Alpine A310 – Guide Achat

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (1971)

Alpine A310 (1971)

Présentée au Salon de Genève en mars 1971, l’Alpine A310 marque une étape cruciale dans l’histoire de la marque de Dieppe. Héritière de la mythique Alpine A110 voir notre guide d’achat Alpine A110, elle ne vise plus seulement les amateurs de rallye, mais une clientèle de GT plus exigeante, en quête de confort, de modernité et de polyvalence.

Conçue pour rivaliser directement avec la Porsche 911, l’A310 incarne la montée en gamme d’Alpine tout en restant fidèle à son ADN : légèreté, aérodynamisme et plaisir de conduite. Son design, signé Michel Beligond, Yves Legal et Trevor Fiore, se distingue par une silhouette tendue, une grande lunette arrière et six phares ronds alignés, qui marquent durablement les esprits.

Renault soutient Alpine dans ce projet ambitieux. Mais le contexte économique, entre crise pétrolière et fiscalité dissuasive sur les grosses cylindrées, n’aide pas. Malgré cela, l’A310 trouve sa place et évoluera jusqu’en 1984, avant de céder le flambeau à la Renault Alpine GTA. Lire la suite

Ferrari Testarossa – Guide Achat

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (1984)

Ferrari Testarossa (1984)

Le nom Testarossa appartient à l’histoire légendaire de Ferrari. Dès la fin des années 50, la Ferrari 250 Testa Rossa dominait les circuits d’endurance, forgeant un palmarès exceptionnel et associant le terme italien « tête rouge » – en référence aux couvre-culasses peints en rouge – à la compétition. Plus de vingt ans plus tard, Ferrari réactive ce patronyme mythique pour baptiser sa nouvelle GT à moteur 12 cylindres, présentée en 1984 au Salon de Paris.

Le contexte est particulier : la marque doit remplacer la 512 BBi et proposer une voiture à la fois plus moderne, plus confortable et mieux adaptée aux normes de sécurité et d’émissions, tout en préservant l’aura du 12 cylindres à plat. Le style est confié à Pininfarina, qui dessine une carrosserie spectaculaire signée Leonardo Fioravanti. Ses lignes basses et larges, dominées par les fameux « persiennes » latérales, deviennent instantanément iconiques. La Testarossa incarne l’exubérance des années 80, autant par son design que par ses apparitions médiatiques, de Miami Vice aux magazines de luxe.

Sous le capot, le 12 cylindres à plat de 4,9 litres développe 390 ch, de quoi propulser la GT à près de 300 km/h. La Testarossa impressionne autant par sa présence que par ses performances, et marquera profondément son époque. Ses évolutions, la 512 TR en 1992 puis la F512 M en 1994, perfectionneront la recette et amèneront la lignée jusqu’en 1996, avant le passage de témoin à la 550 Maranello. Lire la suite

Porsche 944 – Guide Achat

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Au tournant des années 80, Porsche est en pleine mutation. La 911 reste au catalogue, mais la marque sait qu’elle doit élargir son offre pour toucher une clientèle nouvelle. La 924, née d’un projet commun avec Volkswagen-Audi, a permis de franchir une étape, mais sa motorisation d’origine Audi bride son image. Pour redorer son blason, Porsche lance en 1980 la 924 Carrera GT, véritable vitrine technologique et sportive avec ses ailes élargies et son look plus agressif.

C’est cette 924 GT qui sert d’inspiration directe à la Porsche 944, dévoilée en 1981. Reprenant ses galbes musclés et son assise large, la 944 reçoit surtout un moteur 100 % Porsche : un 4 cylindres 2,5 litres dérivé du V8 de la 928, coupé en deux. Avec cette mécanique maison et son architecture transaxle (moteur avant, boîte arrière), la 944 affiche un équilibre exemplaire et un caractère nettement plus affirmé que sa devancière.

Produite jusqu’en 1991, elle connaîtra une riche carrière avec plusieurs déclinaisons : 2.5, 2.7, S, S2, Turbo, Turbo S et cabriolet. Plus homogène et polyvalente que la 924, plus accessible qu’une 911, la 944 s’est imposée comme l’une des Porsche emblématiques des années 80, héritière de la 924 Carrera GT et annonciatrice de la 968. Lire la suite

Renault Supercinq GT Turbo – Guide Achat

Renault Supercinq (Marcello Gandini)

Renault Supercinq (Marcello Gandini)

Au milieu des années 80, Renault cherche à prolonger le succès de sa R5 Alpine Turbo en proposant une sportive compacte capable de rivaliser avec les Volkswagen Golf GTI et Peugeot 205 GTI. La base choisie est la nouvelle Supercinq, lancée en 1984, qui va donner naissance en 1985 à l’une des sportives populaires les plus marquantes de la décennie : la

Renault Supercinq GT "Coupe" (1984)

Renault Supercinq GT « Coupe » (1985)

Renault Supercinq GT Turbo.

