1,3 kg) et redessiné le bloc moteur grâce à un usinage de précision, économisant environ un kilogramme. Autre première chez Ferrari : l’adoption d’une huile à faible viscosité qui réduit la résistance au froid de 30% par rapport à la génération précédente, améliorant l’efficacité au démarrage et le réchauffement du moteur. Le design sonore a lui aussi été soigné, avec un nouveau système d’échappement équipé d’une soupape de dérivation à commande proportionnelle pour moduler la note selon les modes de conduite.

Pour aller plus loin sur le moteur F154, le Guide des GTI propose un historique complet des V8 biturbo Ferrari depuis leur introduction sur la 458 Italia.

Des performances de supercar : 0-100 en 3,3 secondes

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la Ferrari Amalfi Spider abat le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes, le 0 à 200 km/h en 9,4 secondes et affiche une vitesse de pointe de 320 km/h. Pour un spider 2+ de grand tourisme, ces performances placent l’Amalfi Spider dans une catégorie à part, bien au-delà de ce que la concurrence propose en version décapotable. Le rapport poids sec/puissance s’établit à 2,42 kg/ch, pour un poids à sec de 1 556 kg avec une répartition avant/arrière de 48/52%.

Ces performances sont rendues possibles par un arsenal technologique hérité des programmes les plus sophistiqués de Ferrari. Le système brake-by-wire assure un freinage d’une précision chirurgicale avec une course de pédale réduite et une meilleure modulation même lors des interventions de l’ABS. L’ABS Evo, développé initialement pour la 296 GTB, utilise les données d’un capteur 6D pour estimer la vitesse réelle du véhicule et optimiser le patinage de chaque roue individuellement, garantissant une stabilité remarquable même en conditions mixtes. Le freinage de 100 à 0 km/h s’effectue en seulement 30,8 mètres, et de 200 à 0 km/h en 119,5 mètres.

La direction à assistance électrique (EPS) intègre un système d’estimation de l’adhérence 10% plus rapide que sur la génération précédente, permettant aux systèmes de contrôle d’anticiper les variations de grip avant même que le conducteur ne les ressente. Le Manettino à cinq positions (Wet, Comfort, Sport, Race, ESC-Off) permet d’ajuster l’ensemble des paramètres dynamiques — amortissement, différentiel électronique E-Diff3, F1-TCS — avec des calibrages Sport et Race nettement plus incisifs que ceux de la Ferrari Roma. L’ensemble est coordonné par le Side Slip Control SSC 6.1, qui orchestre en temps réel l’ensemble des contrôleurs dynamiques du véhicule.

Une aérodynamique active au service du plaisir à ciel ouvert

Concevoir une voiture décapotable aussi efficace aérodynamiquement qu’un coupé est l’un des défis les plus complexes de l’ingénierie automobile. Ferrari a relevé ce défi en dotant l’Amalfi Spider d’un dispositif aérodynamique actif sophistiqué centré sur un aileron arrière mobile à trois positions : faible traînée (LD), force d’appui moyenne (MD) et force d’appui élevée (HD). En configuration HD, cet aileron génère jusqu’à 110 kg de charge aérodynamique supplémentaire à 250 km/h, pour une augmentation de la traînée inférieure à 4%.

L’avant est optimisé par des générateurs de vortex et des diffuseurs intégrés dans le soubassement, tandis qu’un bypass au-dessus du phare réduit la surpression dans le compartiment moteur et contribue au contrôle thermique. Le diffuseur arrière a été recalibré pour maximiser l’énergie du sillage avec une expansion contrôlée du flux dans le canal central. Le système de refroidissement s’intègre à la conception aérodynamique globale : le radiateur principal est logé dans la zone centrale entre les longerons du châssis, tandis que des fentes latérales alimentent les échangeurs des turbos.

Pour la conduite à ciel ouvert, le déflecteur de vent intégré dans le dossier de banquette arrière, calibré à 101° d’ouverture, est activable jusqu’à 170 km/h. Ce système dévie le flux d’air entrant par l’arrière pour créer une bulle de confort stabilisée autour des occupants, réduisant sensiblement les turbulences et les nuisances sonores au niveau des casques. Une fois le déflecteur ouvert, il peut être maintenu jusqu’à la vitesse maximale de 320 km/h.

