Opel Corsa GSI et OPC – Guide Achat

Opel Corsa design (1982) signé Erhard Schnell.

Opel Corsa design (1982) signé Erhard Schnell.

Depuis son lancement en 1982, l’Opel Corsa s’est imposée comme la citadine compacte phare d’Opel, capable de séduire à la fois les conducteurs soucieux de budget et les amateurs de conduite dynamique. Dessinée par Erhard Schnell, déjà responsable du design de l’Opel GT, la Corsa adopte une ligne simple, fonctionnelle mais légèrement sportive, pensée pour la route et pour la ville.

Très vite, le marché des citadines sportives explose avec des modèles tels que la Peugeot 205 GTI, la Renault 5 GT Turbo ou la VW Polo GT. Opel décide alors de ne pas se limiter à une Corsa sage et propose dès 1988 la première Corsa A GSi, version sportive compacte destinée aux jeunes conducteurs ou aux amateurs de petites sportives efficaces.

Opel Corsa design (1982) signé Erhard Schnell.

Opel Corsa design (1982) signé Erhard Schnell.

Au fil des générations, la gamme sportive évolue : la Corsa A GSi pose les bases, la Corsa B GSi affine le confort et la sécurité, la Corsa C GSi modernise la motorisation, tandis que les générations D et E voient apparaître les déclinaisons OPC, plus radicales et suralimentées. Chaque modèle reflète les avancées techniques, les exigences réglementaires et les attentes d’une clientèle en quête de sensations mais aussi de praticité.

Ce dossier exhaustif retrace l’histoire des Opel Corsa GSi & OPC, génération par génération, avec un focus sur les performances, les qualités et défauts, les séries spéciales, la compétition et les versions conceptuelles Lire la suite

Mercedes-Benz AMG GT BR190 – Guide Achat

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Lorsque Mercedes-AMG dévoile la GT en septembre 2014 au Salon de Paris, le constructeur allemand s’attaque à un monument : la Porsche 911. Ce coupé biplace marque un tournant stratégique pour AMG. Après avoir gagné ses lettres de noblesse avec la SLS AMG, la marque d’Affalterbach voulait élargir son champ d’action avec une sportive plus accessible, mais tout aussi démonstrative. La GT (code C190), bientôt déclinée en Roadster (R190), allait devenir le symbole de la nouvelle identité d’AMG : design sculptural, technologie issue de la course et caractère sans compromis.

Le design, signé Gorden Wagener, adopte des proportions idéales : capot long, habitacle reculé, poupe ramassée et lignes musclées. Inspirée à la fois par les classiques Mercedes (300 SL) et par l’agressivité des GT modernes, la silhouette incarne la philosophie “Sensual Purity”. Sous la direction de Tobias Moers, AMG conçoit son propre châssis en aluminium léger, un V8 inédit et une boîte robotisée en transaxle pour une répartition parfaite des masses.

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)

Mercedes-Benz AMG GT C190 (2014)
Mercedes-AMG GT, exterior: fire opal, V8 biturbo engine, 462 to 510 hp, 600 to 650 Nm

Le cœur de la GT est le moteur M178, un V8 4.0 litres biturbo à carter sec, doté de turbos placés en “hot inside V”, une architecture inspirée de la Formule 1. Ce moteur sera décliné en plusieurs puissances, de 462 ch sur la GT à 730 ch sur la Black Series, en passant par 585 ch pour la GT R. Plus qu’une simple voiture de sport, la GT s’impose comme une vitrine technologique, déclinée en une gamme riche (GT, S, C, R, Roadster, Pro, Black Series) et en versions compétition (GT3, GT4).
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BMW Série 3 E30 sportives – Guide Achat

BMW Série 3 E30 (1982)

BMW Série 3 E30 (1982)

BMW Série 3 E30 oeuvre de Claus Luthe le designer de BMW.

BMW Série 3 E30 oeuvre de Claus Luthe le designer de BMW.

Lorsque BMW dévoile en 1982 la Série 3 E30, le constructeur bavarois entre dans une nouvelle ère. Dessinée par Claus Luthe, déjà auteur de la NSU Ro80 et futur styliste de la Série 8 E31, l’E30 s’impose d’emblée comme un modèle charnière. Succédant à la Série 3 E21, elle marque une montée en gamme décisive : carrosseries plus diversifiées (coupé, berline, cabriolet, Touring), finitions mieux abouties, modernisation technique et qualité perçue renforcée.

