Mercedes-Benz SL R107 – Guide Achat

Mercedes-Benz SL R107 conception

Mercedes-Benz SL R107 conception

En avril 1971, sur le circuit de Hockenheim, Daimler-Benz lève le voile sur l’une des automobiles les plus durables de l’histoire industrielle : la 350 SL, première expression de ce que l’on appellera rétrospectivement la série R107. Destinée à succéder à la légendaire « Pagode » (W113), dont les lignes avaient enchanté les amateurs depuis 1963, la nouvelle SL opère un virage stylistique radical sous la houlette du designer Friedrich Geiger — à qui l’on devait déjà des créations intemporelles telles que la 300 SL Papillon et son roadster. Là où sa devancière flirtait avec la légèreté presque aérienne de la silhouette, la R107 impose une présence plus affirmée, plus massive, inaugurant un langage formel que Mercedes allait reprendre dès la fin 1972 sur sa première Classe S de l’histoire, la W116. Les phares rectangulaires à grand format H4, les feux arrière imposants aux cannelures antisalissures brevetées et la légère forme en coin trahissent les nouvelles priorités du constructeur, fortement influencé par les travaux de l’ingénieur Béla Barényi sur la sécurité passive : zones de déformation avant et arrière, habitacle rigide, montants de pare-brise 50% plus résistants que ceux de la Pagode, colonne de direction télescopique, tableau de bord absorbeur de chocs, ceintures à ancrages sièges.

Mercedes-Benz SL R107 conception

Mercedes-Benz SL R107 conception

Sous le capot, la rupture est tout aussi nette : exit le traditionnel six-cylindres en ligne de la Pagode, place au V8 M116 de 3,5 litres, déjà présent dans les berlines W108/109 depuis 1969, développant 200 ch DIN à 5 800 tr/min et un couple de 286 Nm pour un poids en légère hausse. Roadster biplace livrable de série avec une capote souple d’une maniabilité remarquable et accompagné d’un hard-top pagode, la 350 SL propose également pour la première fois une boîte manuelle quatre rapports entièrement synchronisée, la boîte automatique MB restant disponible en option. La voiture peut recevoir, en option d’usine, deux strapontins arrière homologués pour enfants jusqu’à 30 kg, une petite concession à la praticabilité quotidienne.

Mercedes-Benz SL R107 conception

Mercedes-Benz SL R107 conception

Si les premières critiques stigmatisent un style jugé plus épais et moins gracieux que celui de la Pagode, le marché, lui, ne se trompe pas. Le roadster de Stuttgart comble un vide concurrentiel flagrant : ni BMW, absent de ce segment pendant de longues années, ni Jaguar — dont la XJ-S ne sera décapotée qu’en 1988 — ne sont capables d’opposer un modèle vraiment comparable. Face à la Rolls-Royce Corniche, plus ostentatoire et nettement plus coûteuse, ou à la Porsche 911 plus clairement sportive, la SL occupe une position parfaitement singulière : GT de luxe abordable, fiable comme une montre suisse, à l’aise sur les routes de l’Estérel comme sur les autoroutes californiennes. Avec plus de 60% de la production totale absorbée par l’Amérique du Nord, elle devient rapidement l’icône roulante des « happy few » américains, puis, dans les années 1980, des « yuppies » européens. La carrière de la R107 s’étend finalement sur dix-huit années — de 1971 à 1989 —, au cours desquelles 237 287 unités sortent des chaînes de Sindelfingen, un record pour un roadster de luxe de cette gamme de prix.


Mercedes-Benz 380 SL R107 (1971)

Mercedes-Benz 380 SL R107 (1971)

Pays : Allemagne
Constructeur : Mercedes-Benz
Modèle : SL R107
Années de production : 1971-1989
Présentation : avril 1971
Production totale : 237 387 ex.
Motorisations : 6 cyl. en ligne, V8
Cylindrées : 3L0, 3L5, 3L8, 4L2, 5L0, 5L6
Carrosserie : Roadster 2/4 places
Designer : Friedrich Geiger (Mercedes-Benz)


Mercedes-Benz 380 SL R107 (1971)

Mercedes-Benz 380 SL R107 (1971)

 


Version par version

350 SL (1971–1980)

Mercedes-Benz 350 SL R107 (1971)

Mercedes-Benz 350 SL R107 (1971)

