Maserati 420 Si Biturbo

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Maserati 420 Si Biturbo
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 175 kg

En 1983, de Tomaso et son designer attitré Andreani eurent l’idée de rallonger la Biturbo pour la transformer en berline avec la 425. Basée sur un empattement allongé à 2,6 mètres. Ajoutez-y deux portes arrière, une malle allongée portant la longueur hors tout à 4,4 mètres, et vous obtenez ainsi une berline racée, inspirée par le coupé Biturbo, et apte à venir défier les productions allemandes. Uniquement motorisée par le V6 2,5 litres réservé plutôt à l’export. En 1985 Maserati n’oublie pas ses clients compatriotes, et met sur le marché deux berlines 420 (185 ch) et 420 S (205 ch) qui singent ainsi l’offre de coupés Biturbo et Biturbo S avec le V6 de 2 litres de cylindrée. L’année suivante, Maserati profite de l’arrivée de l’injection pour faire évoluer ses berlines 2 litres. Les amateurs de berlines sportives vont être comblés avec cette Maserati 420 Si Biturbo. Pourtant, elle est réservée aux amateurs de berlines discrètes, car dans le flot de la circulation, la Maserati joue les anonymes. Par rapport à sa sœur 420 plus « placide », la Maserati 420 Si adopte les codes stylistiques du coupé Biturbo Si : jantes 14 pouces Mille Miglia bicolores en 7 pouces de large, prises d’air NACA à l’amont du capot, projecteurs antibrouillards Carello, calandre noire grillagée… Comme toutes les berlines Biturbo, les boucliers sont en plastiques peints couleur anthracite permettant selon les coloris extérieur une ambiance biton, tandis que les montants de custodes reçoivent le Trident dans un cercle bien visible. Malle arrière classique avec blocs optiques striés type antisalissure à l’instar des Mercedes-Benz. Compacte, racée mais discrète, la Maserati 420 Si s’apprécie pour ses belles proportions plus que pour une aérodynamique datée…

Qui a dit que les berlines et le sport étaient incompatibles ? La Maserati 420 Si vient taire les mauvaises langues avec des performances de hautes volées, un sacré caractère et un comportement finalement mieux élevé que le coupé dont elle dérive…