Au début des années 80, le marché européen est en pleine mutation. La concurrence est rude avec Mercedes (190E W201), Audi (80/90 Quattro) et les marques japonaises en embuscade. BMW doit affirmer son identité : celle de la berline sportive par excellence, destinée à des conducteurs exigeants qui veulent à la fois confort, image et plaisir de conduite. La Série 3 E30 réussit ce pari grâce à des motorisations allant du quatre cylindres sobre au légendaire six cylindres en ligne M20, sans oublier les versions hautes performances signées Motorsport.

Ce sont précisément ces variantes sportives — 325i, 325is, 325ix, 318is et l’incontournable M3 E30 — qui ont forgé la légende. Véritables icônes des années 80, elles sont devenues aujourd’hui des youngtimers recherchés, aussi bien pour leur agrément que pour leur aura historique. Ce guide retrace leur histoire, leurs évolutions et leurs atouts, avec un regard particulier sur la compétition, où la M3 a bâti un palmarès unique. Lire la suite

Matra Murena – Guide Achat

La Matra Murena est l'oeuvre du designer Antoine Volanis.

La Matra Murena est l’oeuvre du designer Antoine Volanis.

Matra Murena 1L6 (1980)

Matra Murena 1L6 (1980)

Lorsque Matra dévoile la Murena au Salon de Paris en 1980, le constructeur français mise sur l’audace pour succéder à la Bagheera. Le dessin, confié au styliste Antonis Volanis, affiche des lignes tendues et fluides, caractéristiques de la modernité des années 80, avec une allure proche des sportives italiennes et un remarquable Cx de 0,32. L’originalité ne s’arrête pas là : comme la Bagheera, la Murena conserve l’aménagement inédit à trois places de front, permettant de voyager à trois adultes de manière conviviale et pratique dans un coupé sportif.

Mais Matra tire surtout les leçons du passé : les problèmes de corrosion qui ont gravement terni l’image de la Bagheera sont corrigés grâce à une structure galvanisée associée à une carrosserie en polyester, un cocktail inédit qui confère à la Murena une résistance exceptionnelle au temps. La voiture est développée alors que Matra est intégré à la galaxie Talbot, marque ressuscitée par PSA après la fusion avec Chrysler Europe. Dans un marché dominé par les coupés allemands (Porsche 924, Audi Coupé) et italiens (Fiat X1/9, Alfa GTV), la Murena se distingue par son exotisme, son confort et ses solutions techniques originales.

Malheureusement, son arrivée intervient dans un contexte difficile. PSA réduit progressivement son soutien marketing à Talbot, dont l’image reste floue auprès du public, et la Murena peine à convaincre face à des concurrentes bénéficiant d’une notoriété et de moteurs plus prestigieux. Produite à un peu plus de 10 600 exemplaires seulement, elle restera une sportive française atypique et attachante, aujourd’hui très recherchée pour sa rareté, son style intemporel et sa conception ingénieuse.

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Jaguar XJ-S – Guide Achat

Signé Malcolm Sayer, la Jaguar XJ-S (1975) étonne par son design tranchant avec la Type E.

Signé Malcolm Sayer, la Jaguar XJ-S (1975) étonne par son design tranchant avec la Type E.

La Jaguar XJ-S (1975) a été conçue comme une GT 2+2 luxueuse et non sportive.

La Jaguar XJ-S (1975) a été conçue comme une GT 2+2 luxueuse et non sportive.

Lancée en 1975, la Jaguar XJ-S (ou XJ-S en anglais) marque un tournant dans l’histoire du constructeur britannique. Dessinée par Malcolm Sayer, le même designer qui a signé la mythique Jaguar Type E, la XJ-S succède à la Type E coupé avec l’ambition d’offrir une GT moderne, plus lourde mais plus confortable et raffinée, capable de rivaliser avec les Ferrari et Mercedes de son époque.

À son lancement, elle se distingue par un V12 de 5,3 litres, une carrosserie au style tendu et aérodynamique, et un intérieur luxueux. Son châssis est dérivé de la XJ saloon mais adapté pour le coupé, tandis que la suspension indépendante et les freins puissants offrent un compromis rare entre confort et sportivité. La XJ-S, soutenue par Jaguar et British Leyland, vit dans un contexte où la crise pétrolière et les normes de sécurité commencent à influencer le marché des GT.

