Maserati Biturbo Si

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Maserati Biturbo Si
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 086 kg

Maserati a pris le temps ! Après avoir essuyé une pluie de critiques la Biturbo II depuis 1985 est améliorée sur de nombreux points de fiabilité et de tenue de route. Il était temps, mais elle conserve alors encore son antique alimentation par carburateurs. Il aura fallu attendre encore une année supplémentaire pour que Alejandro de Tomaso se résigne à passer à l’injection électronique. Au sommet de la sportivité de la gamme Biturbo, la version S profite ainsi de toutes ces modifications et change de patronyme pour se dénommer Maserati Biturbo Si. Depuis 1981, Maserati a que peu retouché la ligne tracée par Pierangelo Andreani. Pour sa variant Si, Maserati reconduit le principe inauguré sur la S avec une peinture bicolore composée nécessairement par une partie basse grise anthracite qui va trancher avec le rouge ou gris clair métal, ou se fondre en panaché avec le noir. Noir justement est la couleur omniprésente qui recouvre les chromes habituels (entourages de vitres) allant même jusqu’à la calandre dont seul le trident reste chromé. Ses jantes alu OZ de 14 pouces sont également bicolores pour mieux distinguer la Maserati Biturbo Si de ses sœurs Lire la suite

Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V 916

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Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V 916
1997 – 6 cyl. en V 24V
220 ch – 240 km/h
1 415 kg

Depuis 1995, Alfa Romeo a fait un retour remarqué dans le segment des coupés sportifs et passionnants. Ses forces sont connues : une ligne sculpturale dessinée par Pininfarina, et des moteurs pétillants signés Alfa Romeo. La plateforme est celle du groupe Fiat qu’elle partage avec bon nombre de modèles (coupé Fiat, Tipo, Delta, Dedra…). S’inspirant du concept car Proteo, l’Alfa Romeo GTV se singularise par son gabarit compact (4,28 mètres de long et 1,78 mètres de large) et ses tics stylistiques très (re)marqués : pli de caisse qui ceinture l’habitacle, doubles optiques rondes avant détourées dans le capot, calandre Alfa Romeo bien visible et bandeau arrière en guise de feux sur une poupe tronquée. Avec la sortie pour 1997 d’une version de pointe dotée du V6 3 litres 24 soupapes, Alfa Romeo ne retouche pas le dessin originel, preuve d’une belle réussite qui continue de faire tourner les têtes dans les rues. Alors comment reconnaître l’Alfa Romeo GTV 3L0 V6 24V type 916 ? Ses jantes au dessin plus aéré avec de grands trous d’aérations qui Lire la suite

Maserati 420 Si Biturbo

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Maserati 420 Si Biturbo
1986 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
220 ch – 228 km/h
1 175 kg

En 1983, de Tomaso et son designer attitré Andreani eurent l’idée de rallonger la Biturbo pour la transformer en berline avec la 425. Basée sur un empattement allongé à 2,6 mètres. Ajoutez-y deux portes arrière, une malle allongée portant la longueur hors tout à 4,4 mètres, et vous obtenez ainsi une berline racée, inspirée par le coupé Biturbo, et apte à venir défier les productions allemandes. Uniquement motorisée par le V6 2,5 litres réservé plutôt à l’export. En 1985 Maserati n’oublie pas ses clients compatriotes, et met sur le marché deux berlines 420 (185 ch) et 420 S (205 ch) qui singent ainsi l’offre de coupés Biturbo et Biturbo S avec le V6 de 2 litres de cylindrée. L’année suivante, Maserati profite de l’arrivée de l’injection pour faire évoluer ses berlines 2 litres. Les amateurs de berlines sportives vont être comblés avec cette Maserati 420 Si Biturbo. Pourtant, elle est réservée aux amateurs de berlines discrètes, car dans le flot de la circulation, la Maserati joue les anonymes. Par rapport à sa sœur 420 plus « placide », la Maserati 420 Si adopte les codes stylistiques du coupé Biturbo Si : jantes 14 pouces Lire la suite

Maserati 2.24v Biturbo

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Maserati 2.24v Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
245 ch – 230 km/h
1 240 kg