La 350 SL est la version fondatrice de la série R107, présentée à Hockenheim en avril 1971. Elle est animée par le V8 M116 de 3 499 cm³, développant 200 ch DIN à 5 800 tr/min pour un couple de 286 Nm, offrant une vitesse maximale de 210 km/h et un 0 à 100 km/h expédié en 8,8 secondes avec la boîte manuelle quatre rapports, ou 205 km/h avec la boîte automatique. Seule version V8 à proposer de série une transmission manuelle tout au long de sa production, la 350 SL incarne le compromis parfait entre performances et raffine­ment bourgeois. Avec un empattement de 2 460 mm, des dimensions hors tout de 4 370 x 1 790 x 1 300 mm et un poids en ordre de marche de 1 545 kg, elle impose ses proportions généreuses. La production totale atteindra 15 304 exemplaires.

450 SL (1972–1980)

Mercedes-Benz 450 SL R107 (1971)

Mercedes-Benz 450 SL R107 (1971)

Dès 1972, la gamme s’étoffe avec la 450 SL, propulsée par le V8 M117 de 4 520 cm³ développant 225 ch DIN à 5 000 tr/min et 378 Nm à 3 000 tr/min, exclusivement associé à la boîte automatique Wandler trois rapports. La 450 SL porte la vitesse maximale à 215 km/h et effectue le 0 à 100 km/h en 8,8 secondes. Ce moteur, dont le couple élevé nécessite l’adoption d’un pont arrière amélioré à « amortisseur de démarrage » (Koppelachse), devient la motorisation phare de la gamme, représentant à elle seule 66 298 unités produites — de loin le volume le plus important de toute la série. Aux États-Unis, les premières versions sont livrées avec une compression réduite, ramenant la puissance aux alentours de 175 ch pour répondre aux normes antipollution en vigueur. La 450 SL s’impose comme la version la plus emblématique de la R107 et celle que l’on croise encore le plus fréquemment aujourd’hui.

280 SL (1974–1985)

Mercedes-Benz SL 280 R107 (1974)

Mercedes-Benz SL 280 R107 (1974)

Pour élargir la clientèle et proposer une alternative moins gourmande en carburant, Daimler-Benz réintroduit un six-cylindres en ligne dans la SL dès 1974 : le M110 à double arbre à cames en tête, fort de 2 746 cm³, développant 185 ch DIN à 6 000 tr/min et 238 Nm à 4 500 tr/min. La 280 SL atteint 205 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 10,1 secondes avec la boîte manuelle, ou 200 km/h avec l’automatique. Proposée avec une boîte manuelle quatre ou cinq rapports, ou une boîte automatique quatre rapports, elle offre une consommation moindre — de l’ordre de 12,5 l/100 km selon DIN — et une conduite plus accessible. Avec 25 436 exemplaires produits, la 280 SL constitue un succès commercial notable, particulièrement apprécié en Europe. Sa puissance sera légèrement réduite à 177 ch entre février 1976 et avril 1978 pour des raisons de réglementation antipollution.

Facelift 1980
Mercedes-Benz SL R107 Facelift 1980

Mercedes-Benz SL R107 Facelift 1980

En mars 1980, la Mercedes SL R107 bénéficie d’une mise à jour significative. À l’extérieur, les changements restent discrets : la silhouette demeure inchangée, mais les nouvelles motorisations V8 tout aluminium (380 SL et 500 SL) s’accompagnent de petites retouches de présentation. À l’intérieur, les évolutions sont plus sensibles : un nouveau volant redessiné fait son apparition, les boiseries sont enrichies et l’équipement général amélioré. Toutes les boîtes automatiques passent à quatre rapports, offrant un meilleur agrément. L’ABS est désormais proposé en option, une première pour la série.

380 SL (1980–1985)

Mercedes-Benz 380 SL R107 (1980)

Mercedes-Benz 380 SL R107 (1980)

En 1980, la 350 SL disparaît au profit de la 380 SL, équipée du V8 M116 alésé de 3,8 litres développant 218 ch. Cette version représente une transition technologique importante : elle inaugure un bloc-cylindres en alliage d’aluminium Alusil, plus léger et plus résistant à l’usure. La 380 SL atteint une vitesse maximale de l’ordre de 218 km/h. Avec 53 200 exemplaires produits, elle devient la deuxième version la plus diffusée de la gamme. À noter que les versions américaines subissent les contraintes des normes locales, avec des pare-chocs saillants reconnaissables — le fameux « Dallas Look » popularisé par la série télévisée éponyme — qui allongent la voiture de 250 mm et alourdissent sensiblement la silhouette. Ces modèles réimportés sont souvent reconvertis aux spécifications européennes, ce qui explique aujourd’hui la rareté relative des pare-chocs d’époque.