Pour l’histoire complète des Jaguar GT, voir aussi notre guide sur la Jaguar XJ12 V12 et la Jaguar XJ-S V12 Coupé. Lire la suite

Lotus Esprit – Guide Achat

La Lotus Esprit et son design "en coin" est signé Giorgetto Giugiaro. (1976)

La Lotus Esprit et son design « en coin » est signé Giorgetto Giugiaro. (1976)

Salon de Londres 1976 (Earl's Court) : présentation de la Lotus Esprit S1.

Salon de Londres 1976 (Earl’s Court) : présentation de la Lotus Esprit S1.

Lorsque la Lotus Esprit est dévoilée au Salon de Londres en 1976, elle incarne à la fois la modernité du design automobile et la philosophie technique de Colin Chapman, fondateur de la marque. Succédant à la Lotus Europa, elle marque un saut qualitatif et technologique pour le petit constructeur britannique, qui souhaite se hisser au niveau des Ferrari, Lamborghini et Porsche de l’époque. Dessinée par le maître italien Giorgetto Giugiaro, alors adepte du style « en coin » avec ses lignes anguleuses et tendues, l’Esprit impose immédiatement une silhouette futuriste qui tranche avec les courbes des sportives transalpines. Le châssis poutre en acier et la carrosserie en composite reprennent la recette maison, alliant légèreté et rigidité, deux valeurs chères à Chapman.

Mais l’Esprit, ce n’est pas qu’une simple GT exotique : c’est aussi l’ambition de Lotus d’entrer dans une nouvelle dimension. En choisissant l’architecture moteur central arrière, la marque s’inscrit dans la lignée des supercars les plus modernes. La voiture arrive dans un contexte où le marché des coupés sportifs de prestige est en pleine effervescence : Ferrari commercialise sa 308 GTB, Lamborghini propose l’Urraco puis la Jalpa, tandis que Porsche domine avec sa 911 Turbo. Face à cette concurrence redoutable, Lotus mise sur son expertise unique du châssis et du rapport poids/puissance.

L’Esprit va traverser près de trois décennies de carrière, subissant plusieurs restylages majeurs et évolutions mécaniques profondes. Du premier 4 cylindres atmosphérique de 160 ch à la redoutable V8 Esprit biturbo de 350 ch, elle ne cessera de s’améliorer tout en gardant son identité : une GT radicale, fine à conduire, plus proche de la voiture de course homologuée route que du coupé de grand tourisme confortable. De James Bond aux circuits de compétition, l’Esprit s’imposera comme l’une des icônes absolues de Lotus, produite à un peu plus de 10 000 exemplaires entre 1976 et 2004.

Enfin, son héritage dépasse sa propre carrière : l’architecture moteur central arrière et la recherche constante de légèreté inspireront la marque bien au-delà. On retrouve son influence dans la Lotus Evora lancée en 2009, qui cherchera à concilier confort et sportivité, et plus récemment dans l’Emira, dernière thermique de la firme. L’Esprit demeure ainsi un jalon essentiel dans l’histoire de Lotus, ayant contribué à forger une réputation qui perdure encore aujourd’hui. Lire la suite

Lamborghini Diablo – Guide Achat

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

Lamborghini Diablo (1990)

La Lamborghini Diablo fait partie de ces automobiles qui ont marqué à jamais l’imaginaire collectif. Présentée en 1990 en Principauté de Monaco, la remplaçante de la Countach s’impose immédiatement comme une supercar hors du commun. Avec son V12 atmosphérique de 5,7 litres développant près de 500 chevaux, ses portes en élytre et une vitesse de pointe supérieure à 325 km/h, la Diablo devient l’incarnation absolue du rêve automobile des années 1990.

Produite jusqu’en 2001, elle connaîtra de nombreuses déclinaisons – VT, SE30, Roadster, SV, GT, GT-R et 6.0 SE – avant de céder la place à la Murciélago. Symbole de l’excès, star de cinéma et véritable icône de la pop culture, la Lamborghini Diablo est aujourd’hui une sportive recherchée par les collectionneurs, dont la cote ne cesse de grimper.