Pneus et freins : le choix de la performance mesurée

Les jantes de 20 pouces ont été sélectionnées pour conserver l’harmonie des proportions tout en garantissant les meilleures performances dynamiques. Le dimensionnement des pneumatiques — 245/35 R20 à l’avant et 285/35 R20 à l’arrière — a été maintenu identique à celui de la Ferrari Amalfi coupé pour préserver un confort de roulement optimal et une absorption progressive des imperfections de chaussée. Trois équipementiers de premier rang ont participé au développement de pneumatiques dédiés : Pirelli P ZERO, Goodyear Eagle F1 SuperSport et Bridgestone Potenza Sport.

Les freins font appel à des disques carbone-céramique (CCM) de grandes dimensions : 390 mm de diamètre à l’avant et 360 mm à l’arrière, associés au système brake-by-wire évoqué précédemment. Ces dimensions, combinées à l’ABS Evo et au SSC 6.1, confèrent à l’Amalfi Spider des distances de freinage qui dépassent en efficacité nombre de supercars bien plus légères. La maîtrise du véhicule en décélération est un point fort que les conducteurs les plus exigeants apprécieront immédiatement.

ADAS et connectivité : une supercar du quotidien

Loin d’être une voiture réservée aux circuits et aux grandes occasions, la Ferrari Amalfi Spider intègre une suite complète de systèmes d’aide à la conduite ADAS de dernière génération pour une utilisation quotidienne en toute sérénité. De série, on trouve le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage d’urgence automatique, la détection des angles morts, l’alerte de franchissement de ligne, l’aide au maintien de trajectoire, les feux de route automatiques et la reconnaissance des panneaux de signalisation. La détection de somnolence et de distraction du conducteur complète cet arsenal sécuritaire.

Le programme Genuine Maintenance proposé par Ferrari pendant sept ans couvre l’ensemble des entretiens réguliers, à intervalles de 20 000 km ou une fois par an sans limite de kilométrage. Ce service exclusif, disponible dans l’ensemble du réseau mondial de concessionnaires agréés Ferrari, garantit le maintien des performances et de la sécurité tout au long de la vie du véhicule. Il est également accessible aux propriétaires Ferrari d’occasion, renforçant encore la valeur patrimoniale de la marque sur le marché de l’occasion sportive.


🏎 Ferrari Amalfi Spider — Fiche Technique 2026
MOTEUR V8 Biturbo 90° – Famille F154 – Position avant-centrale
Cylindrée 3 855 cm³ (alésage x course : 86,5 x 82 mm)
Puissance maximale 640 ch à 7 500 tr/min (166 ch/l)
Couple maximal 760 Nm de 3 000 à 5 750 tr/min
Régime maxi / ligne rouge 7 600 tr/min
Taux de compression 9,4:1
TRANSMISSION Boîte F1 double embrayage à huile – 8 rapports
PERFORMANCES
0 – 100 km/h 3,3 secondes
0 – 200 km/h 9,4 secondes
Vitesse maximale 320 km/h
Freinage 100–0 km/h 30,8 mètres
Freinage 200–0 km/h 119,5 mètres
POIDS ET DIMENSIONS
Poids à sec 1 556 kg
Rapport poids/puissance 2,42 kg/ch
Répartition des masses 48 % avant / 52 % arrière
Longueur × Largeur × Hauteur 4 660 × 1 974 × 1 305 mm
Empattement 2 670 mm
Voie avant / arrière 1 652 mm / 1 679 mm
Capacité réservoir 80 litres
Coffre (toit fermé / toit ouvert) 255 litres / 172 litres
PNEUS Avant : 245/35 R20 J8.0 — Arrière : 285/35 R20 J10.0
Équipementiers pneus Pirelli P ZERO / Goodyear Eagle F1 SuperSport / Bridgestone Potenza Sport
FREINS (Ø avant / arrière) 390 × 223 × 34 mm / 360 × 233 × 32 mm — Brake-by-wire + ABS Evo
ÉLECTRONIQUE EPS, VDC, ABS Evo, F1-TCS, E-Diff3, SSC 6.1, FDE 2.0, SCM-E Frs
MANETTINO 5 positions : Wet / Comfort / Sport / Race / ESC-Off
CAPOTE Tissu acoustique 5 couches – ouverture en 13,5 s – actionnement jusqu’à 60 km/h
AÉRODYNAMIQUE Aileron actif 3 positions (LD/MD/HD) – 110 kg de charge à 250 km/h en config. HD
GARANTIE MAINTENANCE Programme Genuine Maintenance 7 ans / 20 000 km par an
ÉMISSIONS CO₂ En cours d’homologation
 

Ferrari Amalfi Spider MY26

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