Maserati Racing Biturbo

Maserati Racing Biturbo (1991)

Maserati Racing Biturbo
1991 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
284 ch – 256 km/h
1 300 kg

Maserati se rebiffe ? Sous l’égide d’Alejandro de Tomaso, la firme au trident semble enfin débarrassée des errements de fiabilité de la Biturbo. Il est ainsi temps de passer à l’action avec de nouveaux modèles exclusifs et ultra-performants comme la Chubasco annoncée pour plus de 400 ch et de la Shamal qui partagera le même V8 mais ramené à 325 ch. Dans les deux cas, c’est Marcello Gandini, déjà auteur du facelift de la gamme Biturbo depuis les 222/422/430 et Karif qui est à la planche à dessin. Mais si le Trident lorgne vers le gratin des GT, la gamme Biturbo contemporaine n’est pas oubliée pour autant. Ainsi, le 14 décembre 1990, de concert avec les deux « super » GT susnommées, Maserati dévoile une énième déclinaison de sa gamme Biturbo : la Maserati Racing Biturbo. Partant de la 2.24v Biturbo, Marcello Gandini va appliquer les recettes de la Shamal permettant ainsi de changer le regard de la Racing à moindre frais. Dans l’essentiel, notons une nouvelle calandre plus large aux bords épais qui devance des optiques lenticulaires. Les pare-chocs sont enveloppants et intègrent à l’avant les feux antibrouillards. A l’embase du parebrise, la petite touche spéciale « Gandini » est là avec un déflecteur aérodynamique qui masque partiellement les essuie-glaces. La malle arrière adopte un becquet pour générer un surcroît d’appui à haute vitesse et surtout donner une touche plus… « Racing » justement ! Les optiques arrière sont fumées comme sur la Shamal. Enfin on reconnaît d’office les jantes Lire la suite

Citroën BX GTI 4×4

Citroën BX GTI 4x4

Citroën BX GTI 4×4
1989 – 4 cyl. 8V
125 ch – 192 km/h
1 130 kg

Citroën n’en finit pas de décliner à l’envie sa gamme sportive dans la famille BX. Si cela peut prêter à sourire, force est de reconnaître un véritable dynamisme et le concept des poupées russes depuis le lancement de la Citroën BX en 1982 : 19 GT, Sport, 4 TC, GTI, GTI 16 soupapes. Rien que ça ! Et Citroën ne compte pas s’arrêter en (tout !) chemin, la preuve puisque pour le millésime 90 (en juillet 1989) la transmission intégrale fait son apparition. La Citroën BX GTI 4×4 est également de la partie. Histoire de bien la différencier des autres GTI, Citroën a mis quelques signes distinctifs comme les liserés qui ceinturent la caisse, surplombés d’une inscription « 4×4 ». Vous voilà prévenu ! Pour le reste on reconnaît bien une BX GTI avec ses boucliers enveloppants peints ton caisse, son aileron intégré au hayon et ses jantes… tôles (!) habillées d’enjoliveurs en plastique particulièrement disgracieux. Pour les jantes alu, c’est impérativement la case Lire la suite

Suzuki Swift Sport & GTI

Suzuki Swift Sport & GTIConstructeur de motos mais également de voitures depuis les années 50, Suzuki va élargir son rayon d’action avec la petite Cultus aussi appelée Swift dès 1983. Voilà le constructeur automobile japonais armé pour coloniser d’autres continents que l’Asie avec l’Europe et l’Amérique du Nord. Ce dernier est une cible de choix, expliquant le partenariat technique de co-développement de la Cultus avec General Motors. C’est en 1987 que la Swift GTI 16V est commercialisée marquant les esprits et démarrant une saga de voitures de sport populaires dans la gamme Suzuki. Dès lors, la généalogie des Cultus-Swift va se poursuivre au fil des générations. Lire la suite

Nissan Sunny GTI 16V 1L6 N13

Nissan Sunny GTI 16V 1L6 N13

Nissan Sunny GTI 16V 1L6 N13
1987 – 4 cyl. en ligne 16V
122 ch – 200 km/h
1 065 kg

