Renault Clio 16S

renault-clio-16s-8

Renault Clio 16S
1991 – 4 cyl. en ligne 16V
140 ch – 212 km/h
975 kg

Depuis mai 1990, la Renault Clio apporte une sacrée dose de modernité et fait rapidement oublier la Renault Supercinq. Elle inaugure des dimensions à la hausse qui fera date chez les petites citadines avec +5 cm en longueur et +6 cm en largeur. D’ailleurs, elle est élue en novembre voiture de l’année. Pour 1991, la Renault Supercinq GT Turbo a une descendance. Mais cette fois-ci, Renault fait un virage à 360° et délaisse le turbocompresseur pour une mécanique aspirée naturellement à 16 soupapes. Côté look, impossible de passer à côté de la Renault Clio 16S et de la confondre avec une de ses sœurs plus populaires. Les ailes avant et arrière sont gonflées et spécifiques, tout comme le matériau dans lequel elles sont fabriquées (Noryl GTX) qui permet dans les petits chocs urbains de reprendre sa forme initiale. Les boucliers sont peints ton caisse et celui de la proue reçoit des antibrouillards et une large aération pour refroidir la mécanique. Et fin du fin, l’amateur appréciera le bossage de capot (pour laisser de la place au collecteur d’admission) et sa prise d’air. Dans les détails surprenants, les jantes de série sont en tôle et de 14 pouces seulement (c’est « cheap ») et le Lire la suite

Bugatti EB110 GT

bugatti-eb110-gt-19

Bugatti EB110 GT
1991 – 12 cyl. en V 60V Turbo
560 ch – 338 km/h
1 800 kg

Romano Artioli et Jean-Marc Borel se sont mis en tête de faire renaître Bugatti. Une idée qui a nécessité de nombreux et coûteux efforts (rachat de la marque à Messier), construction d’une usine inédite et ultra-moderne à Campogalliano (Italie) et conception d’une super Grand Tourisme qui doit assumer son héritage avec talent et passion. Rien que ça ! Paulo Stanzani (ex-Lamborghini) est alors chargé de projet et c’est Marcello Gandini qui est aux crayons. Mais coup de tonnerre, rien ne marche comme prévu, et le bouillant patron italien Artioli décide contre toute attente de se séparer de Stanzani en cours de route, et peu de temps après juge le design proposé par Gandini pas assez marqué « Bugatti » et trop proches des réalisations passées du designer italien, ancienne star de la Carrozzeria Bertone. Pour cette année 91, la Bugatti EB 110 GT est (enfin) dévoilée officiellement avec Alain Delon comme parrain. C’est le designer maison Giampaolo Benedini qui va terminer le travail et donner un style personnel plus en phase avec Bugatti. Mais ces atermoiements offrent un résultat somme toute mitigé qui peine à séduire le public. Nous sommes loin de l’élégance d’une Jaguar X220 ou de la bestialité d’une Ferrari F40. Il faut avouer que la ligne de la Bugatti a été non seulement dictée par son architecture, mais également par des impératifs aérodynamiques et de refroidissement dû aux très hautes prestations Lire la suite

Lancia Delta HF Integrale Evoluzione

lancia-delta-hf-integrale-evoluzione-831-1993-5

Lancia Delta HF Integrale Evoluzione
1991 – 4 cyl. Turbo 16V
210 ch – 208 km/h
1 300 kg

Depuis 1986, Lancia a doté sa Delta de la transmission intégrale et d’un turbocompresseur. Depuis les modèles toujours plus évolués se succèdent au catalogue italien pour permettre l’homologation en Rallye et lutter à armes égales face à Toyota. Pour 1991, Lancia nous propose une énième évolution de sa Delta HF Integrale. Du dessin initial fin et élégant tracé par un Giorgietto Giugiaro inspiré à la fin des années 70, il semble ne rester pas grand-chose, si ce n’est le profil. C’est bien simple, on a l’impression que la frêle Delta d’origine est passée à la salle de musculation. Ailes bodybuildées encore plus larges que la version 16V, boucliers proéminents, gros becquet d’aileron (réglable !)… Bien campée sur ses jantes de désormais 16 pouces, la Lancia Delta HF Integrale du cru 92 est sacrément virile et annonce fièrement ses prétentions sportives pures et dures. Et partout, les aérations sont agrandies pour optimiser le refroidissement des organes mécaniques. Cela explique ainsi les doubles optiques de phares spécifiques plus petites pour laisser passer aussi l’air frais. Rien n’a été laissé au hasard pour Lire la suite