Maintenant que les errements de jeunesse de la saga Biturbo semble de l’histoire ancienne, Maserati sous l’égide d’Alejandro de Tomaso est prêt à aller de l’avant côté sport et performances. Et c’est la 222 avec sa petite cylindrée favorable à la fiscalité italienne dissuasive au-delà de 2 litres qui va évoluer en adoptant 24 soupapes. La Maserati 2.24v Biturbo est donc dévoilée pour 1988 après que les travaux sur sa mécanique aient été présentés à la presse. Qui dit version spéciale et performante, dit quelques travaux cosmétiques histoire de marquer sa différence. C’est Marcello Gandini qui travaille le dessin initial et, après avoir déjà arrondi (quoique !) les angles du coupé Biturbo et offert de nouveaux rétroviseurs extérieurs, c’est un kit carrosserie complet qui est de la partie : boucliers avant et arrière plus enveloppants, bas de caisse, peinture biton (le bas est peint en anthracite comme c’était déjà le cas sur la Maserati Biturbo Si). Les antibrouillards de série sont intégrés dans le bouclier avant, tandis que les plus fins observateurs auront noté que malgré la cylindrée de deux litres, le bouclier arrière épouse deux double sorties d’échappement contre une double sur la Maserati 222. Pour une esthétique plus sport, les chromes sont réduits à la portion congrue (trident sur la calandre et monogrammes arrière) tandis que Lire la suite

Maserati Karif Biturbo

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Maserati Karif Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 18V Biturbo
250 ch – 255 km/h
1 281 kg

Alejandro de Tomaso, propriétaire de Maserati depuis 1979 n’est pas avare de bonnes idées pour faire parler de ses modèles. Depuis 1981, les Maserati Biturbo n’en finissent pas de se bonifier, et de se décliner : coupé, berline, cabriolet… Pour noël 1988, une tradition désormais à Modène, Alejandro de Tomaso dépose une nouvelle variante au pied du sapin… enfin du trident ! La Maserati Karif est donc basée sur l’empattement court des Spyder (soit 2,4 mètres) auquel on a mis un toit en dur style coupé de ville comme certains modèles américains contemporains style Buick Regal. Cela confère ainsi à la Maserati Karif une silhouette étonnante et peu commune confirmant ainsi une automobile d’esthète et exclusive. On aime ou on déteste c’est au choix, d’aucun peuvent lui préférer finalement la ligne originelle tracée par Pierangelo Andreani. Comme ses sœurs de catalogue (222, 422, 430) elle hérite des retouches dans les détails réalisées par le crayon de Marcello Gandini en 1987. Léger, certes, mais suffisant pour donner une touche de modernité avec des angles qui s’adoucissent notamment sur la proue avec une calandre revue et des arêtes de capot plus intégrées et intégrantes. Les jantes OZ Mille Miglia sont à voile plein à 5 goujons en 15 pouces de Lire la suite

Volvo 780 GLE V6 2L8

Volvo 780, ab 1985

Volvo 780 GLE V6 2L8
1986 – 6 cyl. en V 12V
167 ch – 195 km/h
1 557 kg

Après les Volvo 262C au look des plus particuliers, Volvo demande toujours à Bertone de concevoir des lignes plus élégantes et équilibrées que sa devancière mais toujours sur la base de la Volvo 760. Et dans le cahier des charges, les latitudes laissées au carrossier italien sont limitées. Pas étonnant donc de découvrir en mars 85 à Genève un coupé aux lignes semblant tracées à la règle et fortement inspirée de la berline dont elle dérive. Toutefois on apprécie le travail des stylistes sur cette proue (plus) fine quoique droite et intégrant avec justesse la calandre maison barrée. La poupe carrée également ne manque pas d’une certaine élégance naturelle, et adopte des optiques inédites qui lui sont spécifiques. Voilà de quoi rassurer les futurs acheteurs de ne pas avoir la même que la berline Volvo du voisin ! Le profil de ce coupé se distingue par des porte-à-faux importants, ses (petites) roues de 15 pouces et ses larges surfaces vitrées. Mais ce que l’on apprécie avant tout c’est l’harmonie générale qui se dégage de la Volvo 780 GLE lui permettant Lire la suite

Maserati 222 E Biturbo

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Maserati 222 E Biturbo
1988 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
225 ch – 230 km/h
1 175 kg

