Maserati 222.4v Biturbo

Maserati 222.4v Biturbo (1991)

Maserati 222.4v Biturbo
1991 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
279 ch – 259 km/h
1 300 kg

Fort du succès (d’estime !) de la Maserati Racing, Maserati avait dans sa manche développé de concert son pendant à moteur V6 2,8 litres biturbo 24 soupapes. Finalement, le rafraîchissement de la gamme Maserati Biturbo suit la même architecture à deux têtes qu’auparavant avec un V6 deux litres pour le marché italien afin de satisfaire aux normes fiscales dissuasives au-delà de cette cylindrée, et un V6 2,8 litres biturbo pour les marchés exports (d’où le « E » ou « SE » des précédentes Maserati 222). Pour son troisième souffle, c’est de nouveau Marcello Gandini qui est aux commandes artistiques et donne un nouveau visage à la gamme Biturbo. « Nouveau visage » pas tant que ça finalement, car ce sont les travaux réalisés sur la Maserati Shamal qui inspirent la nouvelle Maserati 222.4v Birturbo. Pas étonnant dès lors de constater la similitude entre les deux proues (optiques lenticulaires, calandre élargie aux bords plus larges, boucliers enveloppants…). La poupe reste en revanche identique au précédent face lift de 1990 (gros pare-chocs et aileron plus conséquent à l’empreinte sur la totalité de la malle arrière, feux arrière multicolores). Quelques détails de style propres à Gandini sont reconduits comme le becquet aérodynamique à l’embase du pare-brise protégeant les essuie-glaces. En revanche, les passages de roue arrière demeurent ronds et non spécifiques comme sur la Shamal ou l’avortée Chubasco. Une volonté de renouveau louable, certes, mais qui ne Lire la suite

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE

Toyota Supra Mk3 3L0i GT Turbo MA70 7M-GTE
1988 – 6 cyl. en ligne 24V Turbo
235 ch – 248 km/h
1 550 kg

Depuis 1981, Toyota est revenu avec succès sur le marché des coupés sportifs en dédoublant son offre Celica d’une Supra plus haut de gamme et performante. Depuis 1986 nous avons attaqué le 3e opus de la saga avec une ligne totalement revue et modernisée. Son six en ligne reste son ADN et est atmosphérique avec 204 ch. Bien, certes, mais un peu tendre car la Toyota Supra Mk3 (MA70) est lourde. Au Japon, on entend les critiques et le coupé sportif japonais poursuit son développement avec une version Turbo (7M-GTE) pour 1988. Au passage, les designers japonais retouchent de nombreux détails de style pour maintenir la Supra MA70 dans la course face à une concurrence relevée. Si la ligne originelle reste inchangée avec sa belle allonge (4,7 mètres de long et 1,8 mètres de large) et sa faible hauteur (1,3 mètres), toujours ponctuée par son hayon vitré et son museau affiné par des optiques escamotables, il faut s’attarder à de petites futilités de style pour traquer l’inédit. Le bouclier avant se dote d’un « nez » qui relie le bouclier et le capot. Ledit bouclier est redessiné avec des antibrouillards plus carrés, une nouvelle grille, un ensemble Lire la suite

Maserati Ghibli II 2L0

Maserati Ghibli II 2L0 (1992)

Maserati Ghibli II 2L0
1992 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
306 ch – 265 km/h
1 365 kg

Après la tonitruante mais élitiste Shamal, Maserati poursuit le développement de sa gamme Biturbo en dévoilant au salon de Turin 1992 sa nouvelle Maserati Ghibli II. Reprenant l’illustre patronyme de la GT des années 60-70, c’est néanmoins sur la base des carrosseries des Biturbo qu’est basée la nouvelle Ghibli. C’est comme de coutume dans la firme au Trident que tout est pioché dans la gamme Biturbo, ainsi que les artifices de style. Si la nouvelle Maserati Ghibli II s’inspire très nettement de la Maserati Shamal, sa base est totalement différente. Elle est en effet basée non pas sur la plateforme raccourcie des Karif/Spyder/Shamal, mais sur celle des Biturbo coupés dont l’empattement est plus long au bénéfice de l’habitabilité. Tous les tics stylistiques sont repris à la Shamal dont Marcello Gandini est le maître d’œuvre. Deux objectifs dans ce relooking spécial : agressivité et aérodynamisme. Pour la première partie, le postulat de départ est parfaitement rempli, en témoigne les ailes élargies et musclées, la calandre frappée d’un gros trident ou encore les optiques de phares lenticulaires de la Shamal logés derrière une vitre. Côté aéro, la Maserati Ghibli II fait des progrès remarquables. Les gros boucliers sont Lire la suite

Fiat Dino Coupé V6 2000

Fiat Dino Coupé V6 2000 (1967)