Sur Guide des Sportives, nous vous proposons un tour d’horizon complet de ce modèle d’exception, avec son histoire, ses évolutions et sa fiche technique de synthèse. Lire la suite

Alpine A310 – Guide Achat

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (Michel Beligond)

Alpine A310 (1971)

Alpine A310 (1971)

Présentée au Salon de Genève en mars 1971, l’Alpine A310 marque une étape cruciale dans l’histoire de la marque de Dieppe. Héritière de la mythique Alpine A110 voir notre guide d’achat Alpine A110, elle ne vise plus seulement les amateurs de rallye, mais une clientèle de GT plus exigeante, en quête de confort, de modernité et de polyvalence.

Conçue pour rivaliser directement avec la Porsche 911, l’A310 incarne la montée en gamme d’Alpine tout en restant fidèle à son ADN : légèreté, aérodynamisme et plaisir de conduite. Son design, signé Michel Beligond, Yves Legal et Trevor Fiore, se distingue par une silhouette tendue, une grande lunette arrière et six phares ronds alignés, qui marquent durablement les esprits.

Renault soutient Alpine dans ce projet ambitieux. Mais le contexte économique, entre crise pétrolière et fiscalité dissuasive sur les grosses cylindrées, n’aide pas. Malgré cela, l’A310 trouve sa place et évoluera jusqu’en 1984, avant de céder le flambeau à la Renault Alpine GTA. Lire la suite

Ferrari Testarossa – Guide Achat

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari 250 Testa Rossa (1957)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (Pininfarina)

Ferrari Testarossa (1984)

Ferrari Testarossa (1984)

Le nom Testarossa appartient à l’histoire légendaire de Ferrari. Dès la fin des années 50, la Ferrari 250 Testa Rossa dominait les circuits d’endurance, forgeant un palmarès exceptionnel et associant le terme italien « tête rouge » – en référence aux couvre-culasses peints en rouge – à la compétition. Plus de vingt ans plus tard, Ferrari réactive ce patronyme mythique pour baptiser sa nouvelle GT à moteur 12 cylindres, présentée en 1984 au Salon de Paris.

Le contexte est particulier : la marque doit remplacer la 512 BBi et proposer une voiture à la fois plus moderne, plus confortable et mieux adaptée aux normes de sécurité et d’émissions, tout en préservant l’aura du 12 cylindres à plat. Le style est confié à Pininfarina, qui dessine une carrosserie spectaculaire signée Leonardo Fioravanti. Ses lignes basses et larges, dominées par les fameux « persiennes » latérales, deviennent instantanément iconiques. La Testarossa incarne l’exubérance des années 80, autant par son design que par ses apparitions médiatiques, de Miami Vice aux magazines de luxe.

Sous le capot, le 12 cylindres à plat de 4,9 litres développe 390 ch, de quoi propulser la GT à près de 300 km/h. La Testarossa impressionne autant par sa présence que par ses performances, et marquera profondément son époque. Ses évolutions, la 512 TR en 1992 puis la F512 M en 1994, perfectionneront la recette et amèneront la lignée jusqu’en 1996, avant le passage de témoin à la 550 Maranello. Lire la suite

Porsche 944 – Guide Achat

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 (1981)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Porsche 944 Turbo S (1989)

Au tournant des années 80, Porsche est en pleine mutation. La 911 reste au catalogue, mais la marque sait qu’elle doit élargir son offre pour toucher une clientèle nouvelle. La 924, née d’un projet commun avec Volkswagen-Audi, a permis de franchir une étape, mais sa motorisation d’origine Audi bride son image. Pour redorer son blason, Porsche lance en 1980 la 924 Carrera GT, véritable vitrine technologique et sportive avec ses ailes élargies et son look plus agressif.

C’est cette 924 GT qui sert d’inspiration directe à la Porsche 944, dévoilée en 1981. Reprenant ses galbes musclés et son assise large, la 944 reçoit surtout un moteur 100 % Porsche : un 4 cylindres 2,5 litres dérivé du V8 de la 928, coupé en deux. Avec cette mécanique maison et son architecture transaxle (moteur avant, boîte arrière), la 944 affiche un équilibre exemplaire et un caractère nettement plus affirmé que sa devancière.

Produite jusqu’en 1991, elle connaîtra une riche carrière avec plusieurs déclinaisons : 2.5, 2.7, S, S2, Turbo, Turbo S et cabriolet. Plus homogène et polyvalente que la 924, plus accessible qu’une 911, la 944 s’est imposée comme l’une des Porsche emblématiques des années 80, héritière de la 924 Carrera GT et annonciatrice de la 968. Lire la suite