Alpine GTA – V6 GT – Turbo – A610 – Guide Achat

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

Alpine V6 GT (GTA) - 1985

Alpine V6 GT (GTA) – 1985

L’Alpine A310 fut véritablement la voiture charnière pour la firme fondée par Jean Rédélé. Initialement commercialisée en 1972 et développée avec un quatre cylindres, faute de V6 encore disponible, elle correspond à un changement de stratégie et la volonté de concurrencer plus directement la Porsche 911. Las, entre le quatre cylindres insuffisant, un lancement assez catastrophique en fiabilité, et des finances exsangues, Jean Rédélé doit définitivement passer la main et laisser Renault seul maître à bord. Au lieu d’un élan salvateur, Renault ne va avoir de cesse de mettre le losange en avant et laisser Alpine en arrière plan. Heureusement l’Alpine A310 V6 va remettre du baume au coeur des fans de la marque de Dieppe, mais cela reste insuffisant. Après avoir envisagé une GT à moteur central arrière, Renault révise ses options et se concentre sur une remise à jour très sérieuse et totale de sa GT tricolore. Ainsi dès 1981 le cahier des charges démarre et est fixé : la future Alpine GTA (Grand Tourisme Alpine) conservera le principe du châssis-poutre cher à la marque, et son moteur sera le V6 PRV placé en porte-à-faux arrière. L’habitacle devra être plus spacieux et plus confortable (critiques récurrentes sur l’A310 V6) tandis que la tenue de route doit être plus accessible au quidam et moins « acrobatique ». Berex, Centre de Design Renault et Heuliez sont mis en concurrence et c’est finalement ce dernier avec un Gerard Godefroy (puis cofondateur et designer des Venturi) très inspiré qui va dessiner une ligne très aérodynamique (Cx de 0,28 pour l’Alpine V6 GT) pour l’Alpine GTA. En mars au salon de Genève, Renault présente sur son stand les deux nouvelles Alpine GTA : Alpine V6 GT (160 ch) et Alpine V6 Turbo (200 ch).
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Peugeot 205 GTI – Guide Achat

Peugeot M24

Peugeot M24 ou la future Peugeot 205 dessinée par Gerard Welter

Peugeot 205 GTI 1L6 105 ch

Peugeot 205 GTI 1L6 105 ch

A la fin des années 70, PSA est mal en point. On craint même à terme une banqueroute. Le rachat de Citroën, puis du groupe Chrysler ex-Roots (incluant Simca) et une gamme Peugeot robuste, sérieuse mais vieillissante, ankylose PSA dans son développement. Pourtant, cette stratégie de croissante externe avec une présence renforcée et accélérée de facto sur certains marchés (Royaume Uni, Espagne, Italie) est pertinente. Désormais il faut une locomotive et vite ! Le projet M24 est justement en cours pour venir jouer les trublions chez les voitures citadines polyvalentes et lutter à armes égales avec la Renault 5 de chez Renault et sa bouille moderne, chose que la trop sérieuse Peugeot 104 ne peut faire. C’est la Peugeot 205 qui est en gestation et qui sera commercialisée le 23 février 1983. D’abord seule la carrosserie 5 portes est commercialisée avec des versions essence « classiques », à l’exception de la Peugeot 205 Turbo 16 qui est également là dès le lancement, car Peugeot veut accrocher des victoires en groupe B au Championnat du Monde des Rallyes. La Peugeot 205 séduit d’emblée grâce au design signé Gerard Welter (Centre Design Peugeot) qui pris le dessus face à la proposition trop classique de Pininfarina. Puis en mars 1984, c’est le coup de tonnerre autant que le coup de coeur pour tous les passionnés de voitures de sport avec la commercialisation de la Peugeot 205 GTI 1L6 de 105 ch. La saga 205 GTI est lancée et la VW Golf GTI va (enfin) trouver à qui parler !…
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Maserati Quattroporte Mk4 Evoluzione V8 3L2 Biturbo

Maserati Quattroporte Mk4 Evoluzione V8 3L2 Biturbo

Maserati Quattroporte Mk4 Evoluzione V8 3L2 Biturbo
1998 – 8 cyl. en V 32V Biturbo
335 ch – 270 km/h
1 647 kg

Pas toujours facile de suivre la généalogie des Biturbo au sein de la firme au trident. Alejandro de Tomaso, propriétaire et aux commandes de la firme depuis 1975, cultive l’art des poupées russes avec sa saga Biturbo initiée en 1983. Il n’a eu de cesse de brouiller les cartes en multipliant les déclinaisons sur la même plateforme et les mêmes moteurs V6 Biturbo, et même V8 Biturbo depuis la commercialisation de la Maserati Shamal. Avec l’arrivée partielle de Fiat aux commandes du trident (1989), puis définitive (1993) les choses bougent avec la commercialisation de la Maserati Quattroporte Mk4. Si la base est toujours la Biturbo, et le styliste Marcello Gandini, la Quattroporte souffle le vent du renouveau à Modène. Néanmoins, il reste encore beaucoup de points à améliorer, et Fiat donne enfin un blanc-seing à Ferrari de diriger Maserati. Ainsi pour 1998, la Maserati Quattroporte Evoluzione est le premier résultat tangible de cette amélioration en qualité. Pas moins de 400 composants (sur 800) Lire la suite