En 1986, Nissan a surpris quelque peu avec sa nouvelle Sunny (Pulsar sur certains marchés). Vouée à être présente sur tous les continents à l’instar de ses rivales nippones directes (Mitsubishi Colt, Toyota Corolla, Honda Civic), le directeur du design de la firme japonaise a donné des consignes claires avec un design plus clivant et « tranchant », c’est le moins qu’on puisse écrire… Des angles vifs et un aspect anguleux caractérisent ainsi la nouvelle Sunny N13 qui se décline dans de multiples carrosseries (3, 5, 4 portes, break, coupé). C’est également l’occasion pour Nissan de combler un vide et être présent sur le juteux marché des GTI et compactes sportives. La Nissan Sunny GTI 16V N13 est ainsi commercialisée en mai 1987 dans l’hexagone. Partant de sa ligne qui malgré ses angles reste encore trop anonyme, pour ne pas dire banale (!), les designers ont fait comme les concurrents en allant faire ses courses au magasin de sport. Jantes alu de 14 pouces, pot d’échappement bien visible, boucliers enveloppants peints ton caisse, baguettes noirs, entourages de roues… Rien n’est épargné pour évoquer la GTI qui est en elle, à l’image du becquet Lire la suite

Mazda MX-5 Miata – Saga

Mazda MX-5 Miata - SagaAlors que la catégorie des roadsters a presque disparu des radars dans cette deuxième moitié des années 80, les GTI et petites sportives étant devenues les coqueluches du public, Mazda travaille à l’élaboration d’un roadster qui reprend les recettes de la Lotus Elan. Propulsion, moteur avant, deux places, bouille sympathique et rondouillarde et surtout un tempérament sportif bien réel. Sa tenue de route fait mouche, sa fiabilité et qualité de finition, à défaut d’être cossue séduisent un public avide de voiture plaisir apte à affronter les affres de la circulation quotidienne. Facile à vivre avec sa capote au maniement simple, la Mazda MX-5 aussi appelée Miata sur certains marchés, déclenche en 1989 l’hystérie et allonge ses délais de livraisons. La presse est unanime sur ses qualités et c’est un plébiscite permanent. La petite Mazda MX-5 fait véritablement honneur à la Lotus Elan et va même se payer le luxe de relancer la mode du roadster. BMW Z3, Fiat Barchetta, Alfa-Romeo Spider,… toutes lui doivent une révérence pour leur avoir ouvert les portes du succès. Depuis, la Mazda MX-5 s’est érigée en véritable classique du genre…
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Opel Tigra 1L6 16V

Opel Tigra 1L6 16V

Opel Tigra 1L6 16V
1994 – 4 cyl. en ligne 16V
106 ch – 203 km/h
1 028 kg

Fort de son coupé Calibra qui fait tourner les têtes depuis 1989 et participe à dynamiser son image terne et vieillotte, Opel poursuit en 1993 sa stratégie « jeune » au salon de Francfort en dévoilant sa nouvelle Opel Tigra. Sacrée bouille pour ce petit coupé sportif basé sur la plateforme de la citadine Corsa B. La ligne est plongeante et aérodynamique puisque le coefficient de pénétration de l’air, certes moins performant que le coupé Calibra, est de 0,31. Un résultat flatteur pour un coupé aussi court (3,922 mètres de long soit 20 cm de plus que la Corsa). Des détails de style, l’Opel Tigra n’en manque pas et les designers se sont régalés à le dessiner. Si l’arrière est de type fastback, la bulle intégrale qui compose le hayon épouse l’arche de toit qui ressemble à un arceau. Histoire de rendre le profil moins lourd, les flancs sont légèrement concaves. Pour privilégier autant l’aérodynamique que le style, les parechocs sont intégrés subtilement dans la carrosserie. La proue est particulièrement réussie avec son regard mutin et son front Lire la suite

Volkswagen Golf GTI

Volkswagen Golf 4 R32 (2002)Volkswagen est victime de son succès ! Depuis la fin des années 30, la Coccinelle, surnommée la Cox affectueusement par ses fans français, tient le haut du pavé et coupe l’herbe sous le pied de tout nouveau modèle imaginé à Wolfsburg pour étendre la gamme. Pourtant, après plusieurs tentatives à la diffusion relative, Volkswagen est désormais au pied du mur et réfléchi à une toute nouvelle compacte qui va mener le constructeur allemand sur les voies de la modernité. Les meilleurs se penchent sur son berceau, dont Ferdinand Piech, et c’est Giorgetto Giugiaro qui sera aux crayons pour tracer une ligne moderne et cubique bien dans l’air du temps. Traction avant, moteur refroidi par eau et placé transversalement à… l’avant, structure monocoque autoporteuse, la Volkswagen Golf est ainsi commercialisée dès 1974. Lire la suite