500 SL (1980–1989)

Mercedes-Benz 500 SL R107 (1980)

Mercedes-Benz 500 SL R107 (1980)

La 500 SL entre au catalogue en 1980, animée par le tout nouveau V8 M117 porté à 4 973 cm³, dans un bloc-cylindres en alliage d’aluminium Alusil, une première pour un moteur de grande série chez Daimler-Benz. Il développe 245 ch sans catalyseur (223 ch avec). Couplée à une boîte automatique quatre vitesses — une première sur ce moteur, les 450 SLC 5.0 précédentes n’en disposant que de trois —, la 500 SL porte les performances à un niveau inédit : vitesse maximale autour de 225 km/h, 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes selon les versions. La 500 SL totalise 11 817 exemplaires produits. En parallèle, AMG — alors simple préparateur extérieur à la marque — propose une version réalésée à 6 litres développant 331 ch, un programme qui anticipe les futures SL AMG officielles.

Facelift 1985

Mercedes-Benz 300 SL R107 FL (1985)

Mercedes-Benz 300 SL R107 FL (1985)

En septembre 1985, au Salon de Francfort (IAA), la Mercedes SL R107 reçoit son unique et véritable restylage après quatorze ans de carrière. À l’extérieur, les modifications restent volontairement discrètes : un nouveau bouclier avant plus enveloppant intègre un spoiler inférieur en plastique nervuré, les jantes passent de 14 à 15 pouces en standard avec des flasques de roues désormais pleines, et les rétroviseurs sont légèrement redessinés. La ligne générale, elle, reste inchangée. À l’intérieur, le tableau de bord est modernisé dans l’esprit de la Classe S W126 : nouvelle planche de bord, boiseries enrichies, commandes de climatisation redessinées et console centrale révisée. L’ABS, jusqu’alors en option, devient de série. Ce restylage accompagne l’arrivée des nouvelles motorisations — 300 SL, 420 SL et 560 SL — et relance commercialement une voiture déjà entrée dans la légende, avec un record de ventes atteint dès 1986

300 SL (1985–1989)

Mercedes-Benz 300 SL R107 FL (1985)

Mercedes-Benz 300 SL R107 FL (1985)

En 1985, le grand restylage de la R107 s’accompagne du remplacement du M110 par le nouveau six-cylindres en ligne M103 de 2 962 cm³ à simple arbre à cames en tête, développant 188 ch DIN. Plus moderne, moins complexe mécaniquement, ce moteur bénéficie du catalyseur trois voies en série dès 1986 — une obligation pour les marchés à réglementation stricte. La 300 SL est aussi la moins onéreuse des SL de fin de série, permettant à un public plus large d’accéder au roadster de Stuttgart. Elle est produite à 13 443 exemplaires. Le restylage de 1985 se traduit extérieurement par un spoiler avant plus généreux et la généralisation des jantes 15 pouces, modifications qui restent discutées parmi les puristes mais qui confèrent à l’auto une modernité bienvenue pour l’époque.

420 SL (1985–1989)

Mercedes-Benz 420 SL R107 FL (1985)

Mercedes-Benz 420 SL R107 FL (1985)

La 420 SL est la plus confidentielle des motorisations de fin de carrière : le V8 M116 est alésé à 4 196 cm³ pour développer 218 ch. Elle ne totalise que 2 147 exemplaires produits, positionnée entre la 300 SL et la 500 SL dans la hiérarchie tarifaire. Disponible avec convertisseur catalytique dès sa présentation, elle s’adresse aux marchés européens soucieux de dépollution sans renoncer au huit-cylindres. C’est l’une des versions les plus rares et, paradoxalement, les plus méconnues de la série, ce qui en fait aujourd’hui un objet de collection potentiellement intéressant pour les amateurs à la recherche d’un exemplaire sorti des sentiers battus.

