Peugeot 404 Cabriolet Injection

Peugeot 404 Cabriolet Injection (1963)

Peugeot 404 Cabriolet Injection
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
85 ch SAE – 160 km/h
1 080 kg

Depuis 1960, Peugeot se donne des airs américains avec sa berline 404 avec le traitement de sa poupe. Et, à l’instar de la Peugeot 403, le constructeur de Sochaux décline sa traditionnelle berline en variante cabriolet qu’il a présentée au salon de Paris en septembre 1961. Quoique très classique de ligne, et avec un air de déjà vu, Pininfarina duplique un thème qui a fait mouche avec la Ferrari 250 GT. Force est de reconnaître que le résultat est toujours convaincant et tant pis pour le déjà vu. Une ligne qui n’est pas sans rappeler non plus celle du cabriolet Fiat 1 500… Egalement œuvre du carrossier turinois. Tiens, tiens… ! Le profil très tendu affiche des proportions qui semblent idéale, avec un léger décroché après les portes pour marquer les ailes arrière. Ces dernières sont ponctuées par les optiques de phares tandis que la malle arrière marque un décroché en retombant plus nettement vers le pare-chocs chromé. Histoire de conférer un surcroît de bon goût et aérer le dessin, la Peugeot 404 Cabriolet Injection adopte un pli de carrosserie latéral surligné sur sa partie avant par une tige de chrome. La proue ressemble à celle de Lire la suite

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3 (1991)

Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3
1991 – 4 cyl. en ligne 8V Compresseur
115 ch – 197 km/h
830 kg

Depuis 1985, la fourmi s’est fâchée ! Volkswagen avait alors doté d’un compresseur G40 sa petite Polo GT Coupé type 2. D’abord commercialisée sous la forme de séries limitées la Polo G40 va intégrer la gamme Volkswagen en France. Le constructeur de Wolfsburg opère un restyling de la Polo en octobre 1990. En septembre 1991, les amateurs de petites GTI frappées du logo « VW » sont de nouveau comblés avec la commercialisation de la Volkswagen Polo G40 Coupé Type 3. La face avant se fond désormais avec harmonie dans la gamme Volkswagen contemporaine (Corrado, Golf 3 GTI, Passat…) adoptant des optiques large avec clignotants sur les côtés. Ces derniers sont d’ailleurs blancs alors que la gamme Polo plus classique en possède des oranges. Les blocs optiques arrière sont plus proéminents afin d’être plus actuel. Les aboutis de la caisse demeurent néanmoins semblables à la type 2, et la Polo G40 Type 3 est avant tout un sérieux facelift de la Polo. En bonne GTI qui se respecte, les artifices de style sportifs sont repris et apposés : jantes alu BBS RA de 13 pouces, entourage d’ailes en plastique noir, boucliers épais, Lire la suite

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105 (1962)

Alfa Romeo Giulia 1600 Ti Type 105
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
92 ch – 165 km/h
1 000 kg

Pour remplacer sa berline Giulietta, Alfa Romeo dévoile à l’autodrome de Monza sa nouvelle Giulietta le 27 juin 1962. Un haut lieu du sport automobile qui en dit long sur les ambitions d’Alfa Romeo. Bonne nouvelle pour les fans de berlines sportives, la firme d’Arese ne renie pas son ADN. Côté style, si la Giulietta était ronde et dotées de proportions idéales, l’Alfa Romeo Giulia 1600 Ti détonne quelque peu par un style torturé ponctué d’un porte-à-faux avant inexistant et arrière très prononcé pour privilégier une contenance de coffre à bagage étendue (500 litres) et pratique. Assez carrée, la Giuia est l’œuvre du designer Giuseppe Scarnati. La ligne de caisse très horizontale, tranche avec les rondeurs du passé, et est surmonté d’un habitacle lumineux grâce à des fins montants. Derrière cet aspect finalement très sérieux se cache des traits dictés par le pratique (coffre, luminosité intérieur, visibilité…) et également par une aérodynamique soignée ponctuée par un Cx de 0,34. Chapeau ! La proue semble froncer les sourcils avec son capot qui resserre Lire la suite

Honda S800 Coupé

Honda S800 Coupé (1967)