Fiat Barchetta

fiat-barchetta-17

Fiat Barchetta
1995 – 4 cyl. 16V
130 ch – 206 km/h
1 060 kg

Après une longue période de vaches maigres pour les amateurs de Fiat sportives et de caractère, la Fiat Coupé avait sonné la charge. C’est désormais les amateurs de roadsters qui peuvent se réjouir pour cette année 1995 avec la Fiat Barchetta. Si elle reprend bon nombre de composants de la Punto dont elle dérive, elle propose en revanche un style très personnel et réussi œuvre du Centro Style Fiat avec Alessandro Cavazza et Andreas Zapatinas aux crayons, Chris Bangle ne remportant les suffrages que pour le Coupé. Force est de reconnaître que la bouille de la Fiat Barchetta est craquante et fait de l’œil aux passants, nous replongeant avec délice dans la flânerie automobile découverte des années 60 où la Dolce Vita battait son plein. Fine nervure qui souligne les flancs et les allège visuellement, poignées de portes chromées escamotables (mais peu pratiques à l’usage ; on ne peut pas tout avoir…), optiques arrière posés élégamment sur le dessus de la poupe ronde à souhait, la Fiat Barchetta soigne ses rondeurs pour séduire. La proue est peut-être la partie la plus banale avec Lire la suite

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa

Ferrari Testarossa
1984 – 12 cyl. à plat (Boxer) 48V
380 ch – 290 km/h
1 500 kg

En ce salon de Paris en septembre 1984, le public est tombé sous le choc de la nouvelle production star de Maranello. La Ferrari Testarossa doit en effet perpétuer la saga des Grand Tourisme de la firme au cheval cabré et faire mordre la poussière à sa rivale désignée : la Lamborghini Countach. Depuis la sortie de la Miura à la fin des années 60, Lamborghini et Ferrari se livrent une bataille de clochers à coup de V12. Un match également arbitré par deux designers qui s’opposent dans leurs styles : Pininfarina plus sobre, classique et élégant pour Ferrari et Bertone plus novateur, dérangeant et excentrique pour Lamborghini. Cette fois-ci, Pininfarina a dû composer avec des contraintes techniques dictées par les ingénieurs de Maranello, notamment l’emplacement des radiateurs sur les flancs comme en F1 pour améliorer la répartition des masses. Une gageure dont Pininfarina va se sortir avec un talent fou puisque ces prises d’air béantes latérales sont habillées d’ailettes superposées conférant un style unique. Une véritable signature même ! Museau fin avec long porte-à-faux avant, la Ferrari Lire la suite

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208

Mercedes-Benz CLK 55 AMG W208
1999 – V8 24V
347 ch – 250 km/h
1 525 kg

Depuis la Mercedes-Benz C36 AMG W202, Affalterbach et la firme de Stuttgart ont définitivement leurs destins liés. De « simple » tuner, AMG est passé au statut de constructeur puis de filiale de Mercedes-Benz. Il est donc logique que pour 1999 le très réussi coupé Mercedes-Benz CLK W208 fasse un stage d’amélioration dans les ateliers du sorcier AMG. Ne cherchez pas de look tapageur, ce n’est pas le genre de la maison. La Mercedes CLK 55 AMG W208 reprend à son compte les bonnes recettes maison : boucliers plus sportifs, bas de caisse, des jantes AMG 17 pouces, une assiette abaissée et des échappements sport. Bien que le design du CLK singe celui de la Classe E W210, c’est en réalité la Classe C W202 qui fournit sa plateforme. Et sous le capot surmonté de l’étoile, on trouve un Lire la suite

Volkswagen Golf 4 GTI

volkswagen-golf-4-gti-3

VW Golf 4 GTI
1998 – 4 cyl. en ligne 20V Turbo
150 ch – 222 km/h
1 231 kg

La VW Golf 3 GTI a fini en beauté avec une version 16V de 150 ch très sportive, et une VR6 efficace et très performante. Pour 1998, Volkswagen entame le quatrième chapitre de sa saga à succès. La Volkswagen Golf 4 GTI est donc au programme avec une nouvelle fois des solutions techniques différentes. Côté design, impossible de ne pas l’identifier comme une Golf. Le thème de la compacte made in Wolfsburg a été décliné avec beaucoup de justesse. Comme à chaque génération, les dimensions progressent légèrement pour s’adapter aux standards de la clientèle. Disponible en 3 ou 5 portes, la Volkswagen Golf GTI joue les discrètes et il est ainsi difficile pour le profane de l’identifier au premier regard. Seules les belles jantes alu de 16 pouces et les logotypes « GTI » permettent de faire la différence. C’est Lire la suite