560 SL (1985–1989)

Mercedes-Benz 560 SL R107 FL (1985)

Mercedes-Benz 560 SL R107 FL (1985)

Strictement réservée aux marchés américain, japonais et australien, la 560 SL constitue le sommet absolu de la gamme R107. Elle est propulsée par le V8 M117 porté à 5 547 cm³, développant 231 ch (170 kW) — une puissance bridée par les normes d’émission nord-américaines mais dont l’agrément de conduite reste inégalé selon tous les témoignages d’époque. C’est en fin de vie, en 1986 et 1987, que la SL connaît ses meilleures années commerciales, et c’est précisément la 560 SL qui tire cette dernière flambée vers le haut. La version américaine est reconnaissable à ses longs pare-chocs à déformation intégrée et à ses optiques à faisceau scellé. Avec 49 641 exemplaires produits, la 560 SL représente à elle seule plus de 20% de la production totale de la R107.


Séries spéciales

La Mercedes SL R107 a connu de nombreuses séries spéciales tout au long de sa vie commerciale, en particulier sur le marché nord-américain qui en a absorbé la majorité. Ces éditions limitées répondaient à la fois à une logique marketing — valoriser la marque dans des segments très concurrentiels — et à des contraintes réglementaires locales, en proposant des dotations enrichies ou des coloris exclusifs. Leur intérêt pour le collectionneur est double : elles attestent souvent d’un niveau d’équipement supérieur à la normale et leur production limitée les distingue de la masse des exemplaires courants.

Versions Grand Prix / commémoratives (marchés américain et japonais)

Mercedes-Benz SL R107

Mercedes-Benz SL R107

À plusieurs reprises au cours des années 1980, Mercedes-Benz USA et ses distributeurs ont proposé des packages « Grand Prix » ou « Limited Edition » sur la base de la 450 SL puis de la 560 SL, incluant des coloris bitons exclusifs, des jantes alliage spécifiques, des selleries cuir de couleurs inhabituelles et un équipement de série enrichi (climatisation, vitres électriques, antenne automatique). Ces séries, dont les tirages varient selon les années et les marchés, ne sont pas documentées dans les archives officielles Daimler-Benz et leur existence est attestée par les registres des clubs d’amateurs.
Nombre d’exemplaires : ND


Engagement en compétition : la SLC au sommet des rallyes mondiaux

Mercedes-Benz SLC C107 rallyes

Mercedes-Benz SLC C107 rallyes

La participation de Daimler-Benz aux grands rallyes mondiaux de la fin des années 1970 reste l’un des épisodes les plus épiques et les moins connus de l’histoire sportive de la marque à l’étoile, qui n’avait pas couru en compétition officielle depuis le drame des 24 Heures du Mans 1955. C’est la SLC, dans sa version 450 SLC 5.0 puis 500 SLC, qui est choisie pour cette renaissance compétitive, sous la direction d’Erich Waxenberger.

La liste des engagements est aussi ambitieuse qu’impressionnante : la « Vuelta a la América del Sur » en 1977, gigantesque marathon de près de 30 000 kilomètres à travers dix pays d’Amérique du Sud, voit Mercedes-Benz décrocher les cinq premières places, avec les 450 SLC 5.0 en positions 1, 2 et 4 et les 280 E en 3e et 5e. En 1979, le Rallye Safari en Afrique de l’Est offre une 2e et une 6e place malgré de nombreux déboires mécaniques, et le Rallye de Côte d’Ivoire (Bandama) se conclut par une quadruple victoire, Hannu Mikkola devant Björn Waldegård, Andrew Cowan et Vic Preston. En 1980, la 500 SLC remporte à nouveau le Bandama, Waldegård devant Recalde, avant que Daimler-Benz ne décide de se retirer de la compétition à l’issue de cette saison. Pour les préparations sportives, les ingénieurs avaient allégé les voitures de 115 kg en carrosserie et de 140 kg à l’intérieur, installé une plaque de protection en aluminium de 8 mm sous le soubassement, un réservoir de 120 litres et une cage de sécurité, le moteur développant alors 300 ch.


En marge de la série

La 450 SL Methanol-Wagen (1974)

Mercedes-Benz 450 SL Methanol R107

Mercedes-Benz 450 SL Methanol R107

En 1974, en réponse aux chocs pétroliers et à la montée des préoccupations environnementales, Daimler-Benz réalise un prototype de 450 SL R107 fonctionnant au méthanol — le « Methanol-Wagen ». Ce roadster d’étude unique démontre la capacité du V8 4,5 litres à s’adapter à un carburant alternatif, mais ne débouchera jamais sur une production de série.


CHRONOLOGIE

1971 : En avril, sur le circuit de Hockenheim, Mercedes-Benz présente la 350 SL R107, successeur de la Pagode W113. Elle inaugure un nouveau style de design qui influencera toute la gamme Stuttgart.