Honda S800 Coupé
1967 – 4 cyl. en ligne 8V
78 ch SAE – 160 km/h
750 kg

La saga de Honda est à l’image de l’ambition et la passion de son créateur Sochoïro. Spécialisé dans la moto depuis 1947, c’est à partir du début des années 60 que Honda se tourne également vers l’automobile, ponctué par un engagement en compétition automobile et notamment en Formule 1 sans connaître pour autant un réel succès. En 1966, Honda dévoile son nouveau S800 Coupé et le commercialise dans la foulée l’année suivante dans l’hexagone. Menue dans ses proportions (1,4 m de large et 3,35 m de long), la Honda S800 Coupé s’offre une sacrée bouille ! Les connaisseurs avertis noteront que le style inauguré sur la Honda S500 a été reconduit et modifié par détails. Le coupé offre une ligne de pavillon qui singe celle des breaks de châsse, un peu dans le style de la MGB GT ou la Triumph GT6. Dans les nouveautés, la calandre est inédite tandis que les optiques arrière sont plus grosses et englobent les feux de recul (pas si courant sur les automobiles contemporaines). Très basse avec une hauteur de 1,195 m, la Honda S800 coupé annonce fièrement la couleur quant à sa sportivité. Nous ne boudons pas Lire la suite

Abarth 124 GT

Abarth 124 GT

Abarth 124 GT
2018 – 4 cyl. 16V Turbo
170 ch – 230 km/h
1 064 kg

Présentée à Genève en mars 2016, puis commercialisée en France en septembre, l’Abarth 124 Spider Mk2 coule une carrière anonyme malgré son look réussi et ses peintures de guerre sous le blason Abarth. Il faut avouer que son tarif en a dissuadé plus d’un. Pourtant, cela tient désormais de la mauvaise réputation puisqu’Abarth a revu son positionnement tarifaire avec un ticket d’entrée qui démarre à 34 500€. Voilà qui est nettement plus séduisant, même si cette version de base mérite d’être agrémentée de nombreuses options en supplément. Mais ce qui retient le plus l’attention désormais, c’est l’apparition en mars 2018 à Genève d’une variante Abarth 124 GT. Un coupé ? Oui et non, car il s’agit en réalité d’un hard top en carbone démontable à l’aide d’une clé, qui est de série sur la GT (en option à 3 400€ sur l’Abarth 124 Spider et Spider Turismo). Réalisé par Adler, société spécialisée dans la fibre de carbone, ce hard top apporte une alternative attractive et pertinente au roadster italien frappé du « scorpione ». D’autant plus que dans le même temps sa cousine technique et donneuse d’organes, la Mazda MX-5 s’est autorisé une variante coupé dans son portefeuille produit. Dans les inédits, les Lire la suite

Renault Megane 4 RS Cup

Renault Megane 4 RS Cup
2018 – 4 cyl. 16V Turbo
280 ch – 250 km/h
1 407 kg

Pour son troisième chapitre, la Renault Megane 4 RS joue les caméléons et la possibilité d’être configurée à la carte. Un art du compromis que Renault semble avoir voulu jouer au plus fin quitte à frustrer les amateurs de sportives pures et dures ? La version « Sport » joue les polyvalentes ultra efficaces mais policée. Renault Sport a néanmoins prévu dès le lancement commercial de la Megane 4 RS une version « Cup » avec des trains roulants plus à même de jouer les reines du circuit et satisfaire les amateurs de trajectoires précises. Extérieurement, impossible de déceler les différences entre une Sport et Cup sans en prendre le volant ! Le seul indice est une assiette un poil plus basse de -2 mm. Pour le reste, on retrouve la Megane 4 RS que nous connaissons désormais avec ses ailes renflées de 60 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière par rapport à la Megane 4 GT. Les tics sportifs sont nombreux à l’image du bouclier avant à large entrée d’air et intégrant la lame F1, ou encore la grille de calandre spécifique avec sa trame 3D en nid d’abeille réinterprétée par Renault Sport. Les extracteurs d’air ne sont pas là que pour la figuration mais concourent néanmoins à viriliser le look de cette compacte sportif qui reste désespérément une 5 portes… On s’attendait à des jantes de 19 pouces de série pour faire une rupture avec la variante « Sport », mais las, il va falloir passer par la case option, malgré le supplément du châssis Cup… Lire la suite

MGB GT GHD3

MGB Roadster GHN3
1965 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 166 km/h
1 048 kg

Depuis 1962, la MGB donne le « La » dans le milieu du roadster sportif et de la voiture de sport. En effet, près de 78 000 exemplaires ont déjà trouvé preneurs, prouvant ainsi le succès de la formule. Un art de la synthèse qui peut compter en outre sur une esthétique qui joue le sans faute avec une élégance folle. Néanmoins, Enever et Thornley décident de combler un trou dans la gamme et capitaliser sur la MGB. Un coupé 4 places (en réalité 2+2) est donc étudié pour permettre aux pères de famille de profiter de la MGB. C’est Pininfarina qui est mandaté pour dessiner cette variante coupé de la MGB. Le designer italien va s’inspirer du prototype réalisé par le belge Jacques Coune. Le résultat est tout simplement magnifique et fera même dire à ses dirigeants que la « MGB GT est l’Aston-Martin du pauvre ». Le travail de Pininfarina est remarquable en plusieurs points. Le premier à souligner est la jonction et la reprise des lignes originelles avec le toit et les vitrages sans la moindre erreur. Le hayon arrière qui est très large et s’ouvre sur toute sa surface est aussi pratique qu’élégant. Pour l’occasion, l’intégration du toit a imposé un parebrise plus haut que sur le roadster afin d’obtenir un habitacle plus volumineux. De là à Lire la suite