Avec son moteur turbo compressé, son gabarit compact et son look sportif assumé, elle s’impose rapidement comme une référence de la catégorie, en particulier grâce à ses performances décoiffantes et son comportement joueur. De la Phase 1 brutale à la Phase 2 plus aboutie, sans oublier ses séries spéciales emblématiques et ses exploits en rallye, la GT Turbo reste un symbole de l’âge d’or des petites sportives françaises.
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Peugeot 205 GTI 1,6 litres 105 ch

Peugeot 205 GTI 1,6 litres 105 ch

Peugeot 205 GTI 1,6 litres 105 ch
1984 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 193 km/h
850 kg

Depuis 1976, la Golf GTI règne avec insolence sur la catégorie éponyme qu’elle a initiée. Toutes s’y cassent les dents… Mais en 1984, Peugeot en plein renouveau avec sa 205 sort l’arme fatale : la Peugeot 205 GTI. Reprenant les recettes du succès de la Golf GTI qui s’embourgeoise dans le même temps avec sa 2e génération, Peugeot adopte un marketing agressif, tandis que la 205 GTI 1,6 peut compter tant sur les succès retentissants de la 205 Turbo 16 en groupe B (Rallyes) que sur une homogénéité que peu de GTI Lire la suite

BMW M635 CSi E24

bmw-m635csi-e24-1984-6

BMW M635 CSi E24
1984 – 6 cyl. en ligne 24V
286 ch – 255 km/h
1 505 kg

En 1984, BMW dévoile un coupé 635 CSI qui sort de ses ateliers Motorsport. Pas de doute, la BMW M635 CSI (baptisée aussi M6 aux USA) annonce fièrement la couleur du sport avec une présentation tapageuse : spoiler AV proéminent, passages d’ailes, becquet de malle AR plat, jantes TRX… Le capot abrite le 3,5 litres qui officiait déjà dans la BMW M1. Un moteur de supercar dans une GT ? Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GT & GTV – Guide Achat

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800

Alfa-Romeo Alfetta berlina 1800 (1972)

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Alfa-Romeo Giulia 2000 GTV

Il faut trouver un successeur au vieillissant et pourtant toujours charmeur coupé Alfa-Romeo Giulia « Bertone ». C’est donc la nouvelle berline Alfetta tipo 116 qui va servir de plateforme pour le nouveau coupé qui va porter le patronyme de sa « donneuse » : Alfetta GT. Dans le cahier des charges le constructeur milanais a pensé dès la fin des années 60 au successeur à son coupé Giulia à succès, en prenant une orientation plus Grand Tourisme. Plus de place, un coffre accru pour les bagages, plus de confort, voilà qui donne un nouveau cap. Après différentes études, dont certaines se rapprochent du coupé Fiat Dino en matière de style, c’est l’incontournable Giorgetto Giugiaro (déjà auteur du coupé Bertone), qui agit désormais dans sa propre entreprise Ital Design, qui va remporter la décision finale avec un dessin très moderne, une ligne en coin et une élégance teintée de vitesse. Museau fin avec calandre Alfa au centre et les deux paires de doubles phares ronds, larges surfaces vitrées latérales conférant une belle lumière dans l’habitacle vaste pour quatre personnes. L’arrière à pan coupé et la partie la plus massive, mais Giugiaro a joué sur le dessin des optiques et sur les plis de carrosserie pour alléger l’ensemble. Deux ans après la berline Alfetta, l’Alfa-Romeo GT est présentée et commercialisée en 1974.
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Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3

Porsche 930 Turbo 3L3
1977 – 6 cyl. Flat 6 Turbo 12V
300 ch – 260 km/h
1 195 kg

Au salon de Paris 1974, Porsche a jeté un pavé dans la mare des supercars et super GT avec sa nouvelle Porsche 930 Turbo 3L0. La Porsche 911 se fâche ? En quelque sorte… Conservant intactes les qualités intrinsèques de la Porsche 911 (polyvalence d’usage, finition, impression de robustesse, performances, caractère du Flat 6, pilotage singulier mais efficace pour qui sait, places arrière d’appoint…), le turbocompresseur KKK a jouté une « turbodimension » avec des performances d’un autre monde ! Voilà la Porsche 930 Turbo qui change les codes de cette catégorie, avec des performances diaboliques et des accélérations à couper le souffle, mais sans pour autant sacrifier les autres qualités énumérées plus haut. Et histoire de conserver son avance, la Porsche 930 Turbo adopte un Flat 6 plus dès juillet 1977, lui autorisant ainsi un regain de performances et une puissance portée à 300 ch. Seuls les afficionados du modèle sauront reconnaitre cette nouvelle variante au premier coup d’œil en raison des jantes de 16 pouces qui Lire la suite