Fiat Dino Coupé V6 2000
1967 – 6 cyl. en V 12V
160 ch – 200 km/h
1 230 kg

Entre le rusé Enzo Ferrari et les appétits insatiables de Fiat présidée par Giovanni Agnelli, ce sont les clients amateurs de voitures de sport qui vont en profiter ! Afin de pouvoir homologuer son nouveau V6 Dino de 2 litres de cylindrée en Formule 2, Ferrari doit commercialiser 500 exemplaires minimum de véhicules de série dotée de ladite mécanique. Si côté Maranello, c’est vers une berlinette à moteur V6 Dino central arrière que le choix se porte, chez Fiat qui donne le change, se sont pas moins de deux autos différentes qui sont prévues. Ainsi dès 1966, Fiat dévoile au salon de Turin 1966 un Spider signé Pininfarina et motorisé par ce beau V6 Dino 2 litres. Quelques mois plus tard, c’est au tour de la variante Coupé 4 places (plutôt 2+2) d’être commercialisé. Mais à l’opposé du spider, c’est Bertone qui s’est chargé de dessiner un coupé moderne, sportif et néanmoins pratique. Au moins, l’amateur de V6 Dino a ainsi l’embarras du choix, des usages et des budgets. Basée sur un empattement allongé du spider, en raison des 4

Fiat Dino Coupé V6 2000 (1967-1969) - Profil Fastback

Oeuvre de la Carrozzeria Bertone, la Fiat Dino Coupé V6 2000 s’offre un profil fastback avec un avant particulièrement agressif.

places, le coupé Dino Bertone offre une belle empreinte sur la route avec 4,51 mètres de long et 1,70 mètre de large. Long capot et arrière type Fastback, la Fiat Dino Coupé 2000 V6 en impose et s’érige d’emblée en future classique. La calandre ornée de quatre optiques rondes en retrait et coiffées par le dessus du capot est grillagée et démarque très nettement la Dino des autres Fiat contemporaines. Agressive mais pas trop, la Fiat Dino Coupé soigne son look, même si la poupe Lire la suite

Fiat 130 Coupé V6 3200

Fiat 130 Coupé V6 3200 1971-1977

Fiat 130 Coupé V6 3200
1971 – 6 cyl. en V 12V
165 ch – 195 km/h
1 600 kg

Depuis 1969, après une genèse difficile et complexe, la Fiat 130 berline et son V6 de 2,9 litres et ses 140 ch puis 160 ch (1970) tente de s’imposer face à Mercedes-Benz. Impossible pari ? Le moins que l’on puisse dire est que le résultat n’est pas à la hauteur des ambitions de Fiat. Mais au salon de Genève en mars 1971, Fiat et Pininfarina persistent et signent avec la Fiat 130 Coupé. Si le V6 prend de la cylindrée et de la puissance, c’est surtout par son costume sur mesure de grand couturier de l’automobile que le coupé Fiat se distingue. Il tranche ainsi singulièrement de la berline dont il dérive dont le dessin issu des berlines 125 est bien banal et plus chargé en chromes et en dimensions. Œuvre de Paolo Martin qui a eu carte blanche par Agnelli (Patron de Fiat) et Pininfarina son employeur, la carrosserie de la Fiat 130 coupé V6 3,2 litres est originale, tendue et d’une élégance rare. Impossible de la confondre avec une autre voiture, encore qu’on peut y trouver quelques inspirations dans le dessin de la Peugeot 504 Coupé. Néanmoins, l’élégance des proportions est à l’égale des nombreux détails de style qui concourent à faire jouer la Fiat 130 Coupé dans une catégorie à part. Ne cherchez pas les courbes sensuelles des sixties, la 130 coupé s’inscrit pleinement dans l’ère des seventies avec des pans plats et jouant sur les variations de lumière. Dans les détails on appréciera le traitement de la Lire la suite

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2 (1975)

Ligier JS2 V6 2L9 Phase 2
1975 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 250 km/h
980 kg

L’histoire de la Ligier JS2 sent le sapin ! Depuis 1971, Guy Ligier se bat avec opiniâtreté pour imposer sa GT made in Vichy dans le paysage des Grand Tourisme. Seulement voilà, si les succès en compétition ont bien été là (victoire au Mans en GT et au Tour Auto en 1974), et que le partenariat avec Citroën s’est accéléré (le réseau Citroën assure désormais la vente et l’après-vente de la Ligier JS2), les ventes sont en chute libre, la crise pétrolière passant par-là. Même Citroën fait grise mine avec sa SM à moteur V6 Maserati, et sous-traite chez Guy Ligier dans son usine de Vichy l’assemblage de son coupé 4 places. Alors Guy Ligier dans ce qui ressemble à un baroud d’honneur va apporter des modifications à la JS2 qui avait déjà gagné un moteur V6 plus gros (3 litres) et plus puissant (195 ch). La proue va évoluer sensiblement et singer quelques réalisations contemporaines comme le concept car AMC AMX/3 ou encore la Maserati Bora avec l’adoption de phares escamotables. Cela transfigure la JS2 qui trouve là un nouveau regard : moins proto du Lire la suite

