McLaren P1 championne sur le Ring’

McLaren P1 - Nurburgring Nordschleife July 2013McLaren est née sur les circuits et, 50 ans après, son nom s’impose comme l’un des plus glorieux dans l’univers du sport automobile. Le désir, la détermination de gagner tout dixième de seconde supplémentaire et l’obsession pour la perfection ont permis à la McLaren P1 d’atteindre son dernier objectif de développement : un temps de moins de sept minutes sur le circuit du Nürburgring.

[slideshow id=201]Dès le tout début, la McLaren P1 a été conçue avec un objectif clair : s’imposer comme la meilleure voiture aussi bien pour la route que pour les circuits. Pour atteindre cet objectif, le programme de développement s’est concentré sur tout ce qui pouvait garantir à la McLaren P1 de briser les barrières en termes de performance, avec des essais se déroulant dans les conditions le plus dures au monde. Mais il y avait encore un défi de taille à relever, le plus difficile de tous.

20,8 kilomètres à parcourir à une vitesse moyenne de plus de 178 km/h. Un jeu d’enfant, tant que vous n’ajoutez pas, par-dessus le marché, 150 virages, 300 mètres de changements d’altitude et une force latérale allant jusqu’à 2g. Le tout en moins de sept minutes… Le pilote de la McLaren Formule 1 et champion du monde Jenson Button a commenté ainsi l’exploit de la McLaren P1 : « Le fait que la McLaren P1 ait réussi un temps au tour de moins de sept minutes au Nürburgring est un résultat incroyablement impressionnant. J’ai été pilote de F1 pendant 14 ans et j’ai participé à plus de 240 Grands Prix. Bien que je n’aie jamais conduit une voiture de F1 pendant une course au Nürburgring – Nordschleife car la dernière fois qu’un Grand Prix allemand s’est déroulé sur ce circuit je n’étais pas encore né, je sais parfaitement qu’il s’agit d’un circuit éprouvant et redoutable. Ces dernières dix années j’ai été le propriétaire d’un grand nombre de voitures de route super performantes. Il m’est arrivé de conduire la McLaren P1 à plusieurs occasions – y compris lors de la fameuse course de cote du festival de vitesse de Goodwood, où elle a été sensationnelle – et je pense que c’est une voiture vraiment superbe : incroyablement raffinée et pourtant incroyablement rapide. Mais, comme je disais, avoir enregistré un temps au tour au-dessous de sept minutes sur le circuit du Nürburgring est la cerise sur le gâteau : ce qui prouve incontestablement, données à l’appui, que McLaren a créé un véhicule qui peut vraiment changer la donne ».

Le défi : une vitesse moyenne de plus de 178 km/h sur 20,8 km
Le Nürburgring-Nordschleife est le circuit le plus éprouvant pour mesurer la performance tous-azimut de n’importe quelle voiture. Et parmi les objectifs de la McLaren P1, qui comprenaient entre autres la capacité d’accélérer jusqu’à atteindre 300km/h (186mph) en moins de 17 secondes avec une vitesse maximale limitée à 350km/h (217mph), il y avait celui d’enregistrer un temps au-dessous de sept minutes sur le circuit allemand.
Une entreprise déjà remarquable pour une voiture de course sans accessoires conçue pour les circuits, et d’autant plus exceptionnelle pour un véhicule de série avec des pneus de route standard offrant un niveau supérieur de confort de conduite et toutes les qualités requises pour la route.

Moins de sept minutes, ce qui veut dire une vitesse moyenne d’au moins 178 km/h sur un circuit de 20,8 kilomètres. Et pas n’importe quel circuit. C’est un circuit qui comprend certaines des lignes droites les plus longues, des virages les plus étroits, des pentes les plus raides que tous les autres circuits ainsi que le plus grand nombre de changements de chaussée.