Derrière la calandre grillagée frappée du Trident aux pourtours noirs, on trouve le V6 à 90° 2 litres AM 471 inauguré par la Maserati Biturbo Si. Sa cylindrée de 1 996 cm3 est prévue pour passer favorablement les règles fiscales italiennes. Ce V6 profite des travaux de fiabilisation engagé par Maserati avec des turbocompresseurs IHI RHB52 et refroidis par eau. Autre avancée notable, l’injection électronique multipoint Weber Marelli qui améliore le fonctionnement et la consommation du V6 Maserati. Terminé les démarrages à chaud délicat et les soubresauts dans les embouteillages. Bloc et culasses sont en alliage léger avec des chemises humides en Nigusil rapportées. Deux arbres à cames en tête coiffent cet ensemble et animent les 18 soupapes (3 par cylindres, deux pour l’admission et une pour l’échappement). Avec ce nouveau V6 les intercoolers sont désormais placés à l’avant derrière la calandre. Les prises d’air NACA en sont plus dévolues aux intercoolers mais à refroidir le compartiment moteur. La puissance est de 220 ch à 6 250 tr/mn revendiquant ainsi un rapport de 110,22 ch/litre en disant long sur le caractère très sportif de ce bouillant V6. De telles caractéristiques dans une berline sportive inférieur à 2 litres de cylindrée n’est pas chose courante sur le marché. Le couple s’établit à 253 Nm à 3 500 tr/mn, ce qui indique clairement un choix sur la performance pure, plus que par la disponibilité à bas régime. La boîte de vitesses ZF est à 5 rapports et transfert le couple du V6 biturbo jusqu’au différentiel à glissement limité Gleason Sensitork. Les performances revendiquées par Maserati pour sa 420 Si Biturbo sont excellentes avec des accélérations de premier plan : 0 à 100 km/h en 6″2 ; km DA en 26‘‘9. La vitesse de pointe est en revanche pénalisée par une aérodynamique peu flatteuse avec 228 km/h. Ce qui pêche avant tout sont les reprises et la disponibilité à bas régime puisque les deux turbos entre véritablement en action à partir de 2 500 tr/mn d’une part. D’autre part Maserati a opté pour des rapports de transmission plus long pénalisant ainsi les reprises au profit de la consommation. Classique coque autoporteuse, la Maserati 420 Si joue les poids plume avec 1 175 kg seulement pour une berline de ce standing permettant ainsi un rapport poids/puissance flatteur de 5,34 kg/ch. Un système McPherson compose le train avant avec ressorts/amortisseurs et barre antiroulis. La direction à crémaillère peut être assistée hydrauliquement en option, mais n’offre pas mieux en démultiplication et rayon de braquage. Le train arrière pêche toujours par sa trop grande élasticité qui est mise à mal par les coups de butoir du V6 biturbo. Maserati est restée fidèle à des bras indépendants fixés à une traverse ancrée à la coque par des éléments par des éléments flexibles. Entre le train arrière « souple », une direction (trop) démultipliée, un train avant efficace et rivé au sol et une répartition des masses qui semble le miroir d’une Porsche 911 (de l’ordre de 60% sur l’avant et 40% sur l’arrière). Alors évidemment, la motricité est vite précaire, à fortiori sur un revêtement mouillé ou bosselé. Et ce ne sont pas les (petites) jantes de 14 pouces chaussées en 205/60VR14 qui vont contrecarrer ces soucis de motricité. Le freinage est dépourvu d’ABS même en option avec des disques (ventilés avant) pincés par des étriers flottants. Un équipement qui suffit largement dans tous les usages d’une berline aussi sportive soit-elle. D’une manière générale, l’empattement allongé et le niveau de confort des suspensions autorisent une belle efficacité et tenue de route saine. Il est possible, sur le sec, de remettre les gaz en ligne droite et de se faire de belles sensations avec le punch du V6. Quoique d’un gabarit somme tout compact, la Maserati 420 Si étonne par une belle habitabilité et une luminosité agréable en raison des fins montants de custodes. La présentation est conforme à ce que l’on connaît à Modène. Les spécialistes auront noté que désormais le combiné d’instruments n’est plus « carré » comme sur les Quattroporte III, mais arrondi en demi-lune bien plus harmonieux. Sellerie cuir cousue main, équipement princier ou presque même si on note quelques lacunes, la Maserati 420 Si Biturbo soigne ses occupants. A l’arrière quelques raffinement comme les aumônières ou encore les éclairages arrière et deux belles places confirment la bonne impression. Le cinquième passager sera en revanche mal installé au milieu. Peausseries, boiseries, montre « Maserati », flattent l’œil, plus que de nombreux plastiques durs ou certains commodos issus de constructeurs généralistes. A noter le coffre de 550 dm3 confirmant la vocation pleinement familiale de la Maserati 420 Si Biturbo.

Notre avis
emoticonAvant tout destinée à l’Italie, la Maserati 420 Si Biturbo permet d’accéder à un univers de berlines familiales supersportives et de caractère. Si son tarif absolu semble élevé et réservé à une élite, face à ses rivales directes (Mercedes-Benz 190 2.3-16, Saab 9000 CD…), la Maserati 420 Si Biturbo à équipements équivalents est meilleur marché. Comme quoi… Rapide, avec un V6 qui sonne la charge avec une belle âme, un comportement routier sain à défaut d’être très efficace en conduite très sportive, la Maserati 420 Si Biturbo n’oublie pas d’endosser des qualités de berline (habitabilité pour 4 personnes, coffre, confort, équipement et vie à bord) avec beaucoup de charme et de talent. Et le moins que l’on puisse dire à la différence de bon nombre de ses rivales, vous pourrez rouler en famille sous un blason prestigieux en toute discrétion.