Difficile de suivre la saga des Maserati Biturbo tant le propriétaire de la marque, le passionné et fort en caractère Alejandro de Tomaso joue avec les différents éléments de son puzzle industriel sous le signe du Trident. Coupé, Spyder, berline, trois empattements, plusieurs V6 biturbo (2,0 ; 2,5 ; 2,8)… pas évident de s’y retrouver. Pour simplifier le propos, on peut retenir déjà trois séquences dans la « story Biturbo ». En 1981, le lancement de ce coupé qui va vite après un énorme succès (plus de 8 000 exemplaires en 2 e 2,5 litres) et essuyer les plâtres d’une mise au point bâclée. En 1985, Maserati corrige le tir avec la Biturbo II qui élimine beaucoup de défaut de conception. Il était temps, mais le mal est fait ! Pour 1988, Alejandro de Tomaso a fait appel à Marcello Gandini pour retoucher à moindre frais le style tracé par Pierangelo Andreani. Ainsi les arêtes de capot sont plus douces, tout comme les contours de la calandre maison. Les rétroviseurs extérieurs sont inédits et plus modernes. Et… c’est tout ! Si, désormais la Maserati Biturbo s’appelle 222 comme pour conjurer le sort et lui enlever l’étiquette désastreuse qui lui colle à la carrosserie. Mais là nous sommes face à la Maserati 222 E Biturbo. Un petit « E » qui Lire la suite

Citroën SM Injection

Citroën SM Injection
1973 – 6 cyl. en V
178 ch – 228 km/h
1 450 kg

Depuis deux ans la Citroën SM apporte sa « touch of class » dans le monde très fermé des Grand Tourisme de prestige. Une entrée remarquée par sa ligne à nulle autre pareille et une technique très évoluée reprise à la Citroën DS mais avec un cran au-dessus en matière de raffinement et de performances. La Citroën SM glisse dans un confort étonnant sa longue silhouette (4,89 mètres de long !) et son esthétique qui hésite entre le moderne (6 phares Cibie à iode sous verre, roues arrière semi-carénées, surfaces vitrées généreuses, hayon…) et le baroque avec ses chromes imposants, notamment sur la poupe jugée trop classique comparée au reste de ce dessin tracé avec maestria par Robert Opron et son équipe du style Citroën. Sous le capot, le trident de Modène vient matérialiser les accords passés en 1968 entre Citroën et Maserati. Seulement avec sa batterie de carbus double corps et son attitude rugueuse et bruyante, ce V6 d’exception déçoit quelque peu, surtout par rapport aux étonnantes qualités dynamiques de la Citroën SM. Alors pour le 17 juillet 1972, Citroën dote son V6 d’une Lire la suite

Citroën SM Automatique 3L0

Citroën Automatique 3L0
1972 – 6 cyl. en V
180 ch – 205 km/h
1 450 kg

Depuis octobre 71, Citroën a monté une boîte automatique Borg Warner dans sa SM. Avec ses trois rapports, cette boîte déjà vue sous le capot des DS, conserve les mêmes caractéristiques. Performances en baisse, consommation en hausse et un V6 de 2,7 litres qui semble manquer de souffle pour digérer ce type de transmission sans trop y perdre. Un an après, Citroën a revu sa copie en gonflant son V6 à 3 litres pour faire meilleure figure sur le marché américain. Un marché qui défigure totalement la belle Citroën SM puisque sa proue toute vitrée est interdite et doit laisser en lieu et place des 6 phares Cibie carrés, deux doubles optiques rondes « à l’air libre ». C’est sûr, la Citroën SM est ainsi balafrée… Et qui dit USA, dit également des catadioptres de signalisation spécifiques à la législation américaine. Pour le reste, la ligne tracée par le centre de style Citroën sous le trait final de Robert Opron est inchangé et c’est tant mieux ! La Citroën SM Automatique 3L0 Lire la suite

Alfa Romeo Alfetta GTV 6 2L5

Alfa Romeo Alfetta GTV 6 2L5
1981 – 6 cyl. en V 12V
160 ch – 214 km/h
1 210 kg

Alfa-Romeo n’a de cesse de faire monter en puissance son coupé Alfetta né GT puis devenu GTV. De 1,8 litres la cylindrée a évolué à 2 litres (un 1,6 litres économique a également existé), mais pour 1981, c’est le V6 magique de la statutaire Alfa 6 qui est glissé sous le capot de l’Alfetta GTV relookée pour l’occasion. Fini la finesse du trait de Giugiaro mariée aux luxe des pare-chocs chromés. On plonge dans les eighties et Alfa Romeo se sent obligé de moderniser la ligne avec des chromes qui se ternissent en noir mat, tandis que les pare-chocs en plastiques noirs sont plus épais et imposants. Histoire de faire la différence, l’Alfa-Romeo GTV 6 possède des jantes alu de 15 pouces tandis que le capot trahit la présence du V6 avec son bossage suggestif. La calandre noire à double optique semble toujours froncer du front avec sa découpe de capot. Capot plongeant, ligne fastback, le dessin Lire la suite