Le lieu : le redoutable Nürburgring-Nordschleife
Le Nürburgring – ou Nürburgring-Nordschleife pour donner son nom en entier – est l’un des circuits les plus redoutables du monde. Ce ruban de macadam de 20,8 kilomètres de long qui traverse la forêt d’Eifel en Allemagne était l’une des dates au calendrier du championnat de Formule 1 jusqu’en 1976, quand il a été supprimé pour des raisons de sécurité après l’accident qui a presque couté la vie à Niki Lauda. Dans cette course, qui est racontée dans le tout récent blockbuster hollywoodien Rush, James Hunt, qui était en route pour devenir champion du monde, obtint la pole position et gagna la compétition. La scène a donc été préparée il y a 37 ans

McLaren : P1 au Nürburgring.
Etant donné l’alternance éprouvante de portions rapides, sinueuses, de virages aveugles et serrésaboutissant sur la ligne droite de Döttinger Hohe, de 3,5 kilomètres de long, un compromis doit être fait entre un fort appui aérodynamique pour optimiser les virages etun faible coefficient de pénétration dans l’air pour une plus grande vitesse lors du meilleur tour du circuit.

Chaque tour, avec ses 154 virages,ses reliefs vertigineux et ses changements de direction spectaculaires, constitue un véritable défi pour le véhicule et son pilote et de fait, exige une configuration optimisée ainsi que beaucoup d’engagement et de concentration. C’est l’endroit que Jackie Stewart, trois fois champion du monde de Formule 1, a surnommé l’« Enfer vert » et la liste des accidents et des victimes est presque aussi longue que le circuit lui-même – quand il frappe fort.

Le tour : moins de sept minutes racontées par le pilote
La version Supernova Silver de la McLaren P1, nom de code XP2R, a été conduite sur 390 miles de Woking en Angleterre jusqu’au Nürburgring avant cette phase finale d’essai, ce qui met en évidence les compétences uniques de ce véhicule qui passe aisément de la route au circuit. Une fois arrivée sur le circuit, la McLaren P1 a sorti son aileron arrière de 300 mm en mode « Race », baissé sa garde au sol de 50 mm et raidi à hauteur de 300 pourcent son système de suspension RCC (RaceActive Chassis Control) – il suffit de pousser un bouton et voilà une voiture de course prête à l’usage.