Ligier JS2 V6 2L9

Ligier JS2 V6 2L9
1972 – 6 cyl. en V 12V
195 ch – 250 km/h
980 kg

Depuis le salon de Paris 1971, la Ligier JS2 tente l’impossible pari de s’imposer dans le milieu très select des Grand Tourisme sportives. Et malgré l’énergie et le sacré caractère de son géniteur éponyme, Guy Ligier, la Ligier JS2 peine à se faire un nom. Pourtant des qualités, elle n’en manque pas ! Alors profitant des dernières modifications du V6 Maserati avec un Alfieri particulièrement en verve en ce début des seventies, Guy Ligier va répondre à une des critiques formulées par la presse pour sa JS2 : plus de puissance pour des performances en hausse. Pour ce faire, c’est la cylindrée qui va grossir pour apporter 25 ch de plus au bénéfice de la performance pure. Extérieurement, difficile de faire la différence avec la variante 2,7 litres, car la Ligier JS2 n’a pas changé. On retrouve la ligne due au crayon de Pietro Frua, avec quelques retouches de Guy Ligier. Les détails chipés à la grande série Lire la suite

Ligier JS2

Ligier JS2
1971 – 6 cyl. en V 12V
170 ch – 243 km/h
850 kg

La Ligier JS2 a déjà connu une sacrée genèse orchestrée par un homme au fort caractère : Guy Ligier. Ancien rugbyman, et pilote automobile, était surtout très lié d’amitié avec le regretté Jo Schlesser. Ce dernier décédé en F1 au volant de sa monoplace Honda RA302 au GP de France 1968 (Rouen), va amener Guy Ligier à donner les initiales de son défunt ami (J.S.) à tous les véhicules compétition et série qu’il produira à Vichy. Une première approche en 1969 avec la Ligier JS1 donna déjà la tonalité du constructeur français avec une ligne tracée par Frua et un Michel Têtu particulièrement inspiré pour les liaisons au sol. Mais sous le capot arrière, c’est le moteur Cosworth FVA de 1,6 litres de 220 ch qui est aux offices en position centrale arrière. Mais pour être plus crédible et compétitif face à une concurrence des plus relevées (Dino 246 GT, Porsche 911) et une clientèle qui a des exigences relevées, Ligier développe pour 1971 une JS2 avec un moteur 6 cylindres plus noble et adapté à un usage Grand Tourisme. La Ligier JS2 conserve ainsi les traits que Pietro Frua lui a consacré, avec quelques retouches de Guy Ligier, mais Lire la suite

Opel Monza 3L0E A1

Opel Monza 3L0E A1
1978 – 6 cyl. en ligne 12V
180 ch – 215 km/h
1 370 kg

Dévoilée au salon de Francfort 77, l’Opel Monza est un élégant coupé basé sur la berline Senator, elle-même dérivée des Rekord/Commodore. Ainsi, pas étonnant de retrouver un faciès commun à quelques détails près, en particulier la calandre spécifique. De profil, l’Opel Monza se démarque nettement par un empattement raccourci de 10 cm et s’offre une ligne plus aérodynamique de type hatchback comme l’appelle nos amis anglais. En clair, l’Opel Monza possède un hayon et est dotée de deux (larges) portes. La proue reprend les larges optiques de la berline Senator, mais se démarque par un becquet intégré et des formes inédites. Plus basse, plus profilée, l’Opel Monza profite pleinement de son style pour mieux fendre l’air et soigner son aérodynamique. Posé sur ses jantes Lire la suite

Datsun 240Z S30 Fairlady

Datsun 240Z S30 Fairlady
1969 – 6 cyl. en ligne 12V
151 ch SAE – 200 km/h
1 040 kg

Sous l’égide de Ukyo Katayama, Nissan et sa marque Datsun sont en pleine ébullition depuis 1963 avec les Sport Series. « Mister. K », comme est surnommé le président de Nissan Motors USA, demande à développer un coupé qui viendrait concurrencer les constructeurs européens et américains sur ce marché ce marché juteux nord américain. Terminé les roadsters sportifs ! C’est sous la forme d’un coupé type Grand Tourisme compacte que la saga « Fairlady » se poursuit. Le designer maison Yoshihiko Matsuo a tracé la silhouette de la Datsun 240 Z S30. Les références stylistiques sont nombreuses (Ferrari, Jaguar) mais l’ensemble est homogène et convaincant. Et finalement, la Datsun 240 Z se démarque et s’affirme dans le paysage des voitures de sport avec son long capot, son arrière court et ramassé. Dans les détails aptes à ravir les amateurs de voitures de sport, on relèvera le bossage de capot pour laisser passer le 6 en ligne ou encore le becquet arrière en plastique noir sur le hayon de coffre bien pratique. Dans cet ensemble sans faute de goût, on s’étonne de ces enjoliveurs de roues peu élégants et valorisants. Un choix étonnant alors Lire la suite