Opel Vectra A 2000i 16V 4×4

Opel Vectra A 2000i 16V 4x4

Opel Vectra A 2000i 16V
1990 – 4 cyl. en ligne 16V
150 ch – 218 km/h
1 215 kg

Opel depuis la sortie de sa compacte Kadett joue la carte de l’aérodynamique et de belles mécaniques pour dynamiser une image qui peine à éclore spontanément dans l’esprit des clients. Trop classiques et vieillottes les Opel ? A voir… Mais avec sa berline Vectra (A) qui remplace en 1988 avantageusement (c’est peu de l’écrire) l’Ascona, Opel semble avoir trouver la bonne voie. Et deuxième éclair de génie pour la firme au Blitz, les problèmes récurrents de motricité et de train avant sur les versions de pointe sont désormais du passé avec l’adoption de la transmission intégrale. Ainsi l’Opel Vectra A 2000i 16V (1990) et sa fabuleuse mécanique 16 soupapes de 150 ch trouvent enfin une motricité à la hauteur de chaque canasson survolté du quatre cylindres hérité de la bouillante Kadett GSI 16V. Quoique discrète de ligne, l’Opel Vectra 2000i 16V 4×4 conserve toute la présentation de sa sœur jumelle à deux roues motrices : kit carrosserie complet comprenant boucliers enveloppants (mais aérodynamiques), bas de caisse, fin becquet de malle arrière et jantes Lire la suite

Volvo C70 – Guide Achat

Volvo C70 Coupe

Volvo C70 Coupe

P1800, puis C262 et 780, voilà des patronymes qui rappellent au grand public que Volvo n’a pas produit que des berlines et breaks indestructibles, mais également des coupés élégants et teintés de sport, tout en conservant les qualités intrinsèques de la marque. En partant de la plateforme de la Volvo 850, Volvo avec son centre de design interne dessine une ligne de coupé et cabriolet tous deux en quatre places. L’inspiration prise sur la nouvelle Volvo S40/V40 est nette, et le résultat séduisant, faisant oublier les errements trop rigides des Volvo 262C et Volvo 780. Voulant un véhicule image, élégant, sportif mais toujours pratique pour quatre occupants, c’est avec l’aide de TWR (Tom Walkinshaw Racing) qu’est développé et conçu la Volvo C70 en seulement 30 mois. Le sous-traitant anglais bien connu habituellement de son travail sur les Jaguar de compétition, va apporter une touche sportive dans la tenue de route avec des réglages de trains roulant ad hoc. Si le résultat est assez convaincant, sans pour autant atteindre le niveau de sa grande rivale contemporaine la Peugeot 406 Coupé, Volvo et TWR ne poursuivront pas leur collaboration sur d’autres projets, le courant ne semblant pas être passé entre techniciens suédois et anglais. En septembre 1996 au cours d’une convention au pavillon d’Armenonville est présentée à la presse française le nouveau coupé Volvo C70.
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Chevrolet Camaro Mk4 FL V6 3L8 L36

Chevrolet Camaro Mk4 FL V6 3L8 L36

Chevrolet Camaro Mk4 FL V6 3L8 L36
1998 – 6 cyl. en V 12V
293 ch – 200 km/h
1 615 kg

Depuis 1993, Chevrolet avait passé la 4e dans sa généalogie Camaro. Avec toujours John Cafaro et Charles Jordan responsables du design, les traits de la Camaro se sont aiguisés. Très moderne, la filiation avec la Camaro précédente est évidente. Pour 1998, Chevrolet modernise son coupé pour lui permettre de terminer sa carrière en beauté. L’essentiel des modifications concerne la face avant qui est modernisée avec de nouveaux optiques affleurant la carrosserie (alors que les précédents étaient enchâssés dans leur logement). C’est une vraie rupture avec la génération précédente, mais, et c’est affaire de goût, nous trouvons cette nouvelle proue plus fade et molle. Un comble pour une muscle car ! Pour le reste, c’est du déjà vu avec une ligne élégante et équilibrée, qui n’hésite pas à s’étirer sur près de 5 mètres de long. Voilà qui rappelle que c’est pour les grands espaces américains que la Chevrolet Camaro a été conçue en priorité. La carrosserie ne dispose d’aucune protection, et ses longs porte-à-faux sont particulièrement exposés Lire la suite

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2

Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2
1986 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 185 km/h
995 kg