La McLaren P1 génère jusqu’à 600kg d’appui grâce à une aérodynamique active avancée qui, en association avec des pneus customisés, permet d’obtenir un niveau d’adhérence sans précédents ainsi que des caractéristiques supérieures d’équilibre et de maniabilité. La McLaren P1 peut ainsi affronter les virages à une plus grande vitesse et atteindre de pics plus élevés alors que la traction optimisée permet au pilote de gagner en puissance plus vite.
« Ce circuit ressemble aux montagnes russes de l’enfer. En tout cas, la voiture reste toujours bien équilibrée et posée et elle vous donne envie de pousser plus loin les niveaux d’adhérence et ses performances », explique Goodwin.
« L’accélération allant du virage de l’Aremburg tout au long du Fuchsröhre est absolument surprenante. Avant je n’avais eu ce type d’expérience que dans une voiture de Formule 1. Cette portion du circuit qui serpente en descente est pris à toute allure, en utilisant le DRS (Drag Reduction System) et en changeant de vitesses tout le temps jusqu’en bas de la vallée. La compression qui en découle applique un maximum de force gravitationnelle verticale sur la voiture. Cette force exerce une forte charge sur les pneus, le châssis et l’aileron, mais il suffit de relâcher un petit peu la pression sur l’accélérateur pour compenser cet effet.
Les nombreux sauts qui ont rendu le Nordschleife célèbre sont un défi encore plus redoutable que d’habitude, étant donné la vitesse extraordinaire à laquelle nous les abordons. Flugplatz et Pflanzgarten sont engagés à une très grande vitesse, mais l’appui aérodynamique généré s’oppose aux vitesses d’approche et maintient le véhicule vraiment stable en phase d’ « atterrissage ». Il s’agit de virages qui font peur indépendamment de la voiture que l’on conduit, mais je ne me suis jamais senti autant en sécurité. C’est super.
A la hauteur de Bergwerk [le virage où Niki Lauda a eu son accident tristement célèbre au cours du GP allemand de 1976], vous devez tourner à la dernière minute afin de conserver autant de vitesse que possible pour engager la ligne droite qui suit sans perdre sa trajectoire. Dans cette circonstance l’incroyable système de freinage et la direction extrêmement précise de la McLaren P1 se sont avérés cruciaux, car j’ai pu remettre le pieds sur l’accélérateur sans heurts et rapidement. Il s’agit d’une partie rapide du circuit qui est vraiment fantastique quand on la négocie bien.
»
Reprenant immédiatement de la vitesse à la sortie de Bergwerk, le révolutionnaire système RCC (RaceActive Chassis Control) permet à la McLaren P1 de rester bien plantée et équilibrée dans une portion du circuit particulièrement cahoteuse. Chris Goodwin continue son récit : « Avec une voiture si rapide, la stabilité est aussi importante qu’une bonne adhérence et les portions du circuit les plus cahoteuses sont souvent également les plus rapides. La montée incessante vers le Karussell est ménagée en quelques moments spectaculaires pendant que toute la force de la transmission pousse la voiture sur cette longue pente. Au sommet de la colline il y a l’un des virages les plus rapides du tour, avec une vitesse d’approche d’environ 300 km/h. Ici le circuit est vraiment cahoteux, mais pour négocier le virage il suffit d’un petit coup de frein en cinquième vitesse ».
Les forces latérales atteignent leur pic quand la McLaren P1™ arrive à la surface bétonnée aux talus fortifiés du Karussell et fait un virage de plus de 180 degrés. En termes de force gravitationnelle latérale, le pilote est soumis à 3,9g.

La McLaren P1 entre désormais dans les phases finales du tour et s’approche du sprint pour couper la ligne d’arrivée. Montée sur des pneus de route Pirelli spécialement developpes pour cette voiture de série, la McLaren P1™a tenu un rythme d’enfer, avec un pic sur la ligne droite de Döttinger Hohe à la vitesse limitée électroniquement de 330 km/h (205 mph) disponible en mode « Race ».

Pendant tout le tour, il y a eu un changement de vitesse, en moyenne, toutes les six secondes et, à la différence de ce qui se passe en Formule 1, lorsque l’utilisation du DRS est limitée à une ou peut-être deux zones désignées pour aider lors des dépassements, le système a été utilisé à hauteur de neuf pourcent du tour entier à sept occasions différentes pendant que Goodwin s’acheminait vers la ligne d’arrivée. Le système est actionné par un bouton monté sur le volant et il permet d’amener l’aileron arrière de 29° à 0°. Une fois actionné, le DRS permet de réduire de 60 pourcent l’appui de la voiture.

« Vous vous laissez derrière la ligne droite de Döttinger Hohe en un clin d’œil », explique Goodwin. « A partir de Galgenkopf l’accélération est brutale, mais quand on presse le bouton du DRS, elle monte encore plus pendant que la voiture paraît s’envoler et on atteint la vitesse maximum de 330 km/h en moins de deux. Puis la voiture se stabilise – à sa vitesse de croisière – une vitesse surréaliste, avec le macadam et le paysage montagneux d’Eifel qui filent vite comme s’il s’agissait d’images d’un film à avance rapide ».
Ayant conduit toute la gamme des voitures de route et de course McLaren, Goodwin occupe une position idéale pour commenter les caractéristiques de performance, les aptitudes des différents modèles et faire une comparaison avec la McLaren P1. Après avoir enregistré son deuxième sprint au-dessous de 420 secondes sur le redoutable circuit du Nürburgring, il conclut : « Conduire la McLaren P1 à cette vitesse, sur ce circuit, est l’expérience de conduite la plus impressionnante que j’ai jamais eu avec n’importe quelle McLaren de route ou de course ainsi que sur n’importe quelle route ou circuit du monde ».

