Mercedes-Benz Coupés SEC W126 – Guide Achat

Mercedes-Benz S Coupé SEC W126 et Bruno Sacco

Pour la nouvelle génération W126, berline ou coupé, Bruno Sacco et son équipe vont privilégier une ligne aérodynamique (Cx de 0,36 et 0,34) et moderne qui tranche dans la gamme Mercedes-Benz contemporaine.

La Mercedes-Benz Classe S W126 est introduite en septembre 1979. Elle frappe par sa ligne inédite et beaucoup plus moderne et aérodynamique (Cx de 0,36) quitte à choquer dans un premier temps les adeptes de la marque. Moins gourmande en carburant, plus puissante et performante, la nouvelle Classe S innove et poursuit la quête de la sécurité et robustesse. Dans les innovations technologiques sécuritaires, soulignons notamment l’apparition de l’Airbag, des ceintures à prétensionneurs ou encore le contrôle de traction ASD. Elle tranche alors nettement en matière de style avec les coupés SEC W107 qui commencent à accuser le poids des ans. Pour septembre 1981, Mercedes-Benz dévoile sa nouvelle génération de Mercedes-Benz coupés SEC, basés sur la Classe S W126 et non plus sur le SL comme précédemment. Une sorte de retour aux sources comme avec la génération W108/W109. Œuvre de Bruno Sacco et son équipe de stylistes du bureau de design Mercedes-Benz, les Mercedes-Benz SEC W126 sont une pure réussite. Elancée et élégant, malgré ses 5 mètres de long, le coupé allemand permet de loger quatre personnes à bord. Les vitrages latérales sont Lire la suite

Maserati Ghibli II Cup 2L0

Maserati Ghibli II Cup 2L0 (1996)

Maserati Ghibli II Cup 2L0
1996 – 6 cyl. en V 24V Biturbo
330 ch – 270 km/h
1 365 kg

Au Salon de Bologne en décembre 1995, Maserati dévoile différentes nouveautés sur le thème de la Ghibli II. Celle qui retient notre attention est la version Cup destinée à poursuivre l’idée de la compétition monomarque déjà expérimentée avec succès avec la Maserati Barchetta. Et comme souvent avec les voitures de compétition, elle a son pendant sur la route pour permettre l’homologation. Basée sur la Maserati Ghibli II, la Ghibli II Cup reprend ainsi à son compte beaucoup de modifications apportées à la version course, tant dans ses trains roulants, sa structure que pour son V6 Biturbo. Plus basse avec sa suspension rabaissée, la Maserati Ghibli Cup est reconnaissable en premier lieu à ses nouvelles jantes Speedline Aliseo en alu démontables de 17 pouces. Un logotype « Ghibli Cup » est apposé Lire la suite

Lancia Y10 Turbo & GT i.e. – Guide Achat

Fiat Panda Mk1

La Fiat Panda, dessinée par Ital Design, sert de plateforme à l’Autobianchi/Lancia Y10. Le moins qu’on puisse dire c’est que le résultat final est totalement différent côté look et usage.

Lancia Y10 Turbo (1985)

Lancia Y10 Turbo (1985)

Remplacer la petite et pétillante Autobianchi A112, voilà la gageure de la copie demandée à Lancia. D’autant plus que c’est un peu compliqué en interne chez Fiat. L’étude est menée pour la future Y10, puis finalement elle est déroutée par le patron des projet du groupe Fiat Vittorio Ghidella pour la transformer en Fiat Panda, ayant été séduit par le concept pratique et minimaliste de la puce de Turin. Mais finalement l’équipe Lancia va pouvoir récupérer la hâte la plateforme de la Panda et reprendre le dessin tracé par le Centro Stile Fiat. Et force est de constater que malgré cette genèse compliquée et tumultueuse, l’Autobianchi Y10 (ou Lancia Y10 selon les marchés) est une réussite esthétique faite de modernité et d’aérodynamique (Cx de 0,31). Cela malgré un empattement court et une longueur hors tout de 3,34 mètres. Autant la Fiat Panda joue les automobiles pratiques et rustiques, autant l’Y10 joue dans la cours des citadines chics. Et outre son style et sa finition, l’Autobianchi Y10 s’offre également un train arrière déformable à fixation centrale (dit « Essieu Omega »). En mars 1985, la Lancia Y10 est présentée au salon de Genève et vient remplacer une sacrée Autobianchi A112 qui s’efface après 13 ans de bons et loyaux services.
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Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V W126

Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V W126

Mercedes-Benz 500 SEC AMG W126
1985 – 8 cyl. en V 32V
340 ch – 260 km/h
1 700 kg

Fort de ses premières réalisations réussies sur la base des berlines et coupé Classe S W126, AMG persiste et signe avec une évolution supplémentaire pour la Mercedes-Benz 500 SEC W126 qui rappelons-le est équipée d’origine d’un V8 de 5 litres développant 231 ch. AMG pousse le bouchon toujours plus loin, et pour aller chercher toujours plus de puissance, sans augmenter la cylindrée, c’est le haut moteur qui va être totalement chamboulé avec une paire de culasses à 32 soupapes. Une hausse des performances, qui va dicter aussi la plastique du coupé Mercedes-Benz. Bruno Sacco, le responsable de design Mercedes-Benz, s’est-il étranglé à la vue du résultat d’AMG ? Pour héberger les nouvelles jantes ultra-larges de 9J AV et 10J AR, AMG a du élargir quelque peu les ailes du coupé SEC W126. Gloups ?… Les ailes sont ainsi élargies (la largeur passe ainsi de 1 828 à 1 920 mm) à la manière d’une BMW M3 E30 ou d’une Porsche 944… On aime ou on déteste, mais force est de reconnaître que la Mercedes-Benz 500 SEC AMG 32V ainsi gréée en impose et intimide. D’autant plus que les habitudes de la maison perdurent Lire la suite

Aston-Martin DB7 – Guide Achat

Aston-Martin DB7 - Jaguar Project F XJ41

Pour le design de la DB7 Ian Callum va partir de la Jaguar Project F XJ41, dont la finalisation a été avortée car jugée trop lourde pour une voiture de sport Jaguar.

Jaguar XJS

Avec la reprise d’Aston-Martin par Ford en 1987, c’est la Jaguar XJS qui va servir de plateforme commune pour la nouvelle Aston-Martin DB7.

Après plusieurs années de galères, cessations de paiement et changements de propriétaires, Victor Guntlett préside aux destinées d’Aston-Martin depuis 1981 avec un certain succès. Retour à la tradition de modèles sur mesure avec Zagato, nouvelle Aston-Martin Virage qui remplace (enfin !) la génération AMV8, malgré d’indéniables qualités et un charme fou, dont la conception originelle remonte aux… années 60 avec l’Aston-Martin DBS, dernière Aston-Martin conçue sous l’ère David Brown. Voilà qui relance la firme de Newport Pagnell et lui redonne une assise financière plus rassurante. Malgré, cela, Victor Guntlett en stratège avisé comprend également qu’il faut plus de volume pour être totalement serein sur l’avenir. Mais pour concevoir et produire une « baby Aston », il va falloir passer la main. En 1987 il cède donc 75% de ses parts à Ford qui possède également Jaguar dans son escarcelle. Le projet NPX prend alors forme au sein d’Aston-Martin. Reprenant la plateforme de la Jaguar… XJS mais modifiée pour l’occasion (elle sera également reprise pour la Jaguar XK8). En mars 93, au salon de Genève, Aston-Martin dévoile ainsi sa nouvelle DB7, reprenant ainsi les deux lettres « DB » suite à un accord de Sir David Brown.
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Mercedes-Benz 380 SEC W126

Mercedes-Benz 380 SEC W126 (1981)

Mercedes-Benz 380 SEC W126
1981 – 8 cyl. en V 16V
204 ch – 210 km/h
1 585 kg

Pour septembre 1981, Mercedes-Benz frappe un grand coup ! La Classe S W126 avait déjà donné le ton en 1979 avec son allure élancée et aérodynamique. Une modernité teintée d’élégance à laquelle Stuttgart ne nous avait pas habitué. Paul Bracq n’est plus aux crayons, mais c’est désormais Bruno Sacco qui préside aux destinées du bureau de design de la firme à l’étoile. Et force est de constater que son influence latine transpire dans l’harmonie des traits. La Mercedes-Benz 380 SEC W126 se targue d’être jolie malgré ses cinq mètres de longueur, et efficace en pénétration dans l’air avec son Cx de 0,34. Le profil est remarquable avec ses vitres sans entourage ni montant contribuant ainsi à alléger la ligne. La calandre reçoit en son sein l’étoile qui n’est pas posée sur le capot (c’est réservé aux berlines), et les touches de chromes sont importantes pour souligner l’aspect cossu et luxueux. La poupe, si elle ressemble à celle de la berline, est soulignée Lire la suite