MGB Roadster GHN3

MGB Roadster GHN3
1962 – 4 cyl. en ligne 8V
95 ch SAE – 166 km/h
920 kg

Après une série de roadsters sportifs et spartiate, le trio de tête de la firme MG créée par Cecil Kimber (Morris Garage) décide de révolutionner le genre du roadster anglais. Syd Enever, John Thornley et Roy Brocklehurst vont donc concevoir un roadster qui s’il s’inspire de la MGA, va innover avec une structure autoporteuse de type monocoque (fini le châssis séparé de la carrosserie) pour un meilleur confort. Le coup de crayon du à Syd Enever semble d’inspiration latine et donne à la MGB une allure qui marque les esprits et séduit les clients potentiels. On se méprendrait à attribuer ce dessin à Pininfarina, tant il semble une réduction des Ferrari 250 Cabriolet (1959), avec un sens admirable des proportions. La ligne ininterrompue de type « ponton » clôt définitivement l’héritage stylistique du passé. Dans les inédits, notons de véritables portières dotées en outre de « vraies » vitres descendantes. Des déflecteurs sont Lire la suite

Abarth 124 Spider Mk2

Abarth 124 Spider Mk2
2016 – 4 cyl. 16V Turbo
170 ch – 230 km/h
1 060 kg

Au salon de Genève 2016, quelques mois après la présentation de la Fiat 124 Spider, Abarth nous réserve une belle surprise avec son interprétation sportive et plus radicale du roadster turinois. Quoique basé sur la Mazda MX-5 qui prête sa plateforme, son habitacle, ses trains roulants et la cellule centrale de sa carrosserie, les stylistes italiens ont pourtant réussi à marquer leur différence. Mieux, ils réinterprètent les codes stylistiques du best-seller éponyme de la firme produit à 200 000 exemplaires entre 1966 et 1985 avec beaucoup de maestria. On retrouve ainsi inspirés du passé la calandre hexagonale, les embossages du capot avant et les feux arrière. En bonne Abarth, le design se singularise sur la performance. On observe ainsi l’entrée d’air élargie du pare-chocs avant aussi bien que l’extracteur aérodynamique du pare-chocs arrière ont été façonnés en soufflerie. L’aileron arrière et le wind stop améliorent l’aérodynamisme. Les jantes en alliage 17″, le cadre du pare-brise et les barres anti roulis se présentent avec une finition « Forgiato Grey ». Deux doubles sorties d’échappement se chargent de vous interpeler tant visuellement que acoustiquement. Cinq teintes de carrosserie sont disponibles : deux spéciales unies « Turini 1975 White » et « Costa Brava 1972 Red », et trois métallisées « Isola d’Elba 1974 Blue », Lire la suite

Toyota Yaris GRMN

Toyota Yaris GRMN
2018 – 4 cyl. 16V Compresseur
212 ch – 230 km/h
1 135 kg

Toyota semble vouloir sortir de sa léthargie sportive. Certes, le coupé GT86 avait donné les premiers signes de la sortie de la chrysalide, mais il faut avouer que la dernière Yaris TS de 2007 avait laissé des traces d’amertumes chez les amateurs de GTI. D’autant plus que Toyota semblait alors bouder la notion de plaisir de conduite et de voiture de sport. Mais depuis, tout a changé ! Retour en WRC avec la Yaris éponyme aux mains des pilotes de pointe (Latvala, Tanak et Lappi), victoire (enfin !) aux 24 Heures du Mans récompensant la fidélité de la firme nipponne dans la Sarthe, et annonce du retour de la Toyota Supra. Mais entre-temps, c’est une éclipse chez les GTI qui vient jouer les trublions sous la forme d’une série ultra-limitée à 400 exemplaires pour l’Europe, j’ai nommé la Toyota Yaris GRMN. Un acronyme étonnant pour le quidam qui signifie Gazoo Racing Master of Nürburgring, l’antenne qui joue les traits d’union entre les variantes de course et celle de route. Extérieurement, impossible de confondre la Yaris GRMN avec les autres variantes plus débonnaires. Certes, l’allure de minispace est conservée, mais c’est peintures de guerre et accessoires Lire la suite