Lancia Rally 037 Stradale

Lancia Rally 037 Stradale

Lancia Rally 037 Stradale
1982 – 4 cyl. en ligne 16V Compresseur
205 ch – 220 km/h
1 170 kg

Lancia ne compte pas en rester là dans le championnat du Monde des rallyes. Et puisque la Lancia Stratos a quitté le circuit à la fin des seventies, c’est la Lancia Beta Montecarlo, à la genèse cahotique, qui va servir de déclencheur. D’abord en catégorie Silhouette Groupe 5 avec la Lancia Montecarlo Turbo Silhouette groupe 5 dès 1979 et de belles victoires à la clé avec des pilotes comme Ricardo Patrese, mais également avec un projet pour le Rallye. La Lancia Rally 037, conçue sous l’égide de l’ingénieur Sergio Limone est ainsi présentée en Octobre 1981 en première mondiale. La Lancia Rally 037 Stradale, fabriquée à minimum 200 exemplaires pour l’homologation dans la catégorie reine du groupe B, a été dessinée par Pininfarina et s’inspire très nettement de la Beta Montecarlo. Très basse (1,245 mètres de hauteur), compacte et menue (moins de 4 mètres de long), la Lancia Rally 037 Stradale se distingue par un empattement conséquent et un long capot. La proue se distingue nettement du coupé Montecarlo de série avec une face avant droite qui intègre la calandre Lancia et des doubles optiques. Des feux additionnels sont montés en suppléments. Pare-brise tendu, le profil est comme une lame qui perce l’air, tandis que l’arrière est très compact et court, auquel un gros aileron peut être ajouté en Lire la suite

Lamborghini Urraco – Silhouette – Jalpa – Guide Achat

Alfa-Romeo Carabo Bertone (1968)

Alfa-Romeo Carabo (1968) de Bertone (Marcello Gandini) qui inspirera les réalisations à venir…

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco P250 prototype (1971)

Lamborghini Urraco V8 (1970)

Moteur V8 inédit de la Lamborghini Urraco conçu par Paolo Stanzani.

Dès le départ, Ferruccio Lamborghini avait pour idée d’étendre sa gamme de GT pour élargir sa cible de clients et être moins « élitiste ». Mais dans un premier temps les grosses GT ont pris le dessus et monopoliser attentions et investissements. Pourtant, notamment dans le cas du concept car Marzal, Gian Paolo Dallara, l’ingénieur en chef à Sant’Agata avait imaginé un 6 en ligne extrapolé du V12 maison. Mais cela était resté sans lendemain. Mais au salon de Turin de 1970, en novembre, Bertone et Lamborghini créés la surprise avec l’exposition de deux exemplaires de la toute nouvelle Lamborghini Urraco. C’est une offre inédite chez Lamborghini avec son (petit) moteur V8 maison conçu par Paolo Stanzani, placé en position centrale arrière, ménageant 2+2 places. Le design est confié à Marcello Gandini le designer star de la Carrozzeria Bertone. Le dessin est une merveille de pureté, masquant finalement admirablement le concept 2+2, avec son capot plongeant tel un squale, et sa carrosserie en coin aux pans incurvés bien marqués et droits. Gandini s’est largement inspiré de son concept car Alfa-Romeo Bertone Carabo qui avait fait sensation en 1968. On a connu pire comme inspiration… Côté conception, Paolo Stanzani a conçu une structure monocoque avec des suspensions McPherson afin de gagner de la place dans l’habitacle et obtenir un très bon compromis sport/confort/efficacité en matière de tenue de route. le V8 est avant tout compact, léger et aimant monter dans le compte tours. C’est tout l’art de la Lamborghini Urraco de ménager le pratique et la performance… Mais entre les premiers prototypes et la commercialisation, Lamborghini annonce deux ans avant que que les premiers modèles soient livrés aux clients. Pour l’occasion de nouveaux ateliers sont construits à Sant’Agata pour accroitre les capacités de production. La mise au point, notamment avec Bob Wallace, l’essayeur maison, va ainsi se poursuivre…
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