Depuis 1983, la Ford Escort XR3i se dédouble d’une variante cabriolet avec arceau de toit. Un décapsulage en règle s’inspirant de ce que Volkswagen a fait pour sa Golf. Force est de reconnaître que le résultat est très réussi et séduisant. La capote une fois rangée, est logée sur la malle de coffre. Moins esthétique certes, mais cela prend moins de place dans le coffre qui est normalement dévolu aux bagages. Un couvre capote vient par-dessus pour terminer le rendu. Arceau et capote visible une fois rangée, voilà qui range la Ford Escort XR3i Cabriolet Phase 2 dans la même catégorie que les Golf Cabriolet, Ritmo Cabriolet et Peugeot 205 CTI. Pour le reste, le cabriolet se cale sur la XR3i Phase deux : nouveau masque avant plus aérodynamique avec phares s’inspirant de la statutaire Ford Scorpio. Les boucliers sont plus enveloppants et les rétroviseurs plus aérodynamiques. La poupe n’en fait en Lire la suite

Ford Escort XR3i Phase 2

Ford Escort XR3i Phase 2 (1986)

Ford Escort XR3i Phase 2
1986 – 4 cyl. en ligne 8V
105 ch – 185 km/h
935 kg

Depuis 1980, la Ford Escort XR3 puis XR3i capitalise son succès sur une esthétique plaisante et qui fait mouche. Bien plus que ses qualités dynamiques… Pour février 1986, Ford opère un facelift de mi-parcours pour son modèle à succès. Indispensable pour rester compétitif et séduisant face à une concurrence qui n’est pas endormie, bien au contraire (Golf 2 GTI, R11 Turbo, Kadett GSI). Ford a donc réactualisé poupe et proue avec un certain talent, offrant notamment un visage inédit et bien plus aérodynamique (-4 points de Cx gagnés). Les phares en amandes s’arrondissent et singent le style de la berline Scorpio. Le capot change de dessin et vient désormais jusqu’au milieu des phares avant réduisant l’ouverture de calandre à sa plus simple expression. Cela impose une deuxième ouverture dans le bouclier qui est désormais d’une seule partie et plus enveloppant. La poupe profite également d’un bouclier plus enveloppant. Toujours pour une touche Lire la suite

Mercedes-Benz Coupés SEC W126 – Guide Achat

Mercedes-Benz S Coupé SEC W126 et Bruno Sacco

Pour la nouvelle génération W126, berline ou coupé, Bruno Sacco et son équipe vont privilégier une ligne aérodynamique (Cx de 0,36 et 0,34) et moderne qui tranche dans la gamme Mercedes-Benz contemporaine.

La Mercedes-Benz Classe S W126 est introduite en septembre 1979. Elle frappe par sa ligne inédite et beaucoup plus moderne et aérodynamique (Cx de 0,36) quitte à choquer dans un premier temps les adeptes de la marque. Moins gourmande en carburant, plus puissante et performante, la nouvelle Classe S innove et poursuit la quête de la sécurité et robustesse. Dans les innovations technologiques sécuritaires, soulignons notamment l’apparition de l’Airbag, des ceintures à prétensionneurs ou encore le contrôle de traction ASD. Elle tranche alors nettement en matière de style avec les coupés SEC W107 qui commencent à accuser le poids des ans. Pour septembre 1981, Mercedes-Benz dévoile sa nouvelle génération de Mercedes-Benz coupés SEC, basés sur la Classe S W126 et non plus sur le SL comme précédemment. Une sorte de retour aux sources comme avec la génération W108/W109. Œuvre de Bruno Sacco et son équipe de stylistes du bureau de design Mercedes-Benz, les Mercedes-Benz SEC W126 sont une pure réussite. Elancée et élégant, malgré ses 5 mètres de long, le coupé allemand permet de loger quatre personnes à bord. Les vitrages latérales sont Lire la suite

Maserati Ghibli II Cup 2L0

Maserati Ghibli II Cup 2L0 (1996)

Maserati Ghibli II Cup 2L0
1996 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
330 ch – 270 km/h
1 365 kg

Au Salon de Bologne en décembre 1995, Maserati dévoile différentes nouveautés sur le thème de la Ghibli II. Celle qui retient notre attention est la version Cup destinée à poursuivre l’idée de la compétition monomarque déjà expérimentée avec succès avec la Maserati Barchetta. Et comme souvent avec les voitures de compétition, elle a son pendant sur la route pour permettre l’homologation. Basée sur la Maserati Ghibli II, la Ghibli II Cup reprend ainsi à son compte beaucoup de modifications apportées à la version course, tant dans ses trains roulants, sa structure que pour son V6 Biturbo. Plus basse avec sa suspension rabaissée, la Maserati Ghibli Cup est reconnaissable en premier lieu à ses nouvelles jantes Speedline Aliseo en alu démontables de 17 pouces. Un logotype « Ghibli Cup » est apposé Lire la suite