Autres versions :

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Avant d’acheter
Pensée initialement pour le marché italien avec sa cylindrée inférieure à 2 litres pur des raisons fiscales, la Maserati 420 Si a été produite de 1986 à 1988 en 524 exemplaires. Sorte de modèle intermédiaire avant l’avènement de la Maserati 422 produite à 978 exemplaires entre 1988 et 1992. En trouver une en France n’est donc pas si aisé car la plupart des exemplaires ont été vendus en Italie. Il n’est donc pas inutile de se tourner vers la « botte » pour trouver son bonheur ou attendre qu’un français qui en possède une immatriculée en France souhaite s’en séparer. L’entretien doit avoir été suivi et réalisé selon les règles de l’art par des professionnels avertis : vidange tous les 10 000 km, vidange boîte et différentiel tous les 40 000 km et la distribution tous les 60 000 km ou tous les 5 ans. Ce dernier point est vital et lors du remplacement des courroies, la pompe à eau doit être également inspectée, et remplacée le cas échéant si elle montre des signes de grippages, car elle aura alors un impact négatif sur la distribution. Tout risque de corrosion doit être inspecté tandis que l’ensemble des équipements spécifiques doivent être présents impérativement car difficiles à trouver et onéreux. L’électricité peut s’avérer fantaisiste, mais force est de constater qu’au fil des millésimes, la saga Biturbo s’est nettement améliorée en fiabilité (injection, turbo…) et que la Maserati 420 Si Biturbo profite de ces améliorations pour une meilleure fiabilité. Choisir une Maserati 420 Si Biturbo, c’est avant tout un choix de connaisseur qui est prêt à assumer des couts d’entretien élevés, du niveau d’autres GT italiennes prestigieuses, et est un véritable amateur connaisseur du modèle.
Entretien : tous les 10 000 km ou tous les ans.

Mots clés : Maserati | 420 | Biturbo | Turbo | V6 | Si ǀ Berline ǀ Berline Sport | Modène | Italie | MASERATI | 420 SI BITURBO | BERLINE ǀ BERLINE SPORT

CATALOGUES – BROCHURES – PROSPECTUS

TOP Exclusivité ǀ Ligne originale ǀ Performances ǀ V6 biturbo fiabilisé ǀ Présentation intérieure soignée ǀ Equipement de série ǀ Confort ǀ Freinage ǀ autobloquant de série ǀ Blason prestigieux ǀ Train AV solide ǀ Habitabilité & Coffre ǀ Sonorité du V6 ǀ Rapport prix/prestations FLOP Détails de finition ǀ Motricité ǀ Démultiplication direction ǀ tarif élitiste ǀ Image de la famille Biturbo ? ǀ Reprises ǀ jantes de 14 pouces seulement ǀ Répartition des masses ǀ Délicate sur le mouillé


Fiche Technique

Marque :
Gamme :
Année :
PA – Prix neuf :
Moteur :
Puissance :
Couple :
Suralimentation:

Transmission :
Poids (RPP) :
Freins :
Roues :

Performances :

Maserati
420 Si Biturbo
1986
9 CV – 296 064 FF
6 cylindres en V 18 soupapes (2×1 ACT) –1 996 cm3
220 ch à 6 250 tr/mn (110,22 ch/litre)
253 Nm à 3 500 tr/mn (126,75 Nm/litre)
2 turbocompresseurs IHI RHB52 (Ø 0,8 bars) + 2 échangeurs air/air
propulsion + BV5 manuelle ZF + autobloquant AR Sensitork
1 175 kilos (5,34 kg/ch)
2 disques ventilés AV et 2 disques pleins AR
jantes alu 14″ AV et AR + pneus en 205/60 HR 14 AV et 205/60 HR 14 AR
0 à 100 km/h en 6″2 ; 228 km/h, km DA en 26‘‘9

Textes : Morgan Goupil (Alis Webzine) – Photos : D.R

Maserati 420 Si Biturbo
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