Autobianchi Y10 Turbo

Lancia Y10 Turbo

Autobianchi Y10 Turbo
1985 – 4 cyl. en ligne 8V Turbo
85 ch – 183 km/h
790 kg

Après une genèse pour le moins compliquée et polémique au sein du groupe Fiat (l’étude da la remplaçante de l’Autobianchi A112 étant finalement reprise pour le compte de Fiat devenant la… Panda), et un imbroglio de portefeuille de marques entre Lancia et Autobianchi selon les marchés, la nouvelle Autobianchi Y10 est dévoilée au salon de Genève en mars 85. Et dans la foulée, on découvre une bouillante version Turbo qui doit nous faire oublier les Autobianchi A112 Abarth. Voilà qui est ambitieux, tant la petite bombinette italienne a marqué les esprits et les cœurs de 1972 à 85 !
L’Autobianchi Y10 Turbo prend le contre-pied de sa devancière avec un design très moderne et aérodynamique. Un point à souligner, car il est toujours difficile d’être efficace en ce domaine, et l’Autobianchi Y10 y parvient avec un très bon Cx, malgré une longueur de 3,39 mètres. Chapeau ! Signée par le Centro de Stile Fiat, la Y10 se distingue par son aspect très géométrique , sa proue intégrant une calandre Lancia et son arrière à pan coupé et porte-à-faux raccourci. En version Turbo Lire la suite

Aston-Martin V8 Volante

Aston-Martin V8 Volante (1978)

Aston-Martin V8 Volante
1978 – V8 32V
310 ch – 217 km/h
1 850 kg

Avec la reprise d’Aston-Martin en 1975 par Alan Curtis, George Minden et Peter Sprague, la firme de Newport Pagnell connaît un nouvel élan bienvenu. La production est remise en route après 15 mois d’arrêt de production, tandis que la qualité est revue à la hausse pour améliorer la fiabilité et la finition des modèles. Côté dynamisme commercial, sous l’influence de Alan Curtis, les nouveautés s’enchaînent après des années d’immobilisme : berline Lagonda V8 en 1976 et Aston-Martin V8 Vantage en 1977. Voilà qui relance les ventes et fait parler d’Aston-Martin ! Pour l’été 78, la firme anglaise poursuit son offensive avec une nouveauté marquante. Le coupé AM V8 se découvre pour permettre à ses occupants de profiter du grand air. C’est également l’occasion de ressortir une appellation et un concept cabriolet plus usités à Newport Pagnell depuis l’extinction de la DB6 Volante en 1971. L’Aston-Martin V8 Volante dévoile donc ses charmes intérieurs tout en profitant d’une belle capote électrique qualitative (oeuvre de George Moseley qui avait conçu la capote de la Rolls-Royce Corniche) et doublée qui s’intègre harmonieusement à la ligne générale tracée pour la DBS en 1967 par William Towns le designer maison. Une fois repliée, cette dernière est masquée par un couvre-capote qu’il convient de fixer par bouton pression. La ligne, notamment de profil, est ainsi sublimée et démontre tout l’intérêt de Lire la suite

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé

Jaguar XJ-S V12 Coupé
1975 – 12 cyl. en V 24V
285 ch – 240 km/h
1 700 kg

Ce 10 septembre 1975 fut un véritable coup de tonnerre à Coventry : la remplaçante de la mythique Type E est dévoilée. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil est mitigé. La Jaguar XJ-S arbore une ligne certes originale dont les premières esquisses sont l’œuvre de Malcom Sayer et terminée par Doug Thorpe suite au décès en 1970 de Sayer. Mais face aux lignes si harmonieuses des premières Type E, la Jaguar XJ-S marque le pas et avoue finalement changer de registre. Le ton est donné, et si le long capot maintient une certaine tradition, le gabarit général (plus long qu’une Peugeot 604 mais plus bas qu’une Ferrari 365 GT4) la confine dans le genre Grand Tourisme. La face avant accueille des optiques oblongues Cibie conçues spécifiquement pour la Jaguar XJ-S. Les porte-à-faux sont prononcés, et en bonne Grand Tourisme avant tout prévue pour être vendue aux USA, marché prioritaire pour Jaguar, des gros pare-chocs en plastique à absorbeurs de chocs sont de série, quitte à alourdir un peu l’allure générale. Avec des lignes tendues Lire la suite

Aston-Martin DBS V8

Aston-Martin DBS V8 (1969)

Aston-Martin DBS V8
1969 – V8 32V
320 ch – 270 km/h
1 825 kg

Aston-Martin rattrape enfin son retard ! Depuis la commercialisation de la DBS en 1967 avec son 6 en ligne de 4 litres, les critiques furent vives et le petit monde des fans d’Aston en émoi. Quoique nouvelle, l’Aston-Martin DBS en raison d’un gabarit supérieur et d’un poids conséquent offrait alors des performances inférieures à celles de sa devancière la DB6. Shocking ! Il faut avouer qu’initialement c’est le tout nouveau V8 qui devait prendre place sous le capot de la DBS, mais il n’était pas encore au point. Pour septembre 1969, Aston-Martin remet les pendules à l’heure avec sa toute nouvelle DBS V8. La ligne tracée par William Towns ne change pas ou dans le détail pour avant tout s’adapter aux performances nouvelles. On retrouve ainsi la ligne élancée mais musclée en raison d’une largeur hors tout conséquente ( m). La calandre qui enchâsse les 4 phares Lucas de 5,5 Lire la suite