1972 : Lancement de la 450 SL, animée par le nouveau V8 de 4,5 litres M117 à 225 ch, associé à la boîte automatique 3 rapports. Présentation simultanée de la SLC (C107), le coupé à empattement long dérivé de la SL. Premier Salon de Paris pour la SLC.

1973 : La 450 SL s’impose comme la version la plus vendue : 8 654 exemplaires produits cette année-là.

1974 : Retour du six-cylindres dans la gamme avec la nouvelle 280 SL, motorisée par le M110 à double arbre à cames (185 ch). La voiture est vendue 60 000 francs en France, soit le double d’une berline 200.

1977 : Les 450 SLC 5.0 et 280 E décrochent les cinq premières places de la « Vuelta a la América del Sur », 30 000 km à travers dix pays.

1978 : Lancement de la 450 SLC 5.0, premier modèle de la famille 107 à recevoir le V8 cinq litres en bloc aluminium Alusil.

1979 : Quadruple victoire Mercedes-Benz au Rallye de Côte d’Ivoire (Bandama) avec les SLC. Participation au Rallye Safari (2e et 6e places).

1980 : Lancement des 380 SL et 500 SL. La 500 SL innove avec la boîte automatique 4 rapports. Fin de production de la 350 SL et de la 450 SL. La SLC s’arrête après 62 888 exemplaires.

1982 : L’airbag conducteur est proposé en option sur la R107, une première mondiale pour un roadster de luxe.

1985 : Grand restylage de la R107 : spoiler avant élargi, jantes 15 pouces, nouveau six-cylindres M103 (300 SL, 188 ch), V8 4,2 litres (420 SL), et 560 SL réservée aux USA/Japon/Australie. Le catalyseur est disponible à la commande.

1986 : Le catalyseur trois voies entre en production de série. La SL connaît son record annuel de ventes : 20 314 exemplaires.

1987 : Les versions sans catalyseur sont désormais appelées « RÜF » (versions de rattrapage). Nouveau record relatif avec 19 278 unités.

1989 : Fin de production de la R107 à Sindelfingen. La successeur R129, dévoilée au Salon de Genève, reprend le flambeau et est fabriquée à Brême. Au total, 237 287 SL R107 ont été produites en 18 ans.


Production par variante

Modèle Moteur Cylindrée Puissance Années Exemplaires
350 SL V8 M116 3 499 cm³ 200 ch 1971–1980 15 304
450 SL V8 M117 4 520 cm³ 225 ch 1972–1980 66 298
280 SL L6 M110 2 746 cm³ 185 ch 1974–1985 25 436
380 SL V8 M116 3 818 cm³ 218 ch 1980–1985 53 200
500 SL V8 M117 4 973 cm³ 245 ch 1980–1989 11 817
300 SL L6 M103 2 962 cm³ 188 ch 1985–1989 13 443
420 SL V8 M116 4 196 cm³ 218 ch 1985–1989 2 147
560 SL V8 M117 5 547 cm³ 231 ch 1985–1989 49 641
Total 1971–1989 237 287

Fiche technique de synthèse

Caractéristique 280 SL 350 SL 450 SL 380 SL 500 SL 300 SL 420 SL 560 SL
Moteur L6 M110 V8 M116 V8 M117 V8 M116 V8 M117 L6 M103 V8 M116 V8 M117
Cylindrée (cm³) 2 746 3 499 4 520 3 818 4 973 2 962 4 196 5 547
Puissance DIN 185 ch 200 ch 225 ch 218 ch 245 ch 188 ch 218 ch 231 ch
Couple maxi 238 Nm 286 Nm 378 Nm
Boîte M4/M5/A4 M4/A4 A3 A3 A4 M/A M/A A4
Vmax (km/h) 205 210 215 218 225 210 215 220
0–100 km/h (s) 10,1 8,8 8,8 ~9 ~8 ~10 ~9 ~9
Empattement (mm) 2 460 2 460 2 460 2 460 2 460 2 460 2 460 2 460
Poids (kg) ~1 500 1 545 ~1 570 ~1 570 ~1 600 ~1 560 ~1 570 ~1 620
Production totale 25 436 15 304 66 298 53 200 11 817 13 443 2 147 49 641
Années 1974–85 1971–80 1972–80 1980–85 1980–89 1985–89 1985–89 1985–89

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Mercedes-Benz SL R107

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