MVS Venturi 2.80 SPC

mvs-venturi-2.8-spc-22

 MVS Venturi 2.8 SPC (Cup 511)
1989 – 6 cyl. en V 12V turbo
260 ch – 270 km/h
1 255 kg

MVS, la « Manufacture de Voitures de Sport », a démontré depuis ses débuts au salon de Paris en 1984 un sacré potentiel. Alors lorsqu’en 1987, le fruit du travail initié par Claude Poiraud et Gérard Godefroy prend enfin la route sous la forme de la MVS Venturi 200, les fans de voitures de sport françaises étaient non seulement rassurés, mais se prenaient même à rêver plus. Ils ont été entendus, et après que le préparateur Lyonnais Fochesato ait développé un kit « 250 ch » pour la Venturi, c’est l’usine de Cholet elle-même qui réagit et propose pour 1989 une version plus performante : la MVS Venturi 2.80 SPC. Extérieurement, Gérard Godefroy a apporté quelques menues retouches dans les détails, avant tout pour faire face à l’augmentation des performances. Ainsi on notera un spoiler additionnel très bas, un aileron en bout de pavillon et un becquet arrière (très) discret. Ces derniers devant accroître l’arrivée d’air frais vers l’échangeur du panneau arrière. Elle vous semble plus basse ? Normal, l’assiette est abaissée de 5 mm. Pour le reste on trouve intactes les lignes tendues très séduisante à l’origine, avec quelques emprunts à la grande série pour réduire les coûts de fabrication (parebrise retaillé de Renault Fuego, rétroviseurs extérieurs de Citroën CX, feux arrière de BMW Série 3 E21…). Pas si gênant, car la Lire la suite

Toyota MR S

toyota-mr-s-15

Toyota MR S
1999 – 4 cyl. 16V
115 ch – 200 km/h
1 165 kg

Depuis 1985, Toyota poursuit sa tactique du petit coupé à moteur central arrière. Après une longue période d’abstinence, le constructeur japonais a intégralement revu sa copie pour ce 3e millénaire. La Toyota MR 3e génération se présente désormais sous les traits d’un petit roadster (3,9 mètres de long) toujours à moteur central arrière. Voies larges et roues rejetées aux quatre coins, la Toyota MR S peut même se parer d’un hard-top en option pour un usage hivernal. Son design semble s’inspirer d’un autre roadster à succès : la Porsche Boxster. Simple hasard ?… Pas si sûr, mais on en voudra pas à Toyota tant le dessin est homogène avec des proportions idéales pour une petite sportive. Cela lui permet ainsi de rouler sur des jantes de 15 pouces sans que cela Lire la suite

Peugeot 106 XSI 1400

Peugeot 106 XSI 1400

Peugeot 106 XSI 1400
1992 – 4 cyl. en ligne 8V
100 ch – 190 km/h
860 kg

Dur de succéder à la Peugeot 205 GTI ? C’est ce que Peugeot a dû penser puisqu’elle n’est pas remplacée directement. Les 106 et 306 se chargent de joindre les deux bouts pour tenter d’éclipser progressivement la (trop ?) célèbre Peugeot 205. Pari gagnant ? Pas si sûr, car face aux autres GTI plus velues, la Peugeot 106 XSI change non seulement de patronyme (pourquoi pas « GTI » ?!…), mais change aussi de catégorie pour aller jouer dans la catégorie des poids plumes et des GTI des copains. Compacte et ramassée (3,6 mètres de long), posée sur ses (petites) jantes de 14 pouces rejetées aux quatre coins de la carrosserie, la Peugeot 106 XSI 1400 reprend les habits de sport de feue la 205 GTI : extensions d’ailes et baguettes en plastique noire boucliers peints avec antibrouillards avant encastrés, fin becquet et monogrammes « XSI » aux Lire la suite