Citroën BX GTI

Citroën BX GTI

Citroën BX GTI
1986 – 4 cyl. 8V
125 ch – 198 km/h
1 040 kg

Citroën profite de l’année 1986 pour épousseter sa gamme BX. Une berline typiquement Citroën dont le succès donne un second souffle à une firme aux chevrons bien en mal de réussite. Alors pour élargir sa clientèle, la Citroën BX va arrondir les angles et accepter des compromis. Sur la base du dessin tracé par Marcello Gandini (Bertone), c’est Carl Olsen le designer maison, également auteur de l’AX et du facelift de la Citroën CX, qui se charge de donner un premier coup de jeune à un dessin singulier. Le résultat est une réussite avec des clignotants avant « cristal » alignés désormais sur les phares, et des boucliers redessinés et plus enveloppants. A noter la disparition de la vitre latérale fumée sur les montants de custode arrière. Visuellement, la Citroën BX Phase 2 fait plus cossue et mieux finie. La version GTI vient remplacer la « Sport » qui aura connu une carrière très courte. Cela ne surprendra personne, la Citroën BX GTI a conservé une partie des attributs sportifs de sa devancière (aileron de malle arrière intégré, Lire la suite

Ford Fiesta XR2 – RS – ST

La Ford Fiesta est la première incursion du géant de Dearborn dans le segment des petites voitures pour lutter face aux Fiat, Peugeot, Citroën, Renault et pénétrer un nouveau marché. La Fiesta, c’est un peu la révolution dans la gamme très classique et conservatrice de Ford dans les années 70 où la propulsion et les essieux arrière rigides sont de rigueur. Ford met toutes les chances de son côté pour une belle réussite, puisque sa Fiesta est une traction avant à moteur transversal, et que sa carrosserie dessinée par Tom Djaarda (Ghia) qui est également l’auteur de la de Tomaso Pantera. Les moteurs, tous des 4 cylindres sont de la famille Kent. La Fiesta est alors très appréciée pour sa plastique, son rapport espace intérieur/encombrement extérieur et son aspect robuste et économique. En 1976 la commercialisation démarre, puis dès 1981 un léger facelift intervient sur des points de détails notamment les pare-chocs. Lire la suite

Maserati Biturbo Coupé – Guide Achat

Maserati Biturbo Coupé

Maserati Biturbo Coupé

Maserati Biturbo Coupé

Maserati Biturbo Coupé

Après une période des plus sombres pour Maserati (cession de Citroën, dépôt de bilan), c’est l’avisé Alejandro de Tomaso qui rachète en 1975 Maserati pour une somme finalement modique tout en se faisant aider par l’état Italien. Faisant du neuf avec l’existant, il lance la conception de la Maserati Biturbo. Présentée en septembre 1981, elle change du registre habituel des productions du trident. Jouant les coupés sportifs et luxe assez compacts, la Maserati Biturbo vient concurrencer directement les BMW 323 E21 par son format et son gabarit. Les lignes tracées par Pierangelo Andreani sont toutefois plus anguleuses et intègre une calandre Maserati bardée du Trident. Sous le capot, c’est l’étonnement et l’émerveillement avec un petit V6 de 2 litres de cylindrées gavé par deux petits turbocompresseurs autorisant ainsi une puissance de 180 ch. Dans les particularités, on notera les 3 soupapes par cylindres, une alimentation par carburateur, deux petits turbos japonais IHI mais sans échangeurs. Classique propulsion, et avec une boîte 5 vitesses mécanique, la Maserati Biturbo Coupé rencontre un vif succès car sa présentation est très luxueuse et soignée malgré quelques reprises à des cousines plus populaires (commodos par exemple). Le succès auprès des acheteurs est vif tant et si bien que Maserati peine à livrer les véhicules. Et rapidement, les critiques et mécontentements fusent : fiabilité aléatoire mécanique et tenue de route imparfaite. Lire la suite