Le résultat : une voiture qui mérite bien le nom McLaren
Pour l’équipe de McLaren, bien n’est pas suffisant. Cet esprit a amené la marque McLaren à se positionner sur la marche plus haute des podiums des courses de Formule 1™, d’Indianapolis 500, de Can Am ainsi que les 24 Heures du Mans – un exploit qu’aucune autre équipe ne peut vanter. Rien que dans les compétitions de
Formule 1, l’équipe a gagné un quart de tous les Grands Prix auxquels la maison a participé, avec un record de 155 pole positions et 182 victoires.

Cette liste de résultats éclatants met en évidence le désir de l’équipe de réussir et son aspiration constante vers l’amélioration. Cette mentalité s’applique à l’ensemble du Groupe McLaren et le fait d’enregistrer moins de sept minutes au tour sur le circuit du Nürburgring n’était qu’un objectif de la liste que cette équipe automobile était déterminée à atteindre.

Goodwin conclut : « Enregistrer un temps de moins de sept minutes au Nürburgring rentrait dans une liste d’objectifs que la McLaren P1™ devait atteindre et, comme pour les autres objectifs du programme, l’équipe a fait plus que nous avions prévu. C’est un hommage approprié pour l’entreprise dans son cinquantième anniversaire ainsi que pour Bruce, le fondateur, dont nous mettons en pratique les idéaux au quotidien ».

La voiture
La McLaren P1, modèle révolutionnaire, est équipée d’une double transmission centrale qui génère 916 ch (903 hp). Le moteur essenceV8 de 3.8 l. biturbo de grande efficacité délivre 737 ch (727 hp). Il est associé avec un moteur électrique léger de 179 ch (176 hp) pour offrir une performance optimisée. La transmission efficace offre un couple instantané et une réponse d’accélération excellente, avec des performances correspondantes : de 0 à 100 km/h en 2,8 secondes, de 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et de 0 à 300 km/h en 16,5 secondes.
L’association d’une aérodynamique optimisée et de systèmes de pointe customisés, développés en collaboration avec des partenaires techniques et en utilisant des technologies inédites, a permis à la McLaren P1 d’atteindre – et souvent de dépasser – tous ses objectifs pendant la phase de développement. C’est l’aboutissement de cinq décennies d’expérience et de savoir-faire dans le monde des courses qui a été transféré au circuit en même temps que les facteurs motivants qui ont poussé McLaren à devenir l’une des marques ayant le plus grand succès dans les courses automobiles : le désir de réussir et le fait d’y croire.

Mike Flewitt, CEO de McLaren Automotive a expliqué :
« Ce dernier défi que la McLaren P1 a relevé avait été annoncé publiquement plus tôt cette année, et le résultat obtenu témoigne du travail excellent de l’équipe de Woking. Non seulement pour ce qui a été réalisé en Allemagne, mais également pour ce qui a été réalisé avec ce projet. La McLaren P1 est un véritable exploit technique et c’est une voiture dont nous sommes très fiers chez McLaren. Le désir de faire reculer les limites du possible au niveau de la performance et d’enregistrer un temps au tour de moins de sept minutes montre bien que l’esprit de Bruce McLaren est encore vivant dans l’entreprise après 50 ans.

Le Nürburgring est l’un des circuits les plus challenging et les plus redoutables du monde et c’est le banc d’essai final idéal pour la McLaren P1™, étant donné que ce véhicule réunit tous les éléments du programme de développement sur lesquels nous avons travaillé et met les systèmes et les technologies à la rude épreuve des sept minutes. Nous avons fixé une série de cibles difficiles à atteindre pendant tout le parcours de développement de la McLaren P1, la plus significative étant le fait que cette voiture devait être la meilleure aussi bien sur route que sur circuit. Je suis très fier du fait que nous avons réussi tout ce que nous avions décidé de faire à l’origine et que nous l’avons fait d’une manière si concluante ».

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